jeudi 13 août 2009

NOVILLADA-CONCOURS DE PARENTIS:

Si je devais exprimer un regret, c'est que l'ADAP n'ait pas inversé l'ordre de ses tardes: les Raso de Portilla le samedi, pour clôturer le dimanche par la concours.
Nous avons en effet commencé par un dessert de choix, et terminé les agapes par un plat inmangeable, indigeste, non par la faute des éleveurs, mais par les comportements indignes de novilleros et peones qui doivent dare-dare changer de métier. Aucun respect pour le toro, pour le public, pour le palco, et pour le costume de lumières qui sied si mal à leurs clowneries et à leurs innombrables tricheries.
Commençons donc par ce triste dimanche, pour terminer par une note qui correspond mieux à l'esprit de Parentis.
Dimanche 9 Août: profondeurs de l'abîme du toreo
Carlos Guzman annonce la couleur: son toro est carrément piqué dans l'épaule sous les applaudissements de spectateurs ravis. "Bien, le piquero"! hurlera derrière nous une excitée à chaque forfait perpétré. Évidemment, on assistera ensuite à une faena d'infirmier pour toro faiblissime, l'aburrimiento précoce est seulement interrompu par quelques applaudissements de touristes. Querencioso aux planches, le novillo reçoit un pinchazo, puis après un avis, le quadrage pour l'épée s'avère interminable. Une entière au troisième essai, 2° avis, 4 descabellos.
Son second opposant, n° 28, est presque chétif, mais il désarçonne la cavalerie au deuxième choc, la mise en suerte est catastrophique, le novillo ira quand même 4 fois au cheval après un temps interminable de placement. Suerte de banderilles à la sauce Cañada, égal à lui même - "une broque", crient derrière nous 30 nîmois-, aucune faena, 2/3 d'épée, descabello. Sifflets !
Comme beaucoup trop de ses semblables, Felix de Castro torée plus le public que le faible animal qui lui échoit; après une pique bien poussée par son novillo, et une seconde, trasera, il remet en suerte après les clarines! Son banderillero est applaudi, seul fait notable. Pour le reste, toreo pueblerino à une bestiole faible: et çà prend !! Les gogos n'y voient que du feu. Une entière sur le côté.
Pour son second, au moment où il effectue la mise en suerte pour le piquero de turna, il s'envoie son toro sur le râble! Vol plané, retombé sur la tête, il est ko . Il ne reviendra pas. Pendant ce temps, le tercio de varas se poursuit jusqu'à la quatrième charge d'un novillo de bandera sans que le public ne réagisse. Deuxième tercio catastrophique, jet de fléchettes en partant au cul du toro. Consternant! Guzman va chercher l'acier, sans une passe, sans honte, et assassine le bicho au terme de vingt descabellos.
Après que son premier novillo ait encaissé une pique suivie d'une légère piquette, Naranjo entame sa faenita à l'estribo. La noblesse du Portilla nous permet de voir une faenita variée de derechazos et naturelles liées, la charge est nette, le trajet sans arrêt ni accroc, Naranjo se colle au novillo et l'étouffe, il crie beaucoup, tente un pinchazo, finit par un golletazo, et s'autorise une vuelta
C'est donc Naranjo qui clôture cette tarde de honte, avec une pique carioquée qu'il laisse impunément administrer par son complice à cheval. Suit le désastre habituel des banderilleros. Et le colombien ose brinder au public qui n'en a cure et applaudit. Derechazos terminés collé au cul du novillo noble à souhait, il torée de la gueule, et termine par un nouveau bajonazo, pour lequel, ô scandale, les mouchoirs blancs des touristes s'agitent frénétiquement. Heureusement, au palco, Garzelli tient bon.
La corrida est vraiment en danger, l'aficion, elle, est à l'agonie.
Pour l'épisode tout aussi consternant de la bouteille de ricard jetée dans le ruedo, rappelons
- d'autres l'ont fait avant moi - que le dangereux ivrogne auteur du forfait a rendu au salopard Guzman le meilleur service: alors que le public devait lui administrer une bronca monumentale, le fieffé voyou a réussi à retourner la vindicte populaire contre l'abruti, grâce à l'appui des voisins de tendido futés délateurs, puis est tranquillement et impunément retourné derrière les planches.
Plus gogos qu'à Parentis, tu meurs!
Samedi 8 Août: tarde de toros.
