jeudi 16 novembre 2023

Des dirigeants israéliens bientôt devant la Cour pénale internationale ?

La dernière vidéo quotidienne d’Alexander Mercouris est particulièrement intéressante. Alexander Mercouris est un journaliste britannico-grec, spécialisé dans le droit et la géopolitique. Il a créé avec son compère Alex Christoforou le site de réinformation The Duran, qui fournit des analyses indépendantes sur les événements mondiaux. Il vit à Londres pendant que son collègue, Alex Christoforou, basé à Chypres, parcourt l’Europe et nous la fait découvrir avec ses vidéos de plein air, où il commente, avec verve et ironie, les clowneries dramatiques de dirigeants occidentaux incompétents et arrogants, aux prises avec des bouleversements mondiaux qui leur font perdre les pédales.

Un cessez le feu et une plainte devant la CPI

Sa dernière vidéo, publiée la nuit dernière (la nuit du 12 au 13 novembre 2023), porte principalement sur le siège de l’hôpital Al-Shifa, au nord de la bande de Gaza, par l’armée d’occupation israélienne, sur la réunion conjointe de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) organisée en urgence à Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite, samedi dernier (11 novembre 2023), pour discuter de la situation à Gaza, et sur l’éventualité que des officiels israéliens soient traduits devant la Cour pénale internationale (CPI).

Il explique que le siège de l’hôpital, à la vue et au su du monde entier, est une erreur stratégique et politique majeure car aucun argument ne peut justifier l’attaque d’un hôpital comme Al-Shifa. Les peuples du monde entier, y compris de plus en plus d’occidentaux, sont révulsés par toutes les horreurs et les crimes que commettent, dans leur mégalomanie, Netanyahou et l’état-major israélien.

C’est la raison pour laquelle tous les pays musulmans étaient représentés à la réunion conjointe de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Alexander Mercouris parle des mesures proposées par certains états pour forcer un cessez-le-feu, comme un embargo sur le pétrole et le gaz ou la fermeture de l’espace aérien musulman à Israël et ses soutiens. C’est, comme on pouvait s’y attendre, le président iranien, Ebrahim Raïssi, qui a été le plus virulent comme le rapporte Press TV, qui, bizarrement, n’est pas encore interdit en France. Toutes ces propositions ont été rejetées par les États du Golfe. A juste titre, selon Mercouris, car elles auraient eu pour conséquence d’augmenter le soutien à Israël, déjà souvent « inconditionnel », des pays occidentaux qui auraient souffert de ces mesures. A la place, les États musulmans ont mis l’accent sur les crimes d’Israël, réclamé un cessez-le-feu et une Conférence pour la paix (qui priverait les Etats-Unis de leur rôle traditionnel de médiateur entre Israël et les Palestiniens) et enfin posé les bases d’une plainte pour crimes de guerres contre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI). Mercouris pense qu’elle a des chances d’aboutir parce que, même si Karim Khan, le nouveau procureur de la CPI, est beaucoup moins indépendant et courageux que Fatou Bensouda, la précédente procureure, il lui sera difficile de traîner indéfiniment les pieds sans mettre en danger la survie de la CPI elle-même. Karim Khan s’est en effet empressé de satisfaire aux exigences des Etats-Unis et de leurs valets européens en condamnant Poutine pour des raisons très contestables et en lançant un mandat international d’arrêt contre lui. Comment pourrait-il laisser passer les crimes israéliens annoncés, perpétrés et revendiqués par les officiels israéliens eux-mêmes ?

C’est aussi l’avis de Christophe Oberlin, qui, dans une excellente vidéo du Café marxiste, parle du livre intitulé "Les dirigeants israéliens devant la cour pénale internationale" qu’il a publié en 2020 pour décrire les aléas du recours à la CPI entamé, sous Fatou Bensouda, par plusieurs associations et avocats pour obliger l’Etat sioniste à rendre des comptes pour les crimes qu’il commet en Palestine depuis 1948. Christophe Oberlin connaît bien la bande de Gaza, car, en tant que chirurgien, il s’y rend 3 fois par an pour des missions chirurgicales.

