mardi 13 février 2024

 

Le cas Hans-Georg Maaßen: un fasciste aux sommets de l’État allemand

L’excellent WSWS, ici en relation avec le non moins excellent Junge Welt, révèle une information que la presse française n’a pas relayée et ne relayera pas. Qui s’en étonnera encore ? Elle confirme ce qu’a dit un livre publié depuis des années aux Etats-Unis et dont les faits sont reconnus, à savoir l’opération boomerang (1) qui décrit non seulement le fait qu’il n’y a pas eu dénazification en Allemagne mais qu’au contraire l’Allemagne de l’ouest est devenue un bastion pour les anciens nazis durant la guerre froide. Comme en Pologne avec Tusk, c’est tout un appareil d’Etat qui est mis au service de la guerre contre l’URSS puis la Russie et qui prend aujourd’hui un rôle de pointe dans la guerre en Ukraine en poussant y compris jusqu’à une guerre nucléaire. (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Christoph Vandreier

La principale agence allemande de renseignement intérieur, l’Office fédéral de protection de la Constitution, a révélé la semaine dernière qu’elle fichait son ancien patron Hans-Georg Maaßen comme «suspect d’extrême droite». L’agence a été contrainte d’admettre qu’elle avait été dirigée pendant huit ans par un extrémiste de droite.

L’Office fédéral de protection de la Constitution [Bundesamt für Verfassungsschutz ou BfV en allemand], le principal service de renseignement intérieur allemand, a révélé la semaine dernière qu’il fichait son ancien patron, Hans-Georg Maaßen, comme «suspect d’extrémisme de droite». L’agence a été contrainte d’admettre qu’elle avait été dirigée par un extrémiste de droite pendant huit ans.

L’affirmation que Maaßen ne se serait radicalisé que ces dernières années n’est rien qu’une minable excuse. Il a toujours été extrémiste de droite et cela était de notoriété publique. En fait, son accession au sommet du service secret prouve que les cliques fascistes sont systématiquement encouragées et protégées au sein de l’appareil d’État.

Maaßen a lui-même confirmé sur son site web qu’il était surveillé par le renseignement intérieur, après que le magazine politique Kontraste de la chaîne publique ARD en eut informé. La déclaration écrite du Verfassungsschutz concernant Maaßen se fonde exclusivement sur des déclarations qu’il a faites publiquement et qui ne laissent aucun doute quant à ses opinions d’extrême droite et fascistes.

Est cité par exemple un article de Maaßen paru dans l’hebdomadaire suisse Weltwoche dans lequel il affirme que le chancelier Olaf Scholz et la ministre de l’Intérieur Nancy Faeser (tous deux sociaux-démocrates, SPD) visent à provoquer «l’effondrement de la société allemande» avec leur politique en matière de réfugiés et d’immigration, «afin de construire sur ses ruines un système social néo-socialiste». Il y assimile l’afflux de migrants à un cancer qui doit être combattu par la «chimiothérapie».

Maaßen se voue depuis janvier avec l’Union des valeurs, un groupe qui jusque là faisait partie de la CDU chrétienne-démocrate, à la fondation d’un nouveau parti. Il s’est déclaré prêt à former des coalitions avec le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) et pourrait aider ce parti fasciste à accéder au pouvoir, notamment dans les Lands d’Allemagne de l’Est. Des représentants de l’Union des valeurs avaient participé à la notoire réunion de chefs de l’AfD et d’autres extrémistes de droite dans une villa de Potsdam, qui planifiait l’expulsion de millions de gens issus de l’immigration.

En tant que dirigeant du ‘‘Groupe de projet immigration’’ au ministère allemand de l’Intérieur, Maaßen a défendu une politique extrêmement restrictive à l’égard des réfugiés et a veillé à ce que Murat Kurnaz, qui est né et a grandi à Brême, reste prisonnier pendant cinq ans, alors qu’il était innocent, au centre de détention de Guantanamo Bay.

En 2012, Maaßen a été nommé à la tête du Verfassungsschutz afin de dissimuler les liens étroits de cette agence d’espionnage avec le groupe terroriste d’extrême droite NSU (Nationalsozialistischer Untergrund – Groupe national-socialiste clandestin) et de préserver le réseau fasciste responsable du meurtre d’au moins neuf immigrés et d’une policière.

Après sa création, l’AfD a pu compter sur le soutien de Maaßen et de son agence. Il est avéré que Maaßen a rencontré plusieurs fois Frauke Petri, alors présidente de l’AfD, son successeur Alexander Gauland et au moins un représentant de son aile fasciste. Il a discuté avec eux, entre autres, des rapports de l’agence de renseignement.

