mardi 25 avril 2023

 

 

 

LA CHAINE YANKEE CNwes: AU SECOURS, LE PÉRIL ROUGE EST À NOS PORTES. 

"Doit on craindre le retour du communisme?"

Ce bandeau barrait l'écran de la chaine CNwes pendant les premières manifestations de mars contre la soi-disant "réforme" scélérate imposée, au moyen des pires manœuvres, les plus brutales, antidémocratiques, par le nain narcissique qui s'est imposé à l'Élysée avec les méthodes malhonnêtes de roublard vicieux que l'on sait, - moi ou le fascisme- pour cacher le recul de civilisation qu'il nous préparait, dans le seul but d'enrichir toujours plus les milliardaires qui le manipulent, au détriment du peuple Français qu'il méprise ouvertement, sans honte ni regret. Il ne connait que l'orgueil de soi, tel un gosse immature et odieusement gâté, et semble fier du mépris de tous qui subissent sa folie destructrice, même de ceux qui lui ont fait confiance. 

Monstrueux!! 

Car : "moi ou la fasciste", qui est le plus facho des deux? La plus ou le moins dangereux?

Voici le texte qu'en écrit P.R. sur le "Monde Diplomatique" d'Avril, sous le titre "Bonheur" que j'ai voulu vous faire partager. Il est bref, net, circoncis, tellement facile à lire....et à comprendre. Un traité clair et succin sur la transparence cristalline de la politique économique capitaliste, qui atteint son paroxysme inhumain,  et qu'il faudra bien se résoudre un jour à remplacer par autre chose qu'un emplâtre sur une jambe de bois pourri.

"En attendant le "retour " du communisme,et l'instauration de la Terreur mélenchonienne, les actionnaires des grandes entreprises mondiales ont récolté en 2022 plus de 1500 milliards d'euros de dividendes, soit plus que la richesse produite au cours de la même année par l'Espagne. Selon les économistes Isabella Weber et Evan Wasner, le taux de profit des entreprises américaines  ( 16% de la valeur ajoutée brute ) a battu un record datant de 1945. En France, les propriétaires ont touché plus de 80 milliards d'euros au titre de l'exercice 2022, soit 3% du produit intérieur brut: c'est trente fois le déficit des caisse de retraite attendu cette année et 4,5 fois le montant des "économies" escomptées dans la version initiale de la réforme.

A eux seuls, les actionnaires de TotalEnergies, LVMH, Sanofi, BNP Paribas, Stellantis, Axa et Crédit Agricole raflent la moitié du pactole. En théorie, les dividendes rémunèrent le risque encouru par les apporteurs de capitaux. En pratique, ces derniers n'ont rien à redouter puisque l'État néolibéral renfloue avec l'argent du contribuable ces groupes " trop gros pour couler " s'ils viennent à tanguer.

La magie de la politique économique apparait alors dans sa transparence cristalline: la réforme des retraites - imposée de l'aveu même du Président de la République pour rassurer les marchés sur sa détermination à continuer de prendre aux pauvres pour donner aux riches obligera les salariés à financer par leur travail deux années supplémentaires de profits dont une partie disparaitra en rachats d'actions exonérés d'impôts et l'autre dans des paradis fiscaux.

Le péril rouge est à nos portes". (°)

Note de P.

(°) Dixit la chaine de matraquage permanent  CNwes, qui, sous le fallacieux prétexte de nous "informer", s'acharne quotidiennement " en boucles " à  nous abrutir, nous endormir, nous assommer, nous anesthésier, et tenter de faire des citoyens que nous sommes des  imbéciles prêts à accepter sans broncher le pire des reculs de civilisation imposé par les banques par le truchement du minable voyou qui a réussi à se faire élire deux fois afin de neutraliser toute velléité d'opposition et accomplir son sale boulot de démolir les conquêtes sociales arrachées par la gauche à la Libération. 

Heureusement, le front syndical semble ne pas se fissurer. Il faut continuer de se mobiliser et faire grossir la résistance jusqu'à battre les prétentions imbéciles de ce gouvernement.  L'incroyable, l'insupportable, c'est qu'il va jusqu'à provoquer les Français où quelques idiots lui tendent encore la main, et puis il fait arrêter des citoyens qui ont l'outrecuidance de lui dire ses quatre vérités. Sa majesté provoque et punit. 

