mardi 30 août 2022

Patriote, internationaliste et fier de l’être !

"Le communiste, qui est internationaliste, peut-il être en même temps patriote ? Nous pensons que non seulement il le peut, mais il le doit. Ce sont les conditions historiques qui déterminent le contenu concret du patriotisme. Il y a notre patriotisme à nous, et il y a le patriotisme des agresseurs japonais et celui de Hitler, auxquels les communistes doivent s’opposer résolument", disait Mao Zedong en octobre 1938.

Voilà qui a le mérite d’être clair, et on assortira cette citation classique d’une mention spéciale pour les gauchistes boboïsés qui ne comprennent décidément rien aux luttes de LIBÉRATION NATIONALE.

Car être patriote et internationaliste aujourd’hui, ce n’est évidemment pas épouser la thèse impérialiste grotesque selon laquelle l’agressivité de Moscou et Pékin menacerait la paix mondiale, la démocratie et les droits de l’homme.

Qu’ils soient de droite ou de gauche, et de ce point de vue on peut dire que la bêtise est la chose du monde la mieux partagée, ceux qui en France ou ailleurs, mais surtout en Occident, pourfendent le prétendu "impérialisme" russe ou chinois contribuent, consciemment ou non, à un lavage de cerveau sans précédent.

Disons-le tout net : en stigmatisant la Russie et la Chine, ces pantins politico-médiatiques se mettent au service du seul IMPÉRIALISME digne de ce nom : celui de la Triade EU-UE-Japon, vassalisée par l’oligarchie financière mondialisée et le complexe militaro-industriel qui en est désormais la fraction hégémonique.

En bref, ils se font, comme disait Mao, "les larbins, et même les "toutous" de l’impérialisme" : 其走狗 ! Mais de même qu’on ne peut attendre d’un moule à gaufres autre chose que des gaufres, que peut-on attendre d’autre du système politico-médiatique occidental, sinon cette pitoyable logorrhée qui tente de justifier l’encerclement mortifère de deux grandes nations par un appareil militaire sans précédent dans l’histoire ?

Être patriote et internationaliste aujourd’hui, par voie de conséquence, ce n’est donc pas minauder en tortillant des fesses pour éviter d’avoir à CHOISIR entre les forces en présence au motif qu’en le faisant on "prend parti", on perd son "objectivité", ou on se fait le relai d’une "propagande de guerre" qui ne vaut pas mieux que les autres.

Quels arguments ridicules ! C’est comme si on était venu la bouche en cœur à Stalingrad, en 1942, un drapeau blanc à la main, pour expliquer qu’on ne veut pas choisir entre la Wehrmacht et l’Armée rouge de peur de se voir accusé de "campisme" dans les colonnes de Libération ou de Mediapart.

Être patriote et internationaliste aujourd’hui, c’est donc surtout comprendre les véritables enjeux de la guerre en cours à l’échelle planétaire, et savoir en tirer les conséquences politiques de façon rationnelle.

De ce point de vue, il faut être clair.

Être patriote et internationaliste, c’est comprendre que lorsqu’une NATION comme la Russie se bat pour sa souveraineté, son intégrité et sa sécurité contre l’OTAN et ses alliés nazis, son combat est légitime et nécessaire.

Être patriote et internationaliste, c’est comprendre que lorsqu’une NATION comme la Chine se bat pour sa souveraineté, son intégrité et sa sécurité contre l’hégémonisme étasunien et ses relais séparatistes, son combat est légitime et nécessaire.

Car être patriote et internationaliste, c’est admettre que la souveraineté, l’intégrité et la sécurité des autres nations sont une affaire sérieuse, et qu’on ne peut fonder un système international multipolaire sans une reconnaissance mutuelle des intérêts nationaux des uns et des autres.

Être patriote et internationaliste, c’est donc se tenir au côté de ceux qui combattent l’hydre impérialiste, au lieu de renvoyer les belligérants dos-à-dos, paresseusement, comme s’il n’y avait pas à choisir, en espérant naïvement que la réunion des hommes de bonne volonté vienne panser les plaies d’une humanité réconciliée.

