lundi 27 décembre 2021


URSS : Il est de plus en plus difficile de le nier…

Dans le midi libre comme dans d’autres publications on semble découvrir ce que nous n’avons cessé de proclamer “la nostalgie de l’URSS” en Russie . Fedorovski, qui fut le diplomate attitré des trahisons gorbatcheviennes , et celui que les tenants de l’eurocommunisme et de la fin du PCF organisé par un Guy HERMIER et d’autres ne cessèrent d’interviewer dans Révolution pour y proclamer par anticipation “la bonne nouvelle” du retour du tsarisme, bref une crapule qui ne cessa de se vendre et de vendre de médiocres livres sur la Russie éternelle, est contraint à son tour de le reconnaitre. L’affaire fut si bien ficelée que les mêmes effacèrent les résistances, ceux qui s’opposèrent à la liquidation, les communistes français eux-mêmes ignorèrent qu’il a fallu tuer et tirer du canon sur la douma pour imposer le drame du “retour à la démocratie”.

il a fallu que j’aille à Cuba et que je parte avec Marianne interviewer ceux qui furent soviétique sur les routes russes, ukrainiennes, moldaves pour découvrir l’ampleur de cette “nostalgie” … l’institut de sondage LAVADA antisoviétique, qui tous les ans reconnait la popularité de l’URSS et celle de Staline chez les Russes, établit le fait que 63% des Russes regrettent l’URSS et qu’ils désignent Staline et après Lénine comme les plus grand hommes de tous les temps. Ce que je peux dire c’est qu’au cours de nos interviews dans les transports publics, les gens pris au hasard des rencontres, ce n’e sont pas 63% des Russes, qui ont manifesté de tels regrets, mais quasiment 100 %. Un seul était d’accord avec les changements, c’était notre logeur à Kazan qui faisait des affaires avec l’Azerbaïdjan et estimait réussir son enrichissement. Tous ces faits, nous les avons publié dans des livres et ils ont été censurés, interdits , moqués dans la presse. Interdit de lecture aux communistes français… Et ça continue…Fabien Roussel, étant secrétaire du PCF et menant un “retour” du PCF salutaire, continue à proclamer des imbécilités sur le sujet, à confier les postes de porte parole à ceux qui n’ont cessé de duper les communistes. Ceux qui n’ont cessé de présenter pendant des décennies une image du socialisme qui est une pure construction trotskiste pour le meilleur et violemment anticommuniste sur le fond tiennent le haut du pavé et c’est accepté au “de l’unité du parti”… . Il faut faire avec pour qu’il reste un peu d’espoir pour la France et pour le monde du travail, pour la jeunesse…

il aura fallu beaucoup de courage et de dignité à ceux qui se sont opposés à un tel mensonge, tant la lâcheté fut générale. Ils eurent la dignité politique de chercher un chemin et de refuser la politique du pire, ils ont tout subi et ils acceptent même que l’on continue à leur mettre un bâillon sur la bouche, et qu’on les maltraite pour oser dire la vérité face à des faiseurs de fables comme Federovski …

Le paradoxe est que je n’ai jamais témoigné que de mes certitudes, je ne sais toujours pas faire un véritable bilan de Staline, simplement il me semble que les Russes ont à ce sujet bien des choses à nous dire… Grâce à Marianne et maintenant à Andrei, nous leur avons simplement donné la parole. Alors que ces Russes-là sont la majorité, nos démocraties et notre presse démocratique n’a accordé le droit à la parole à des gens qui ne représentent même pas 2% … Ce qui se passe en Russie se passe partout dans le monde et nos intellectuels en deviennent risibles, notre peuple ignorant de son propre pouvoir.

Quand on doit reconnaitre “la nostalgie”, on invente le fait que le gouvernement de Poutine aurait préservé l’image de l’URSS. Non! il doit au contraire tenir compte de l’opinion russe et du refus majoritaire de s’en laisser compter sur leur passé. L’anticommunisme, la répression et la fraude existent contre les communistes, mais comme les Russes refusent la propagande qui est bel et bien tentée, les réactionnaires trouvent argument dans le fait que ce sont des “communistes” comme Gorbatchev, Eltsine et autres FEDOROVSKI qui ont détruit l’URSS. Il y a aussi un fait que l’on veut ignorer : la plupart des Russes s’ils éprouvent de la nostalgie ressentent plus encore de l’épuisement, de l’incapacité à tout recommencer… Paradoxalement, ici aussi la mauvaise foi, l’agressivité des occidentaux les convainc que bientôt ils ne pourront pas faire autrement, les capitalistes veulent poursuivre la balkanisation et la mise à genoux de tout ce qui a été soviétique et seul le communisme peut résister, mobiliser le peuple. Il y a leur expérience mais aussi l’exemple de la Chine, de Cuba…

Pour nous Français, le bilan devrait être encore plus clair que pour l’opinion russe, le “stalinisme” ne nous apporté que du bien,: la libération du nazisme mais aussi toutes les conquêtes sociales dont nous avons bénéficié par les luttes ouvrières, celles des communiste, et que l’on reprend quand ils sont faibles. Ces conquêtes sociales auraient-elle existé sans le contexte créé par la révolution bolchevique. Celle-ci a permis un rapport des forces planétaire imposé à l’impérialisme, ce qui est définitivement niable. Mais là encore, nous nous sommes débrouillés en redécouvrant le rôle d’Ambroise CROIZAT d’ignorer premièrement le contexte de la victoire de l’Union soviétique, ce que ce pays avait accompli en matière de droit à la santé malgré toutes les guerres qui lui avaient été livrées; A été aussi ignoré volontairement le fait qu’Ambroise CROIZAT avait préféré être emprisonné en tant que député en refusant de désavouer l’Union soviétique obligée face à la trahison de Munich de signer les accords de paix avec l’Allemagne nazie pour se préparer à la guerre avec ceux qu’elle fut seule à vaincre.