Selon Oberlin, donc, si Karim Khan pouvait peut-être étouffer le recours avant la riposte barbare d’Israël à l’attaque du Hamas du 7 octobre, soutenue par les Etats-Unis et presque tous leurs valets européens, il lui sera beaucoup plus difficile de le faire maintenant après les massacres et les déclarations racistes et génocidaires des dirigeants israéliens.

Ses arguments me paraissent d’autant plus justes qu’il apparaît de plus en plus qu’une partie des atrocités perpétrées le 7 octobre, et imputées au Hamas, l’ont été en fait par l’armée d’occupation israélienne. L’indomptable et incorruptible Michel Collon l’explique dans une récente vidéo intitulée "7 octobre : révélations sur les massacres - Le MédiaMensonge du Jour - n°10".

De plus, comme le souligne Alexander Mercouris, l’Assemblée générale des Nations Unies, qui est devenue l’instance réellement représentative de l’ONU du fait que le Conseil de sécurité est bloqué par le système de veto, est aux trois-quarts en faveur d’un recours contre Israël à la CPI ; si un vote était conduit là-dessus, l’Occident serait complètement isolé et discrédité, du fait de son refus de mettre fin aux crimes de son protégé.

La censure

Pendant ce temps, en Occident, la propagande et la censure battent leur plein. J’ai traduit dernièrement un article de Philip Giraldi intitulé : "L’exception israélienne à la liberté d’expression" et sous-titré "La politique étrangère américaine doit se libérer de l’emprise israélienne", dans lequel il décrit l’ignominieuse Résolution de censure dont a été victime la député Rashida Tlaib, à la Chambre des représentants des États-Unis, « pour le crime d’être d’ascendance palestinienne et de s’élever contre le génocide actuel de son peuple par l’État juif. Presque tous les républicains ont voté pour la condamner, de même qu’un nombre considérable de ses collègues démocrates ».

En France, on a droit au battage contre l’antisémitisme, à grand renfort de propagande médiatique et étatique et de manifestations sponsorisées par le CRIF, pour dissimuler et blanchir les crimes de l’entité sioniste et... les nôtres, car il suffirait que l’US/UE coupe ses aides à Israël pour qu’il soit obligé d’arrêter les massacres et de composer avec ses voisins. Mais les sponsors occidentaux de l’état hébreu veulent maintenir au Moyen Orient le porte-avion étasunien qu’est Israël pour contrôler les flux d’énergie mondiale. Le nettoyage ethnique des Palestiniens qui dure depuis 75 ans avec, entre autres, l’assassinat massif et répété de civils, aux deux tiers des femmes et des enfants, n’est pas cher payé par rapport aux 500 000 enfants assassinés par l’OTAN en Irak et il "vaut certainement la peine", comme le confirmerait, sans nul doute, la criminelle Madeleine Allbright si elle était toujours vivante. Je n’ai pas de chiffres précis des victimes du massacre en cours car le Hamas semble avoir perdu le compte et, sur Google, je suis remontée jusqu’à la 8e page sans trouver une source médiatique qui dépasse les 9 000 ! La censure s’abat même sur le nombre certainement sous-évalué des morts à Gaza.

