En
tant que groupe BSW au Bundestag, nous condamnons la guerre menée par
la Russie en Ukraine, qui viole le droit international. Notre solidarité
et notre compassion vont aux victimes de cette guerre. Nous nous
opposons résolument à tous ceux qui sont responsables de la prolongation
des souffrances et des morts en Ukraine. Cette guerre doit cesser le
plus rapidement possible. Dans le même temps, nous devons faire tout
notre possible pour garantir que l’Allemagne ne devienne pas partie à la
guerre et que le conflit ne dégénère pas en une guerre européenne
majeure.
Les
derniers signaux envoyés par Moscou indiquant qu'elle est prête à un
cessez-le-feu le long de la ligne de front actuelle et à lutter pour une
solution de paix devraient être pris en compte par les parties
occidentale et ukrainienne et examinés pour leur sérieux.
Au
lieu de cela, le débat entre l’Allemagne et l’Ukraine au cours des deux
dernières années a porté exclusivement sur la satisfaction des demandes
ukrainiennes de livraisons croissantes d’armes. La seule réponse du
gouvernement fédéral à l'offre de négociation de la Russie a été
d'autoriser désormais l'Ukraine à utiliser les armes allemandes pour
attaquer des cibles en Russie. Militairement, cette stratégie échoue :
loin de faire pencher la situation en faveur de l’Ukraine, le front
s’est de plus en plus déplacé à son détriment. Face à cela, selon le
jugement de nombreux observateurs internationaux, le gouvernement
Zelensky mise désormais sur une escalade ouverte de la guerre et sur une
entrée immédiate dans la guerre de l’OTAN. La récente double attaque
contre le système d'alerte précoce des forces nucléaires stratégiques
russes constitue le point culminant de cette stratégie hautement
dangereuse. Nous pensons que c'est irresponsable.
L’appel
du pape François à entamer des négociations de paix avec une médiation
internationale devrait également être repris par l’Occident et le
gouvernement ukrainien. La proposition turque d'un sommet de paix et les
pourparlers de médiation de l'envoyé spécial de la République populaire
de Chine ont également pris en compte cette préoccupation. Le président
Zelensky a toutefois jusqu’à présent rejeté toute initiative en ce
sens. Son décret, qui interdit même expressément les négociations avec
la Russie, est en vigueur en Ukraine depuis fin septembre 2022.
Malheureusement,
le président Zelensky contribue actuellement à une spirale d’escalade
très dangereuse et accepte le risque d’un conflit nucléaire aux
conséquences dévastatrices pour toute l’Europe. Cela a également été
démontré par ses précédentes apparitions dans les parlements européens.
Il ne faut donc pas lui faire l’honneur d’un événement spécial au Bundestag allemand,
car il ne s’agit pas d’un dialogue critique, comme cela serait
nécessaire, mais plutôt d’un symbole d’approbation sans réserve de sa
politique. En tant que BSW, nous ne pouvons pas soutenir cela.
L’Allemagne est désormais le plus grand fournisseur d’armes européen de
l’Ukraine. Le gouvernement fédéral devrait user de son influence sur
Zelensky pour qu’il accepte des pourparlers de paix. On ne met pas fin
aux guerres avec les armes, on met fin aux guerres par des négociations
de paix.
L'Alliance Sahra Wagenknecht - Pour la raison et la justice (en allemand : Bündnis Sahra Wagenknecht - Für Vernunft und Gerechtigkeit, couramment abrégéBSW) est un parti politique allemand créé le 8 janvier 2024.
Il
est décrit comme un parti de gauche conservatrice en raison de ses
positions progressistes sur les questions économiques et conservatrices
sur les questions sociétales, il critique « l’immigration incontrôlée ».
Sur
les questions internationales, le parti s'oppose à l'envoi d'armes en
Ukraine et aux sanctions contre la Russie et plaide pour une résolution
négociée de la guerre russo-ukrainienne. Il soutient la lutte du peuple
palestinien et décrit la bande de Gaza comme une "prison à ciel ouvert".
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Aux
élections européennes, le nouveau parti BSW a obtenu 6 % et 6 sièges,
l'ancien parti de Sahra Wagenknecht, "Die Linke" n'obtenant que 2,80 %
et 3 sièges.
Le "peuple de gauche" se réveille en sursaut, mais pourquoi
faire ?
Le
peuple de gauche se réveille en sursaut pour faire face à la situation
créée par Macron en dissolvant par surprise l’Assemblée Nationale après
le score historiquement élevé obtenu par le RN (31%) aux élections
européennes du 9 juin, au risque calculé d’une victoire de ce dernier.
Il
s’unit en catastrophe bien qu’il soit en désaccord sur beaucoup de
choses et se prend même à rêver d’une divine surprise comparable à celle
provoquée par la dissolution chiraquienne de 1997, qui permit la
formation du gouvernent de Jospin de la « gauche plurielle » qui suscita
quelques espoirs mais qui consomma la trahison de la classe ouvrière en
privatisant la Poste, Air France, France Télécom, et en bombardant la
Yougoslavie.
Mais
en quoi consiste ce peuple de gauche et pourquoi se mobilise-t-il de
manière si frappante alors qu’il paraissait si endormi et anémié depuis
si longtemps ?