Un jour, bientôt, il faudra peut-être qu'il rende des comptes, il aura trop joué avec l'argent et la patience des citoyens. Beaucoup de consciences se sont éveillées. Et non des moindres. Elles s'expriment. Elles en ont marre d'être à ce point méprisées et ne craignent pas de déclarer publiquement  que cela suffit. Que le petit  mec qui prend le peuple Français en otage, et de plus ses élites, doit partir. La colère n'en finit pas de gronder, sans que le psychopathe imbécile comme il est qualifié de partout ne veuille rien entendre. Quand va-t-il comprendre qu'il est en train de se ridiculiser en martyrisant la France et ses citoyens?

 

lundi 24 avril 2023

La loi  sur les retraites est passée, le Conseil constitutionnel l’a validée, elle a été promulguée, Emmanuel Macron a parlé, en espérant tourner la page.

Mais Macron sort affaibli de la séquence : ses mensonges ont été révélés, il a été contraint de contourner le vote de l’Assemblée nationale, il fait face à un mouvement social massif et tenace, et le président de la République comme ses ministres ne peuvent plus se déplacer sans provoquer un concert de casseroles.

La gauche parlementaire  aura bientôt épuisé son stock de recours légaux pour éviter la  réforme.  Il ne reste que la perspective d'un référendum.

La NUPES est désormais au pied du mur

En réalité elle y est depuis longtemps. Ce n'est pas la NUPES qui est à l'origine du mouvement social.  Au début Mélenchon a  cru le précéder avec une manifestation artificielle. Les Français et Françaises ont préféré l'union syndicale et ils avaient raison.  Et l'analyse de TOUS les scrutins législatifs partiels est sans appel. Les Français ne ressentent pas la NUPES comme le débouché des luttes.

Pourquoi ?

 L'actuelle division  entre droite et gauche  limitée à la NUPES  ne correspond pas aux attentes des manifestants. Mélenchon  en cherchant désespérément à rassembler autour de sa personne  a fait ce qu'il n'aurait jamais dû faire : il a divisé , voulant écraser les communistes  et choisi une alliance privilégiée avec les verts indispensable  mais  porteuse de grands dangers. Il a rabougri au lieu de développer.

La manifestation contre l'autoroute castraise  en est une preuve supplémentaire    Arracher des arbres n'est pas souhaitable, mais empêcher de remédier à l' isolement  relatif de Castres  n'est pas ressenti par une majorité de notre pays  comme  compatible avec l'exercice du pouvoir.  L'écologie punitive, la question du nucléaire,  la mise en avant de la planète en oubliant les  difficultés de la partie la plus défavorisée de la population deviennent un frein et non un moteur.   Nous devons être AUSSI une force de progrès social.

Le renforcement  du  PCF devient un enjeu stratégique

Non comme force hégémonique mais comme force garantissant à celui qui ne peut payer sa facture d'électricité que ce n'est pas la voie allemande du doublement  des prix  qui sera suivie.   

Comme une force qui veut non chasser les usines polluantes mais obliger les pollueurs à dépolluer.

 Comme une force qui n'interdira pas la circulation des vieilles voitures mais donnera  au plus pauvres les moyens de les remplacer.

Comme une force qui saura aider les agriculteurs  à sortir du productivisme  en leur permettant en même temps de vivre confortablement.

C'est le sens de la stratégie des jours heureux.  Nous ne sommes pas là pour désespérer et proposer un   repli passéiste dont la majorité des Français et Françaises ne veulent pas. Ce n'est pas nier le réchauffement , c'est le mettre à sa place .

D'autres forces doivent s'ajouter au rassemblement

Les quartiers populaires  qui ne votent plus, les couches sociales déboussolées , les petits et moyens patrons, doivent être gagnés si nous voulons rassembler majoritairement. Pleurer sur les progrès du RN ne suffira pas.

Tel est l'enjeu et non un rabibochage entre dirigeants des partis constitutifs de la NUPES. Et cela ne peut se faire sans vous.