La curée assortie de menaces de toutes sortes s’intensifie contre la France insoumise (LFI) qui a eu l’audace de ne pas participer à la marche officielle contre l’antisémitisme. Elle est comme de bien entendu menée par les organes officiels de la bien-pensance mondialiste qui viennent de trouver en la personne du malheureux David Guiraud une cible commode. Le Monde mène le bal. Avec son hypocrisie habituelle, l’ex journal de référence titre : "Le député LFI sous le feu des critiques après avoir lié Israël aux massacres de Sabra et Chatila" avec en sous-titre : "Plusieurs parlementaires ont annoncé leur intention de signaler ces propos à la justice. Le député « insoumis » a ensuite nié toute minimisation de l’attaque du 7 octobre". Ce qui est intéressant dans l’affaire, c’est que tout le monde sait que c’est bien en effet Israël qui a lâché les milices chrétiennes dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila et les a encouragées à massacrer le plus de Palestiniens possible. Mais la propagande officielle se moque complètement des faits que le pauvre David Guiraud s’époumone à rappeler en pure perte.

Ouest France n’a pas besoin de faire semblant d’être neutre, et donc il frappe carrément sous la ceinture : "Sondage : plus de la moitié des Français pensent que LFI est dangereux pour la démocratie". Plus dangereux même que le RN (45% contre 42%), fait semblant de s’étonner le journal de caniveau.

Bien sûr on peut regretter que la raison invoquée par la FI pour justifier son absence soit la présence du RN - que la LFI s’obstine à considérer d’extrême-droite et raciste, comme si l’extrême-centre au pouvoir ne l’était pas tout autant -, alors que la vraie raison est plutôt, à mon avis, que la LFI ne veut pas cautionner l’instrumentalisation de l’antisémitisme et de la communauté juive pour mettre le nettoyage ethnique de la Palestine sous le tapis. Certes, c’est plus délicat à expliquer dans la mesure où la communauté juive est ravie d’être instrumentalisée de la sorte.

Une des récentes manifestations, parmi les plus dégoutantes et les plus grotesques, de la censure française est rapportée par le Media en 4-4-2. L’article est titré : "Sept ans de prison et une amende de 100 000 euros pour avoir ironisé sur une fake-news ? Palmade toujours libre !" :

« L’influenceuse, Warda Anwar, interpellée jeudi dernier, comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris le 22 novembre. Elle sera jugée pour "apologie du terrorisme utilisant un service de communication au public en ligne" et "provocation publique à la haine, à la violence ou à la discrimination à raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion".

« Le motif de cette affaire remonte à une vidéo publiée sur Instagram, où la jeune femme avait sarcastiquement commenté les actions du Hamas lors de son attaque en Israël, en réaction à des rumeurs non confirmées sur un bébé prétendument placé dans un four.

« " L’histoire du bébé qui a été mis dans le four, je me pose la question s’ils ont mis du sel, du poivre... S’ils ont mis du thym ? " avait-elle déclaré. Elle risque jusqu’à sept ans de prison et une amende de 100 000 euros »


C’est la même fake news sur le bébé mis au four par le Hamas qui est à l’origine des déboires de Davis Giraud. En France aujourd’hui, on a le droit de répandre des fake-news, mais pas celui de les dénoncer de quelque manière que ce soit.

En apprenant les malheurs judiciaires de la malheureuse bloggeuse, j’ai repensé au roman de Milan Kundera, La plaisanterie. Voici le résumé qu’en fait Wikipedia : « Ludvik Jahn, étudiant et militant communiste, est exclu du Parti, renvoyé de l’université et enrôlé de force dans l’armée avec les « noirs » (déviants politiques et ennemis de classe du régime socialiste tchèque) pour avoir, dans une carte postale destinée à une jeune étudiante qu’il courtisait, inscrit une phrase au second degré : "L’optimisme est l’opium du genre humain ! L’esprit sain pue la connerie ! Vive Trotski ! " »

C’est étonnant comme l’empire américain a pris tous les pires travers de l’empire soviétique, mais pas ses bons côtés (gratuité des études, des transports, des soins, etc).

