vendredi 22 janvier 2021

Vaccin: le capitalisme est une société de crétins

On crie volontiers “haro sur le baudet” à propos des anti-vaccins mais c’est du sommet à la base que le capitalisme produit des crétins… A la base, pas de véritables crétins, des gens apeurés, malheureux, à la recherche d’une explications simple dans le brouillard fétide qui les environne, ce qui leur donnera enfin l’impression de maîtriser l’hostilité incompréhensible dont ils sont victimes… Mais pourquoi chercher à redire ce que Pasolini définissait comme la religion de son temps… “décidés à se laisser corrompre au monde désormais fait face, et le transforme à tout écran, à toute vidéo, s’abreuve… et elle se greffe là où le Nouveau Capital la veut“…

La déraison des pauvres est de chercher à éviter l’affrontement en restant dans l’imaginaire…

Certes cette confusion entre méfaits des trusts pharmaceutiques et nécessités au contraire d’obtenir des soins pour tous est aussi incompréhensible que si l’on refusait les casques de chantier sous prétexte de lutter contre l’exploitation patronale. C’est irritant, sans parler de la Raoult mania. Raoult qui s’est employé entre autres à faire croire que l’Afrique ne subissait pas l’épidémie, le Sénégal surtout. Alors que nous parviennent des appels déchirants sur la manière dont les pays riches monopolisent le vaccin et les dégâts grandissant de la faim et de l’épidémie dans les pays pauvres.

Je dis ça mais il faudrait me reprendre, le langage ordinaire est biaisé, ce ne sont pas des pays pauvres ce sont des pays riches, très riches mais dont la richesse est volée. Le capitalisme engendre non seulement l’abrutissement mais il le fait pour dépouiller les gens qu’il a autant apeurés qu’hypnotisés avec son lot de verroterie.

Partout d’ailleurs les ravages de l’épidémie ont des dimensions de classe. Partout les pauvres font les frais de cette confusion imbécile entre haine des puissants et méfiance envers les soins, sans parler des boucs émissaires. Il y eut jadis les empoisonneurs de puits, les lépreux, les juifs, les musulmans… mais rarement la colère alla jusqu’à affronter ceux qui créaient les conditions du désastre sanitaire. Ceux-là se cachent derrière le fatalisme de ces mots, les pauvres et les riches.

C’est pourquoi la première chose est de ne pas confondre les responsabilités, les causes et les conséquences. Si nous nous trompions de cible nous nous grefferions là où le capitalisme nous veut. .

Non il n’y a pas 50% de crétins en France, même si la proportion des anti-vaccins est une des plus élevées du monde. En fait, la confiance que nous avons dans un traitement dépend de la confiance que nous avons dans notre gouvernement. Et là il semble que les populations ont en général plus confiance dans un gouvernement dirigé par un parti communiste que tout autre, que la mobilisation y soit plus aisée en employant moins de police. Le nôtre est non seulement celui des riches, méprisant le peuple mais il a atteint dans l’exercice un degré de coupure avec la réalité assez exceptionnel.

Ce renversement des culpabilités nous empêche de comprendre les coûts et avantages réels du socialisme sur le capitalisme : prenons des FAITS seulement des faits. Comment les vaccins ont-ils pu être produits si rapidement ? si les Chinois n’avait pas diffusé tout de suite le génome du virus partout dans le monde, bref si le virus avait été reconnu en Angleterre, aux USA ou en France, dans le cadre de la guerre des profits nous n’aurions pas de vaccin.

Autre fait : avoir un vaccin et faire que tous riches et pauvres en bénéficient est non seulement de la justice sociale, il est la seule garantie de survie au lieu de l’extermination de masse de l’épidémie que l’on a vue dans d’autre cas. Nous n’en sommes qu’à 2 millions alors que la grippe espagnole (qui en fait venait des USA) en a tué 50 millions, sans parler de la peste qui avec les guerres ont détruit la moitié de la population européenne.

Ces exemples me permettent de noter que toutes les épidémies se situent dans des contextes de guerre et de famines, et en tant que telles sont utilisées sciemment par les belligérants.