Tout cela un jour sera dit, mais qui se souviendra des souffrances de ceux que l’on a interdit, détruit, et pas seulement le capital et ses valets, mais ceux qui déshonoraient le nom de communistes. Qui se souviendra de tous ceux qui “manquèrent de prudence” au point de préférer la vérité et qui durent agir dans une totale solitude tant la lâcheté fut générale. Ils durent agir seuls et parfois s’égarèrent … C’est une bien étrange histoire que celle de ces trente dernières années, je ne sais pas si les communistes français et ceux d’autres peuples s’en relèveront parce qu’ils continuent à céder du terrain en croyant le regagner et rendent tout effort inutile. Mais il n’y a aucun autre possible que d’accepter un chemin qui reste le seul, celui de la conscience historique par l’action en faveur de la classe ouvrière et des classes populaires… Même dans la nuit des demi-mensonges comme FEDOROVSKI…

Danielle Bleitrach

 

dimanche 26 décembre 2021


Minsk s’est emparé de la ressource la plus précieuse de l’opposition… 

l’UE et les USA regrettent leur néo-nazi…

L’opposition biélorusse et un certain nombre de pays occidentaux sont indignés – Minsk a arrêté l’un des fondateurs de la chaîne Nexta Telegram, avec l’aide de laquelle les manifestations de l’opposition biélorusse ont été coordonnées. Pour cela, toute une opération spéciale a été déployée avec la participation d’avions de combat. Pourquoi Roman Protasevich est-il précieux pour les services spéciaux biélorusses? telle est la question que pose l’auteur de l’article russe Gevorg Mirzayan… Mais avant d’aborder sa démonstration présentons quelques photos qui témoignent de qui est une fois de plus le “militant” pro-nazi protégé par les USA et l’UE quand il affiche ouvertement ses sympathies ou quand il est en train de briser les statues de Lénine, mais les mêmes protestent quand il est arrêté en toute légalité par les autorités biélorusses !

Participant aux mobilisations anticommunistes en Ukraine en 2014 (première photo, de la destruction d’une statue de Lénine), Roman Protashevich est un membre actif de l’organisation armée néonazie “Youth Front”.

Et bien sûr, il n’a aucune raison de cacher son identité idéologique, en tant que traître néonazi qui admire les conquérants de sa patrie, les chevaliers teutoniques.

Ce néonazi, que la Biélorussie accuse d’être impliqué dans des actes terroristes, a ému l’UE. Une UE qui évolue de jour en jour dans un nid de guêpes pour couvrir la nostalgie du nazisme dans toute l’Europe de l’Est. Oui mais voilà la Biélorussie a plus que n’importe quelle terre donné le sang de ses enfants lors de la deuxième guerre mondiale et à la fin de la guerre, il restait sept femmes pour un homme avec des charniers partout.

Minsk s’est emparé de la ressource la plus précieuse de l’opposition

Roman Protasevich n’était pas du tout là où il voulait

                            23 mai 2021

Photo: facebook.com/pr0tez

Texte: Gevorg Mirzayan, professeur agrégé de l’Université financière

https://vz.ru/world/2021/5/23/1100643.html

L’opposition biélorusse et un certain nombre de pays occidentaux sont indignés – Minsk a arrêté l’un des fondateurs de la chaîne Nexta Telegram, avec l’aide de laquelle les manifestations de l’opposition biélorusse ont été coordonnées. Pour cela, toute une opération spéciale a été déployée avec la participation d’avions de combat. Pourquoi Roman Protasevich est-il précieux pour les services spéciaux biélorusses?

Ces derniers temps, les services spéciaux biélorusses ont fait preuve de prouesses de professionnalisme, même si ce professionnalisme s’exprime dans une reproduction intelligente des opérations d’autrui. Ainsi, pour commencer, ils ont copié l’opération des agents de sécurité soviétiques «Trust» – ils ont provoqué les opposants de Loukachenko à organiser un coup d’État, documenté les préparatifs, découvert les cellules cachées des putschistes et coffré tout le monde. Maintenant, ils ont montré à leurs voisins ukrainiens une classe de maître sur la façon de capturer les bonnes personnes dans un avion volant à travers le territoire du pays (Kiev à l’été 2020 voulait capturer trois douzaines de Russes de cette manière, parmi lesquels se trouvaient des personnes qui combattaient dans le Donbass. ).

Bienvenus chez nous

Le 23 mai, il a été rapporté qu’une bombe avait été posée à bord d’un avion du discounter irlandais Ryanair volant d’Athènes à Vilnius. À ce moment-là, l’avion survolait le territoire de la Biélorussie et, conformément aux instructions standard, a demandé un atterrissage d’urgence. À la demande de l’équipage, l’avion a atterri à l’aéroport de Minsk et, avant d’atterrir, il était accompagné d’un chasseur biélorusse MiG-29.

La décision d’escorter a été prise conformément aux instructions habituelles. Selon le premier commandant adjoint de l’armée de l’air et des forces de défense aérienne Andrei Gurtsevich, «afin d’évaluer la situation et de prendre la bonne décision à l’avenir». Traduit en clair – au cas où l’avion serait détourné par des terroristes et utilisé pour attaquer n’importe quel objet.

Après l’atterrissage à Minsk, aucune bombe n’a été trouvée à bord, mais Roman Protasevich faisait partie des passagers à bord. Ancien rédacteur en chef de la chaîne Nexta Telegram (l’une des principales sources d’information pour les coordinateurs des manifestations en Biélorussie après les élections présidentielles d’août 2020). En novembre 2020, Pan Protasevich a été inscrit sur la liste des terroristes par le KGB biélorusse et mis sur la liste internationale des personnes recherchées. Quant à la chaîne Nexta Telegram, elle était depuis longtemps incluse dans la liste des extrémistes.