 Henri Ausseil

 

 

Publié par El Diablo

 

Nous vous proposons de consulter, et éventuellement, de signer et de faire signer autour de vous la pétition indiquée ci-dessous.
Son initiateur est l'universitaire Gérard Tollet. 

Elle invite à soutenir Annie Lacroix-Riz, l'historienne internationalement connue, qui est victime de diffamation politique et d'appel explicite à censure de la part de la fausse gauche euro-belliciste et ultra-atlantiste.

Georges Gastaud

Philosophe, membre du secrétariat national du P.R.C.F.

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L'ignominie et l'insulte ne peuvent servir d'argument ! 

Le 28 mars 2023, l’Assemblée nationale s’est saisie indirectement d’une demande du gouvernement ukrainien et, par un vote allant des écologistes en passant par le PS et allant jusqu’à l’extrême droite, a reconnu la grande famine de 1933 en Ukraine comme un génocide perpétré volontairement par l’URSS. Dans le contexte du conflit OTAN-Russie en Ukraine, chacun se fera une idée de la portée et de l’objectif d’un tel vote.

Mais indépendamment de l’avis que l’on peut avoir d’une part sur ce vote (il y aurait beaucoup à dire) et d’autre part sur la triste période évoquée, un fait grave est intervenu qui dépasse les limites de l’acceptable.

Dans un article de Médiapart daté du 31 mars 2023 relatant ce vote et intitulé « Comment la grande famine ukrainienne de 1933 est venue percuter la gauche française », l’historienne Annie LACROIX-RIZ, professeure émérite à l’université Paris-Sorbonne, a été une nouvelle fois l’objet d’insultes outrancières autant injustes qu'injustifiées. Affublée de qualificatifs injurieux tels que « négationnisme pur », « complotiste », elle n’a que le tort de ne pas abonder dans le sens du quasi-consensus politico-médiatique actuel, sachant que ce consensus n’existe pas au niveau de la recherche universitaire sur le sujet. Et les rédacteurs de l’article d’en rajouter en s’étonnant de l’invitation de l’historienne dans certains médias (nommément cités), ce qui n’est ni plus ni moins qu’un appel implicite à la censure !

POURSUIVRE LA LECTURE : 

 

Chers amis,

Je tiens à vous informer de l’initiative de soutien qu’a rédigée mon collègue et ami Gérard Tollet, parmi les amis et camarades qui se sont dressés contre l’article de Médiapart du 31 mars 2023 dénonçant mes « thèses aux relents complotistes » sur les tenants et aboutissants de la Débâcle française de mai-juin 1940 et me taxant de « négationnisme pur » dans l’étude (depuis 20 ans) de « la famine en Ukraine » de 1933, érigée en « génocide » par une « résolution parlementaire » du 28 mars 2023 (« Comment la Grande Famine ukrainienne de 1933 est venue percuter la gauche française »). Voir notamment https://www.librairie-tropiques.fr/2023/04/canailleries-sans-peril-vu-la-conjoncture.html (4 avril 2023) et https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/histoire-hemiplegique-brune-et-propagande-de-guerre-suite-a-un-article-repugnant-mediapart-contraint-a-publier-un-droit-de-reponse/ (11 avril 2023)

Rappelons que cette énième et dernière campagne injurieuse contre les rebelles à la Doxa a été lancée peu avant que ne soient révélées les méthodes d’un des dénonciateurs du « complotisme » les plus notoires en France. Parmi eux s’est en effet illustré depuis près de 20 ans Rudy Reichstadt, « l’un des meilleurs connaisseurs français de la sphère complotiste » selon Libération (2016). Cet individu, qui insulte en permanence, sur fonds publics généreux, assurément, les « prétendus » complotistes, a notamment servi de source essentielle sur mon « complotisme » à l’ignominieuse fiche https://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Lacroix-Riz, fiche elle-même à la base de l’assaut de Médiapart du 31 mars (le lien d’un certain Lancêtre (https://blogs.mediapart.fr/lancetre) sur ses thèses aux relents complotistes en provient directement).