Tout en rapprochant le service de renseignement des milieux d’extrême droite, il s’en est pris de façon agressive à tous ceux qui s’opposaient à la droite politique. En 2018, Maaßen a ordonné que le Sozialistische Gleichheitspartei (SGP, Parti socialiste pour l’égalité) soit inclus dans le rapport du Verfassungsschutz en tant qu’«organisation d’extrême gauche» et soit donc soumis à la surveillance des services de renseignement. Pour justifier sa décision, le Verfassungsschutz a déclaré que le parti était «contre le prétendu nationalisme, l’impérialisme et le militarisme» et qu’il dénigrait le capitalisme.

Le SGP a intenté une action en justice contre cette décision et a ainsi démontré que le gouvernement allemand renouait directement avec les traditions de l’interdiction du Parti social-démocrate (SPD) par Bismarck et de la persécution des sociaux-démocrates et des communistes sous Hitler: «Aujourd’hui, la grande coalition et ses services secrets préparent une troisième édition des lois anti-socialistes», a écrit le SGP. «Ils adoptent la politique de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) et menacent d’interdiction quiconque critique ce parti d’extrême droite».

C’est précisément la raison pour laquelle Maaßen a été nommé à la tête du renseignement intérieur. Il s’agissait de renforcer les réseaux d’extrême droite et de rendre le marxisme illégal. Il n’a été contraint de démissionner qu’après l’indignation publique suscitée par le fait qu’il avait défendu les déchaînements de l’extrême droite contre les migrants et les juifs dans la ville de Chemnitz en 2018 et fulminé contre les «forces de l’extrême gauche au sein du SPD».

Le renvoi de Maaßen n’a pas changé le moins du monde l’agenda antidémocratique du BfV. Les réseaux d’extrême droite qu’il couvrait sont restés intacts et des centaines d’employés embauchés pendant qu’il était en fonction sont restés à leur poste. Thomas Haldenwang, qui avait travaillé en étroite collaboration avec Maaßen pendant cinq ans en tant que vice-président de l’agence, a été nommé à sa tête. Le SGP est resté sous surveillance et les attaques ont été étendues à d’autres formations de gauche, comme le groupe de protestation anti-changement climatique Ende Gelände et le quotidien Junge Welt.

La continuité au sein du renseignement intérieur prouve qu’il ne s’agit pas simplement d’un individu, mais de l’agenda politique de la classe dirigeante. C’est pourquoi Maaßen a été soutenu par tous les partis politiques. C’est le ministre de l’Intérieur du SPD, Otto Schily, qui l’a nommé à la tête du «Groupe de projet immigration» en 2001. La CDU, la CSU (Union chrétienne sociale) et les libéraux-démocrates (FDP) l’ont ensemble nommé à la tête du BfV. Le Parti de gauche a lui aussi maintenu des contacts étroits avec lui et l’a même invité à une réunion publique en 2013.

Le SGP est dans le collimateur de cette conspiration politique parce qu’il a mis au jour les réseaux d’extrême droite aux plus haut niveau de l’establishment politique allemand et qu’il a montré comment la classe dirigeante en Allemagne renouait avec ses traditions fascistes. L’AfD a été systématiquement construite et son agenda d’extrême droite en matière de réfugiés, de guerre et de politique intérieure mis en œuvre par les gouvernements d’Angela Merkel et d’Olaf Scholz. Dans le livre « Warum sind sie wieder da ? » [Pourquoi sont-ils de retour ?], qui examine le retour du fascisme en Allemagne, nous avons expliqué:

Si la conspiration de l’élite dirigeante en 1933 était basée sur un mouvement fasciste existant, aujourd’hui c’est l’inverse. La montée de l’AfD est le produit d’une telle conspiration. On ne peut la comprendre sans examiner le rôle du gouvernement, de l’appareil d’État, des partis, des médias et des idéologues dans les universités qui lui ont ouvert la voie.

Le livre traite en particulier de la manière dont les atrocités commises par les nazis sont banalisées dans les universités allemandes afin de rendre acceptables les positions de l’extrême droite et de laver le militarisme allemand de ses crimes historiques afin de «renouer avec les objectifs [de l’impérialisme allemand] des deux guerres mondiales».

