samedi 13 janvier 2018

SAVOIR DÉNONCER OU ABSOUDRE UNE DICTATURE

Les journaleux se lisent entre eux, pratiquent la « circulation circulaire de l’information » (Bourdieu) et font bien attention à ne pas qualifier de dictatorial un régime théocratique où l’on décapite, lapide, voile les femmes, emprisonne ou tue les opposants.
Le mot juste est donc : ultra-conservateur. La preuve :

Ouest France : Pays ultraconservateur, l’Arabie saoudite était le seul au monde à interdire la conduite aux femmes.

Boursorama : En Arabie Saoudite, un royaume ultraconservateur régi par une version rigoriste de la loi islamique...

Le Parisien : Les femmes du royaume ultra-conservateur sont désormais autorisées à...  

Le Progrès  : Mais les autorités ultra-conservatrices promettent toutefois que si l’expérience s’avère…

CNEWS Matin : Cette annonce est un grand pas pour ce pays ultraconservateur où les femmes... 

France Info : Du jamais-vu dans ce royaume ultraconservateur.

LC I  : … premiers pas d’une lente évolution dans ce royaume ultraconservateur....

Libération  : ...une ouverture de plus dans ce royaume ultraconservateur musulman...

L’Obs : La publicité sera diffusée dans le royaume ultra-conservateur qui vient tout juste d’autoriser les femmes à conduire...  

20 Minutes  : Une femme élue pour la première fois dans le royaume ultra-conservateur...  

L’Express : Le royaume ultraconservateur saoudien de la péninsule arabique...

Etc....etc.....etc....

Pour nos médias, par contre, une dictature se reconnait entre autres insolences à ce qu’elle organise 25 élections en 18 ans, que la presse est majoritairement dans l’opposition, que les femmes s’affichent dans la tenue qui leur plaît (photo, sur une plage du Venezuela) et que le président s’appelle Nicolas Maduro et non pas Prince Mohammed ben Salmane (notre ami le).
Théophraste R. (Auteur du roman « La rencontre du sabre et des vertèbres, ou la démocratie princière »).

Note de ma pomme: quand on dit que 95% de la presse dite démocratique se nourrit au même râtelier capitaliste de la désinformation et du bourrage de crâne,  qui pourrait dire que nous malmenons même de manière infime cette criante vérité? 
Qui peut dire que la presse "libre" n'obéit pas qu'à la dictature de ses propriétaires milliardaires tout puissants?
Quand une caste est propriétaire de la presse, elle oriente les scrutins de vote et diffuse sa  vérité mensongère



AFFICHES COMMUNISTES D'AUTREFOIS


 
13 Janvier 2018 Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Dans l'aube de cette nouvelle année, deux affiches d'autrefois

 

 

Elles furent placardées par le PCF, la première lors des élections européennes de 1979, quand celui-ci obtenait 20,52% des suffrages et 19 sièges. Le PCF affichait clairement dans cette affiche les couleurs tricolores de la Révolution française et de la Résistance à l'occupant nazi et à la collaboration française du patronat et de l'extrême droite.
Le deuxième affiche est contre les directives européennes. Le Pcf ne bêlait pas à l'Europe sociale à tout va, conscient que l'UE était bien l'outil du capital et pas autre chose.
Aujourd'hui, la Place du Colonel-Fabien à Paris en est à vouloir se "rapprocher des classes populaires", oubliant l'analyse de Karl Marx sur l'existence de deux classes antagonistes: celle de l'exploitation capitaliste et celle des exploités. Il en est à vouloir améliorer l'UE du capital par la prétendue gauche radicale, dont l'un des fleurons gouverne la Grèce actuellement et qui ne va pas dans le sens du progrès et de la justice sociale. Lire l'article de Reuters pris dans le blog de Canaille le Rouge: http://amers-cap.com/2018/01/le-bon-eleve-du-gue.html
Je n'ai pas la nostalgie du passé et le PCF n'a pas été exempt de graves erreurs dans son histoire. Mais ce parti avait vocation hier d'être dans les luttes, au sein des entreprises et dans la cité, pour porter la revendication, pas de dépasser le capitalisme, mais de l'abolir.
Dans la région Occitanie dirigée par Carole Delga, ancienne ministre socialiste de François Hollande, le Pcf participe à l'exécutif régional. Le 21 décembre, cette majorité a voté l'augmentation du temps de travail des fonctionnaires territoriaux. Que sont mes camarades devenus?
Scandale sanitaire Lactalis: on a perdu le soldat Agnès Buzyn


Présidente de la Haute Autorité de la Santé

 

 

DIATRIBE QUI M'A ÉTÉ ADRESSÉE .....

.....Par mon ami Gérard, je l'ai juste un peu retouchée. Le racisme en moins.....
.
Lettre à notre cher Président...!!! 


Je voulais vous féliciter
il en a fallu du "courage"
des lâches
Pour décider de ponctionner
De leurs soi-disant avantages
Tous ces bienheureux retraités.
Il est vrai qu'ils sont redoutables
Et pour tout dire presque enragés
Avec leurs béquilles,leurs bandages
Sans parler des chaises percées.
De toutes leurs tripes ils s'indignent
Du règne des abominables 
parachutes dorés
* 
Pour vous il y a ce bon côté:
Peu s'en iront à l'abordage
Afin d'incendier l'Elysée
Ou de construire des barrages.
Et puis ils vont bientôt crever
Alors pourquoi donc s'en priver ?
Sans doute ignorez-vous,
Vous l'enfant gâté du système
Ce que fut leur enfance "dorée"?
* 
La deuxième guerre mondiale
Avec son lot de privations
De bombardements, un régal
Pour qui aime les films d'action.
Et ensuite ce fut l'école
Où l'on passa bien peu de temps
Pas comme tous vos énarques
Qui en sortent à 27 ou 30 ans.
Souvent après c'était l'usine
Où l'on entrait à 14 ans
Quarante huit heures par semaine
Quinze jours de congés payés ...
Vraiment l'existence rêvée.