En Europe, ils ont été scandalisés par ce qui s’est passé. L’Allemagne et l’Autriche ont demandé une enquête. La Pologne –une nouvelle vague de sanctions. Bruxelles, représentée par le président du Conseil européen Charles Michel, comme à son habitude, “exprime son inquiétude”. La Lituanie (revendiquant le statut de chef de file de la politique de l’UE dans le dossier biélorusse et le principal bénéficiaire de fonds pour soutenir l’opposition locale) a qualifié les actions des autorités biélorusses d ‘«acte scandaleux, derrière lequel se tient le régime biélorusse», et a exigé la libération immédiate de Protasevich.

Les opposants biélorusses y font écho. «Cela confirme une fois de plus que le droit international est violé en Biélorussie, que la vie des citoyens étrangers et biélorusses est en danger», a déclaré Pavel Latushko (également attendu à la maison d’arrêt de Minsk). À son avis, la Biélorussie devrait être punie en fermant le ciel biélorusse au trafic aérien et / ou en refusant les vols de transit à travers son territoire. Et la dirigeante autoproclamée de l’opposition biélorusse Svetlana Tikhanovskaya a exigé d’exclure la Biélorussie de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Peut être une image de 1 personne

Tout selon la loi

D’un point de vue formel, les Biélorusses ont agi conformément à la loi. L’équipage a agi conformément aux instructions et, après avoir reçu un message sur la présence d’une bombe, a demandé un atterrissage. Oui, à Vilnius, à en juger par la carte de vol, c’était plus proche, mais pour une raison quelconque, l’équipage a demandé un atterrissage à Minsk. Toutes les questions doivent être adressées à l’équipage (en Russie, ils plaisantent déjà sur le fait que les bien connus Petrov et Boshirov étaient probablement le commandant et le copilote du navire).

Oui, à Novaya Gazeta, se référant à Ryanair, ils ont écrit que l’ordre d’atterrir à Minsk avait été donné par les contrôleurs aériens biélorusses (dans la zone desquels l’avion se trouvait), et le pilote, en fait, n’a fait qu’exécuter leur ordre. Cependant, comme plusieurs pilotes actifs de l’aviation civile l’ont déclaré au journal VZGLYAD, en cas d’urgence, la décision finale, selon les protocoles standard, appartient toujours au commandant du navire. Et s’il voulait atterrir à Vilnius, il aurait mis le cap sur Vilnius.

Ils ont attendu l’avion sur le terrain selon le programme complet dans le cadre des protocoles existants – avec une série d’ambulances, de services spéciaux, de pompiers, de sapeurs, etc. Les passagers ont été emmenés pour une fouille complète, et parmi eux se trouvait un citoyen recherché en Biélorussie. Puisqu’il a quitté la zone extraterritoriale (à savoir l’avion), il s’est retrouvé sur le territoire de la Biélorussie, où des agents de sécurité locaux l’ont placé en garde à vue.

Si les opposants au« petit père » réussissent à prouver que la personne qui a rapporté la tentative d’exploitation minière parlait avec l’accent caractéristique de Loukachenko ou se présentait comme Nikolai Aleksandrovich, alors il sera possible de déclarer qu’il y a eu une provocation des services spéciaux biélorusses. Et sinon, ce ne sont que des conjectures.

Il convient de rappeler que la technologie d’atterrissage forcé d’un avion avec un personnage intéressant à bord a été développée et testée pour la première fois non pas à Minsk ni même à Kiev. En 2013, des agents de renseignement américains ont fait atterrir l’avion du président bolivien de l’époque Evo Morales à Vienne – uniquement en raison du soupçon qu’Edward Snowden était à bord. Dans le même temps, ils ne se sont même pas donné la peine d’inventer une histoire de bombe ou autre – il a été forcé d’atterrir sous la menace de l’usage de la force, avec la fermeture de tous les couloirs aériens. Et personne après cela n’a interdit l’espace aérien de l’Autriche.

Au mieux, les partisans des sanctions peuvent être en mesure de faire pression pour obtenir le refus de certaines compagnies aériennes de traverser le territoire biélorusse, mais cela entraîne de graves pertes pour les opérateurs (ne serait-ce qu’en raison de l’augmentation de la consommation de carburant et du temps de vol). La situation sur le marché de l’aviation n’est déjà pas très bonne (bonjour au coronavirus) et il est peu probable que de nombreuses compagnies décident de faire une telle démarche.

    En conséquence, il s’avère que les conséquences négatives de cette opération pour la Biélorussie sont minimes. Mais l’avantage pour Minsk officiel est colossal.

Premièrement, Roman Protasevich est la source d’information la plus précieuse. En tant qu’ancien rédacteur en chef de Nexta, il peut disposer de données sur les canaux de financement, les personnes impliquées et, surtout, les complicités dans les services biélorusses qui ont divulgué diverses informations utiles. Ainsi, après avoir fait parler Protasevich, les services spéciaux biélorusses mettront au jour tout un réseau d’agents dans leur pays. Deuxièmement, l’opération a été une démonstration des capacités de ces services spéciaux.

Un député biélorusse bien connu, lors d’une conversation avec le journal VZGLYAD, a exprimé l’opinion que les services spéciaux biélorusses et russes méritaient des lauriers pour l’opération. Oui, Minsk a effectué la dernière étape de la capture – mais avant cela, il devait d’une manière ou d’une autre obtenir des informations selon lesquelles Protasevich avait acheté un billet et était monté à bord de l’avion de la compagnie irlandaise. Il est possible que les services spéciaux bélarussiens aient été aidés par leurs collègues russes, qui ont beaucoup plus d’opportunités de suivre les déplacements de certaines personnes à l’étranger.

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La définition du PS et son rapport au peuple

Au nom du peuple,

sans le peuple,

contre le peuple.