Lorsque nous avons critiqué le professeur de l’Université Humboldt Jörg Baberowski pour avoir déclaré dans Der Spiegel qu’Hitler n’était «pas cruel» et que l’Holocauste était en substance la même chose que les fusillades durant la guerre civile russe, les représentants de tous les partis parlementaires et de la plupart des médias se sont rangés du côté du professeur d’extrême droite. Lorsque des dizaines de conseils d’étudiants et des milliers d’étudiants ont adopté les critiques du SGP et protesté contre les doctrines d’extrême droite, le renseignement intérieur est intervenu et placé le SGP sur la liste des organisations extrémistes.

Le cas Maaßen montre à quel point notre évaluation était correcte. Les réseaux terroristes d’extrême droite au sein de l’appareil d’État et l’AfD fasciste ne sont pas des corps étrangers dans un organisme par ailleurs sain, mais les pires symptômes d’un système rongé par la maladie. Comme dans la première moitié du XXe siècle, le capitalisme conduit à des formes extrêmes d’inégalités et à des guerres impérialistes de plus en plus brutales. La guerre menée par l’OTAN contre la Russie et le génocide israélien contre les Palestiniens en témoignent.

La classe dirigeante allemande joue à nouveau un rôle particulièrement agressif dans l’éruption mondiale de la guerre impérialiste. Elle se prépare ouvertement à une guerre directe avec la Russie et réarme massivement pour que l’Allemagne soit de nouveau «bonne à la guerre». Dans la politique des réfugiés également, le programme de l’extrême droite fait depuis longtemps partie de la politique gouvernementale. Pas plus tard que le 18 janvier, le Bundestag, avec les voix des partis de la coalition au pouvoir, SPD, Verts et FDP, a adopté la loi dite «d’amélioration du rapatriement», qui jette les bases d’une déportation massive des réfugiés.

Cette politique impitoyable ne peut être imposée contre l’énorme opposition de la population qu’avec les méthodes de la dictature et du fascisme. C’est pourquoi l’extrême droite est renforcée et courtisée par tous les partis, non seulement en Allemagne, mais dans le monde entier. Partout, la classe dirigeante se tourne vers des formes de pouvoir dictatorial.

Mais la résistance à ces formes de pouvoir s’accroît également dans le monde entier. Les manifestations de masse qui ont lieu depuis des semaines contre l’AfD montrent à quel point l’opposition au retour du fascisme et de la guerre est grande en Allemagne. Mais elles soulèvent aussi avec la plus grande urgence la question de la perspective politique. Dans la lutte contre la droite fasciste, on ne peut pas s’appuyer sur l’appareil d’État bourgeois et sur les partis qui le défendent, qui défendent le capitalisme et qui courtisent la droite. Seul un mouvement international de la classe ouvrière contre le capitalisme peut arrêter la guerre et le fascisme.

(Article paru en allemand et anglais le 7 février 2024)

(1) Le Boomerang américain, editions delga

29.00€

«Le Boomerang américain atteint enfin le public francophone après 35 ans de censure de fait et ce, dans une conjoncture internationale, la guerre russo-ukrainienne ou plutôt la guerre Russie-OTAN, que sa lecture éclaire. Son auteur, le journaliste Christopher Simpson [décrit que] cette “politique de Libération du bolchevisme”, concept puisé à l’arsenal sémantique du IIIe Reich, avait nécessité l’embauche américaine (britannique et française), précoce et systématique, de criminels de guerre, nazis allemands et collaborateurs du Reich dans toute l’Europe occupée, URSS comprise. Les services de renseignements américains, dominés par l’Office of Strategic Services (OSS, ancêtre de la Central Intelligence Agency, CIA) lié au département d’État et par le Counterintelligence Corps (CIC) du secrétariat à la Guerre, savaient tout, quand ils engagèrent ces criminels, allemands et “européens”, de leurs activités: ils avaient depuis 1941 consigné par écrit le moindre détail du palmarès sanglant, à travers le continent européen, des organisateurs, exécutants et tortionnaires de massacres et reconstitué leur cursus d’avant-guerre, déjà éloquent. Ces dossiers et listes interminables comportaient des millions de noms, allemands et “européens”, consignés dans l’immense registre américain de la “recherche des criminels de guerre” (Central Registry of War Criminals and Security Suspects, Crowcass).


lundi 12 février 2024

 

La cheffe de la diplomatie sud-africaine menacée : Le Mossad dans la ligne de mire de Pretoria

samedi 10 février 2024 par Prespectives    Blog A.N.C.