Une récente étude sur le typhus dans le ghetto de Varsovie illustre ce fait, c’est une étude passionnante qui témoigne du rôle du choix de l’extermination nazie sur cette épidémie avec des modèles de mathématisation basés sur les cartes alimentaires, elle montre aussi comment à l’intérieur du ghetto les médecins ont réussi à inverser la tendance.

Extraordinary curtailment of massive typhus epidemic in the Warsaw Ghetto | Science Advances (sciencemag.org)

Malheureusement les pays capitalistes utilisent depuis le départ l’épidémie comme une arme de guerre au lieu d’en faire un vecteur de paix, dans leur guerre commerciale avec la Chine ils jouent la propagande au lieu de favoriser les coopérations, ce qui se traduit inévitablement par une montée des obscurantismes et les anti-vaccins ne sont que le produit de ce lien entre guerres, famines, épidémies…

La déraison du plus fou ne peut pas être atteinte par l’imbécile ordinaire… Cela exige des capitaux, des armées, des médias…

Après les turbulences désordonnées de Trump, retour à l’ère Obama Clinton, qui ont inauguré le pivot asiatique, la nouvelle guerre froide contre la Chine mais aussi la Russie. Après le protectionnisme capitaliste, le nationalisme dément, retour à un multilatéralisme mais où l’on choisit le dialogue avec les alliés pour mieux les mobiliser contre un ennemi, rival commun. Alors que la Chine propose un multilatéralisme sans hégémonie et un dialogue avec tous.

Dit comme cela le choix a l’air rationnel, c’est sans compter l’état de l’empire et de ses dirigeants.

Trump dans un geste ultime de mansuétude a gracié Steve Bannon convaincu de diffuser de fausses nouvelles, mais laisse Pompeo raconter que les Chinois commettent un génocide avec les Ouïghours. Ce qui est reprendre la propagande mensongère de Steve Bannon et son ami le milliardaire Guo Wengui…

Les médias français continuent à suivre…

D’ailleurs avec l’équipe des néoconservateurs au pouvoir qu’ils se rassurent le délire va se poursuivre…

Après avoir balancé un opposant à Poutine, Navalny, qui ne déparerait pas dans les supporters du Capitole, ce qui n’est pas une première vu les exploits accomplis en Irak, en Ukraine, on se demande ce que les amateurs de révolution de couleur allaient imaginer…

Nancy Pelosi a qualifié les émeutiers pro-Trump de « marionnettes de Poutine » et le siège du Capitole de « cadeau » à la présidence russe L’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton, et la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, ont laissé entendre que Donald Trump aurait pu être en contact avec le président russe Vladimir Poutine le jour des émeutes meurtrières au Capitole américain, et ont appelé à une « commission de type 9/11 » pour enquêter sur les événements du 6 janvier. La présidente Pelosi était en conversation avec Mme Clinton lundi, lorsque l’ancienne secrétaire d’État a déclaré qu’elle aimerait voir le téléphone de M. Trump pour savoir s’il avait parlé à M. Poutine le 6 Janvier – le jour des émeutes.

Mme Pelosi a répondu en disant que « Poutine veut saper la démocratie » de l’Amérique et avec M. Trump « toutes les routes mènent à Poutine ». Elle a déclaré que les émeutes du Capitole étaient un « cadeau à Poutine » et les gens qui ont pris d’assaut le bâtiment étaient des « marionnettes de Poutine ».

« Ces gens, à leur insu, ce sont des marionnettes de Poutine. Ils faisaient les affaires de Poutine quand ils [ont pris d’assaut le Capitole], à l’incitation d’une insurrection par le président des États-Unis. Donc oui, nous devrions avoir une commission du 11 septembre, et il y aura un fort soutien du Congrès pour la créer », a-t-elle ajouté.