Dans le monde réel, faut-il le rappeler, il n’y a pas de miracle, mais seulement la résultante de rapports de forces entre des nations enracinées dans un passé commun et des classes sociales en lutte pour l’hégémonie. C’est dans cet écheveau de contradictions nouées par l’histoire et la géographie au sein de ces ensembles finis que sont les États existants, mais aussi entre ces États dans une compétition incessante, qu’il faut tenter d’y voir clair et faire des choix.

Aussi, en tant que Français, être patriote et internationaliste, c’est se battre pour la restauration de la souveraineté du peuple français, bafouée par la double et funeste adhésion à l’UE et à l’OTAN, organisations malfaisantes avec lesquelles la rupture totale et sans condition est une question de principe parce qu’elle est une question de survie.

C’est aussi, bien sûr, exiger la neutralité de la France dans le conflit en cours en Ukraine, parce que livrer des armes au régime fantoche de Kiev et sanctionner la Russie est non seulement contraire au rétablissement de la paix et à une solution négociée, mais contraire aux intérêts nationaux de la France et du peuple français, sans parler du reniement des meilleures traditions diplomatiques de notre pays, voué à l’alliance russe par les exigences de l’équilibre européen.

Mais être patriote et internationaliste, en tant que Français, c’est aussi militer pour le démantèlement de la Françafrique et la fin de l’ingérence française dans les affaires intérieures d’un continent où Paris a semé le chaos en détruisant la Libye. Refuser de tirer cette conséquence, ce serait, au nom des intérêts présumés de la France, perpétuer un néo-colonialisme qui est l’ennemi commun des peuples africains et du peuple français.

 

3 h 
Diana est une grand-mère de 81 ans, vivant dans un petit village à l'orée de la grande forêt du Parc National de Sviatogorsk, entre Slaviansk et Liman. Je me suis rendu dans cette région où j'ai écouté son histoire, elle fut arrêtée par la police politique ukrainienne, le SBU, emmenée à Marioupol au QG de cette sinistre police, traînée dans une cave, battue et torturée pendant trois heures (en 2015 alors âgée de 74 ans), puis fut libérée après avoir croupi pendant 8 mois dans une prison de la ville. Elle rentra chez elle et attendait l'armée russe depuis qu'elle avait déposé un bulletin de vote en faveur de l'indépendance et de la liberté du Donbass en 2014. Elle vit au milieu des ruines avec d'autres réfugiés dans une maison très proche du front et espère que "les garçons" chasseront les bandéristes pour toujours.Diana, 74 ans torturée et battue pendant trois heures par le SBU - Donbass Insider

 

Macron : La gouvernance par la peur

par moderatus
lundi 29 août 2022

 

Macron annonce la fin d’un paradis français… On hallucine !

Françaises, Français vous viviez au paradis, c'est fini,

l'enfer est devant nous, il va falloir payer votre insouciance.

C'est une piètre parodie de la phrase de Winston Churchill

« Je n'ai rien à offrir que du sang, de la sueur et des larmes. »

 

 

Emmanuel Macron Dixit :

"Notre liberté a un coût, les combats que nous avons à mener, nous ne les gagnerons que par nos efforts." Il a oublié que depuis 5 ans c'est lui qui était censé les mener.

Emmanuel Macron dixit :

"J'attends du gouvernement de l'ambition. Face à de tels défis, nous n'avons pas le droit d'attendre et de gérer. J'attends aussi sérieux et crédibilité. Il est facile de promettre tout et n'importe quoi, ne cédons pas à cette tentation de la démagogie." On a l’impression qu'il critique le quinquennat précédent. 

Le président précédent, c'est à dire lui , n'aurait rien fait, n'aurait rien promis ? Démagogue, lui, vous plaisantez !

Emmanuel Macron dixit :

C'est la fin de l'abondance

Les gilets jaunes, les instituteurs, le personnel de santé,

les smicards qui le dès le 15 du mois vivent à crédit, les 8 millions de pauvres en France, illusion mes amis nous nagions dans l'abondance sans le savoir, fini donc de faire bombance, il va falloir payer la note.

 

Emmanuel Macron dixit :

Fin de l'insouciance ! Vous vous en avez profité trop longtemps.

Le Ministre de l'Intérieur ne l'a pas sûrement pas informé du climat « orange mécanique » en France, du nombre record d'agressions contre les citoyens et contre tout ce qui représente l'autorité en France, des territoires de non France qui se multiplient, de la menace islamiste et terroriste.