On se
mobilise réellement quand son intérêt vital est en jeu ;
incontestablement un nerf sensible a été touché par la perspective d’une
victoire du RN, alors qu’il était resté globalement insensible à 7 ans
de casses sociales menées par Macron et sa clique.
C’est
en effet une mobilisation paradoxale qui a lieu contre une force
d’opposition qui pourrait prendre le pouvoir – ce qui est loin d’être
certain au vu du niveau atteint dans les urnes et des sondages - et non
contre le pouvoir en place lui même, pourtant un des pouvoirs les plus
détestés et les plus méprisés que la France n’ait jamais eu, depuis
Vichy.
Donc
le peuple de gauche s’il en est affecté n’est pas réellement scandalisé
et poussé à l’action, y compris aux manifestations radicales, ni par la
casse de la Sécu et du système de santé public, ni par la réforme des
retraites, ni par celle de l’assurance chômage, ni par la destruction du
code du travail, ni par les directives européennes de mise en
concurrence et de casse des services publics, ni par les menaces de
guerre mondiale, qui proviennent pour le moment non du RN mais de
Macron. Pour être juste, ses représentants politiques et surtout
syndicaux protestent parfois énergiquement contre tout cela – sauf
contre la guerre, mais lui-même dans les rangs ne se sent pas
essentiellement atteint ni poussé à l’action, et son opposition à toutes
ces mesures et toutes ces menaces reste verbale – certes il n’est pas
le seul dans ce cas, mais lui il fait profession d’agir contre le
capitalisme et son monde ce qui n’est pas le cas des autres victimes de
la casse sociale – les Gilets Jaunes par exemple.
Il
est plus actif et plus radical contre les bassins d’irrigation, les
autoroutes et les lignes à haute tension. Il n’y a que pour Gaza qu’il
fasse un peu de bruit, mais il est contré immédiatement et enlisé par
les campagnes de son aile pro-sioniste qui contrôle son accès dans les
médias et dont il craint manifestement de se séparer. Sous peine de
courir le risque d’opprobre public par accusation d’antisémitisme. A
l’exception bien entendu de LFI, qui a dû à cause des campagnes de haine
sur ce thème céder du terrain aux revenants du PS.
Il
n’est pas le dernier d’ailleurs à demander qu’on interdise l’expression à
ses adversaires et il a trouvé tout à fait normal que la Commission
européenne se donne à elle-même le pouvoir de faire interdire les médias
russes.
Et il
reste complètement muet sur la guerre de l’OTAN en Ukraine, voire il
l'approuve, en contribuant ainsi à la prolonger, et sur les mesures
économiques et les sanctions contre la Russie qui sont à l’origine de
l’inflation – notamment des prix de l’énergie - qui plonge dans la
misère des dizaines de millions de personnes en France et en Europe.
Qu’en
conclure, sinon que ce peuple de gauche est constitué d’éléments qui
n'ont pas de soucis graves à se faire pour leur avenir, leur survie
matérielle, leur retraite, le chômage, et qu’il lui paraît impensable
qu’on puisse les envoyer eux ou leurs enfants s’ils en ont, à servir de
chair à canon en Ukraine.
Par
contre il sait que l’antagonisme idéologique qui l’oppose aux
réactionnaires anti-communistes attardés et recuits du RN risque de lui
causer du tort. Le peuple de gauche est en effet constitué d’une petite
bourgeoisie diplômée post-communiste et post-marxiste, post-ouvrière, et
plus largement post-révolutionnaire, sans rien vouloir connaître ni du
communisme, c'est à dire du socialisme réel tel qu'il était expérimenté
en URSS, ni de Marx et encore moins de Lénine, ni de la classe ouvrière,
ni de la révolution au-delà de l’image télévisuelle de quelques
incendies de poubelles. Il faut comprendre que le préfixe « post » ne
signifie pas qu’on continue à l’être mais qu'on ne l’est plus. Et bien
ce langage culturel codé qui sert maintenant de signe de distinction
sociale et qui est détourné de sa signification d’origine n’aurait
peut-être plus cours en cas de victoire du RN, et ça l'inquiète.
Bref
le peuple de gauche est constitué de fonctionnaires de la catégorie A et
de cadres intermédiaires du milieu associatif qui ont peur en cas de
victoire du RN de perdre de leur qualité de vie, de leurs subventions,
de leur influence, de leurs commandes publiques - dans le cas des
artistes, et d’une manière plus générale sur les compensations
symboliques qui permettent à sa couche inférieure, notamment les
enseignants, d’accepter des salaires insuffisants.
Il a
peur aussi que le mode de vie libéral post-68 parvenu en bout de course
qu’il poursuit sans en avoir les moyens soit contesté par les
conservateurs moraux qui donnent le ton au RN. Sans se rendre compte que
les cadres de ce mouvement avec l’hypocrisie qui caractérise toujours
les mouvements d’extrême-droite donnent aussi à plein dans ce mode de
vie.