Peut-être la novillada-concours de 2009 ne restera-t-elle pas dans les annales de l'aficion torista: il n'empêche, on ne s'est jamais ennuyés ce samedi d'ouverture. En matière de suerte de picar, le fondement même de la corrida telle qu'elle doit être conçue et appliquée, pour un total de 23 piques, les organisateurs de l'ADAP peuvent être satisfaits.
Le Partido de Resina sorti en premier reçoit depuis le centre sa quatrième ration, provoquant presque une nouvelle chute, après une culbute de la cavalerie à la première rencontre. Après trois bonnes paires de palos, le novillo part des tablas vers le centre où l'attend Daniel Martin. L'embestida est franche, le bicho fait preuve de noblesse, et la faena agréable. Le torero pèse sur son docile partenaire, les cites de loin sont répétés. Quelques naturelles pour cadrer, entière et descabello. Salut depuis le callejon du chaval dépité, cette faena à Torremolinos ou à Dax lui aurait valu un rabo. Durs, durs, les franchutes!
Le Guardiola qui lui échoit en second aurait eu quatre ans en novembre. Negro bragado, astifino, il est applaudi dès sa sortie, comme la pluspart des bichos du jour. Première pique dans l'épaule, puis seconde, plus académique, troisième, quatrième, la cinquième en partant de 30 mètres. Il semble ne pas avoir été primé: bizarre! Martin le torée avec temple, l'animal est encasté et noble, puis se met à cabecear. Plusieurs séries de naturelles croisées, David reprend le dessus, il place une demie qui ressort, puis trois-quart de lame bien logée. 7 ou 8 descabellos...
Julian Simon reçoit un Prieto de la Cal, magnifique jabonero de février 2006, bien armé, fougueux, qui remate dans les planches sans rechigner. Une vilaine pique trasera, le piquero recharge - bronca -sans que le toro s'éloigne. Pour la deuxième rencontre, la chute est miraculeusement évitée. Pour la quatrième, cite du toro au centre du ruedo. Le public applaudit. La faena, elle, sera brêve. Essai à droite, puis à gauche, Simon abandonne vite devant le danger qu'il pressent. Une entière sur le côté et une multitude de puntillas par le cachetero de turna. Le second de Julian est un colorado d'Alonso Moreno de janvier 2006, bien armé, qui s'octroie une vuelta de campana applaudie à tout rompre par une légion de connards. Après être sorti seul de la troisième pique, il charge de plus loin encore pour la quatrième. Salut du banderillero . Brindis a todos du novillero. Gueule fermée, le bicho s'élance avant les cites. Simon n'a pas les moyens de continuer, la faena sera aussi brêve que la première. Deux pinchazos et une entière muy muy trasera !!
Le Morena de Silva accomplit trois tours de ruedo à fond de train, Francisco Pajares finit par le cadrer à l'aide de quelques véroniques. Pique ratée et reprise illico- le piquero ne doit pas savoir qu'il est en concours à Parentis- , seconde avec quite, troisième charge. Dès la première série à droite, le novillo affiche sa grande noblesse. La muleta est templée, la musique démarre pour les touristes, séries à droite et à gauche s'enchainent sans effort apparent, tellement le bicho s'élance sans rechigner. Puis la faena se décompose très vite, Pajares cadre pour deux pinchazos et une entière un peu de côté. Vuelta.
Le Coquilla de Sanchez Arjona est armé court, très court, dans le type habituel de l'élevage. Je veux bien... Cela dépare beaucoup avec certains de ses concurrents. Il reçoit trois rations de fer, manque de renverser la cavalerie lors de la seconde rencontre, part du centre pour administrer un sacré bouchon pour la troisième. Lui aussi sera noble, après la suerte de banderilles écourtée, il suit docilement la muleta de Francisco, le torero lui donne de l'air et du temps pour récupérer, il se déplace lentement, torée avec temple. Quelques redondos pour conclure. 1/3 de lame après deux pinchazos.
Parentis avait si bien commencé....
Une suggestion aux organisateurs: n'autoriser la musique des peñas que dans le cas de vuelta ou de trophée, ou éventuellement après le salut du torero: aujourd'hui, et partout, les groupes se mettent à jouer, les spectateurs tapent dans les mains, les toreros en profitent pour sortir et s'octroyer des vueltas qu'ils ne méritent pas.
Déjà, çà mettrait un peu de sérieux et d'ordre dans l'anarchie ambiante qui profite aux tricheurs.