Emmanuel Macron dixit :

Nous allons vers la pénurie généralisée, pétrole, gaz, .

Même la nature va vous punir de vos inconséquences. Auto culpabilisation, qui s'ajoute à la technique de la peur. Cette technique s’enseigne aussi à L'ENA.

Il s'agit de remplacer, la révolte par la culpabilité.

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, de ses efforts, de son inconscience.

Ainsi, au lieu de se révolter contre le pouvoir, l'individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui provoque l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !..

Emmanuel Macron dixit :

Quant à la guerre, elle est à nos portes, on va prolonger notre aide à l'Ukraine le temps qu'il faudra. Attention, menace nucléaire possible, mais moi chef de guerre je suis là.

La seule question qu'il faut se poser, et tenter dy donner une réponse

Pourquoi Macron utilise la peur ?

Pourquoi un tel constat et de telles prévisions apocalyptiques ?

On ne joue pas les Cassandre par jeu, par inadvertance, par erreur de communication.

Tout cela n'est pas divagation présidentielle, tout cela n'est pas « pétage de plomb » comme pensent certains journalistes,

tout cela est froidement calculé, chaque mot pesé au trébuchet, tout est construit suivant un plan précis, par une intelligence machiavélique certes, mais de haut niveau.

 

Cela s'appelle un plan de gouvernance par la peur

https://www.contrepoints.org/2022/06/27/433739-la-gouvernance-par-la-peur

 

Procédé qui a pour but essentiel de susciter le recours à un sauveur à qui il faut redonner les pleins pouvoirs afin qu'il nous protège.

 

 

Quel autre sauveur que lui serait envisageable ?

Oserait-on le mettre en balance avec des extrémistes de gauche et de droite qui vont mener La France au chaos en l'empêchant lui, notre seule chance de salut, de mettre en place les mesures nécessaires pour sauver le pays ?

 Mesures sur les retraites, le chômage, qui sont dans le tiroir depuis 5 ans.

 

Une majorité relative est une insulte quotidienne pour notre président, alors le plan ourdi est diablement précis.

La peur installée, il dissoudra l'assemblée, certain que le peuple déboussolé lui donnera une majorité absolue, c'est vital pour son ego, il ne peut concevoir l'exercice du pouvoir autrement qu'en solitaire.

Carte blanche pour les 5 ans à venir c'est le prix de la possible résurrection qu'il va nous proposer.

Marché de dupes ? Les Français décideront en temps voulu, mais il est bien évident que la division de l’opposition ne fera que faciliter une possible réalisation de son projet

Une inconnue de taille, le désespoir rendra-t-il mobilisateur ou inhibiteur.

Balavoine avait dit à Mitterrand

« ce que je peux vous dire, c'est que le désespoir est mobilisateur, et que lorsqu’il devient mobilisateur, il devient dangereux. »

 

vendredi 26 août 2022

Si tu me vois, commence à pleurer

Ce texte intriguant est gravé sur une pierre, pierre appelée Hungerstein, ou Pierre de la faim.

S’il faut en croire Héloïse Decarre, journaliste à France Culture, qui s’exprimait sur le sujet le 22 août dernier : ces pierres immergées lors des sécheresses tout au début du Moyen Age, puis plus tard, portent la mémoire des famines passées. Lien

Elles ont été placées dans plusieurs cours d’eau européens vers 1340, dans le lit de l’Elbe, du Danube, du Rhin, de la Moselle...et selon Alain Soubigou, maître de conférence à la Sorbonne Paris 1, spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Europe centrale : « elles apparaissent dans des terres éloignées des mers. Et évidemment, la disparition ou la baisse du niveau de l’eau provoque une inquiétude bien plus marquée que dans des pays comme, par exemple, la France, qui est bordée de mer et d’océan ».