Il serait facile de se moquer de ces gens-là si nous n’avions pas les mêmes en France

Macron s’est aussitôt mis en genoux devant son nouveau suzerain. Ce n’est pas faute d’avoir essayé avec Trump, qu’il a peloté en vain et qui savait quand on se foutait de sa gueule.. Bon après avoir fait un fiasco amoureux avec Trump et avec tous les autres chefs d’Etat qui le prennent pour un jocrisse, Macron vient proposer ses offres de service pour relancer la guerre au Moyen-Orient… On pourrait penser qu’il est difficile d’être partout et que maintenant qu’Israël et les potentats arabes ont officialisé leur vieux concubinage, il s’agit de s’occuper de l’Asie Pacifique et de la Russie mais c’est sans oublier l’Iran … le secrétaire d’État de Biden Antony Blinken étant interviewé par Lindsey Graham. a déclare que: Israël est un État démocratique  l’Iran est un « parrain du terrorisme d’État »,  l’invasion américaine de l’Afghanistan a été nécessaire pour « protéger les droits de l’homme des femmes et des filles afghanes » les États-Unis ne doivent absolument pas retirer leurs troupes du Moyen-Orient. Cela démontre une fois de plus que, qu’il s’agisse des démocrates ou des républicains au pouvoir, l’impérialisme est une question bipartisane soutenue par les deux partis. Donc notre Macron peut espérer s’illustrer en chef de guerre…

Incapable de gérer l’épidémie, manque de masque, manque de tests et maintenant 50% des Français craignent le vaccin qu’il leur présente et les autres le cherchent en vain… C’est la logique du capital, surproduction d’armes et même de blé engendrent famines …

« Je suis certain que dans les semaines à venir, la nouvelle administration [Biden] devra prendre des décisions clés qui marqueront un engagement et une prise de conscience accrus dans la lutte contre le terrorisme [en Irak et en Syrie] », a-t-il déclaré mardi dans des propos à l’armée française dans la ville occidentale de Brest. Dans la filiation directe de Hollande en Syrie face à Obama qui dut le tempérer… Pourquoi notre arrogant, incapable, belliciste en chef brûle-t-il de voir se concrétiser une telle offensive, peut-être ne voit-il que cela pour assurer sa réélection, UNE GUERRE DONT IL SERAIT LE CHEF? avec ces gens-là le pire est toujours prévisible.

Quels que soient leurs défauts et ils n’en manquent sans doute pas, les pays socialistes dirigés par un parti communiste sont nettement plus rationnels, plus préoccupés du bien de tous…

Là encore il faut revenir à l’apport du socialisme, la manière dont il a fait des relations internationales le lieu d’une recherche de la paix et si l’on considère le rôle de pays comme le Vietnam, la Chine et surtout Cuba nous avons des exemples incontournables non seulement d’action de lutte contre l’épidémie de manière interne mais en faveur de l’humanité considérée comme un tout. The Economist de cette semaine reconnait que les propositions de la Chine face à l’Afrique conviennent mieux que celles des pays occidentaux, pillages et guerres. La route de la soie n’a pas de bases militaires, ni de porte-avion violant les eaux territoriales, ni de sanctions si on n’adopte pas les ennemis de nos amis, ni de soutien aux groupes de déstabilisation… Et dans le cas des vaccins c’est 17 pays les plus pauvres qui bénéficient des chinois sans parler des médecins cubains.

Au monde de la concurrence qui face aux défis mondiaux climatiques, économiques, épidémiques devient une absurdité, le socialisme propose la coopération sans leader imposant ses choix et ceux du capital. Oui aux vaccins, non aux profits sur la santé publique sur le mode concurrentiel.

CQFD. LE PCF n’est pas ce que je souhaiterais qu’il soit mais c’est nettement le moins fou…

La France a autre chose à faire qu’à chercher les divisions internes et externes. C’est pour cela que j’approuve la position qu’a défendue Fabien Roussel : oui au vaccin pour tous, interdiction des profits sur les vaccins et sur la santé publique. Cela passe non seulement par un pôle de santé public mais celui-ci ne doit pas être laissé aux sociétés privées et je ne vois rien d’autre que des nationalisations avec contrôle par les usagers et les employés. L’exemple du rôle joué par la sécurité sociale doit nous aider à avancer.