Le
« nouveau front populaire » c’est bien plutôt la « dernière gauche
plurielle ». C’est la NUPES avec plus de PS, moins de LFI, toujours trop
de Verts et toujours aussi peu de PCF.
ll
n’en demeure pas moins un peu étrange que la masse des ouvriers et des
employés et plus encore des précaires votent majoritairement – ceux qui
ne s’abstiennent pas - pour un parti qui leur est tendanciellement si
défavorable, par simple aversion du style de vie des autres. Il semble
que les masses populaires des pays métropolitains aient définitivement
tiré une croix sur la possibilité d’obtenir quoique ce soit par la voie
électorale, et même de l’action politique en général, et qu’ils se
bornent à exprimer des pulsions identitaires pour effrayer le bourgeois,
qui pour être opposées à celles du "peuple de gauche" - un soi-disant
"peuple", soi-disant "de gauche" - ne sont pas plus consistantes.
L’opposition
viscérale à l’immigration est sans doute la raison principale de ce
divorce aujourd’hui total. Mais la petite bourgeoisie de gauche si elle
s’est mise à l’abri pour le moment des risques de la mondialisation ne
fait aucun tort matériel direct aux masses : elle fait du tort – et les
masses réactionnaires en font aussi tous les week-end dans les centres
commerciaux en achetant sans se poser trop de question les produits de
base importés à bon-marché pour leur consommation – aux travailleurs
exploités du Sud et aux travailleurs immigrés ici qui travaillent plus
dur et plus longtemps pour moins de salaire et sans pouvoir faire valoir
tous leurs droits.
Si le
RN gagnait le 7 juillet, et accédait à Matignon – éventualité plutôt
improbable, il montrerait sans doute assez rapidement son vrai visage
fondamentalement antisocial, mais il y a peu de chance qu’il puisse
dépasser dans cette direction la feuille de route de la clique de
Macron. De même ceux qui espèrent qu’il mette un frein à l’engagement
guerrier en Ukraine, à cause des sympathies idéologiques qu'on lui prête
pour Vladimir Poutine risquent aussi d’être déçu. Mais là encore il est
improbable qu’il puisse faire pire que le gang militariste et
aventuriste actuellement au pouvoir en France et en Europe. Et à
l'étranger, sa victoire serait interprétée en ce sens.
Suite à sa déroute électorale annoncée, Le Président de la
République, Emmanuel Macron a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale.
Avec 7,31 % des inscrits, il décide de se débarrasser des seuls élus légitimes au niveau national qui représentent les Français.
Les institutions sont imparfaites, mais l’Assemblée nationale, telle
qu’elle est composée, permet pour le moins de limiter l’hybris du
Président qui n’a de cesse de vouloir casser le pays.
Entre la destruction des services publics, celle du droit du travail,
déjà entreprise sous Hollande, la désindustrialisation de la France,
l’élimination des agriculteurs, la vente à la découpe de ce qui reste,
la soumission du pays aux institutions financières internationales, la
suppression progressive des aides sociales, dont le chômage et la
sécurité sociale, la destruction des régimes de retraite, les Français
sont épuisés par ses réformes turbo-libérales.
Pour faire oublier l’anéantissement des Français, il a voulu être le
Grand Manitou des Jeux olympiques, qui sont en train de ruiner la
France, de vider Paris des restes des classes populaires, et de procéder
aux enlaidissements de la ville transformée en vaste chantier urbain
pour aboutir à détruire le patrimoine architectural et la transformer en
cité internationale sans charme ni poésie, affublée de buildings
d’architecture déconstructiviste.
Pour faire oublier le désastre économique prévisible post Jeux
olympiques, il a déclaré la guerre à la Russie, rien de moins, en
souhaitant intervenir sur place avec des jeunes qui vont se faire
détruire et en risquant une escalade qui peut finir par la vitrification
de l’Europe (les USA restant prudemment à l’écart, comme d’habitude).
Les Français ont dit non, même si de manière un peu chaotique et en votant pour la seule alternative présentée par les médias comme n’en étant pas une.
Si nous regardons de plus près, Macron est certes dépassé par le RN,
mais aussi par la gauche, si on ajoute LFI, la gauche « unie » et le PS.
Il est désormais minoritaire dans le pays.
Il a décidé que des élections auront lieu, très rapidement. Il est
évident que ce choix n’est pas un coup de têtes, mais était calculé bien
avant les résultats.
Rebondir comme le seul rempart face à l’extrême droite, prendre ses
adversaires à gauche, comme à droite, de court, et remporter par un coup
politique une élection qui sans le scrutin majoritaire serait perdue
d’avance. Il aura toutes les chaînes d’info de son côté, les principaux
journaux, les médias de masse. Avec des interdits de plus en plus
prégnants dans l’expression publique, le délit d’opinion devenant une
menace contre tout démocrate réel, les conditions du débat démocratiques
ne sont pas et ne seront pas réunies, ne serait-ce que du fait de la
précipitation du calendrier. Comme un alchimiste, cette précipitation
fait partie de sa tactique, se présentant comme seul face à l’inconnu et
jouant sur la peur.
Cette façon de faire est un piège tendu aux Français, tendu à la démocratie, tendu à la représentativité nationale.