Ce scientifique ne mâche pas ses mots annonçant d’abord des disettes localisées, puis éventuellement de la famine. lien

Ces pierres sculptées annoncent un risque de famine imminent, et plusieurs années de sécheresse ont été notées au fil des ans : 1417, puis 1616, 1707, 1746, 1790, 1800, 1811, 1830, 1842, 1868, 1893, la dernière date étant 2018, mise en évidence dans le lit de l’Elbe, qui était selon les experts « une sécheresse sans pareil depuis 500 ans », or ces mêmes experts annoncent que 2022 sera pire encore. lien

Actuellement, selon l’Observatoire Européen de la sécheresse, 47 % de l’Europe subissent un déficit d’humidité, et le phénomène devrait durer jusqu’en novembre. lien

La sécheresse ne menace pas que notre continent, puisque la Chine connaît aussi quelques problèmes.

Le fleuve Yangtsé, a baissé d’environ 45 % de son niveau habituel.

En même temps, 66 cours d’eau sont à sec dans la région de Chongqing , laissant apparaître une pierre sculptée recouverte auparavant par les eaux depuis 600 ans. lien

Nous voila prévenus…

après l’épisode peu glorieux de la pandémie, suivie par la guerre en Ukraine, mettant en évidence notre fragilité énergétique, ponctuée par une sévère canicule, il ne manquait que ça pour faire « le bonheur des français ».

Et quelle a été la réponse de notre petit Jupiter ?

« Il va falloir se serrer la ceinture ». lien

Mais alors quid de la dette de 600 milliards dont le président est responsable... alors même qu’il n’a pas réussi à trouver 3 milliards pour sauver l’hôpital public ?

Il manque des postes de professeurs (lien) (4000 postes d’enseignants n’ont pas été pourvus), le transport scolaire manque de conducteurs (lien), il a manqué des centaines de pompiers lors des incendies de cet été (lien), notre système de santé part en brioche : 99 % des hôpitaux et autres Ehpad connaissent des difficultés à recruter. lien

Auparavant, Olivier Véran, alors ministre de la santé, avait confirmé : « aux alentours de 15 000 soignants ont refusé la vaccination », et on connaît la sanction qui les a frappé. lien

Des internautes taquins ont réalisé une courte vidéo qui résume bien les contradictions de nos décideurs, et de nombre de scientifiques.

En effet, ce Macron est le même qui, tout en réclamant la sobriété, faisait du jet-ski au large de Brégançon…

hélas pour lui, des images ont circulé, et dans un premier temps, il a voulu faire croire que son jet ski était électrique, ce qui était naturellement un gros mensonge. lien

Autre mensonge, le 25 août dernier il s’est rendu en Algérie, en communiquant officiellement qu’il s’agissait de « rencontrer les jeunes algériens », alors qu’en réalité, il s’agit surtout d’obtenir la livraison de gaz, à preuve la présence de Catherine Mac Gregor, directrice générale d’Engie. Lien

Il y aurait donc 2 Macron, un qui plaide pour la sobriété, les énergies propres, et l’autre qui veut toujours plus de nucléaire, et remplacer le gaz russe par un gaz algérien...

Quant aux solution apportées par les experts gouvernementaux, elles sont plus un emplâtre sur une jambe de bois, qu’une réelle alternative.

Alors qu’ils prétendent que couper toutes les veilleuses de nos appartements pourrait économiser 15 % sur notre facture électrique, la réalité de cette économie ne dépasserait pas les 3 %...ce que conteste l’Ademe qui évoque 10 %. lien

Idem pour notre éclairage domestique : l’économie faite en changeant les ampoules traditionnelles par des leds ne dépasse pas les 5 %, et non les 35 % promis...d’autres affirment que l’économie serait de l’ordre de 10 à 15 %. lien

Ceci dit, procéder à ces changements reste malgré tout conseillé, même si les conséquences sur la consommation énergétique sont plus modestes que prévu.

À ce stade de la réflexion, il n’est pas inutile de démonter les arguments de ceux qui, contre toute évidence, continuent de nier le changement climatique.

Les climato-sceptiques affirment « le climat a déjà changé, ce n’est pas si grave ».

Si, en effet, le climat a toujours changé, il n’en reste pas moins que la force motrice dominante provient en priorité des activités humaines.

Ces mêmes climato-sceptiques affirment que les températures moyennes n’augmentent plus depuis 1998... peut-être mais ce serait oublier que seules des périodes de références d’au moins 30 ans permettent de comprendre les phénomènes.