On ose espérer que l’écho systématique que la grande presse, notamment celle de « gauche », a réservé jusqu’ici aux « révélations » spectaculaires de M. Reichstadt va faiblir alors que ce spécialiste du complotisme est muni de nouvelles casseroles, instruments culinaires décidément en vogue ces temps-ci :

François Vaneeckhoutte, « Rudy Reichstadt, fondateur du site anti-complotiste Conspiracy Watch, a-t-il indûment bénéficié du Fonds Marianne ? », Libération, 19 avril 2023 : N7a57ET3fWtrS9jWr0gh_P6aTKCyRqaO_9g&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=524653

A cette date, le reste de la presse demeure discrète sur le dossier.

Notons que les casseroles tenaient déjà de la batterie de cuisine avant cet épisode. Ne doutons pas que sa fiche https://fr.wikipedia.org/wiki/Rudy_Reichstadt (sans oublier https://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Bronner) s’enrichisse à court terme d’un nouveau texte et de la ou des notes y afférentes…

Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz

SIGNER LA PETITION

 


Le général Sobolev : Nous sommes à nouveau engagés dans un combat mortel contre le fascisme !

Le 18 avril, la Douma d’État a adopté à l’unanimité une déclaration “sur l’inadmissibilité de la politique répressive des autorités lettones, lituaniennes et estoniennes à l’égard de la population russophone”. La position de la faction du KPRF a été présentée dans son discours par le député, le lieutenant général V.I. Sobolev.

– Cher Viacheslav Viktorovitch, camarades députés, chers collègues !

Le parti communiste de la Fédération de Russie votera certainement à l’unanimité en faveur de la résolution, mais je voudrais aborder une question directement liée dans mes remarques.

Dans exactement trois semaines, le 9 mai, nous commémorerons une fois de plus le 78e anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre patriotique. Comme il a été annoncé la semaine dernière, en proclamant haut et fort ici la victoire du peuple soviétique sur l’Allemagne nazie.

Je suis tout à fait d’accord avec cela, la victoire du peuple soviétique, mais le peuple soviétique correctement organisé, élevé dans l’esprit de l’amour désintéressé et du dévouement à sa patrie et prêt à donner sa vie pour sa liberté et son indépendance, formé de manière réelle, y compris dans l’armée, et armé des armes les plus modernes.

Qui a fait tout cela pour le peuple soviétique ? La réponse est sans équivoque : le parti communiste panrusse des bolcheviks. De quelle manière ? Tout d’abord, pendant la guerre, en donnant l’exemple. Avant la guerre, l’Union soviétique comptait un million et demi de communistes. Sur les fronts de la Grande Guerre patriotique, 3 millions de communistes sont morts. Le parti est tombé deux fois sur les fronts de la Grande Guerre patriotique, mais pendant cette période, plus de 6 millions de personnes ont rejoint ses rangs.

Je n’ai pas appris cela dans les livres. Mon père, Sobolev Ivan Afanasyevich, faisait partie de ces six millions de personnes. Il a fait la guerre et l’a terminée en tant que capitaine, commandant des batteries de canons antichars à Berlin.

Ce n’est pas une invention de la propagande soviétique, quand les gens partaient au combat, ils laissaient une lettre – si je péris, veuillez me considérer comme un communiste.

Ainsi, ce parti de fer était à l’époque la force organisatrice et directrice qui ralliait le peuple à la victoire dans la Grande Guerre patriotique.

Joseph Vissarionovitch Staline était à la tête du parti, des forces armées et du gouvernement.

Je dis cela pour affirmer que le peuple soviétique a vraiment gagné sous la direction du parti communiste panrusse des bolcheviks, sous la direction du grand Staline.

Et qu’a fait Staline personnellement pour la victoire ? On peut également poser cette question.

Eh bien, la première chose qu’il a faite en tant que grand chef militaire, c’est de repousser la frontière occidentale de l’Union soviétique de 250 à 300 kilomètres, déjouant ainsi tous les plans de la guerre éclair nazie.

Sans cela, la bataille de Smolensk, qui a duré deux mois, aurait été la bataille de Moscou, avec toutes les conséquences qui en auraient découlé.

Et Leningrad aurait été encore plus tôt à portée de tir de l’artillerie.

La deuxième chose que Staline a faite. Il a réussi à créer une coalition anti-hitlérienne dans les conditions les plus difficiles et les plus dures.

Et, surtout, il n’a pas permis la guerre sur deux fronts.