Bref il vaut mieux développer cette revendication que de s’acharner sur le prurit que représentent quelques personnes à l’esprit confus comme nous l’avons tous dans ce système capitaliste qui nous rend tous débiles.

Danielle Bleitrach

 

mercredi 20 janvier 2021


Levez le blocus illégal de Cuba maintenant! (LR No. 37) - Parti communiste  du Canada (marxiste-léniniste)

CUBA : AGISSONS CONTRE LE BLOCUS !

Rassemblement du 24 janvier 2021

La Fédération CGT des Cheminots appelle à un rassemblement de solidarité avec le peuple cubain,

le dimanche 24 janvier à 14h

place Jacques Rueff à Paris 7(face à la Tour Eiffel).

Les États-Unis imposent depuis 1962 un embargo contre Cuba car ils refusent les nationalisations qui ont permis au peuple cubain de reprendre sa souveraineté nationale et le contrôle de sa situation sociale.

L’Assemblée Générale de l’ONU vote chaque année une motion à la quasi-unanimité pour demander la levée de ce qu’elle associe à une sanction collective injuste. Mais cela n’a pas empêché l’administration de Donald Trump de durcir la tentative d’étouffement du peuple cubain.

Des sanctions criminelles

Au-delà du blocus qui freine le développement économique, Donald Trump a fait pression sur les croisiéristes pour empêcher l’arrivée de touristes, sur les banques pour empêcher les virements de la diaspora à leurs familles, il a tenté de bloquer les navires pétroliers pour priver l’île d’énergie, et de nombreuses actions agressives ont été menées. 9 jours avant son départ, il a même placé Cuba sur la liste des pays soutenant le terrorisme !

Une politique inhumaine face au COVID

Malgré la pandémie, aucun assouplissement n’a été consenti, notamment sur le matériel médical, ce qui est criminel.

Néanmoins, grâce aux acquis de la Révolution, Cuba a largement préservé sa population, 4 vaccins sont en cours de finalisation et l’objectif est de permettre à tout le monde d’être vacciné d’ici la fin de l’été.

Cuba a même envoyé de nombreux médecins dans le monde (par exemple en Guadeloupe pour aider la France), au titre de sa tradition de solidarité internationale.

Les cheminots français sont concernés

Non seulement nous sommes motivés par la lutte contre les injustices, mais la SNCF et les cheminots sont impactés par la répression américaine.

Depuis plusieurs années, le CCGPF a un partenariat avec Cuba pour organiser des voyages vacances pour les cheminots français et des colos pour nos enfants.

De même, un partenariat entre la SNCF et l’UFC devait permettre la remise à niveau d’ateliers du Matériel. Financé par l’Agence Française de Développement, ce projet a été interrompu par la SNCF par peur des sanctions financières américaines. La solidarité internationale est un bénéfice mutuel. Le CGT demande la relance de ce projet de coopération !

L’arrivée d’un nouveau Président des Etats-Unis est l’occasion d’affirmer que le blocus doit être levé !

Tous au rassemblement du 24 janvier !

 

«Contrer l’effet apéro: une formule révélatrice de la déconnexion dramatique des élites au pouvoir»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour justifier la décision du gouvernement d’imposer un nouveau couvre-feu sur l’ensemble du territoire à 18 heures, le délégué général de LREM Stanislas Guerini a utilisé une formule destinée à marquer les esprits: «contrer l’effet apéro». Pour Maxime Tandonnet, cette expression s’inscrit dans une longue lignée de formules méprisantes de la classe dirigeante à l’égard des Français.

«Elle souligne une fois de plus à quel point le mépris des gens est au centre de l’idéologie dominante, celle qui sous-tend le discours et l’action politique depuis une dizaine d’années». 292839465/exclusive-design - stock.adobe.com

Fin observateur de la vie politique française et contributeur régulier du FigaroVox, Maxime Tandonnet a notamment publié André Tardieu. L’incompris (Perrin, 2019).