Ils prennent comme exemple le fait que le Groenland était recouvert d’herbe... il y a 1000 ans... sauf que les carottages sur place ont démontré que la calotte glaciaire du même Groenland existait depuis au moins 400 000 ans.

Alors qu’ils montrent du doigt l’activité solaire, affirmant « le responsable c’est le soleil »... sauf que durant les 35 dernières années, l’activité solaire a eu tendance à diminuer…

D’autres accusent l’activité urbaine, laquelle aurait un effet sur le réchauffement global… s’il est vrai que les zones urbaines sont globalement plus chaudes que les zones rurales, le GIEC affirme « que les effets non corrigés des îlots de chaleur urbaine n’affectent pas plus de 10 % la tendance estimative moyenne de la température de l’air à la surface du globe à une échelle planétaire et centennale ».

Sur le site « bonpote  », on peut découvrir une analyse lucide démontrant en quoi les climato-sceptiques se trompent.

D’autres réponses aux climato-sceptiques sont à découvrir sur ce lien.

Ce qui n’empêche pas qu’ils sont encore nombreux, ces scientifiques qui continuent de nier l’évidence : notre planète est fragile, et c’est pour l’instant notre seule solution pour vivre, et habiter.

comme dit mon vieil ami africain : « le mensonge donne des fleurs, mais pas de fruits ».

L’image illustrant l’article vient de blogs médiapart

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

 


Guam n’est pas Pearl Harbor, et la Chine n’est pas le Japon

Dans cette folie qui semble s’être emparée de l’occident capitaliste dans le sillage des Etats-Unis prêts à renouveler l’exploit d’Hiroshima, avec à la pointe de ce bellicisme irresponsable, une internationale noire, conservatrice jusqu’au fascisme prête à pousser la situation jusqu’à l’apocalypse, la manière dont la Chine réagit est un des rares éléments de confiance que l’on peut avoir et cette mise au point en témoigne. La propagande occidentale sur le danger supposé que ferait courir la Chine, non seulement justifie le maintien de bases contre lesquels les peuples protestent mais également comme en Corée du sud le réarmement avec achat massif au complexe militaro-industriel des Etats-Unis. Les affaires sont les affaires et les passions identitaires sont d’abord des intérêts capitalistes. Effectivement le recent article de Jean-Claude Delaunay sur le refus de la logique des blocs mérite d’être discuté comme d’ailleurs cela se passe dans ce blog (note et traduction de Danielle Bleitrach) : éditorial du Global TimesPar Global TimesPublié: Aug 24, 2022 11:59 PM   Vue générale de l’océan Pacifique depuis la base aérienne d’Andersen à Guam, le 8 février 2018.Photo:AFP

Vue générale de l’océan Pacifique depuis la base aérienne d’Andersen à Guam, le 8 février 2018.Photo:AFP

Dans la campagne de diffamation contre la Chine utilisant des accusations infondées, Guam, située au centre de la « deuxième chaîne d’îles » et considérée par l’armée américaine comme le « cœur du Pacifique », est devenue le dernier point chaud pour Washington à partir duquel il tente de faire le buzz. Selon les médias américains, le Pentagone améliore considérablement les défenses aériennes et antimissiles de Guam, la raison en est que ses capacités de défense actuelles sont « insuffisantes pour faire face à une attaque de missiles à grande échelle par la Chine ». Dans le but de créer un sentiment d’urgence, le vice-amiral Jon Hill, chef de l’Agence américaine de défense antimissile, a présenté un calendrier, affirmant qu’au moins certaines défenses supplémentaires devraient être mises en place d’ici 2026.

Dans le même temps, une remarque plutôt sensationnelle est apparue plus fréquemment dans les reportages des médias américains sur Guam. Beaucoup de gens affirment que « l’incident de Pearl Harbor ne peut pas se reproduire », faisant référence à la possibilité que l’Armée populaire de libération chinoise puisse mener une « attaque sournoise » sur Guam et détruire les forces militaires américaines sur l’île. Des agences comme le Pentagone, le FBI, la CIA sont toutes passées maîtres dans l’art de fabriquer des « histoires d’horreur chinoises », et elles excellent à demander plus de budget pour leurs départements de cette manière. La demande de budget de la défense des États-Unis pour l’exercice 2023 comprendrait 892 millions de dollars pour la défense de Guam.