Bizarrement, c’est encore en Israël que la censure est la moins forte. Imaginez ce qui arriverait à un journaliste français qui oserait dire ce qu’a dit Gideon Levy, éditorialiste à Haaretz, le plus grand quotidien de gauche en Israël :

« La société israélienne s’est enfermée derrière des boucliers, des murs, non seulement physiques mais aussi mentaux. Je vais simplement énoncer les trois principes qui nous permettent, à nous Israéliens, de vivre avec cette réalité brutale :

« A. La plupart, sinon tous les Israéliens, croient profondément que nous sommes le peuple élu. Et si nous sommes le peuple élu, nous avons le droit de faire ce que nous voulons !

« B. Il n’y a jamais eu dans l’Histoire une occupation où l’occupant se présentait comme la victime. Non seulement la victime, mais la seule victime ! Les Israéliens peuvent vivre en paix avec eux-mêmes parce que nous sommes les victimes !

« C. Mais le troisième ensemble de valeurs est le plus dangereux. C’est la déshumanisation systémique des Palestiniens, qui nous permet à nous, Israéliens, de garder bonne conscience, car s’ils ne sont pas des êtres humains comme nous, alors les droits humains ne s’appliquent pas ! »

 

 
 SUR L'ATTAQUE DE NORTH STREAM.....
 LE POST DE VINCENT 
HISTOIRE ET SOCIÉTÉ
 
 

Le Washington-Post (qui appartient à Jeff Bezos) est le journal officiel de la ligne éditoriale mensongère et purement propagandiste de la CIA.
Les charges explosives qui ont détruit 3 des 4 tuyaux North Stream près de l’ile de Bornholm -où depuis la guerre froide l’OTAN peut détecter finement tout ce qui y passe, comme par exemple le moindre sous-marin russe- ont été déposées lors des manœuvres OTAN Baltops 22.
Selon les sources de Seymour Hersh (célèbre complotiste avéré digne d’être traité comme Julian Assange) un avion P8 Poseidon ayant vraisemblablement décollé depuis une base OTAN de Norvège aurait ensuite largué les bouées sonar qui ont déclenché les dispositifs explosifs préalablement mis en place.
Je laisse à chacun le soin de se figurer la logistique et les équipements nécessaires pour déployer à 80 mètres de fond les plongeurs et les charges suffisantes pour exploser des tuyaux de près de 4 cm d’épaisseur d’acier semi-enterrés et recouverts d’une gangue de béton.
La fable du petit commando ukrainien ne berne que les trop nombreux naïfs biberonnés à la propagande manichéenne infantilisante de l’OTAN, qui nous prend tous pour des écervelés à la mode étasunienne.
La reconnaissance de la gravité de cet acte de guerre historique des E.U à l’encontre de leur allié l’UE, qui a et aura de graves conséquences économiques et sociales, est une absolue nécessité pour comprendre l’intensité du moment géopolitique en cours, et à quel point les Néo-tout-ce-que-vous-voudrez- de l’État profond, en roue libre, sont mus par une folie idéologique sans limites et représentent un danger mortel.
L’UE et l’OTAN berceaux de l’atlantisme forcené et forcé sont dores et déjà notre tombeau.
On n’a pas le temps de reconstruire un PCF digne de ce nom pour s’y opposer !

 

mercredi 15 novembre 2023

 

Le patron de la CIA se dirige vers le jour Z à Kiev alors que l’Ukraine vacille

C’est un scénario que l’on a vu sur toute la planète à l’œuvre, partout les avant-postes des Etats-Unis ont toujours entretenu des dictateurs corrompus qui sacrifient de plus en plus leur propre peuple et l’empire s’enfuit en laissant un pays ingérable en proie aux seigneurs locaux de la guerre qui continuent la lutte contre le “communisme”. C’est l’histoire de l’Amérique latine, de l’Asie, du Moyen Orient et c’est celle de l’Europe menacée d’ukrainisation. Ce spécialiste, employé de fait de la CIA qui cache mal son antipathie pour les démocrates, s’interroge sur la venue de William Burns, le patron de la CIA, s’envole pour la capitale ukrainienne pour des réunions urgentes et secrètes avec Zelensky.