Il a osé le dire :

"L'État et les élus ont raison de ne pas accepter les revendications des manifestants",

assure le sénateur PS Victorin Lurel

La définition du PS et son rapport au peuple

Des populations victimes de l'entassement des conséquences de deux siècles et plus d'esclavagisme, de colonialisme. une "départementalisation" qui n'a fait qu'entretenir le sous développement économique, sanitaire, scolaire, social et voilà que Lurel, représentant de la bourgeoisie compradore, chien de garde des planteurs, ose cette sortie .

Ce Lurel, secrétaire national du PS chargé des DOM TOM, successivement ou simultanément ministre des outremers, député, président du conseil général de Guadeloupe est au final l'image parfaite du coup de poignard dans le dos que la social démocratie sait porter aux peuples pour donner des gages au capital.

De Tamanrasset à Basse-Terre , les héritiers de Guy Mollet et Mitterrand restent à la manœuvre.

 

vendredi 24 décembre 2021

LA DÉMOCRASSIE ....

  

 

 ....QUE RÉPANDENT LES MILLIARDAIRES SUR CERTAINS PARTIS

 

 

Lu sur un blog ami

- François Pinault finance la campagne d’Hidalgo
- Bernard Arnault et Xavier Niel financent Macron
- Eric Zemmour est financé par Bolloré 

 

Si ces choses sont vraies, si ce ne sont pas des "falk news", des bobards, pour s'exprimer en français et non en cet immonde globish, langage anglo-saxon capitaliste, la démocratie "libérale"  se répartit aujourd'hui en trois variantes, ce qui devrait, pour ceux qui confondent la gauche avec la gôche bobo d'apparat, financée par les milliardaires, faciliter la recherche du vrai candidat de rupture avec le capitalisme, vu que l'écolo Jadot est tout sauf anti capitaliste:

1- L'Arnault-Nielo-crassie, ce sont deux milliardaires, pour le banquier Macron installé par un autre socialiste, Hollande, le " président normal ", comme il se qualifiait lui-même, et qui s'est comporté en président de droite comme celui qui le trahira un peu plus tard.

2-la Pinault-crassie, autre milliardaire au secours de la "gôche",  pour ce qui concerne la bobo socialiste Hidalgo.

3-la Bolloré-crassie, autre milliardaire qui a mis ses médias au service du raciste fasciste Zemmour. Entre la Covid et le fou furieux qui sème les graines de la haine et de la guerre civile, ( mais qui ne devrait pas atteindre le second tour, d'après les voyantes de la cour du roi), de très nombreux citoyens souffrent aujourd'hui de mal vie, d'une forme de déprime généralisée, avec des comportements agressifs, des incivilités dangereuses. Les attitudes inquiétantes sur la route, dans la rue, entre voisins, en sont des exemples. Par milliers. 

Moralité: à l'attention de celles et ceux qui désespèrent de la capacité de la gauche à "s'unir", qu'ils s'équipent de lunettes spéciales, à gros verres, s'il le faut, et il le leur faut, tellement ils sont aveugles et peu politisés, ou malhonnêtes, tout bonnement, pour ne pas voir l'évidence. Il leur faut simplement, c'est facile, discerner les vrai-e-s candidat-e-s de la gauche authentique, des autres, les faux et les fausses, les politicien-ne-s qui se cachent sous ce vocable afin seulement de faire illusion, faire division,  être élus (!!!) pour seulement un d'entre eux, le savent-ils? Pour faire finalement comme Macron, Pécresse, Zémmour, Le Pen, Taubira, et Cie, une politique de droite. Comme si être de gauche et combattre par les luttes sociales et les urnes, les milliardaires, pour installer à la place de leurs représentants  marionnettes un pouvoir populaire, était une chose honteuse !!!

S"unir"!!! Pour quoi faire.....Pour faire, comme Mitterrand, le pire de tous, Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron, une politique de droite avec les voix de gauche? 

Basta !! Ya basta !! Çà suffit !! Que la gauche, la vraie, retrouve d'abord ses fondamentaux! Sans sectarisme, mais avec courage, honnêteté, et détermination. 

Quand à Mélenchon, son anticommunisme  lui sera fatal. Plus qu'hier, encore, puisque le PC commence à réviser ses erreurs passées.  Mais les egos seuls ne pourront rien, fussent-ils des tribuns, même plus tromper ceux qui en ont marre d'être pris pour des pigeons. Ou des moutons, ou des c..., comme on voudra.

Avec tout çà, y a encore du boulot, je sais, pour des années.... mais il n'y a pas d'autre solution. Recréer une vraie gauche, avec un vrai parti anticapitaliste et antiimpérialiste issu du peuple, ouvert, non sectaire, mais aussi intransigeant avec sa base et ses buts politiques.

P.s. Les citoyens ont tendance à attribuer de plus en plus un sentiment  de saleté jusqu'à la répugnance, à la démocratie dite libérale, caractérisée par les flots de promesses électorales jamais tenues, jusqu'à ce qu'ils finissent par ressentir une véritable trahison. 

Éternellement trahis.

D'où cette notion de crasse, associée à la démocratie.

 Quand ce n'est pas du "tous pourris"!!!


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Sur la promotion de la langue française et la promotion de la francophonie internationale

Alors que la campagne présidentielle 2022 est lancée et que les médias des milliardaires et de son régime Macron saturent les ondes et les unes de leur haine xénophobe pour faire diversion, il est un sujet qui mérite un débat urgent : celui de la diversité linguistique alors que le globish du Wall Street English est imposé partout pour mieux faire primer l'idéologie de l'impérialisme des États-Unis. C'est pourquoi les communistes du PRCF, parmi les 30 mesures d'urgence qu'ils proposent pour 2022 ne font pas l'impasse sur la promotion de la langue française et la promotion de la francophonie internationale.