Naledi Pandor, ministre sud-africaine des Affaires étrangères, a déclaré avoir reçu des menaces, notamment à l’encontre de ses enfants. La diplomate a pointé du doigt les services israéliens qui, selon elle, chercheraient à l’intimider depuis que Pretoria a traîné l’État hébreu devant la Cour internationale de justice de La Haye.

Alors que la Cour internationale de justice (CIJ), saisie par Pretoria, avait appelé le 26 janvier Israël à empêcher tout acte de « génocide » à Gaza et contre le peuple palestinien, la cheffe de la diplomatie sud-africaine a déclaré que l’État hébreu cherchait à l’intimider.
En marge du discours sur l’état de la nation du président Cyril Ramaphosa le 8 février, N. Pandor a déclaré qu’elle s’inquiétait pour la sécurité de sa famille après avoir reçu des menaces sur les réseaux sociaux.
« Je pensais que ce serait mieux si nous avions une sécurité supplémentaire », a-t-elle indiqué. « Ce qui me préoccupe le plus, c’est ma famille, car dans certains messages sur les réseaux sociaux, mes enfants sont mentionnés », a-t-elle encore déclaré, selon l’hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian.

La cheffe de la diplomatie sud-africaine pointe du doigt l’État hébreu.
« Les agents israéliens, les services de renseignement, [c’est] ainsi qu’ils se comportent, et ils cherchent à vous intimider, donc nous ne devons pas nous laisser intimider », a-t-elle martelé.
« Il y a une cause qui est en marche », a encore précisé la ministre, à propos de l’affaire de la CIJ. « Nous ne pouvons pas rester en retrait maintenant », a-t-elle ajouté.

N. Pandor a réitéré son soutien à la Palestine en affirmant vouloir se tenir ses côtés. « Il est extrêmement important que nous poursuivions dans cette voie », a-t-elle déclaré devant des journalistes. Ces propos de la ministre sud-africaine interviennent quelques jours après ceux du président. C. Ramaphosa avait mis en garde le 29 janvier contre une « campagne de riposte systématique » et un « programme de changement de régime » visant son pays après avoir porté plainte contre Israël devant la CIJ, rapportait un article de Middle East Monitor.

Dans la foulée du premier verdict, rendu le 26 janvier par cette cour siégeant à La Haye, Benjamin Netanyahou avait dans un message publié sur la plateforme X (ex-Twitter) jugé « scandaleuses » les accusations de « génocide » à Gaza déposées par l’Afrique du Sud à l’encontre de l’État hébreu. « La tentative ignoble de refuser à Israël » le « droit fondamental » de se défendre est « une discrimination flagrante contre l’État juif, et elle a été « rejetée à juste titre », avait estimé le chef du Likoud.

Le soutien de l’Afrique du Sud à la cause palestinienne ne date pas du conflit opposant le Hamas à l’État hébreu, il est dans l’ADN de la politique étrangère de l’ANC (Congrès national africain). Ce parti, au pouvoir depuis 30 ans, compare régulièrement la situation en Palestine à son propre combat contre l’apartheid.
Nelson Mandela avait fait le déplacement dans les Territoires palestiniens en 1999. Et, devant le Parlement à Gaza, en présence de Yasser Arafat, il avait exhorté les Palestiniens à ne jamais abandonner la résistance.
« Nous avons connu, nous aussi, des jours terribles, le sacrifice de camarades, et de fortes frustrations », dans le combat contre l’apartheid, avait déclaré l’ancien président sud-africain.

Dans un autre discours, prononcé moins de deux ans plus tard aux États-Unis, N. Mandela avait déclaré que l’apartheid était « un crime contre l’humanité », tout en affirmant qu’Israël avait « privé des millions de Palestiniens de leur liberté et de la propriété ». L’État hébreu « a perpétué un système de discrimination raciale et d’inégalité », avait-il également affirmé.

MALGRÉ ELTSINE, HUE, GORBATCHEV.......

 

 

 .....MALGRÉ ZÉLINSKY, LES USA GENDARMES DU MONDE, L'OTAN, LES PSEUDO COMMUNISTES LIQUIDATEURS....

....MALGRÉ LES MILLIARDAIRES MARCHANDS ET FABRICANTS D'ARMEMENTS , QUI S'ENRICHISSENT DE LA MORT....

LE CAPITALISME PARVIENDRA UN JOUR  A SON TERME....

 L'IMPÉRIALISME SERA VAINCU. 