Par STEPHEN BRYEN15 NOVEMBRE 2023

Alors que Poutine est impatient de se rapprocher de la mise à mort, le directeur de la CIA, William Burns, se dirige vers l’Ukraine. Image : Obazrevatel

Le mercredi 15 novembre est le Z-Day de la guerre en Ukraine. Le chef de la CIA, William Burns, arrivera à Kiev pour des réunions urgentes et secrètes avec Zelensky. Cela vaut la peine de se demander : comment se fait-il que Burns soit en mission urgente en Ukraine ?

La réponse à la question est que l’Ukraine est en train d’imploser. L’effondrement du régime de Zelensky n’est pas surprenant : l’Ukraine subit beaucoup trop de pertes pour survivre beaucoup plus longtemps. L’Ukraine doit soit trouver un moyen de conclure un accord avec la Russie, soit faire face à une rébellion interne.

Zelensky prépare le terrain pour l’arrestation et la purge du général ukrainien Valerii Zaluzhny. Il est probable qu’il prépare le terrain en limogeant trois généraux liés à Zaloujny. (Le principal assistant de Zaloujny est déjà mort dans ce qui est décrit comme un accident.)

Naev, Tarnavsky, Ostaschenko

Il s’agit du commandant des forces conjointes des forces armées ukrainiennes Sergueï Naïev, du commandant du groupe opérationnel stratégique des troupes « Tavria » Alexandre Tarnavski et du commandant des forces médicales des forces armées ukrainiennes Tatiana Ostashchenko.

La stratégie de la Russie de saignement

L’Ukraine a connu trois armées, et la majeure partie de l’armée actuelle est composée d’hommes plus âgés, de femmes et de garçons sans formation. Ils deviennent des cadavres pour remplir les trous de renard et les revêtements qui tentent de retenir les Russes. La Russie elle-même n’est pas particulièrement pressée.

La stratégie russe est d’anéantir les forces armées ukrainiennes et de créer une crise politique à Kiev. L’effort russe est en avance sur le calendrier, ce qui a surpris Moscou autant que Washington.

À Kiev, une guerre interne a éclaté entre Zelensky et sa voyoucratie, d’une part, et la direction de l’armée ukrainienne, d’autre part.

Comme l’a clairement indiqué le général Valerii Zaluzhny dans ses écrits publiés dans The Economist, basé à Londres, la guerre en Ukraine a besoin d’une pause ou d’un cessez-le-feu. Cela laisserait le temps à l’armée d’être reconstruite et stockée avec de nouvelles armes qui ne sont pas encore dans l’inventaire américain ou européen. Zelensky, cependant, s’oppose à toute pause dans les combats et souhaite que son armée conserve des territoires clés tels qu’Avdiivka et reprenne des villes importantes, dont Bakhmout.

Il n’y a aucune incitation pour les Russes à accepter un cessez-le-feu ou, en fait, pour qu’ils adhèrent à une solution intérimaire qui conduirait à ce que l’OTAN reste en Ukraine. Le problème final pour Moscou est l’OTAN, que la Russie considère comme une menace si l’OTAN construit des bases aériennes, terrestres et navales sur le territoire ukrainien.

ABC News
Kyrylo Budanov

L’une des principales erreurs de Zelensky et du chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Budanov, a été d’attaquer le territoire russe, de faire exploser des infrastructures critiques, de détruire des aérodromes avec des bombardiers nucléaires et d’envoyer des drones kamikazes frapper le Kremlin.

Non seulement cela a coûté cher à la Russie en termes de pertes physiques, mais cela a fait comprendre aux dirigeants russes à quel point l’Ukraine est dangereuse pour la sécurité nationale russe. Ces attaques ont rendu presque impossible la conclusion d’un modus vivendi entre l’Ukraine et la Russie, à moins que, comme l’exigent les Russes, l’OTAN ne soit retirée et que l’Ukraine ne soit démilitarisée.