En violation de l’article II de la Constitution qui dispose que « la langue de la République est le français », et de la loi Toubon de 1994 qui stipule que le français « est la langue du travail, de l’enseignement, des échanges commerciaux et des services publics », le tout-globish promu par le MEDEF, l’Union européenne (et tout particulièrement ces derniers temps, par le Parquet européen, la Cour des comptes européenne et la Commission européenne) et les traités néolibéraux transatlantiques, avance à pas de géant en France dans le cadre d’une inavouable politique générale de substitution de l’anglo-américain managérial à la langue française. Tous les domaines sont contaminés : publicités, enseignes et produits, communication interne et externes des grandes entreprises, système éducatif de la maternelle au troisième cycle universitaire, voire communication des collectivités territoriales, des services publics (SNCF, Poste, EDF...) et même des ministères. Dans le même temps, la France officielle désinvestit sur tous les plans (économique et culturel notamment) l’espace francophone mondial, notamment africain, pourtant riche de près de 900 millions de personnes parlant ou comprenant peu ou prou notre langue commune.

Cette tentative inavouée, soustraite par les média et les gouvernements successifs à toute forme de débat démocratique, de « désétablir » le français et de contourner, puis de changer, la Constitution et la loi existante (loi Toubon d’août 1994) pour basculer notre pays au tout-anglais, va de pair avec l’offensive délétère des forces euro-régionalistes et eurofédéralistes qui, tout en ignorant les langues de l’immigration de travail, et plus encore le chinois, première langue parlée au monde, dévoient la défense, légitime en elle-même, des langues régionales pour établir l’Europe fédérale des régions et détruire l’espoir d’une République française souveraine, sociale, démocratique, laïque, une et indivisible.

Héritier du grand PCF patriote et internationaliste qui, sous l’Occupation, porta haut le drapeau de la langue et des « Lettres françaises » clandestines, prenant le contrepied du PCF-PGE actuel qui déclare veulement, par la voix de son secrétaire national Fabien Roussel, que « PCF is back ! », le PRCF appelle à résister au tout-globish aliénant, à défendre et à promouvoir la langue française, à soutenir la Francophonie sur des bases internationalistes, à enseigner les langues régionales sur des bases républicaines sans mettre en cause le monopole administratif national du français et à élargir à tous l’accès, via l’Education nationale, aux langues étrangères dans toute leur diversité.

1 – UN CONSTAT LINGUISTIQUE ACCABLANT

Arrachage délibéré du français, substitution systématique de l’anglo-américain des affaires au français dans un nombre croissant de domaines, basculement précipité du pays et des pays européens voisins au tout-globish, le peuple français subit une politique linguistique inavouable que les forces capitalistes dominantes refusent de mettre en débat, préférant imposer si possible ce basculement linguistique subreptice de manière « ludique » et inconsciente par les pubs, les chansons, le cinéma, le bain linguistique en globish dès la maternelle et la petite musique pernicieuse permanente, serinée dès la Maternelle, selon laquelle l’anglais serait la seule langue d’avenir. Cette « ligne » linguistique n’émane pas du peuple, encore moins du monde du travail. C’est au contraire le MEDEF qui se déclare officiellement « ready for the future » lors de son congrès de 2003, c’est le Baron Sellières, ex-président du MEDEF et ancien président du syndicat patronal européen qui déclare en 2004, devant le Conseil européen des chefs d’Etat : « je ne vous parlerai plus désormais qu’en anglais, la langue de l’entreprise et des affaires ». Ce sont aussi les grandes entreprises privées « françaises », PSA et Renault en tête qui, imitant Volkswagen, ont basculé toute leur communication technique interne à l’anglais, portant un coup énorme au « français technique ». Ce sont les pubs aux heures de « prime time » (grande écoute) qui sacrifient grossièrement et laidement le français au globish. Ce sont les réformes successives (Pécresse, Fioraso, Darcos, Vidal...) autorisant les universités, voire les écoles, collèges et lycées à dispenser des cours en anglais (délivrés par des professeurs francophones à des étudiants francophones : il n’est pas question ici bien sûr des cours d’anglais eux-mêmes...). C’est l’obligation désormais faite aux Universités de n’inscrire en licence que des étudiants affichant une certification en anglais (au détriment des autres langues étrangères, espagnol, arabe, russe, chinois, arabe, italien, portugais...) ou, de manière encore plus grossièrement anticonstitutionnelle et illégale, la nouvelle « carte nationale d’identité », ou le « passe sanitaire » covid ornés d’un drapeau européen et comportant des mentions en français suivie de leur traduction uniquement en anglais (rupture majeure avec tout le droit administratif, confirmé par la Révolution française, depuis 1539, et avec la loi Toubon qui impose la traduction en au moins deux langues).

Quant aux services « publics » en voie d’euro-privatisation, ils sont hélas en pointe dans la politique d’anglicisation, l’Etat français qui domine leurs conseils d’administration fermant les yeux, voire facilitant l’anglicisation des enseignes et autres « produits » commerciaux : « Ma French Bank », dit la Poste, « ouigo » ou « SNCF connect » répond la SNC« F », « Pulse » poursuit ED« F », « Blue Sky », dit « Airfrance », et tout à l’avenant... Quant aux émissions de radio et de télévision, elles se nomment, dans la parfaite impassibilité du CSA chargé de veiller sur notre langue, « The Artists », « The Kid Voice », « Super Fail », « Soft power », et tout à l’avenant.

Plus grave encore, le chef de l’Etat censé garantir la Constitution et exécuter la loi est le premier à les violer en organisant, en France même, des évènements mondiaux titrés en anglais : « Make the planet great again », « Choose France ! », « French Tech », etc.