LA PAIX S'IMPOSERA SUR LA TERRE

 

 

LA URSS VOLVERA

L'URSS RENAÎTRA

 

Vidéo de Pablo Hasél 

 

Paroles de l'Internationale:

 

Si les corbeaux les vautours

De notre ciel disparaissent

Le soleil brillera toujours....

...............

C'est la lutte finale

Groupons nous et demain

L'Internationale 

Sera le genre humain....

 

Nikolai Kharitonov : Poutine a révélé à Carlson le secret de la SVO

Aujourd’hui nous restons dans les sujets que nous proposons sur un questionnement : pourquoi y a-t-il censure, déformation totale des propos de Poutine ? pourquoi feindre d’ignorer que toute l’argumentation du dirigeant russe vise à créer les conditions d’une négociation de paix ? Alors que déjà le dirigeant de l’OTAN suivi par la propagande de guerre de nos médias tend à déformer le sens de cette intervention. Il y a des tentatives comme celle que nous publions de the new yorker qui tente d’en détourner de la lecture en faisant de celle-ci un “exercice ennuyeux”, il y a ceux qui prétendent n’en citer que quelques phrases assorties de commentaires comme dans un commentaire théologique, il y a ceux qui se contentent de récupérer ce qui est répété sur Poutine (assorti souvenez-vous-en de descriptions délirantes sur son état de santé et sur l’utilisation de sosie tant il serait incapable d’exercer le pouvoir). Que certains communistes y compris des agents purs et simples de l’OTAN ait depuis des années entretenu cette image y compris dans les colonnes de l’Humanité n’explique pas pourquoi ils ont pratiqué la même censure à l’égard des communistes russes. Pourquoi par exemple cette intervention du candidat à l’élection présidentielle du KPRF qui mène un combat courageux contre l’oligarchie russe, ‘la cinquième colonne’ est-elle interdite dans l’Humanité, pourquoi contribuer à la propagande de guerre qui a pris le pouvoir en France en contribuant à cacher la nature des combats politiques en Russie et la manière dont l’intervention de Poutine a réussi à tenir compte de ces débats. Merci Marianne puisqu’il existe encore dans notre malheureuse France ce filet d’information (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop)

Nous rappelons pour mémoire le texte de l’intervention réelle du président Poutine traduit par marianne Dunlop

Interview du président russe Vladimir Poutine avec le journaliste Tucker Carlson. Texte complet (1ère partie) | Histoire et société (histoireetsociete.com)

Interview du président russe Vladimir Poutine avec le journaliste Tucker Carlson. Texte complet (fin) | Histoire et société (histoireetsociete.com)

https://svpressa.ru/politic/article/404494/

Le président russe a donné à Zelensky et à Washington une chance de mettre fin au conflit sans perdre la face
Texte : Mikhail Zoubov

L’interview du président russe Vladimir Poutine avec le journaliste américain Tucker Carlson a été visionnée plus de 150 millions de fois au cours des 24 heures qui ont suivi sa publication sur le seul réseau social de Musk. Près de 900 000 mentions “j’aime” ont été laissées sous la vidéo. Les citoyens ordinaires, mais aussi les hommes politiques, ont réagi à cette vidéo. Par exemple, Donald Trump a écrit :

– Cette interview m’a fait peur. Parce que j’essaie d’imaginer Joe Biden essayant de convaincre Poutine sur au moins un sujet, et franchement, je n’y arrive pas.

Pour le public russe, l’interview n’a pas été une révélation, car Poutine avait déjà répondu à la plupart des questions posées par Carlson. Mais l’Américain et l’Européen moyens ont entendu parler de beaucoup de choses pour la première fois.

La seule question qui n’avait jamais été posée à Poutine était peut-être de savoir si Zelensky était une marionnette américaine. La réponse a été quelque peu surprenante :

– Il peut prendre des décisions indépendantes. Il se considère comme président et, en tant que tel, il est reconnu par les États-Unis, par le reste de l’Europe et par pratiquement le reste du monde. Pourquoi ? Il le peut.

Nikolai Kharitonov, député de la Douma d’État du groupe parlementaire KPRF, a fait part à Svobodnaya Pressa de son opinion sur les réponses de M. Poutine aux questions du journaliste américain.

SP : Nikolai Mikhailovich, Poutine a dit que Zelensky peut prendre des décisions indépendantes. Êtes-vous d’accord ?