Pour expliquer la décision gouvernementale d’imposer un nouveau couvre-feu général à 18 heures, l’un des principaux leaders de l’équipe dirigeante et de la majorité a utilisé une formule destinée à marquer les esprits: il faut éviter «l’effet apéro». Il voulait dire par là que l’objectif de cette mesure était d’empêcher les réunions amicales ou familiales autour d’un verre ou d’un repas susceptible de propager le virus. Cette déclaration a atteint une partie de son but: elle suscite le «buzz», provoque, à droite comme à gauche, une avalanche de réactions.

Mais par-delà le bruit médiatique et celui des réseaux sociaux, cette expression est riche de significations. Elle en dit long sur la fracture démocratique ou le fossé d’incompréhension qui sépare les élites dirigeantes de la population de ce pays. Elle souligne une fois de plus à quel point le mépris des gens est au centre de l’idéologie dominante, celle qui sous-tend le discours et l’action politique depuis une dizaine d’années.

Les paroles ou les gestes, issus de la même inspiration, manifestant le dédain de la nation dans ses profondeurs, s’accumulent au fil du temps. Nous avons eu les sans dents, les Gaulois réfractaires, les fainéants, ceux qui ne sont rien, ne peuvent même pas se payer un costume, n’ont qu’à traverser la rue pour trouver un emploi, fument des clopes et roulent au diesel. Et voici désormais les addicts à l’apéro quotidien. La crise des gilets jaunes comme le mouvement social, la poussée de l’abstentionnisme comme du vote antisystème (de droite ou de gauche), ne serviront donc jamais de leçon…

Elle est sans doute représentative de l’image que les élites au pouvoir, dans leur ensemble, se font de la population de ce pays et fondent leur discours et leur action

La formule de «l’effet apéro» suggère une véritable méconnaissance de la vie quotidienne des Français, en particulier des entrepreneurs, des salariés, des étudiants, qui sont aussi, bien souvent, des mères et des pères de familles. Elle est sans doute représentative de l’image que les élites au pouvoir, dans leur ensemble, se font de la population de ce pays et fondent leur discours et leur action. Qu’imaginent-elles, à en juger par ce cliché? Elles imaginent les Français à 18 heures , en semaine, à la sortie du bureau ou de l’usine, se précipitant comme un seul homme devant le verre de pastis, un demi de bière, un ballon de rouge, les cacahouètes et les biscuits salés.

Or, cette image quelque peu triviale est sans le moindre rapport avec la réalité de la vie quotidienne, loin des dorures des palais de la république et des véhicules de fonction. Que font les «sans dents» à 18 heures, en semaine, à la sortie du boulot, dans l’immense majorité des cas? Les courses pour le dîner, les devoirs des enfants, les visites chez le dentiste ou le médecin, les démarches à la poste ou à la banque ou sur Internet. De fait, le quinquagénaire slogan, «métro/boulot/dodo», n’a pas vieilli d’une ride.

L’effet apéro, lui, n’existe évidemment pas. Cependant, l’utilisation de cette formule est préoccupante dans la mesure où elle manifeste une déconnexion de la classe dirigeante qui est à la source d’un immense malentendu avec le pays. La protection de la population envers l’épidémie du covid19 est bien entendu un devoir essentiel de l’État.

La mission, oh combien difficile! de tout gouvernement est de la concilier avec d’autres impératifs tout aussi fondamentaux et vitaux: la préservation des libertés publiques, de la vie des commerces, des grands équilibres de l’économie française, de l’éducation et de la formation des scolaires et des étudiants, de la santé mentale des personnes.

Ce n’est pas avec des formules triviales comme celle de « l’effet apéro » que les dirigeants politiques regagneront cette confiance qui est la clé de la sortie de crise

La mesquinerie bureaucratique, le chantage à la sanction collective et la répression ne permettront jamais d’atteindre cet équilibre complexe. Rien n’est possible sans la confiance d’une nation en ses dirigeants, seule de nature à façonner en profondeur les comportements quotidiens et faciliter l’acceptation du vaccin.