C’est une insulte de plus faite au peuple de France. Il n’aurait
probablement pas voulu dissoudre l’Assemblée nationale, mais dissoudre
le peuple français lui-même. Il montre qu’il hait la population, et que
sa France est faite d’une oligarchie qui dirige tout, avec une
population constituée par une cohorte d’individus ignares qui gobent
toutes les infamies du turbo-capitalisme dont il est le représentant. Ce
n’est pas par hasard que notre pays recèle l’homme le plus riche de la
planète. Pour les ultra milliardaires, la France est « open bar ».
Cette dissolution est bien une déclaration de guerre contre les Français. En souhaitant qu’ils s’en rendent compte.
Si
le « nouveau Front Populaire » affiche des propositions favorables au
monde du travail, telles l’augmentation du SMIC à 1600 euros, celle des
salaires et des pensions et leurs indexations sur l’inflation ou encore
l’abrogation de loi de la retraite à 64 ans, on est interpellé par
plusieurs propositions qui, si elles aboutissaient, porteraient un coup
mortel à ce qui reste de notre indépendance nationale et de notre
souveraineté et bien sûr annihileraient tout combat pour la sortie de la
France de L’UE, condition absolument nécessaire, même si insuffisante,
pour un retour à la prospérité et au progrès social véritable.
OUI, ATTENTION CAR LE DIABLE SE CACHE DANS LES DÉTAILS !
Voyons
le texte qui parle de « soutien aux progrès de la construction
européenne » et « d’Europe de la défense », autrement dit, d’un soutien à
la construction d’une Europe fédérale sous domination de l’OTAN et par
voie de conséquence la perte du siège de la France, devenu état fédéré, à
l’ONU !!!
Par
ailleurs, le texte ne fait aucune référence au combat pour la paix en
Ukraine mais, au contraire, pousse à l’escalade militaire !!!
ON PEUT ÊTRE UN OPPOSANT SANS FAILLE AU RN ET S’INQUIÉTER DU PROGRAMME DE CEUX QUI PRÉTENDENT S’Y OPPOSER EFFICACEMENT.
Le blog d'El Diablo
Note de Pedrito
Si effectivement comme je le crains et d'autres avec moi le Front Populaire qui s'annonce devait être une alliance de sommet obéissant à la politique guerrière des USA sous le drapeau impérialiste de l'OTAN, alors ce F.P. Canadra dry n'aurait aucune chance d'emporter l'adhésion totale populaire qu'il lui faudra pour vaincre les obstacles que l'impérialisme financier dressera devant lui.
Et nous retomberons de Charybde en Scylla
Le RN n'aura qu'à se baisser pour ramasser les morceaux des promesses généreuses et démagogiques que Glukssman et ses complices hollandistes savaient par avance ne jamais pouvoir honorer.
On ne réussira pas un front populaire efficace avec des mensonges et de l'enfumage. Depuis Mitterrand on sait où cette politique nous a amenés aujourd'hui.
Je le répète: je ne suis pas sûr du tout de voter pour ce Front Populaire de façade.
Voici ce que j’ai reçu hier des camarades d’Aix, de Toni Genaro, qui
est l’infatigable défenseur de la mémoire de la Résistance des
communistes, à Aix mais aussi à Berre, à Marseille avec les déportés du
quartier Saint Jean sur le Vieux port, ceux partis en convoi jusqu’à
Mathausen, la mémoire de ce peuple ouvrier, populaire, intellectuel qui
sauva l’honneur de la France enfoncée dans le pétainisme. J’étais,
enfant, appelée “la fille qui ne pleure jamais”, mais à cette nouvelle
des larmes de bonheur ont empli mes yeux. Il a fallu une grande ténacité
à Toni, sa cellule pour obtenir cette décision d’un conseil municipal à
Aix dominé par la droite avec un poids idéologique de l’extrême-droite
pour qu’intervienne cette décision et voici d’ailleurs un extrait de
l’intervention d’une élue de gauche lors de ce Conseil. Ce qui est fait à
Aix devrait l’être partout en France, cela fait partie non seulement de
ce que nous devons à tous ces combattants mais de la défense du rôle
des communistes contre le négationnisme qui fait le lit du fascisme. Je
reconnais dans le ténacité de Toni, ce qu’étaient les communistes mais
en ce moment je m’interroge : j’ai face à moi des gens parfois
sympathiques, bienveillants mais dans leur immense majorité ils ne sont
plus des communistes et ce parti, ces groupuscules n’en sont même pas
une pâle copie…
Illustration. Pascal Fieschi qui domine de sa haute taille est ici
aux côtés d’autres résistants pour célébrer le 6 juin 1944. Il y a
également Charles Tillon.