mercredi 12 août 2009

NOCTURNE D'AOÛT A VIC-FEZENSAC: LE CRÉPUSCULE DES BOEUFS.

Ce vendredi 7 Août, ce qui n'échappa à personne, c'est d'abord qu'aucun pupille de la ganaderia de "l'Astarac" ne rematait dans le bois des burladeros vicois. Et ces cornes outrageusement courtes!! Bizarre! Plus que bizarre: étrange, même, çà laisse perplexes les optimistes crédules les plus chevronnés. Mais surtout, des moruchos sans aucune embestida, une soirée d'aburrimiento assuré, comme il en existe peu, heureusement....Quoique ! Entre Orthez, Vic, et Parentis, cette année, nous aurons eu droit à la totale, c'est le cas de le dire! Et çà commence à devenir inquiétant. Ajoutez çà cela, qu'à chaque corrida ou presque, les aficionados critiques ont droit aux agressions violentes des gogos, qui se font les avocats des tricheurs du ruedo et de ceux qui les encouragent depuis callejones et burladeros.
Dans ce contexte Vicois, que retenir des boeufs qui se figeaient immobiles, et des toreros qui leur firent face?
Pour le premier toro échu à Sanchez Vara qui prend deux rations de fer, après quelques tentatives de derechazos dans une attitude profilée, la faena sera brève et décousue, et Vara s'échappe et administre a son opposant l'infâme et de plus en plus incontournable bajonazo . Son second provoque une chute et prend trois piques - devinez pourquoi le piquero sort sous les sifflets- et arrive aux bâtons la gueule ouverte: essais de faena hâchée, deux naturelles, une entière derrière l'épaule, suivie d'une autre dans le flanc. Et dix descabellos pour envoyer le manso ad patres.
Le toro que reçoit Miletto est bien armé. Il refuse ses deux piques, fait preuve d'un peu plus de noblesse que ses frères. Le Gardois,avec ses moyens et son courage, tentera un travail qui s'annonce ardu. Mais le toro s'avise dès la première naturelle, sans doute a-t-il découvert ce qui se cachait derrière le leurre? Quatre pinchazos et un descabello en viendront à bout. Le fan-club de Julien parvient à faire sortir son idole. Le second opposant du français soulève deux fois le cheval, recharge pour un picotazo, puis une troisième fois pour recevoir une vraie pique. Ensuite, pas de faena, le torero ne se croise pas, au contraire il accompagne chacun de ses essais à droite ou à gauche d'un retrait de jambe, ce que les gogos applaudisseurs ne voient pas, mais le toro, lui, ne voit que çà. Le toreo à reculons conduit inévitablement à échec. Après 5 pinchazos, 10 descabellos, et la puntilla, la dépouille du Darré est applaudie.
Le premier adversaire de Fernando Cruz soulève la monture du piquero, et étale sa mansedumbre tout au long de la mise en suerte de la laborieuse deuxième charge, mais il n'aura reçu que deux picotazos. Il passe ensuite sa brève vie de "toro de lidia" à reculer et à gratter le sable. J'ai compté....deux derechazos! Une entière et la puntilla: enlevez, c'est pesé!
Une petite pique et une piquette abrégée suffiront à éprouver.... : quoi, au fait? La "bravoure" du sixième? Sa puissance? Le toro s'agenouille deux fois, après quelques derechazos. Ni à droite, ni à gauche, aucune charge, aucune lidia possible. Alors, la faena ....Une entière crapuleuse sur le côté, et c'est l'hémorragie.
La nuit du toro est à revoir. Entièrement. Ainsi que et surtout "l'Astarac": comment redresser? Mais çà, Jean Louis Darré sait mieux que nous qu'il lui faut réagir. Et ce n'est pas son "triomphe" du dimanche suivant à Millas -lés- Boucau avec les "Camino de Santiago"qui changera les choses.
Au palco, comme on dit dans les campagnes audoises, l'incontournaple, l'indispensaple, l'inénarraple, l'incroyaple, l'apominaple, l'irremplaçaple Tanguy, président à vie.
Un peu comme si l'on était condamné à voir toréer chaque dimanche le même matador ! Lassant !!!
Dans tous les domaines, surtout dans celui-ci, l'éventail des possibilités est-il si pauvre?

vendredi 7 août 2009

LA QUEUE LUI TENDAIT LES BRAS !!!!

LA QUEUE LUI TENDAIT LES BRAS !!!!!!!!


C'est en ces termes savoureusent technico-taurins que le tenancier du callejon s'exprimait ce mardi dans son bloc d'où il opère impunément le plus souvent en copié-collé, je cite:

Thomas Dufau a servi à Villeneuve de Marsan"un faenon d'anthologie, la queue lui tendait les bras".