– Un dirigeant ne peut se transformer en marionnette que s’il le veut. Zelensky aurait pu sauver son pays, mais par ses actions et ses relations avec l’Occident, il ruine l’Ukraine. Les États-Unis essaient de nous affaiblir et d’affaiblir l’Europe par l’intermédiaire de Zelensky. Plus important encore, dans cette interview, Poutine s’est déclaré prêt à se battre pour la Russie, à lutter contre le néo-nazisme. Il a expliqué à Carlson ce que signifie la dénazification de l’Ukraine. Et il l’a expliqué clairement : il ne faut pas donner à des rues le nom de criminels nazis.

Toutes les personnes normales en Russie l’ont compris, mais l’Américain moyen ne le savait pas. C’est le secret de la SVO que Poutine a révélé à Carlson.

Je fais confiance au jugement de Poutine, compte tenu de ses nombreuses années de travail pour le bien de la Russie. Il est responsable de ses paroles. Quant à Zelensky, j’utiliserais bien quelques mots du folklore russe, mais Roskomnadzor [Service fédéral de supervision des communications, NdT] n’approuverait pas. Il a remporté les élections dans son pays grâce à une seule promesse : rétablir les relations avec la Russie.

Notre président a reconnu que nous devions restaurer l’État commun de la Russie et de l’Ukraine, qui a été détruit par la cinquième colonne. Le président a déclaré que l’Ukraine est la périphérie de la terre russe. Poutine reconnaît que la nécessité de réunifier les terres russes est une tâche vitale pour nous à l’avenir.

Et je crois personnellement que le peuple russe est un peuple divisé et génocidé sur son propre territoire.

“SP : Poutine a déclaré qu’il avait des relations chaleureuses avec le président Bush, mais il n’a pas expliqué au journaliste américain pourquoi les relations avec les dirigeants américains suivants sont devenues hostiles. Que pensez-vous de la raison pour laquelle il n’a pas éclairci ce point ?

– Parce que l’interview était destinée à un public américain, et que Carlson a déjà toutes les cartes en main.

Je fais de la politique depuis de nombreuses années, et quand on dit que le rôle de la personnalité dans l’histoire, les relations personnelles entre les gens n’ont pas d’importance, ce n’est pas vrai. Il y a eu de bonnes relations entre les présidents, ils se sont rendus dans les pays les uns des autres et, pendant cette période, les ambassades ont fonctionné normalement.

Tandis que le président américain actuel, M. Biden, a été pilote militaire et s’est battu contre des pilotes russes. Depuis, il a un réflexe. Et il veut que le monde entier lui obéisse. Mais Vladimir Vladimirovitch n’obéira à personne. Il est partisan de relations mutuellement bénéfiques.

Poutine a construit de bonnes relations avec la Chine, avec d’autres pays qui veulent des relations mutuellement bénéfiques.

“SP : Poutine a dit à Carlson que beaucoup de gens, même en Russie, considèrent le début de la SVO comme une erreur. Que pensez-vous d’un tel aveu ?

– Eh bien, nous nous souvenons du nombre d’années pendant lesquelles, avec le soutien de Loukachenko et de la pauvre Merkel, nous avons fait des pieds et des mains pour persuader l’Ukraine et le Donbass de se réconcilier. Le KPRF a été le premier à envoyer des convois humanitaires à Donetsk et Lougansk. Plus de 120 expéditions, transportant chacune plusieurs milliers de tonnes de nourriture. Kazbek Taisaïev, notre camarade, a accompagné tous les convois et est même devenu un héros de la DNR pour cela. Groudinine a envoyé les meilleurs produits de sa ferme d’État après chaque récolte.

Pendant près de dix ans, nous avons plaidé pour des relations bonnes et normales. Mais Poutine a dit la vérité : tout le monde n’approuvait pas le début de la SVO. Une partie de l’intelligentsia russe a pété les plombs. Mais c’est parce qu’elle n’avait pas remarqué les efforts déployés par Poutine depuis de nombreuses années pour trouver une solution pacifique.

Anton Orlov, directeur de l’Institut d’étude de la politique contemporaine, a donné à Svobodnaya Pressa son avis sur l’interview de Poutine avec Carlson :

– La principale chose que Poutine a réussi à faire dans cette interview est de transmettre son point de vue au public américain.

Et ce n’est que de l’eau au moulin non seulement du Parti républicain, qui s’oppose à l’attribution d’une nouvelle tranche au régime de Kiev, mais aussi de tous les partisans de l’ouverture de négociations entre la Russie et l’Ukraine.