Il est tout à fait vrai que de telles attaques étaient justifiées, en un sens, par les attaques russes contre les infrastructures de l’Ukraine. En effet, il y aura des attaques plus nombreuses et plus lourdes à venir. Les Ukrainiens rapportent que la Russie a amassé 1 000 roquettes ou plus pour tirer sur les infrastructures ukrainiennes. En fonction de ce qui se passera dans les jours à venir à Kiev, la Russie utilisera probablement des attaques contre les infrastructures pour presser encore plus l’Ukraine.

Mais il est également vrai que les attentats à la bombe ont parfois l’effet inverse : le public se mobilise pour le gouvernement. Les Britanniques l’ont appris après que les nazis aient bombardé Londres et d’autres villes britanniques. Les Allemands l’ont appris après Dresde. Même les Japonais sont restés dans le combat après les bombardements incendiaires massifs de Tokyo, jusqu’à ce que les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki leur disent que la partie était terminée.

Alors que Burns tentera de persuader Zelensky , il y a déjà suffisamment de pièces mobiles dans le désordre entre l’armée et Zelensky pour que Zelensky ait du mal à reculer. S’il décide de se taire (surtout alors que le Congrès s’apprête à donner des milliards de dollars supplémentaires à l’Ukraine), il ne trouvera pas nécessairement ses adversaires tranquilles.

En plus de mener une opération dictatoriale flagrante depuis Kiev, le succès de Zelensky repose sur une base de corruption et de vol. Il finance son soutien en permettant aux fonctionnaires de voler autant qu’ils le peuvent. De cette façon, ils lui restent fidèles.

Heureusement pour lui, les États-Unis (et leurs alliés) ont refusé d’empêcher la disparition de milliards de dollars d’aide américaine et européenne. Mais le Congrès américain est de plus en plus sous pression pour que l’argent et les armes envoyés à l’Ukraine rendent des comptes. Il sera difficile de transférer de l’argent en Ukraine sans dispositions prévoyant des audits indépendants.

Pendant ce temps, les opposants politiques de Zelensky sont bien conscients de la corruption à Kiev et le disent. Personne ne sait si cette information parvient au Congrès, mais c’est possible.

Burns ne suggérera pas à Zelensky de parler aux Russes ou même de changer son fusil d’épaule en exigeant que les forces russes quittent l’Ukraine. Burns ne peut pas aller à l’encontre de la politique de Washington, qui consiste à faire traîner la guerre en Ukraine jusqu’à ce que Biden soit réélu.

De plus, Washington veut l’OTAN en Ukraine. Bien que Washington sache qu’il ne pourra pas faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN tant que l’Ukraine n’aura pas gagné la guerre, après la réélection de Biden, les États-Unis pourront commencer à mettre en place de véritables forces de combat de l’OTAN, à commencer par la puissance aérienne. Ainsi, Washington est prêt à risquer la stabilité et la viabilité à long terme de l’OTAN au nom d’une tentative d’installer des bases de l’OTAN en Ukraine dans une zone que la Russie considère comme extrêmement sensible.

L’expansion de l’OTAN suit son cours, transformant l’OTAN en une alliance offensive et non défensive. Il n’a jamais été prévu ainsi.

La politique de Washington est un fantasme. Une guerre de l’OTAN avec la Russie, si c’est là où nous nous dirigeons, détruira l’Europe. L’OTAN n’est pas préparée à une telle guerre aujourd’hui, ni dans les cinq prochaines années. De plus, il n’est pas certain que la politique de Washington bénéficie d’un quelconque soutien parmi les pays membres de l’OTAN.