Sur le plan des régions et des « territoires », outre la rapide érosion du français par le tout-globish cher aux caciques (« In Annecy Mountains », « Only Lyon », « O my Lot ! », carte de transports « Navigo Easy » mise en place par Valérie Pécresse qui prétend porter la « Fierté française »), on assiste à une alliance du Parti Maastrichtien Unique (composé des partis LR, LREM, UDI, PS, EELV...) avec les euro-séparatistes locaux, bretons, corses, alsaciens, catalans, etc. ; leur but commun, défendu notamment par Bayrou, est de co-officialiser les langues régionales, d’abolir l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français ») et de mettre en place dans la « Charte européenne des langues minoritaires et régionales » promue par Berlin et par Bruxelles. Ces euro-destructeurs de pays et d’acquis démocratiques est de « désétablir » le français de son rôle structurant de premier service public de France et de langue commune à tout le territoire national ; et ce faisant, de « dépasser » l’idée même de territoire national (« euro-régions transfrontalières »), d’ethniciser la citoyenneté française, de passer subrepticement d’une citoyenneté universaliste à une représentation figée des minorités ethniques. Cette brèche majeure dans le droit linguistique français vise moins à établir l’usage administratif quotidien des langues régionales, qui n’a en réalité presque pas existé (le latin a précédé le français dans ce rôle), qu’à aider l’UE à établir subrepticement l’anglais comme unique « lingua franca » en France, puis, comme « langue auxiliaire » du pays (à la manière de ce qui s’est passé en Irlande, et qui a fini par marginaliser le gaélique).

Il s’agit aussi, à la faveur d’un basculement linguistique généralisé (une « babélisation » de la France), de rendre plus en plus « gazeux » les bases de la citoyenneté française et l’idée même d’un territoire national régi par une seule loi, garantie politico-juridique, sinon socioéconomique, de l’égalité formelle entre les citoyens, mais aussi, par un seul Code du travail, un seul SMIG, un seul Code des pensions, une seule Sécu, un seul statut national (des fonctionnaires, des cheminots, des électriciens-gaziers, etc.), avec des services publics d’Etat unifiés, un Plan national d’aménagement du territoire, etc.

A plus ou moins brève échéance, cette contre-révolution culturelle et linguistique remontant le film de l’histoire de France jusqu’à Villers-Cotterêts (1539), ne peut manquer de produire d’énormes conséquences funestes pour la paix civile : on le voit depuis des décennies en Belgique où les prétendues « querelles linguistiques » alimentées par l’oligarchie ont conduit à la quasi « évaporation » de ce pays ami ainsi qu’à son ingouvernabilité chronique sur fond de noises pseudo-linguistiques incessantes.

On le voit aussi dans toute l’Europe où, sur fond de généralisation du tout-anglais porté par l’UE-OTAN, une balkanisation des Etats-nations et des Etats multinationaux historiquement constitués s’est opérée, souvent sur des bases pseudo-linguistiques et « ethniques », pour diviser l’URSS et discriminer les populations russophones (Est de l’Ukraine, Pays baltes), scinder la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, etc.. Ce processus sourdement inspiré de la devise impérialiste classique « diviser pour régner », a d’abord percuté les ex-pays socialistes pour toucher désormais de plus en plus, à partir de problèmes nationaux bien réels mais dévoyés dans un sens euro-séparatiste, les pays de l’Ouest (Italie, Espagne, France). Sauf l’un d’eux qui s’est « réunifié » et qui domine aujourd’hui le continent...

2 – LES CAUSES : UNE POLITIQUE INAVOUABLE D’ARRACHAGE LINGUISTIQUE

Les enjeux de classes politiques, sociaux et culturels de ce démontage linguistique généralisé sont énormes.

Il s’agit d’abord pour l’oligarchie de détruire les Etats-nations qui composent l’UE pour installer, sous le nom d’Europe fédérale des régions, un Empire euro-atlantique qui ne cache même plus son nom (le mot « empire européen » est désormais utilisé couramment de Le Maire à Strauss-Kahn). La France est particulièrement ciblée car c’est sa Révolution qui a enclenché en Europe le « mouvement des nationalités » fondé sur le principe anti-impérialiste du droit des nations à disposer d’elles-mêmes. Le grand capital, la CAC 40 et le MEDEF « français » affichent d’ailleurs cyniquement leur « besoin d’aire », c’est-à-dire leur volonté d’étendre leur nouvel « espace vital », celui de la quête du profit maximal, à l’échelle, quitte à liquider la France [1] et à mettre en place ce que les oligarques appellent un « Empire ». Et pour cela, comme l’a dit Rudolph Von Thadden, longtemps préposé par Bonn aux affaires franco-allemandes, « pour faire l’Europe il faut un peu défaire la France », le mot « un peu » enjolivant un processus destructif pour la souveraineté, la démocratie, la casse généralisée du produire en France et l’ensemble des acquis populaires.

Il s’agit ensuite, à travers le tout-globish [2] de promouvoir, moins une langue véritable qu’un code déculturé, le globish, qui s’affiche cyniquement comme la langue du « management » néolibéral mondial : énormes effets néfastes en termes d’hégémonie culturelle capitaliste car aucune langue, et moins encore aucun code normalisé par le grand patronat, n’a jamais été idéologiquement et politiquement neutre, la langue n’était pas seulement un instrument de communication, mais bien une infrastructure (jusqu’ici plurielle) de la pensée et de la production même des concepts...