Troisièmement. À la veille de la guerre, il a planifié le développement de notre économie de manière à ce qu’elle tienne tête à l’économie de toute l’Europe et qu’elle l’emporte.

En 1931, Joseph Vissarionovitch a déclaré : “Nous avons 50 à 100 ans de retard sur les pays avancés de l’Ouest : soit nous franchirons cette distance en dix ans, soit nous serons balayés”. Et nous avons engagé la course – nous avons construit 9 000 grandes usines qui nous ont donné l’arme de la victoire, grâce à laquelle nous avons gagné la guerre.

En outre, le génie de Staline avait prévu qu’au début de la guerre, l’industrie créée dans la partie européenne du pays devait être déplacée vers l’est. À cette fin, dès avant la guerre, des usines de doublage ont été construites, ou du moins ont commencé à être construites, il y a eu des communications, les fondations ont été posées et ainsi de suite, et en quelques mois, nous avons déplacé mille cinq cents grandes entreprises industrielles vers l’Oural et la Sibérie.

Seuls Staline et le peuple soviétique ont pu faire cela. Personne au monde n’aurait pu le faire. C’est la contribution personnelle de Joseph Vissarionovitch à la victoire sur l’Allemagne nazie. C’est hélas Winston Churchill, le plus grand ennemi de l’Union soviétique, de notre peuple et du communisme, qui l’a dit le mieux lorsqu’il s’est exprimé à l’occasion du 80e anniversaire de Joseph Vissarionovitch Staline en 1959 : “Ce fut une grande chance pour la Russie qu’en des temps aussi difficiles, un homme aussi grand que Staline ait été à la tête de l’État”. Je ne citerai pas l’intégralité du texte, mais à la fin, il a déclaré : “…qui a pris la Russie avec une charrue et l’a laissée avec des armes nucléaires”.

Je voudrais donc remettre les pendules à l’heure et faire un lien direct avec aujourd’hui, alors que nous sommes à nouveau engagés dans une bataille mortelle contre le fascisme. Nous devons nous souvenir de nos grands ancêtres, de notre commandant en chef suprême et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que, cette fois encore, le fascisme ne passe pas, et pour ce faire, nous devons nous souvenir de ce que nos pères, nos grands-pères et nos arrière-grands-pères ont fait. L’un des symboles de la Victoire est le Mausolée de Vladimir Lénine, c’est depuis la tribune du Mausolée que Joseph Staline a défilé le 7 novembre 1941, c’est au pied du Mausolée qu’ont été jetés 200 étendards d’une sélection de divisions fascistes vaincues par l’Armée rouge, et c’est l’image de Lénine qui figurait sur les bannières des gardes de nos glorieuses divisions. Fermer le Mausolée au peuple le jour de la Victoire est pour le moins injuste, malhonnête et tout simplement méprisable !

 

samedi 22 avril 2023

Truss, Macron : le naufrage des politiques oligarchistes

par Laurent Herblay (son site)
vendredi 21 avril 2023

Papier publié dans Front Populaire N°11

 

Une première ministre britannique qui doit démissionner après quelques semaines pour avoir déclenché une crise financière. Un déficit commercial français qui pulvérise des records historiques, à 150 milliards d’euros sur les douze derniers mois, contre 85 en 2021. Cet automne a été celui de l’échec des potions amères oligarchistes (dérèglementation et baisse des impôts des plus riches et des multinationales), en pratique, et même par anticipation des marchés.

 

Le ruissellement n’est qu’une injustice inefficace

Si les marottes des années 1980 ont permis à Liz Truss de prendre la tête de son parti, son programme de baisse massive des impôts de l’oligarchie s’est révélé un fiasco qui a fait plonger les marchés, et imposer à la Banque d’Angleterre d’intervenir. Elle proposait ainsi de supprimer la dernière tranche marginale d’imposition, sur les revenus supérieurs à 150 000 livres par an, et de revenir sur le projet de hausse de 19 à 25% de l’impôt sur les sociétés, mis en place par Boris Johnson pour financer les services publics, le tout agrémenté de mesures de dérèglementation. Il y a quelques années, les marchés auraient sans doute applaudi un tel programme, dont ils sont les principaux bénéficiaires, comme avec Reagan, Thatcher, Bush, Trump ou Macron.