Je pense que l’interview de Poutine peut être comparée dans son effet à une bombe à retardement au sein de l’Occident collectif. C’est une graine qui a été plantée dans le sol hier et qui commencera à germer et à porter ses fruits dans un avenir très proche.

Quant à la référence de Poutine à George W. Bush et à la relation constructive qu’il entretient avec lui, je pense qu’il s’agit plutôt d’un signal adressé aux républicains pour leur montrer qu’ils sont prêts à construire des relations entre les deux pays, une sorte de regard vers l’avenir par opposition à la règle des démocrates.

Et la révérence à Zelensky, qui, selon Poutine, est capable de prendre des décisions indépendantes sans se tourner vers l’Occident, n’est, à mon avis, rien d’autre qu’une nouvelle chance que Poutine donne au président ukrainien de sauver la face dans une période très difficile pour lui.

En effet, il est évident que l’offre de Poutine aujourd’hui est la meilleure de toutes les offres possibles, et la meilleure occasion de mettre fin aux opérations militaires pour le président de l’Ukraine, car la suite des événements sera catastrophique pour lui et pour l’ensemble de l’Ukraine. Ce n’est pas pour rien que l’on dit “Il est utile d’avoir une cuillère au moment du souper”. Il est important que Vladimir Zelensky n’oublie pas les proverbes russes.

ÉCHANGE XUAN/ DANIELLE BLEITRACH.....

 

 ...POUR NOTAMMENT SOULIGNER  LE RÔLE DE CROQUE-MORTS  DE l' OTAN  SUITE A L'INTERVIEW DE POUTINE

  • Merci pour ce travail précieux.
    Global Times relie l’interview et la dernière déclaration de Stoltenberg :

    https://www.globaltimes.cn/page/202402/1307010.shtml

    À l’aube de la 3e année du conflit russo-ukrainien, l’OTAN révèle sa véritable nature de croque-mort
    By Ai Jun
    Publié le 11 févr. 2024 21:01

    Le conflit entre la Russie et l’Ukraine est sur le point d’entrer dans sa troisième année, et l’OTAN n’a pas l’intention de mettre fin à l’effusion de sang. La dernière preuve en date est la déclaration du chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, selon laquelle l’Occident doit se préparer à une « confrontation de plusieurs décennies » avec la Russie. Deux jours à peine avant la publication des propos de Stoltenberg, le président russe Vladimir Poutine a déclaré dans sa première interview à un média occidental depuis deux ans : " Nous sommes prêts à parler. "

    Il n’est pas nécessaire d’être un expert en géopolitique pour juger qui empêche le conflit de prendre fin.

    L’Occident ne cherche pas la guerre avec la Russie, mais doit quand même “se préparer à une confrontation qui pourrait durer des décennies”, a déclaré Stoltenberg au journal allemand Welt Am Sonntag dans une interview publiée le 10 février.

    La déclaration – l’Occident ne cherche pas la guerre avec la Russie – est aussi hypocrite que les États-Unis, qui continuent à bombarder ici et là tout en disant qu’ils ne cherchent pas le conflit. “Ce que Stoltenberg a dit, en substance, est un appel à la mobilisation de la guerre, une tentative de battage d’une atmosphère de guerre pour renforcer davantage les intérêts de l’OTAN acquis pendant le conflit Russie-Ukraine,” Shen Yi, un professeur à l’Université Fudan, a déclaré au Global Times.

    Quel intérêt? Pour commencer, l’OTAN doit assurer sa signification d’existence. Après la chute de l’ex-Union soviétique, il y avait des doutes constants sur l’existence et la fonction de l’OTAN. Elle continue donc à chercher de nouveaux ennemis pour elle-même. La Russie, en tant qu’ennemi actuel de l’OTAN, est donc devenue la pierre angulaire de la présence de l’OTAN aujourd’hui.

    Alors il s’agit d’argent. L’organisation est comme un croque-mort, ou un propriétaire de magasin de cercueil et de cercueil, qui ne gagne pas d’argent en temps de paix. En tant qu’entrepreneur de pompes funèbres, l’OTAN a besoin de conflits, d’effusions de sang pour gagner. Il sème donc la peur et la panique afin de s’assurer que ses pays membres continuent à contribuer au financement militaire, selon les experts.