Les Russes ne veulent probablement pas d’une guerre en Europe, car un conflit de cette ampleur pourrait facilement impliquer des armes nucléaires tactiques. Compte tenu du calendrier que Washington a en tête, la Russie sera sous pression pour mettre fin à la guerre en Ukraine d’ici un an. Cela pourrait conduire la Russie à concentrer ses attaques sur Kiev ou, alternativement, sur d’autres villes ukrainiennes importantes, Odessa et Kharkiv étant en tête de liste des cibles.

Il est douteux que Burns le comprenne, ou même qu’il veuille comprendre les conséquences de la politique de Washington.

Un officier ukrainien a coordonné l’attaque de Nord Stream : 

Washington Post

Etats-Unis et Ukrainiens se renvoient la patate chaude du sabotage du gazoduc nordstream. Le régime ukrainien centre toute sa propagande sur la lutte contre la corruption qui lui permet d’éliminer des remplaçants potentiels au vu de ses échecs. Ce qui est évident c’est que nous sommes bel et bien devant un acte terroriste dont les victimes ne sont pas seulement les Russes mais les Européens privés d’un approvisionnement indispensable. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Reuters12 novembre 202314 :06 GMT+1Mis à jour il y a 2 jours

Des tuyaux pour le gazoduc Nord Stream 2 dans la mer Baltique, qui ne sont pas utilisés, sont vus dans le port de Mukran

KYIV, 12 novembre (Reuters) – Un officier de l’armée ukrainienne a coordonné l’attaque de l’année dernière contre le gazoduc Nord Stream, a rapporté samedi le Washington Post, citant des sources anonymes en Ukraine et en Europe.

Personne n’a revendiqué la responsabilité des explosions de septembre 2022, qui se sont produites au large de l’île danoise de Bornholm et ont rompu trois des quatre lignes du système qui achemine le gaz russe vers l’Europe.

Washington et l’OTAN l’ont qualifié d’acte de sabotage, tandis que Moscou a déclaré qu’il s’agissait d’un acte de terrorisme international.

Roman Chervinsky, un ancien responsable du renseignement qui a servi dans les forces spéciales de l’armée ukrainienne, a dirigé une équipe de six personnes mais n’a pas planifié l’attaque, a rapporté le Post. Il a nié toute implication.

Un porte-parole de l’armée ukrainienne a déclaré à Reuters qu’il n’avait « aucune information » sur cette affirmation. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères et le service de sécurité intérieure de Kiev, le SBU, n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Le journal a également rapporté que le président Volodymyr Zelenskiy, qui a nié le rôle de Kiev dans les explosions, n’était pas au courant de l’opération. Zelenskiy a remplacé la semaine dernière le chef des forces d’opérations spéciales ukrainiennes.

L’Allemagne, le Danemark et la Suède ont lancé des enquêtes sur les explosions de Nord Stream, qui ont envoyé des panaches de méthane dans l’atmosphère lors d’une fuite qui a duré plusieurs jours.

Chervinsky est actuellement en état d’arrestation pour abus de pouvoir après une tentative en 2022 de convaincre un pilote russe de faire défection en Ukraine, ce qui, selon les enquêteurs, a conduit à une attaque russe meurtrière contre une base aérienne ukrainienne.

Critique virulent de l’administration Zelenskiy, Chervinsky a déclaré que l’affaire contre lui était politiquement motivée et qu’il suivait les ordres de cette opération.

Son commandant de l’époque, le major-général Viktor Hanushchak, a déclaré aux médias ukrainiens plus tôt cette année que les hauts responsables militaires avaient approuvé le complot visant à attirer le pilote russe.

Le Post et le journal allemand Der Spiegel ont collaboré sur le reportage et ont écrit des articles séparés qu’ils ont accepté de publier en même temps.