Votre service militaire
Dites : où l'avez vous fait ?
Pour nous, 28 mois d'une guerre
Trente mille jeunes y sont tombés
 Pour le résultat que l'on sait (!) 
Mais cela n'est pas votre affaire


Alors pourquoi donc se gêner
Pressurons ces retraités nantis
Pour mieux redistribuer
Aux milliardaires  vos amis 
Les grosses fortunes de France
Qui jamais n'ont travaillé,
Le fric volé à nos finances
Qu'ils planquent  aux "paradis"
Que vous et vos amis ont créés.

Pour ce qui est du logement
Pour sûr nous fûmes gâtés
A six dans l'appartement
D'à peine soixante mètres carrés
Sans aucune commodité....
L'eau au puits, les chiottes contre la haie

Merci pour tant d’ingratitude
Envers ceux qui ont lutté et tant donné
Être enfin à ce point méprisés
Par votre caste et vos moutons,
Les marcheurs à reculons
Qui imposent vos aberrations

Sans doute l'histoire de France
N'est pas votre tasse de thé
Elle fut écrite hier, au mépris,
Des luttes que vous méconnaissez
Ou que vous souhaitez oublier
Pas nous !
Un jour, vous vous en apercevrez...



vendredi 12 janvier 2018

L'HISTOIRE NIÉE, ET LES RAVAGES DU NÉGATIONNISME


Cornaton dénonce le «négationnisme érigé en système» par la France


Cornaton France guerre d'Algérie
«La Guerre d'Algérie n’a laissé que peu de place dans l’espace de vie des Français.» D. R.
Par M. Aït Amara – Michel Cornaton, qui nous avait appris en premier le décès de l’historien et ami de l’Algérie Gilbert Meynier, nous fait l’amitié de nous informer de la prochaine parution de son livre portant sur le non-dit de la tragédie coloniale. Michel Cornaton a été parmi les premiers à dénoncer les camps de regroupement, mais le seul à avoir écrit plusieurs ouvrages sur ce sujet dont notre société continue à porter les stigmates.
Dans La Guerre d’Algérie n’a pas lieu, du déni à l’oubli, chronique d’une tragédie, Michel Cornaton écrit : «Si les camps nazis appartiennent à l’innommable, que dire de la Guerre d’Algérie ? Dès le 22 mars et le 14 avril 1962, avec une indécence totale, des décrets sont pris dans la précipitation pour amnistier, sans les juger, les coupables d’infractions commises dans le cadre de la répression contre l’insurrection algérienne. Le 17 décembre 1964 est votée la première loi d’amnistie liée aux événements d’Algérie. Le flou terminologique continue, il symbolise le voile pudique dont on recouvre un événement anecdotique qui n’aurait rien à voir avec la tragédie du peuple algérien, et qu’il faut s’empresser de dissimuler, d’oublier. Dans la foulée, le 24 juillet 1968, l’Assemblée nationale efface toute peine pénale en lien avec la guerre. Quand le négationnisme est érigé en système pendant autant d’années, comment éviter que, pour des générations entières, il ne s’étende pas à d’autres domaines de l’histoire, niée, bafouée par la politique et ceux qui la font.»
Le livre de Michel Cornaton, dont on espère qu’il sera édité en Algérie, revient, en effet, sur «cette guerre sans nom, qualifiée de simple événement» et qui «n’a laissé que peu de place dans l’espace de vie des Français. Au point de se demander si elle a vraiment existé».
L’auteur souligne que la «principale leçon» qu’il tire de cette «sinistre période» est que «le plus souvent, ce ne sont pas les acteurs de l’histoire qui renoncent à l’écrire mais les décideurs politiques qui la refusent parce qu’elle les dérange. Ils écrivent l’histoire avec une gomme», ironise Michel Cornaton. «Il faut avoir en tête qu’à la différence des deux guerres mondiales, la guerre d’Algérie, durant des décennies, n’a laissé que peu de trace dans l’espace et la vie de tous les jours des Français. Sans nom, ce ne fut pas une guerre mais une espèce d’événement qui s’est déroulé dans un halo lointain», avait affirmé l’historien dans une interview exclusive à Algeriepatriotique.
Michel Cornaton explique ce déni de la réalité par la France officielle, aggravé par le «mensonge de l’Etat», par une espèce de scotomisation : «L’Algérie était la France, celle-ci ne pouvait donc entrer en guerre contre elle-même. Reconnaître l’état de guerre signifiait la reconnaissance d’ennemis que les Français d’Algérie considéraient depuis toujours comme une autre espèce, les indigènes, pour ne pas les nommer des sous-hommes, ainsi qu’ils étaient pourtant traités», écrit-il.
Le souci de cacher les crimes commis par l’ancienne puissance coloniale dans notre pays y est pour beaucoup aussi : «Dans le même temps où l’Algérie se transforme en vaste camp de concentration, la circulaire Papon interdit l’utilisation du terme de camp, qui disparaît du vocabulaire. Cette dénaturation du langage s’est révélée si efficace qu’à leur retour au pays la plupart des deux millions de jeunes hommes enrôlés n’ont rien pu dire sur l’enfer vécu en Algérie.»
M. A.-A.