    Poutine a déclaré que la Russie ne refusait pas et ne refusait pas les négociations. Objectivement, d’une part, Moscou n’est pas intéressé à s’enfermer dans une guerre de longue durée et à grande échelle, car, en fin de compte, la Russie et l’Occident devront coexister. Par conséquent, dans une position tactique et stratégique favorable, la Russie est disposée à envoyer un signal de négociation, de dialogue à ses adversaires. D’autre part, face aux conflits et aux jeux géopolitiques, Poutine a fait preuve d’ajustements et d’une plus grande souplesse par rapport à ceux de l’Occident et de l’OTAN, a déclaré Shen au Global Times.

    L’OTAN va-t-elle l’écouter ? Stoltenberg joue le rôle de représentant de la branche OTAN du Pentagone sous l’administration Biden. L’administration Biden ne veut absolument pas voir une Ukraine défaillante dans l’année électorale, sinon, le conflit deviendra un obstacle clé à la réélection de Biden.

    Donald Trump, d’autre part, fait pression pour un éventuel retour à la Maison Blanche, et n’a cessé de défier Biden sur la question Russie-Ukraine et sur l’OTAN.

    L’élection américaine est l’un des facteurs les plus déterminants sur la durée du conflit, compte tenu des différentes politiques des principaux candidats à la présidence en Ukraine. Dans une certaine mesure, nous pouvons considérer l’interview de Poutine avec Tucker Carlson comme un dialogue entre Poutine et Trump, qui a décrit l’OTAN à différents moments comme étant “obsolète”, Lü Xiang, un chercheur à l’Académie chinoise des sciences sociales a déclaré au Global Times.

    Samedi, Trump a déclaré qu’il encouragerait la Russie à “faire ce qu’ils veulent” à tout pays de l’OTAN qui ne paie pas assez lors d’un rassemblement à Conway, en Caroline du Sud. “L’OTAN a été fichue jusqu’à ce que j’arrive”, a souligné Trump. La Maison-Blanche a rapidement réagi en qualifiant les propos de Trump d’« effarantes et déséquilibrées » et a vanté les efforts de Biden pour renforcer l’alliance.

    Que Biden ou Trump décident de la politique de l’Ukraine, personne ne peut nier à quel point l’OTAN dirigée par les États-Unis est dangereuse pour l’Europe. Biden exploite l’Europe, et Trump se fiche qu’une autre guerre éclate sur le continent.

    L’Ukraine n’est pas la seule à saigner. Plus le conflit durera, plus il risque de devenir un fardeau pour les États-Unis.

    Avec l’envolée des prix de l’énergie, de l’industrie et des matières premières, les gens à travers le mot finiront par être blessés. Les États-Unis ont peut-être temporairement profité des ventes d’armes et d’énergie, mais à long terme, le dollar américain pourrait perdre progressivement de son poids et l’hégémonie des États-Unis serait désintégrée. Il n’y aura absolument aucun vainqueur dans ce conflit, a déclaré Song Zhongping, un expert militaire chinois et commentateur de télévision, au Global Times.

    Écouter et recevoir les ordres d’un entrepreneur de pompes funèbres n’est pas dans l’intérêt de l’Europe. Les pays européens assument leur propre défense, font la paix avec la Russie et réalisent un développement pacifique et commun.

    L’auteur est un journaliste du Global Times. opinion@globaltimes.com.cn

    • admin5319
      Réponse admin5319

      nous avons eu la même idée avec Xuan ce qui n’a rien d’étonnant vu la manière dont Histoire et societe grâce en particulier au travail de Marianne est en train de fonctionner dans une véritable communauté de réflexion qui est tout sauf sectaire mais qui refuse les divisisions artificielles que l’impérialisme ne cesse d’inventer. Je suis convaincue pour m’être intéressé à la question il y a bien longtemps sur la manière dont la CIA avait utilisé les travaux de l’Ecole de Chicago (très progressiste) pour créer une sociométrie de division et l’espionnage des mouvements révolutionnaires en Amérique latine. Donc à partir de cette expérience sociologique relativement connue il est aisé de comprendre comment des algorithmes ont été créés qui diffusés dans les médias et les réseaux sociaux peuvent être à la base de divisions sociétales totalement manipulables : le wookisme est incontestablement un des vecteurs, mais il y en a d’autres y compris les multiples divisions qui ont marqué l’histoire du mouvement ouvrier. D’où pour qui connait un peu les débats au sein du mouvement ouvrier, voir de la révolution française, de la Commune, l’impression de voir utilisées des caricatures de débat anciens et réglés par l’histoire. Ce qui est interessant chez Poutine c’est à la fois sa connaissance de tout cela, l’orientation qu’il donne et un espèce de fatalisme sur la nature du processus tel qu’il se développe en Europe.