Lors
de cette célébration du 6 juin 1944 Pascal est à la tête de la
manifestation aixoise, il est le second en partant de la gauche, Charles
Tillon est le quatrième…
Ce rappel d’un passé grandiose relève du symbole dans ces temps de
confusion, Pascal mon amour, mon compagnon, n’aurait pas hésité une
minute à combattre le fascisme, à rassembler largement, mais il aurait
eu conscience que défendre la paix c’était s’attaquer au fascisme. Ce
qui fait totalement défaut à ce canada dry du Front populaire. A ce
titre, il me racontait non sans humour comment avec son ami Arthur
Giovone (qui a été député communiste de la Corse à la Libération), alors
qu’ils étaient en train d’errer dans les rues d’Aix où ils étaient
censés faire des études, sur le parapet du pont au-dessus de la voie
ferrée ils avaient vu une grande inscription : le fascisme c’est la guerre !
les deux jeunes Corses ont contemplé l’inscription qui portait
également l’invitation à venir écouter Gabriel Péri.. Pascal Fieschi à
cette époque était déjà un romantique mais une espèce de vitelloni qui
préférait le pocker à tout autre activité. Il avait perdu la somme de
son inscription en deuxième année de droit, sur un carré de valet contre
un carré d’As, et cherchait d’autres revenus, s’essayait à la boxe… Il
était grand costaud, avec une allonge remarquable et sans chercher la
bagarre ne la craignait pas. Les deux amis corses ont convenu d’aller le
soir même au meeting pour savoir pourquoi le fascisme c’était la
guerre. Gabriel Péri était un orateur plein de flamme et son discours
commence par : “peuple on te trompe! ”
Le soir même les deux amis adhérent au PCF…
Je vous raconterai peut-être la suite de cette histoire qui conduisit
Pascal à la torture, au camp de concentration et comment toujours resta
il communiste pour vous aider à comprendre ce qu’était alors un
communiste, un soldat discipliné pour la libération de l’humanité…
Discipliné y compris quand il fut démis de ses responsabilités, mais je
voudrais préciser deux choses qui sont importantes aujourd’hui plus que
jamais. La première est que vous perceviez le prix qu’il attachait à
l’engagement communiste même s’il faisait du sien le fruit cocasse du
hasard. Il saluait chaque nouvel adhérent en lui faisant ressentir
l’importance d’un tel choix : cet acte que tu accomplis aujourd’hui
est l’un des plus importants de ton existence, il pourra te conduire à
la mort, à la torture et tu dois chaque jour réfléchir à la manière de
t’en montrer digne. Il ajoutait ce qui aujourd’hui ne manque pas de pertinence : “Si
tu sens que tu ne peux plus assumer cet engagement, descend sans un mot
de la charrette, détends-toi dans les prés, mais ne laisse pas trop
s’éloigner la charrette, suis la des yeux pour être prêt à reprendre ta
place…
Quel communiste quand il adhère au parti trouve un tel accueil par un
tel homme… La situation était telle que le parti regorgeait de partout
de la base au sommet de dirigeants de cette trempe.
Voilà, ce que j’aurais voulu avec la force apaisante de sa conviction
dire à tous ceux qui quittent ou ont quitté le parti, nous sommes
aujourd’hui encore des centaines de milliers même si beaucoup sont morts
en proie au chagrin le cœur brisé comme par une histoire d’amour..
Beaucoup conservaient de la haine pour ce qu’ils y avaient subi
d’injustice là même où ils croyaient s’être donné corps et âme pour y
combattre l’injustice. Moi j’ai pensé à ce qu’il nous aurait dit “Ce parti est à toi, ne les laisse pas te le voler et emplir ton cœur d’amertume au point de te tromper d’adversaire…
” Chaque fois qu’un camarade est venu m’expliquer qu’il quittait le
parti comme j’ai été contrainte de le faire moi-même, je pensais à lui
et à d’autres de la même trempe et je leur disais: “je ne te
félicite pas c’est une défaite que nous avons subi, ces gens-là sont des
minables et nous nous sommes laissés dépouiller par des minables, c’est
une défaite… mais quand certains de ces liquidateurs viennent me
saluer après m’avoir poignardée dans le dos, le mépris m’envahit et je
leur demande d’aller voir ailleurs si j’y suis, je continue à voter
communiste, à défendre ce qui peut être sauvé de ce parti en son nom et
pour ne pas déchoir malgré eux et l’écœurement que leurs singeries
m’inspirent.