Il s’agit surtout, pour ceux que Michel Serres appelait les « collabos de la pub et du fric », de désegmenter sauvagement, sur le plan linguistique et à l’échelle transcontinentale, le marché de l’emploi. Si l’anglais devient la seule langue permettant d’être « employable », d’une part les discriminations à l’embauche à l’encontre des non-anglophones deviendront gigantesques (un francophone ou un germanophone non anglicisant seraient moins bien placés en France ou en Allemagne pour obtenir un emploi que ne le serait un « English Mother Tongue » – anglais langue maternelle : ce qui instituerait une préférence nationale... à l’envers !). En outre, pour chaque emploi soumis par le patronat à l’offre et à la demande par la numérisation tentaculaire en marche du travail (un processus complémentaire du tout-globish, avec l’uberisation des emplois), il n’y aura plus dix, mais 100, mais 1000 candidats en concurrence : énormes effets délétères prévisibles sur les salaires et les protections sociales arrachées par les luttes dans le cadre des Etats nationaux, les langues nationales mises en extinction cessant brutalement de jouer le rôle de paliers régulateurs entre les marchés nationaux de l’emploi, les « passages » s’opérant jusqu’ici au moyen de l’apprentissage des langues étrangères.

Enfin, le basculement à la langue unique continentale, voire mondiale, aurait des effets proprement exterministes de contre-révolution anthropologique : en effet, le propre de l’homme est que son langage n’est pas inné et instinctif : nous ne parlons pas « le langage » (comme feraient deux pigeons venus l’un d’Espagne, l’autre de Chine ; de si loin qu’ils arrivent, ils se « comprendront » immédiatement sur une place de Paris, leur « langage » étant pour l’essentiel instinctif), mais des langues toutes liées à une culture et à une histoire parfois millénaire. Finie alors la diversité des langues et des cultures, facteur de diversité des écoles scientifiques, philosophiques, artistiques, etc. Danger majeur de totalitarisme culturel capitaliste-impérialiste par la destruction de toute forme d’« ailleurs » linguistique, de toute recherche d’altérité conceptuelle, de toute construction internationaliste (et non supranationaliste) reposant, non sur l’uniformisation culturelle du monde derrière Mac Donald, les GAFAM et Disney, mais sur le partage stimulant des diversités. Bref, derrière le tout-anglais d’apparence si « open », un monde monocolore inquiétant se met en place dont l’uniformité formelle n’empêchera même pas les querelles intestines entre grands ensembles monopolistiques. Dès lors, on ne peut que s’étonner du fait que certains, qui se disent écologistes et défendent à juste titre la biodiversité comme moteur indispensable à l’écosystème planétaire, passent leur temps à promouvoir l’uniformisation linguistique et culturelle de la planète – c’est-à-dire en fait, sous couvert d’ « internationalisation » -, l’américanisation générale des modes de vie, des modes de penser et des modes de consommation au seul profit des transnationales et de la marchandisation généralisée des activités humaines, voire des humains eux-mêmes...

3 – PROPOSITIONS POUR UNE RESISTANCE LINGUISTIQUE A ASSOCIER AUX LUTTES SOCIALES

De manière générale, il faut cesser de voir uniquement les langues comme des compétitrices s’affrontant sur un « marché » linguistique mondial, donc comme un simple « capital » marchand s’offrant aux individus comme de simples marchandises. Elément constitutif de la personnalité des nations, notamment de la nôtre, qui a largement construit son identité sur le fait littéraire [3], socle commun et diversifié à la fois de la Francophonie internationale et de l’ouverture de la France sur l’Europe et le monde [4], l’Afrique, l’Amérique, l’Océanie et l’Asie, le français doit redevenir, non plus seulement en droit mais en fait « la langue de la République » dans le cadre d’une politique linguistique et culturelle générale associée au rétablissement et à l’extension, jusqu’au socialisme, au communisme et au fusionnement internationaliste des nations, de la République souveraine, laïque et indivisible, sociale, démocratique, populaire et centrée sur le monde du travail, de la reconstruction du produire en France et des services publics, d’une diplomatie française pacifique, internationaliste et anti-impérialiste et non alignée, ouverte au dialogue avec les peuples de tous les continents, excluant à la fois une attitude néocoloniale et paternaliste envers l’Afrique et, symétriquement, une attitude servile de néo-colonisé à l’égard de Berlin et de Washington.

A) Protection, développement et promotion du français

La politique linguistique, pas plus que la politique culturelle, ne doit être abandonnée à la « loi du marché » elle-même fortement encadrée par les monopoles capitalistes. La loi Toubon sera renforcée et strictement appliquée de manière que le français redevienne effectivement, sauf cas très exceptionnel, la langue du travail, des services, des échanges, de l’enseignement, des services publics, et a fortiori, celle de l’administration, des institutions et des documents officiels. Tout citoyen pourra porter plainte contre une infraction linguistique à la loi Toubon renforcée. Ces infractions seront fortement sanctionnées sur le plan financier, voire pénal quand elles émaneront d’acteurs publics ou semi-publics.

Les « rappels à l’ordre » incessants de Bruxelles et de la « justice » européenne visant à invalider la législation linguistique française pour promouvoir le tout-anglais sous couvert de « libre concurrence » seront catégoriquement refusés.

Les dispositifs scélérats Fioraso, Darcos, Vidal seront abrogés et le français redeviendra la langue de l’enseignement et de l’Université sauf cas très exceptionnels.

Le patronat, les médias et les publicitaires promouvant le tout-anglais subiront de lourdes amendes abondant un fonds permanent pour la création francophone en tous domaines (sciences, chanson, cinéma, technologies, etc.). Le travail des commissions officielles de terminologie existantes sera systématiquement promu et le peuple français et sa jeunesse seront démocratiquement associés à l’évolution des usages.

Les quotas de chanson francophone seront relevés et les subventions d’Etat ou de collectivités publiques seront réservées aux chansons en français ou dans les diverses langues régionales du pays. Il en ira de même pour les films et spectacles.

Le français redeviendra la seule langue de l’armée, à l’exception bien entendu des nécessités de la traduction.

Tout article scientifique devra d’abord paraître en français, fût-il ensuite traduit en plusieurs langues, de manière à être compris de tout francophone doté des compétences scientifiques requises.