Ce n’est pas avec des formules triviales comme celle de «l’effet apéro» que les dirigeants politiques regagneront cette confiance qui est la clé de la sortie de crise.

 

Trump battu, ses idées ont-elles régressé ?

Publié le 9 Janvier 2021

Ce que montre l'opération

"prise du Capitole"

Tout d'abord un retour dans le temps pour saluer comme il se doit la clairvoyance dans l'analyse de l'expert (le restera-t-il ou devrons nous dire ex-expert ?) du Figaro* qui déclarait en direct devant les images de cette factieuse anti-prise du palais d'hiver :

"Ce n'est pas vraiment un coup d’État", "ils sont là pour prendre des selfies"(sic) 

 Ce qui s'est passé est un marqueurs de l'état réel d'une fascisation de la société états-unienne engagée de longue date où déjà lors des élections prédentes Sandra Palin et le Tea Party en affichaient les miasmes.  

Le mandat Trump a porté et accentué un enfoncement dans la crise, aggravé par les dégâts de la pandémie non combattue.

L'absence de garde-fous sociaux (école, santé, logement etc.), la circulation des armes encore plus libre que celle des capitaux ont clivé encore plus une société construite sur des bases ségrégative. La ligne de partage étant pour une part essentielle raciale, conséquence de la structuration esclavagiste et génocidaire de la société US empilant des formes successive d'exploitation et ce statut du Blanc dépositaire du pouvoir économique tant industriel qu'agraire lui donnant celui politique et tout ses leviers de coercition.

Les ancrage d'un fascisme made in USA sont là.

Il n'est pas inutile de revenir à ce qu'Antonio Gramsci écrivait il y a un siècle lorsque apparaît le fascisme qu'il analyse avec rigueur pour aider la classe ouvrière italienne à le combattre.

Bien sûr l'Italie de 1920 et les USA de 2020 ne sont pas les mêmes mais à la lecture de Gramsci se profile une image qui coïncide avec des traits forts en résonance avec ce qui vient de se passer à Washington. 

Parlant des pratiques fascistes il écrit en 1921 

"Leur façon de s’imposer, qui coïncidait avec la nécessité où se trouvaient les agrariens de constituer une garde blanche contre les organisations ouvrières installées dans des positions de plus en plus fortes, permit à l’ensemble des bandes créées et armées par les latifondistes de se ranger sous la même étiquette que les Fasci. Par le développement qu’elles prirent ensuite ces bandes ont conféré en retour aux Fasci leur propre caractère de garde blanche du capitalisme, dirigée contre les organismes de classe du prolétariat.

Le fascisme a toujours conservé ce vice originel. L’ardeur de l’offensive armée a empêché jusqu’à aujourd’hui l’aggravation de la dissension entre les noyaux urbains, petits-bourgeois, essentiellement parlementaires et collaborationnistes et les noyaux ruraux, constitués par des propriétaires terriens, grands et moyens, et par des fermiers directement intéressés à la lutte contre les paysans pauvres et leurs organisations radicalement anti-syndicalistes, réactionnaires et plus confiants en l’action armée directe qu’en l’autorité de l’État et en l’efficacité du parlementarisme".

Les tendances fortes de Trump à la "Duceïsation" de son pouvoir, alimentées au sources familiales du KKK, la façon dont les forces les plus réactionnaires se sont fédérés autour du peroxydé milliardaire brun ont établi un socle politique qui va devoir demander à toutes les forces progressiste US un travail en profondeur pour réussir à le fracturer. 

 

Dans le même article Gramsci, toujours à partir de la réalité de l'Italie de 1921, propose cette analyse qui complète ses propos précédents. certes le vocabulaire de l'analyse politique a changé mais concepts et idées restent très lisible non pas pour une transposition mécanique mais comme une aide à la réflexion à partir de l'expérience tristement enrichie par le cœur de l'histoire du 20e siècle en Europe mais aussi dès le nazisme écrasé, avec au USA la grande répression antidémocratique de classe et d'état de Mac-Carthy et la commission des activité antiaméricaine à la chasse aux Black panthers, Angela Davis et encore aujourd'hui, emblématique, Mumia Abu Jamal  :