Est-ce que je trouverai les mots pour décrire la force de conviction
apaisante de Pascal, son charisme silencieux. Il était comme le feu dans
l’âtre, la mer que l’on fixe, il vous forçait à réfléchir, à puiser le
meilleur de vous-même, et à aller vers l’essentiel. Mais il était aussi
plein de ruse, il était le paysan corse méditerranéen, cet individu
clanique confronté à une terre dure, ingrate, mais dont le parfum du
maquis se chargeait du sel marin, une fragrance jamais oubliée… il
traitait parfois les choses, les animaux comme des personnes, il y avait
en lui du chamanisme, une force tellurique… Ce sorcier aux allures
féline des gangsters chaloupait en serrant sa veste contre ses hanches
étroites, il était silencieux, mystérieux, il se moquait lui-même de
cette élégance suspecte et il affirmait “mon physique m’a toujours
desservi”… Il avait aussi la connaissance des rapports de forces, des
êtres humains, celle de la fièvre du jeu, du grand joueur de poker qu’il
avait été: “il se moquait de moi en m’appelant “pauvre piou piou,
heureusement que tu as l’air impériale parce que si les gens savaient ta
naïveté ils feraient de la charpie de toi!” C’est ce qui s’est
passé à sa mort, certains ont agi envers moi comme ils n’auraient jamais
osé en sa présence… Mais j’avais aussi retenu l’essentiel, une part de
sa force, de son obstination et de son désintéressement et j’ai aimé qui
lui ressemblait, je suis partie à la recherche des communistes sur
toute la planète et je les ai retrouvés et d’abord à Cuba… J’étais
incapable de sa ruse patiente de paysan méditerranéen, impulsive je
suis, impulsive je suis restée, et j’ai toujours refusé d’être autre
chose que ce que j’étais une intellectuelle qui ne trouvait d’aliment
que dans les luttes du prolétariat, qui refusait d’être le domestique
courtisan de la classe dominante … et j’ai retenu l’idée du regard sur
la charrette… et à ma manière j’étais comme lui indomptable et libre…
Il avait tenu bon ! le pacte germano- soviétique, la mise en
clandestinité du PCF, la section d’Aix n’existait plus seul trois
militants dont lui avaient tenu bon et étaient restés dans “la
charrette””. Comme bien d’autres communistes, face à l’étrange
défaite, il a dû reconstituer le parti dans le bassin minier en allant
voir les uns après les autres ceux qui étaient prêts à s’engager. Il me
racontait comment, descendu en vélo à Marseille, le jour de la venue de
Pétain à la prefecture, les rues aux alentours étaient noires de monde
et lui silencieux en tenant son vélo contre lui effacé dans une
encoignure de porte, il se demandait comment son petit groupe de
communiste allait pouvoir expliquer que le fascisme c’était la guerre.
Peu à peu il avait réussi à regrouper plus de 100 personnes. Dans le
temps qui était celui de mon engagement, celui des attentats de l’OAS,
quelquefois nous allions les voir, je me souviens de l’un d’entre eux
qui avait refusé de rendre les armes, un cultivateur dont les poules
couvaient des grenades hors d’usage… Pourtant être communiste ce n’était
pas priviligier l’aventure, il ne cessait de m’expliquer : les armes ce
n’est pas la priorité, la priorité c’est la conviction, les tracts, le
contact, on ne passe aux armes que quand la conviction de la nocivité de
l’occupant s’est installée dans les esprits avec la difficulté de
trouver de la nourriture… quand je l’ai rencontré c’était le temps de
l’OAS, il fallait garder les sièges, s’organiser dans une semi
clandestinité tout en privilégiant l’action de masse, pas d’aventurisme
même si nous errions en groupe d’antifascistes et terminions à l’aube en
dégustant des pieds paquets au bas du Cours sextius dans un café appelé
alors le Cambrinus. Nous étions quelques étudiants affamés vivant dans
des chambres gelées et c’était parfois notre seul repas de la journée.
Toute ma vie avec lui fut une longue leçon politique de préparation
aux temps les plus durs, ceux du fascisme dont il ne cessait
d’appréhender le retour. Je ne veux pas les faire parler toute cette
cohorte de héros, mais je sais qu’ils auraient accepté de rejoindre ce
Front populaire et je sais aussi à quel point ils auraient eu à coeur de
constituer une colonne vertébrale à ce conglomérat sans vision claire
de l’adversaire, lui savait sa nature réelle : le fascisme c’est la
guerre, celle de tous contre tous, et celle impérialiste des marchands
d’armes et des financiers corrompus.
Torturé par la gestapo en sachant qu’il lui fallait tenir bon 24
heures le temps de la fuite des autres et de la recomposition ailleurs
du réseau, ses bourreaux le croyant évanoui, ils ont constaté : on en
tirera rien de plus, on le travaille encore un peu et on le laisse.
J’allais parler alors j’ai tenu encore un peu mais c’est un hasard et je
comprends ceux qui n’ont pas pu tenir et il me recommandait : ne
cherche pas à savoir plus que ce qui est utile, moins tu en sais moins
tu en dis. Ce qui m’a toujours incité à me méfier de ceux qui feignent
de partager des secrets et d’appartenir à la confrerie de ceux qui
“savent’… Ce sont en général des bureaucrates imbus d’eux mêmes.Un
communiste c’est exactement le contraire : il veut que les masses soient
compétentes, capables de combattre et eux mêmes ne connaissent que ce
qui est utile à l’exercice de leur responsabilité. Quand à notre
stupéfaction réciproque j’ai été élu membre du comité central, il m’a
donné ce conseil: fais attention on ne gère pas les communistes comme des soldats ordinaires, c’est tous des chefs…
Où sont-ils passés ces ouvriers silencieux de toutes les victoires,
ceux qui savaient la belle ouvrage, étaient épris de savoir et de
culture, il n’y a plus que des braillards et des gens mécontents de ce
que les autres ne font pas cherchant là l’excuse pour ne rien faire
eux-mêmes, une ambiance de commérage…
Condamné le 22 juillet 1943 par la section spéciale de la cour
d’appel d’Aix à cinq ans de prison. Incarcéré à la maison d’arrêt d’Aix
puis à la prison Chave à Marseille, il fut transféré ensuite, le 9
novembre 1943, à la centrale d’Eysses (Lot-et-Garonne). Il y fut l’un
des instigateurs de la révolte au sein du « fameux bataillon » insurgé
dont 12 membres furent fusillés. Condamné lui-même à la peine de mort
par une cour martiale, il échappa in extremis à l’exécution à l’aube
quand le gamelier vint leur dire “ils enlèvent les potaux, vous êtes
sauvés”. Récupéré par les Allemands, il fut envoyé le 30 mai 1944 au
camp de Compiègne et, de là, à Dachau, le 18 juin. Il reçut le matricule
73.444. Il y mena une action efficace de solidarité et d’organisation
malgré les souffrances, les pous du typhus qu se nichaient dans les
plaies que lui avaient faits les fers du condamné d’Eysses, Il fut
libéré à Allach le 30 avril 1945.