La France sortira en outre de l’UE et de l’OTAN mais, dès à présent, elle ne tolèrera plus que les institutions européennes ou atlantiques s’adressent à elle en anglais (y compris sous la plume d’eurocrates français comme Moscovici), tous les textes européens devant être rédigés dans l’ensemble des langues nationales des pays membres. Bref notre pays devra associer la défense de sa langue à celle des autres langues nationales d’Europe et du monde, la défense du français étant un aspect de la défense de la pluralité linguistique mondiale contre l’uniformisation en cours.

Le CSA fortement réformé sera tenu de veiller enfin au respect de la langue française sur les ondes du service public ainsi que sur les radios privées, la création en français étant systématiquement aidée et promue.

Sur le plan éducatif, les réformes progressistes à venir de l’Education nationale abonderont le nombre d’heures de cours consacrées à l’étude et à la maîtrise sur tous les plans de la langue française (vocabulaire, grammaire et orthographe, rédaction, littérature, théâtre...) de l’école primaire à la terminale au rebours des contre-réformes qui se sont succédé de Giscard d’Estaing à Blanquer en passant par Jospin-Allègre, et qui n’ont cessé de diminuer les horaires scolaires dévolus au français et aux lettres françaises.

B) Les langues régionales seront considérées comme un patrimoine indivis de la Nation et les partis et organisations antirépublicains prétextant desdites langues pour fomenter l’euro-séparatisme régionaliste seront combattus.

L’Education nationale sera dotée des moyens d’enseigner les langues régionales dans un cadre laïque, et hors de toute propagande séparatiste, dès lors qu’une demande significative de cet enseignement se manifestera dans tel ou tel département.

Toutes les prétendues « lois organiques » permettant aux collectivités territoriales, au nom du « Pacte Girondin », de déroger à la loi nationale, y compris sur le plan linguistique, seront abrogées. La Charte européenne des langues régionales sera définitivement refusée.

Une exception sera toutefois faite pour les langues nationales ou créoles de l’outre-mer dans la mesure où ces territoires, s’ils demeurent de plein gré dans la République française, devront faire l’objet d’un processus complet de décolonisation et faire largement place, à côté de l’enseignement du français, aux cultures locales.

C) Les langues de l’immigration de travail pourront être enseignées comme LV 1 ou 2 partout où une demande suffisante se manifestera.

D) L’enseignement de l’anglais (et non « en anglais ») et les autres langues vivantes retrouveront dans le second degré les volumes horaires dont les ont privés les contre-réformes austéritaires. Le plurilinguisme sera favorisé et la France dialoguera avec tous ses voisins pour que le plurilinguisme soit favorisé à parité dans notre pays et dans les pays limitrophes dans une démarche impliquant la réciprocité. Le privilège linguistique systématique conféré à l’anglais, seule langue inculquée aux enfants à l’école primaire, voire à la maternelle, sera supprimé.

E) Des alliances seront nouées à l’échelle européenne et mondiale entre la Francophonie, l’Italophonie, l’Hispanophonie, la Lusophonie et les autres langues d’origine latine ;

F) L’enseignement du chinois, première langue parlée au monde, sera promu en France dans le cadre d’accords de réciprocité avec la République populaire de Chine ;

G) Les langues anciennes, latin et grec, qu’ont marginalisées, voire exclues du second degré, les contre-réformes antihumanistes successives, seront remises à l’honneur ; celles et ceux qui voudront les étudier devront pouvoir le faire sérieusement, sans se limiter à une forme de vernis culturel pseudo-humaniste.

H) Dans toutes les disciplines d’enseignement, y compris scientifiques et techniques, sera remise à l’honneur la maîtrise de la langue française écrite et parlée.

I) Les recherches scientifiques et techniques menées en France, qu’elles émanent de l’Université, du CNRS ou des entreprises, devront d’abord être publiées et enseignées en français, un service public de la traduction en langues étrangères étant mis en place et financé notamment par l’argent des contraventions frappant les infracteurs à la législation linguistique.

J) La Francophonie internationale sera réformée dans un sens internationaliste exclusif de tout esprit de domination néocoloniale, de tout paternalisme, et surtout, en mettant au premier plan de son cahier des charges la promotion de la langue française. La France proposera qu’une Académie internationale de la Francophonie assure la mutualisation des créations et des évolutions linguistiques de tous les pays francophones d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.

K) Des relations culturelles, économiques, techniques et politiques dynamiques et égalitaires seront proposées aux pays de l’Afrique francophone, au Québec, à Bruxelles et à la Wallonie, à la Suisse romande, etc.

Des prix et des concours internationaux en français seront créés (chanson, cinéma, théâtre, sciences, techniques, philosophie...).

*Rédigée par Georges Gastaud et adoptée par le comité de campagne pour l’Alternative rouge et tricolore animé par Fadi Kassem.

[1] Mitterrand le sous-entendait subliminalement quand il déclarait : « la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir ».

[2] Qu’il faut distinguer de l’anglais en tant que langue ancrée, comme toute autre, dans une culture et une histoire nationales. Nous sommes, non pas « contre l’anglais », ce qui ne voudrait rien dire, ni bien évidemment contre les Anglais, mais contre le « tout-anglais ».

[3] Cf ce manifeste hautement politique qu’écrivit le grand poète Joachim du Bellay au XVIème siècle à l’époque où entrait en vigueur l’Ordonnance de Villers-Cotterêts : Défense et illustration de la langue française.

[4] Le français est la langue seconde la plus enseignée au monde...

Note de P. : Il y en a vraiment ras-le-bol de l'impérialisme anglo-saxon, avec en premier lieu son infâme globish qui marginalise, étouffe, la langue FRANÇAISE tout en camouflant l'impérialisme économique capitaliste des USA, de leurs alliés serviles, avec leur arme de survie,  l'OTAN, cet outil de guerre qui menace d'embraser la planète