Rien que çà !!!!

Quand on vous dit que certains sites "taurins" torrides devraient être censurés, pour protéger nos enfants des excès verbaux et dérives épistolaires des dangereux maniaques planqués dans les cailleronds pour y débiter leurs fadaises,commentaires outranciers, et propos que la morale réprouve, au vu et au su de tous les gogos qui eux, -vous et moi - passent à la taquilla.

vendredi 31 juillet 2009

ORTHEZ: TRISTE TARDE MONTESINOSA !

J'ai omis de souligner les efforts pédagogiques des Orthéziens dans le domaine de la lidia, et notamment ce texte distribué dans les escaliers pour expliquer au public l'importance de sa mise en valeur : bravo! C'est tellement plus important que d'inviter à applaudir n'importe quoi, à réclamer la musique à tout bout de champ, et à agiter un mouchoir blanc pour récompenser les gestes les plus infâmes.
Si toutes les plazas et placitas de France et de Navarre, à commencer par les revisteros papiers et bloggers, pouvaient s'en inspirer, plutôt que de baver sur les courageux qui tentent de défendre et promouvoir une tauromachie authentique, hardiment autre que commerciale, ils couperaient définitivement l'herbe sous les pieds des adversaires de la corrida! Et le Mollécon pourrait enfin ainsi à écrire autre chose que des débiles copié-collés de trois lignes .....
Première déconvenue, première interrogation: qui est ce Pilarito, n° 76, qui ne figure pas sur le dépliant? Invalide, noble, certes, la faiblesse est vite devinée. Un picotazo, cambio ! Un comble, pour cette plaza qui nous avait mis l'eau santacoloma à le bouche. Nous aurons l'explication plus tard, -trop tard, hélas - Plusieurs chutes plus tard, apprès quelques passes profilées, 3/4 de lame mettront fin au supplice de ce pauvre torito et des aficionados dépités.
Le second, n° 90, Tejon, est un tonton qui fonce sur un peon tout en évitant le piquero. Après les deux rencontres avec le cheval, il est mené au centre par Cruz. Essai à droite, puis à gauche: Tejon coupe le terrain, plusieurs fois Cruz est désarmé, ainsi que son peon. Le danger est présent. Une demi épée règle le sort de se novillo qui aura donné beaucoup de fil à retordre au matador.
Buscador , n° 62, cinq ans bien tapés, ne semble pas s'intéresser à Raoul Velasco, ni à personne.
Après deux charges contre la cavalerie, il répond enfin aux sollicitations de la muleta du madrilène, qui accomplit une faena assez agréables, par derechazos, naturelles, redondos, série à droite terminée par un cambio de bonne facture. Nouvelle série de naturelles précédant une demie sur le côté, l'oreille me parait généreuse après une telle épée. Vuelta fleurie.
N° 4, Miñoto est un negro bragado bien armé, que le torero ne souhaite pas voir. Il continue à pousser à l'issue de la troisième rencontre, après les clarines, sans que ni Vicente ni l'alguazil n'interviennent avec la vigueur qui doit s'imposer. Faena décousue, muleta sur le passage, lidia bâclée : golletazo, puis pinchazo, puis épée tendue sur le côté et en arrière, 7 puntillas !! Circulez!
Dictador, n° 69, a cinq ans et demi, mais il manquera de jus, et sera mal lidié par Cruz, au bas de sa forme. La troisième rencontre au cheval ne donnera rien. Après un brindis au ciel, Cruz entame une faena qui ira a menos, après que le bicho ait semé la panique dans le ruedo. Le toro s'arrête dans la muleta, Cruz le fait passer, sans dominio, ni mandar, ni templar, il capitule et se permet même un desplante de mauvais aloi. D'un golletazo, il abat le toro qui se couche près du toril.
Cinq ans et demi également, c'est l'âge de Marqués, n° 98, très bien armé, beau, qui pousse aux planches malgré une vilaine pique trasera, puis depuis le centre, accourt et pousse à nouveau. Des hurlements à l'adresse du palco accompagnent le cambio. La faena sera sans relief, porfia habituelle, pourtant la noblesse de Marqués - sans rire !- permettait autre chose que ce toreo superficiel. Encore une entière dans le cou, et le toro se couche.
Rideau !
Corrida décevante, certes, public parfois aviné et agressif envers les aficionados plus exigents que les ignares qui applaudissent les pires attitudes, - vas-y, toi, puisque tu es si fort, me gueulait un voisin de tendido quand je protestais contre la vuelta de Ivan Vicente à son premier, mais qui faisais profil bas après la seconde prestation du même- et çà, les organisateurs n'en peuvent mais.
Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage ....
Ah oui ! Le miracle du jour: quand "Miñoto" poursuit le banderillero qui trébuche et s'affale devant les planches, le toro l'évite, et lui laisse la vie sauve. Et çà, çà valait bien plus pour une grâce que l'indulto crapuleux de desgarbado: et tant pis pour les présidents professionnels que çà choquera et leurs petits amis complices.