De retour à Aix, Pascal Fieschi reprit aussitôt ses activités
syndicales à la CGT et surtout politiques au PCF dont il devint, pendant
de longues années, le leader local incontesté. Puis dans le sillage de
Marty, et de l’aventurisme qu’il impulsait refusant de vendre la colonie
de vacances de Sylvanes dont il demeura président en argant que ce
domaine appartenait à la fédération des patriotes et résistant, il fut
démis de son titre de secrétaire du parti et comme cela provoquait des
remous au sein de la section, il fit lui même son procès et exigea des
autres camarades qu’ils respectent la décision du parti, mais il ne
vendit pas Sylvanes.
En marge de son parti, Pascal Fieschi fut aussi le co-fondateur avec
le général Angenot et, jusqu’à son décès, le président de l’Union des
déportés, internés et familles de fusillés du pays d’Aix. Il participa à
la mise en place du comité de coordination pour la reconnaissance
officielle du camp d’internement des Milles et la conservation des
peintures du réfectoire. Vice-président de l’Union française des Anciens
combattants, il était membre du bureau national de la FNDIRP qu’il
présidait encore lors de son décès. Il eut aussi une activité à l’ANACR
et à l’ARAC et enfin à l’Union locale CGT. En 1950, Pascal Fieschi
siégeait aussi au bureau des combattants de la paix d’Aix. partout il su
demeurer l’image de la force et du caractère incorruptible du parti
tout en demeurant le plus ouvert, le plus respectueux de la diversité
des adhérents. je dois dire que ces derniers temps j’ai été stupéfaite
du renversement qui s’opérait: le parti accueillait n’importe qui, des
gens qui n’avaient rien de communiste, certains non seulement en
ignoraient l’histoire mais haissaient ceux qui l’avaient faite les
mettant sur le même pied que les fascistes, répétant tous les mensonges
de la bourgeoisie sans même songer à vérifier.. L’humanité leur faisait
écho interdisant des témoins de mon espèce, en revanche les associations
de masse étaient le champ clos des querelles sectaires de fractions.
je n’ai eu dans ma vie que ce compagnon et un autre qui lui
ressemblait en tous points … Avec ces hommes là, notre vie fut telle que
l’amour fut un compagnonnage, une aventure qui fit l’être humain plus
grand que nature… Parfois je me dis qu’il manque des hommes et des
femmes de cette envergure et que je n’ai plus d’interlocuteur que la
paresse intellectuelle en particulier a tout envahi… Mais je repense à
ce que me répondait Aragon à qui je disais mon desarroi de voir
disparaître des poètes et des révolutionnaires… Il me répondait “Ne
croyez pas cela, ma chère, en ce moment même il y a un jeune homme de
vingt ans qui brule et qui attend tel Milton dans son grenier… ” ce
qu’expliquait aussi Fidel, c’est la révolte des peuples qui crée les
héros, on voit alors proliférer des tas de capacités de gens qui sans ça
auraient été écrasés…
Oui nous avons vécu le temps des merveilles…
Il s’est avéré que hier je suis retournée à Aix, partout je le
revoyais durant les 25ans de notre vie commune, lui et tous nos amis et
camarades et je disais à Alain, “Etoile rouge” , qui était venu avec
moi à l’institut de l’image pour une retrospective sur Orson Wells (qui
par bien traits physiques et moraux ressemblait à Pascal) : mon dieu comme j’ai été heureuse ici,
à ce souvenir mon coeur se dilatait de bonheur, et ce n’était pas de la
nostalgie. C’était le’approbation du sens d’une vie, jusqu’au bout sans
trahir, sans nous trahir, nous les communistes. … Rien ni personne
croyez moi ne pourra vous enlever ce respect de vous même quand vous
aurez trempé votre coeur dans cet acier là toujours en fusion et vous
n’en attendrez rien d’autre que ce privilège: participer à un combat
juste et vrai, l’authenticité…
Nous avancions Alain (étoile rouge) et moi sur le cours sextius a
proximité de ce qui fut jadis le Cambrinus et une femme d’une trentaine
d’années s’est arrêtée en s’exclamant “Comme vous êtes beaux tous les
deux” moi je portais un col mao et lui ressemble à Karl Marx, cela
m’arrive souvent d’être ainsi saluée comme l’écho d’une vie qui m’en a
laissé le goût jusqu’à la fin… Ce n’est pas étranger à tout ce que je
veux dire, cet être qui reste droit… Lui était cela à un niveau que vous
ne pouvez imaginer…
Si tu veux survivre dans les conditions les plus extrêmes, celles
de la torture, du camp de concentration, il faut t’oublier pour les
autres… C’est vrai dans les situations extrêmes mais c’est aussi
une philosophie de vie, se satisfaire de n’être rien d’autre que ce
combat collectif de l’humanité, ne rien espérer pour soi est aussi une