Mais en 2022, même les marchés comprennent qu’il n’y a pas de ruissellement, et que ces baisses d’impôt ne font que creuser les déficits, sans soutenir la croissance, l’argent ainsi distribué ne revenant qu’à une infime minorité qui l’épargne le plus souvent… D’où l’envolée des bons du Trésor britanniques, de 2 à 4,5% et la chute de la livre à un plus bas historique face au dollar. L’économie britannique a semblé au bord du gouffre, entre panique financière et alerte du FMI, rappelant les années 1970. Résultat de cette débâcle, Liz Truss a fini par complètement revenir sur son plan, en deux temps, avant de démissionner devant la fronde des députés et des ministres, qui ont bien compris qu’elle ne pourrait les mener qu’à un naufrage électoral avec une telle direction.

Si la France n’a pas connu de telle panique, c’est peut-être uniquement une question de temps. Macron, par sa position centrale sur l’échiquier politique, et le fractionnement de son agenda, n’a pas provoqué une telle réaction des marchés. Pourtant, mis bout à bout, ce qu’il a fait en dix ans est parfaitement comparable au plan de Liz Truss. Après les 50 milliards de baisses des impôts sous Hollande, il y a ajouté la suppression de l’ISF et sa flat tax pour les plus riches, ainsi qu’une baisse de l’impôt sur les sociétés, puis une première baisse des impôts de production. Son second mandat y ajoute déjà une nouvelle baisse des impôts de production. En cumul, c’est un coût de près de 100 milliards par an, qui manquent si cruellement à l’éducation ou à la santé…

Il y a ajouté trois vagues de déconstruction du droit du travail (loi Macron, loi El Khomri, ordonnances Macron) et une première réduction des droits au chômage, auquel devrait s’ajouter une seconde vague, ainsi qu’une baisse des droits à la retraite. Toutes ces réformes, justifiées par le rapport Gallois, dès 2012, avaient pour principal objectif d’améliorer notre compétitivité, et redresser un commerce extérieur alors déjà largement déficitaire (70 milliards). Leur échec était prévisible, tant cette course est illusoire dans une Union Européenne où le salaire minimum peut être 80% plus bas que chez nous, et alors que nos frontières sont ouvertes à tous les vents marchands et comptables. Dix ans après, le fiasco est complet, comme l’indique notre déficit commercial, qui a doublé.

Bien sûr, notre balance commerciale souffre de la hausse du prix des hydrocarbures. Mais le pétrole n’est pas beaucoup plus cher qu’il y a dix ans : notre déficit industriel continue de se creuser, tout comme notre déficit avec toutes les régions du monde ! Les baisses massives d’impôts et les vagues de déconstruction des droits sociaux n’ont pas empêché le doublement d’un déficit qu’elles devaient réduire. Quelle folie de poursuivre dans la même direction sans même faire le bilan du passé, tant il est clair que ces politiques produiront les mêmes effets : aucune amélioration de notre solde commercial, des déficits accrus et une austérité maladive pour les services publics.

Pour l’instant, la France de Macron persiste dans son impasse sans provoquer de panique financière : si les taux auxquels nous empruntons ont fortement augmenté cette année, nous continuons à être mieux traités que Londres, Rome ou Madrid, malgré un déficit budgétaire et une dette assez similaires (à l’exception de la dette italienne), et tout en menant des politiques assez proches. Mais la montée de nos déficits extérieurs change la donne alors que les budgets restent largement dans le rouge. En effet, c’est la concomitance des deux déficits, associée à une hausse des taux et l’austérité, comme actuellement, qui avait précipité la zone euro dans la crise du début des années 2010. Alors, la France n’avait pas été visée car nos déficits n’étaient pas les plus importants.

Le fiasco de la politique de l’offre Hollande-Macron nous a doublement affaibli, creusant nos déficits budgétaire et commercial au point que la France affiche les plus mauvais résultats des grands pays de la zone euro, seulement devancé par la Grèce… La France de Macron pourrait bien être une des premières cibles d’un nouvel accès de panique des marchés financiers à l’égard de la zone euro, et alors, peut-être connaître le sort de la Grande-Bretagne de Liz Truss.