NOVILLADA MATINALE ORTHÉZIENNE: OTRA VEZ !!

ET POURTANT : ON Y CROYAIT !
Il y a des jours, comme çà, où on a misé tant d'espoirs, tant de rêves, que, jusqu'au soir, rien ne pourra arrêter la mala suerte qui s'est mise à l'oeuvre dès 11 heures, à l'heure du paseillo retardé de quelques minutes. Quelques minutes, je sais, çà n'est rien, mais c'est comme la montera qui retombe à l'envers, çà peut être un mauvais présage, surtout lorsqu'on s'apprête à découvrir dans la fièvre l'inédit, hors des sentiers battus de la soseria!
Eh bien ! Don Angel Nieves Garcia a du souci à se faire, après la présentation de ses novillos dans la placita Orthézienne. Mais il est vrai aussi, que si ces mêmes bêtes avaient appartenu à quelque éleveur voisin en vogue parmi le mundillito régional, les reseñas des brosseurs à reluire callejonnesques auraient été d' un ton autrement plus tolérant et compréhensif envers les organisateurs béarnais, ce qui prouve que Viard, président de l'OCT, est surtout un homme d'affaires, mais diantre pas l'aficionado qui devrait fédérer TOUS les aficionados.
Que retenir de cette indigeste matinée, où les novillos déçurent tellement, c'est peu de le dire, mais également les deux novilleros et leurs cuadrillas qui excellèrent notamment dans la ronde des enterreurs, sans que l'incontournable mais tout aussi inefficace alguazil n'intervienne jamais- on se demande s'il est même conscient de son rôle, et pourquoi il ne l'assure pas..- ?
Deux piquettes, puis une pique appuyée pour le premier opposant de J.C. Rey, mansote, toréé sin pena ni gloria de la voix et du pico: après une entière en arrière, un peon hurle auprès du public pour réclamer l'oreille pour son petit maître, qui entreprend ensuite une vuelta vivement protestée par une partie du public. Mais il parait que "l'autorisation" venait du callejon. Avec ces "nouvelles règles", comprenne qui pourra... A un spectateur qui proteste cette vuelta, le peon marqué d'un sparadrap sur le nez oppose un index vengeur sur sa tempe: mais que fait la police?
Le second novillo fuit la pique: les banderilles de Arenas sont posées en musique, certes, mais pour la lidia, ce sera le minimum syndical, malgré la noblesse de son opposant, le garçon est vite repéré, et abandonne son toro aux enterreurs après une tombée, 12 descabellos, et 6 puntillas.
Querencioso comme les précédents, sans embestida après deux piques, dont une fermée à toute sortie, sans jus, le novillo offrira à Rey quelques passes laborieusement arrachées. 1/3 d'épée, infâme ronde des enterreurs, et vuelta !!! Parfaitement imméritée !! Mais ce n'était qu'un début...
Le quatrième novillo recevra une "bonne" carioca, sans doute le piquero ne comprend-il pas le Français, puis une deuxième ration. Le toro sort avec sa corne doite éclatée contre le peto !! Bizarre ... Après le numéro banderillero destiné à faire oublier le reste, - les lacunes de celui que des spectateurs ignares s'évertuent à appeler "maestro"- le toro se couche dès le début de faena. Puis se relève et restera le maître jusqu'à la fin. Malgré quelques séries de naturelles, le novillo serre et se retourne, si bien que le novillero, sans d'autre ressource, aura recours aux passes de castigo, mais en reculant sans cesse. Le novillo se couche après un pinchazo !!
C'est Rey qui hérite du cinquième, après "délibération": choisir entre le mauvais et le moins pire, c'était pas facile. Après deux piques laborieuses, le novillo trébuche, puis nouvelle génuflexion après un essai à gauche. Rey recule, fait quelques passes sur le voyage, sans mener les débats. Entière dans le rincon.
C'est fini ! L'épreuve- çà en était une - nous a donné soif !
Pero que pena !