Reportage de Dan Peleschuk et Tom Balmforth, édité par William Maclean

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dimanche 12 novembre 2023

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

capture d'écran manif parisienne

capture d'écran manif parisienne

Hier samedi 11 novembre, des milliers de manifestants ont sillonné plusieurs villes de France, dont à Paris, pour un cessez-le-feu et mettre fin au massacre à Gaza, en levant bien haut le drapeau palestinien et celui de la République française. Bien entendu, aucun de la macronie ou des potes de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, encore moins aucun des héritiers du parti de Jean-Marie LP, présents.

ils peaufinaient les places qu'ils se réservaient ce dimanche dans la marche contre l'antisémitisme appelée par les présidences du Sénat et de l'Assemblée nationale. La CGT réaffirme qu'elle n'en sera pas.

En revanche, elle était présente lors du rassemblement de vendredi soir à Paris, à l'initiative du Réseau d’Action contre l’Antisémitisme et tous les Racismes, en hommage aux victimes de la "nuit de cristal" du 9 au 10 novembre 1938, au cours de laquelle 70 000 juifs ont été raflés et des centaines assassinés dans l'Allemagne nazie, et qui a marqué le début de l’extermination de 6 millions de personnes juives.

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT y a pris la parole: Extraits:

"Nous tenons à exprimer toute la solidarité de la CGT avec la communauté juive de France victime d’actes antisémites en forte augmentation, ayant parfois de la famille en Israël victime des attaques du Hamas, et ne se sentant au final en sécurité nulle part. 

  • Non, la communauté juive n’est pas responsable de la politique de l’Etat d’Israël
  • Non, rien ne justifie ou n’excuse jamais l’antisémitisme
  • Non, critiquer la politique de l’Etat d’Israël, défendre les droits des palestiniens ce n’est pas être antisémite
  • Oui, il est nécessaire d’identifier l’antisémitisme, cette forme particulière de racisme et de mener des actions spécifiques pour la dénoncer. 
  • Oui, nous avons beaucoup à progresser sur le sujet, y compris au sein du mouvement ouvrier qui a lui aussi longtemps - et encore aujourd’hui – toléré ou minimisé l’antisémitisme.

L’histoire de l’antisémitisme est intimement liée à l’histoire de France et à l’histoire de l’occident.

Cette histoire, elle coule aussi en partie dans les veines de la CGT qui a été dirigée pendant 40 ans par d’anciens déportés, de Georges Seguy à Henri Krasucki, juif, polonais, résistant, déporté à 18 ans à Auschwitz. 

En disant que cette histoire est liée à l’histoire de France, c’est parce que nous avons d’abord, nous, Français, à faire notre autocritique sur cette question alors que la shoah a été amplifiée par la collaboration de la France. Et c’est ce qui m’échappe dans la manifestation de dimanche.

Comment l’extrême droite et les fils spirituels de ceux qui ont déporté 6 millions de juifs peuvent-ils être acceptés dans des défilés contre l’antisémitisme ? 

Henri Krasucki mettait en garde et enjoignait à « ne pas jouer à des jeux politiciens autour de la grave question du racisme et de l’antisémitisme ». (...)

Nous avons besoin d’avoir une classe politique qui soit capable de 

  • Condamner clairement le terrorisme du Hamas, l’assassinat de 1400 civils israéliens et appeler à la libération immédiate des 220 otages 
  • Condamner tout aussi clairement les bombardements de Gaza qui ont déjà fait 10 000 morts palestiniens dont 5000 enfants et demander un cesser le feu immédiat sans condition. 
  • Condamner avec autant de force l’antisémitisme en cessant de le justifier par la question du conflit israélo palestinien, le racisme et l’islamophobie en rappelant sans cesse que ces questions sont au cœur des idéologies d’extrême droite et qu’il est donc de notre responsabilité de maintenir et renforcer un cordon sanitaire Républicain pour empêcher le gravissime processus de banalisation du rassemblement national qui est à l’œuvre. 

Dans la période troublée, anxiogène et violente que nous vivons, nous avons besoin de trouver le moyen de sortir de cette terrible polarisation du débat public.

Nous avons besoin d’avoir des phares, des boussoles, équilibrées qui savent donner le cap