Nous avons également remarqué que parmi les « principales forces » préconisant que « la Chine puisse attaquer Guam », les groupes de réflexion conservateurs tels que l’Institut Hudson jouent très dur. C’est un fait évident que cet institut reçoit des fonds des autorités du Parti démocratique progressiste de Taïwan depuis longtemps. Il n’est pas exclu qu’il y ait une force motrice derrière cela dans une tentative de créer l’opinion publique que « l’armée américaine doit aider à défendre Taïwan ».

Guam, que les États-Unis ont saisie à l’Espagne pendant la guerre en 1898, est maintenant un territoire d’outre-mer des États-Unis, avec des bases pour l’US Air Force, la Navy et le Corps des Marines sur l’île. Guam se trouve à près de 10 000 kilomètres du continent américain et à seulement 2 700 kilomètres de l’île de Taïwan. L’importance et la vulnérabilité de cet emplacement sont comme les deux faces d’une médaille. Les deux caractéristiques sont encore plus importantes lorsque les États-Unis complotent pour renforcer leur répression stratégique de la Chine.

À en juger par le déploiement avancé par l’armée américaine, on veut que Guam devienne une lance pour frapper la Chine, mais en même temps, on craint que Guam ne devienne une cible immuable de l’APL, il doit donc accélérer ses efforts pour faire de Guam un bouclier. En réalité, cela constitue un ensemble de contradictions importantes. Plus l’armée américaine voudra réprimer l’APL, plus son sentiment d’insécurité sera fort. Il ne peut certainement pas être résolu par l’expansion continue des armements et la préparation à la guerre, mais ne sera que renforcé.

La Chine n’a pas l’intention de mener une guerre avec les États-Unis, et il est encore moins probable que la Chine mène une guerre non déclarée en menant une attaque sournoise comme l’a fait le Japon. Les Américains peuvent être rassurés à ce sujet. Mais si l’armée américaine intervient vraiment dans les affaires de Taiwan par la force, elle prend alors l’initiative d’avoir une confrontation armée avec la Chine, et nous riposterons certainement sans hésitation. Les bases militaires américaines, y compris Guam, sont naturellement dans la gamme de puissance de feu de l’APL. La question de Taiwan relève entièrement des affaires intérieures de la Chine. Si un tel scénario se produit, fondamentalement parlant, l’armée américaine mène une acte d’agression, et nous sommes justifiés de légitime défense. C’est exactement le contraire de la nature de l’attaque de Pearl Harbor.

Que Guam soit en sécurité ou non dépend en fin de compte du rôle que Washington veut y jouer. Techniquement parlant, les caractéristiques du système antimissile lui-même déterminent que, quelle que soit sa densité, son effet d’interception sera limité. La refonte et la modernisation de Guam par l’armée américaine peuvent au mieux être considérées comme un « confort spirituel ». Si Washington veut vraiment résoudre son malaise intérieur, il n’y a en fait qu’un seul moyen : dissiper complètement l’idée de provoquer la Chine, et ne pas considérer Guam comme une « nouvelle ligne de front contre la Chine ». Aujourd’hui, Washington parle souvent de contrôle de crise, mais ne peut s’empêcher de frapper un match par la poudrière qu’il fabrique. Il doit savoir que le vrai contrôle est d’arrêter tout acte de jouer avec le feu.

Aujourd’hui encore, l’attaque de Pearl Harbor est considérée comme une « humiliation nationale » par de nombreux Américains. Le 7 décembre de l’année dernière, à l’occasion du 80e anniversaire de l’attaque de Pearl Harbor, près de 100 législateurs japonais de droite ont visité le sanctuaire Yasukuni, qui consacre certains des tristement célèbres criminels de guerre japonais de classe A de la Seconde Guerre mondiale. Le signal envoyé est presque évident. Mais Washington, qui est extrêmement sensible et étroit d’esprit face à la Chine, a fait preuve de connivence pour le comportement provocateur du Japon. L’impulsion des forces de droite japonaises à percer le système de l’après-Seconde Guerre mondiale a été imparable, et c’est l’un des plus grands risques auxquels l’Asie-Pacifique est confrontée. Quelle est la gravité des conséquences de trouver le mauvais ennemi ? L’histoire nous a donné trop de fois des inspirations et des leçons.