manière de survivre dans la liberté, sans que rien ni personne sauf
votre conscience n’ait prise sur vous, est de l’ordre de la plénitude
“épicurienne”, le meilleur dans sa simplicite comble alors que pour qui
rentre dans les pièges de l’avidité, célébrité, fortune, il n’y en a
jamais assez…
Vous n’aurez pas toujours raison parce qu’il faut beaucoup de temps
pour apprendre à douter et à croire, à douter et agir mais vous serez
apaisé d’avoir tenté à chaque moment de c oncilier cette formidable
éthique communiste matérialiste qui atteint la transcendance…
ce contact amical avec dans la gare ce gentil vendeur comorien, j’ai
voulu lui acheter du pain, il m’en a dissuader ‘dans la gare tout est
cher, traverse la rue et va à la boulangerie en face…” nous avons
longuement parlé des Comores, de ce peuple travailleur et digne qui
assure toute la restauration marseillaise… et j’ai expliqué à Alain
qu’il me traitait comme une aieule à respecter et le gentil serveur
était fier que l’on reconnaisse son peuple, il m’a supplié de revenir le
voir quand je lui ai parlé de Bod ménard qu’avait combattu ses grands
parents… Marseille cette ville où chacun vient d’ailleurs n’est pas mon
oasis aixois mais elle est cette rebelle périodiquement traversée par de
mauvaises influences… Mais ce parti là n’est plus le mien, pas plus que
ceux qui le contestent…
En ce moment puisque je vous parle des temps actuels aussi, si le
fascisme c’est la guerre et si dans ces coalitions fragiles qui
s’organisent personne ne parait faire le lien, ni vraiment savoir la
nature de l’adversaire… pourtant celui-ci a peur… peur de quoi pas de
ces gens rassemblés à la va-vite et dans lesquels les représentants
actuels du PCF sont les moins pires, ceux qui avec d’autres paraissent
les plus raisonnables, les moins caricaturaux mais de ce que porte ce
rassemblement de revendications accuumulées… De ce qui peut naitre de ce
conglomérat de forces dont la plupart portent aussi la respnsabilité de
la situation actuelle… Mais Pascal me disait la force de l’unité et le
combat que cela représntait pour les communistes… Le manque est là…
Et pour clore l’anecdote de son engagement autour de la nature du
combat contre le fascisme et la guerre je voudrais raconter avec ce
léger accent corse qu’il avait conservé que chaque fois que Giovone et
lui se rencontraient, ils riaient en s’interpellant : “Peuple, on te trompe!”
et ils ajoutaient que ce jour là ils n’imaginaient même pas dans quoi
ils s’engageaient. je me demande pour tous ces jeunes qui ‘engagent
sans aide réelle, sans modèle de leur type ce qu’ils deviendront…
Merci à vous mes camarades aixois et particulièrement toi Toni, cela
n’a l’air de rien mais tu as fait pour lui ce qu’il n’a cessé de faire
pour tous les Résistants à Aix et dans le bassin minier, partout se
battre pour qu’il y ait des noms de rues au nom des communistes, des
syndicalistes CGT, pour que plus jamais l’humanité ne vive pareille
horreur… dans l’espoir qu’un jour renaitront les communistes ou des
combattants de leur espèce, s’il s’avère que le parti communiste et ses
vains groupuscules sont incapables d’assumer ce rôle et ne sont plus que
d’avoir été ce passé qu’ils piétinnent faute de le connaitre…
Voila c’est acté, la plaque de rue concernant Pascal aura le libellé qu’il méritem’a écrit Toni :
Rue Pascal FIESCHI
Conseiller municipal.
Résistant, déporté
politique à Dachau. Militant inlassable pour la paix. (1908-1985)
Je
suis très, très content d’avoir pu, au nom de notre Parti, mettre en
valeur des camarades comme Pascal qui a beaucoup donner pour
l’émancipation des aixois, non seulement face à la barbarie nazie mais
aussi face à la bourgeoisie aixoise. Qu’il en soit remercié par un peu plus de reconnaissance aujourd’hui n’est que justice. C’est
dans toutes nos communes de France que nous ne devrions pas oublier
tous les Pascal qui firent honneur au drapeau rouge, sa faucille et son
marteau. Et malheureusement bien souvent tombés dans l’oubli. Notre
Parti perd trop vite ses repères, l’atlantisme nous bouffe, la
reconstruction passe aussi par le retour historique et les valeurs de
classe que nous avons abandonné, sans stratégie pas d’avenir, Pascal le
savait.
J’attends le retour de la Mairie pour le pratique (pose,
date …) Je t’envoie par un autre site, l’intervention d’Agnès Daures
(Très proche du Parti qui a précisé quelques faits historiques, huée par
quelques membres de la majorité et de l’opposition groupe Vassal …,
quand on appuie là où ça fait mal, les loups hurlent … ce qui est bon
signe (notre camarade Pierre Spano étant en maladie) .trashed-1720966799-VID_20240614_16