La partie intransigeante, qui est l’expression des impératifs d’une défense directe et armée des intérêts capitalistes agraires, persévérera dans l’action anti-prolétarienne qui la caractérise. Pour cette partie-là, qui s’intéresse de plus près à tout ce qui touche à la vie ouvrière, le « pacte de trêve » que les socialistes célèbrent comme une victoire n’aura aucune valeur. La « crise »se ramènera à l’érection hors du mouvement des Fasci d’une fraction composée de petits bourgeois qui ont vainement tenté de justifier le fascisme par un programme politique général de « parti ».

Mais le fascisme, le véritable, celui que les paysans émiliens, vénitiens, toscans, connaissent à travers la douloureuse expérience de ces deux dernières années de terreur blanche, continuera, quitte à changer de nom.

Le devoir des ouvriers et des paysans révolutionnaires est de profiter de la période de calme relatif provoquée par les dissensions internes des bandes fascistes, pour inspirer aux masses opprimées et sans défense une conscience claire de la réelle situation de la lutte de classes et des moyens qui pourraient permettre de venir à bout de l’impudence de la réaction capitaliste.

Antonio Gramsci

« Les deux fascismes ». Sans signature, L’Ordine Nuovo, 25 août 1921.

La défaite de Trump à la présidentielle, en nombre de mandats mais surtout en voix, est un point d'appui qui doit être renforcé ; c'est de la responsabilité du peuple étasunien et de ses organisations, ils ont besoin de solidarité.

Cela doit aussi interpeller les démocrates français tant depuis 24h00 l'appel à renforcer l'arsenal autoritariste et antidémocratique par les forces de toutes les droites, au nom d'une menace ici ciblée contre le mouvement démocratique, est portée avec surenchère par tous les (ex)supports de Trump qui ne l'ont lâché que du bout des doigts et quand sa défaite était rendue inéluctable.

La dégaine des factieux US, du buffalo nazi vison buté de service en passant par le pro-génocidaire biker suprématiste ou le sudiste raciste en uniforme, tout comme les costumes "propre sur eux" de ceux d'ici  doivent rappeler à tous que le fascisme ce n'est pas que la parade en musique martiale dans les rues, l'uniforme avec le chef en tête dans un ordre rigoureux.

Le fascisme c'est le chaos créés par les partisan de l'ordre établie décrété immuable pour organiser le verrouillages de tout ce qui peut le contester et subvertir par l'intervention consciente des peuples luttes ou (et) élections pour s'émanciper de l'exploitation. Un magma putride coalisé autour de la peur des Rouges et l'installation d'un pouvoir dictatorial pour maintenir l'ordre établi.

C'est en cela qu'il cherche et parvient à se donner une image populaire au USA. C'est aussi en cela, en France et c'est heureux qu'il ait été mis en échec, qu'il a tenté -et tente toujours- d'investir le mouvement associatif, les syndicats là où ils sont vulnérables ou encore des mouvements de colères populaires comme on les a vus par endroit vouloir et parfois parvenir à s'infiltrer parmi les gilets jaunes.

Il y a là une constante bien connue en Europe et en France (cousinage entre février 1934 à Paris-janvier 2021 à Washington), de Franco et Salazar à Hitler et Mussolini en passant par les rexistes Belges ou encore ici Doriot et Déat. Pratiques d'une idéologie qui ont montré leur pouvoir de nuisance criminelle absolue si on leur laisse de la marge pour se développer.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Bon, je vous aide un peu.

Il faisait dans l'entreprenariat et fut socialiste jusqu'en 2016. Puis, toujours dans l'entreprenariat, sans doute traversa-t-il la rue pour rejoindre un ex-banquier d'affaires qui faisait dans la politique de droite et de droite Il est depuis député de l'Elysée à Paris et patron des macronistes de France et de Navarre, en espérant avec un si beau parcours obtenir un maroquin ministériel. Mais avant ou après l'apéro?

C'est, c'est...

Devinez qui est pourrait être invité à un certain dîner?