samedi 3 mars 2018

LE PEN, POÈTE POPULAIRE?



Dans son livre « fils de la nation »-, le Pen père qualifie le rap de «  attaque barbare contre la poésie populaire »!!!!(sic)
Dans la bouche de cet éminent « poète de la gégène », spécialiste de la torture en Algérie durant les « opérations de maintien de l’ordre » entre 1954 et 1962 , comme le gouvernement Français désignait à l’époque la guerre d’Algérie, où il nous envoyait passer 27 mois de notre service militaire - de notre jeunesse perdue, saccagée- pour « casser du fellh », « mater les bougnoules », « buter les melons », même certains appelés s'en sont vantés, le terme de «  barbare » me paraît valoir son pesant de cacahuètes. Parce que torturer les prisonniers arabes ET européens comme le firent les paras de l’armée française à la villa Susini et partout ailleurs dans toute l’Algérie constituait un acte éminemment poétique. Raffiné !!! Comme ils assassinèrent par exemple Claude AUDIN, un jeune mathématicien Français père de trois enfants qui jamais au grand jamais au cours de sa trop courte vie n’accomplit un acte violent, n'eut jamais une arme, que son intelligence, à opposer justement au colonialisme criminel et à sa barbarie. La vie d’un être humain n’avait aucun sens, aucune valeur, pour les barbares à l’œuvre en Algérie, je parle des européens donneurs de leçon, et à ce sujet je garde en mémoire jusqu’à ma mort les noms et le récit que nous firent de leurs exploits dès notre arrivée à Béni Messous de deux « camarades de la classe 59 2A» originaires d’Alger : avec force détail, en riant, comme s’il s’était agi d’un jeu banal, ils nous racontaient comment ils balançaient des arabes VIVANTS, selon leur propre expression, depuis les fenêtres du Gouvernement Général d’Alger ! Des êtres humains VIVANTS, qui s’écrasaient plus bas sur le sol, devant un parterre de témoins ravis !
Si ce n’est pas du fascisme, comment peut-on appeler ces crimes ?
Alors, quand j'entends le terme de barbare dans la bouche de le Pen, je ne puis m'empêcher de repenser à ses crimes et aux crimes abominables perpétrés par la France  partout en Afrique et dans le monde, encore AUJOURD'HUI dans la Françafrique vérolée  et couverts par l'état français.
Quand pourront-ils enfin un jour les uns et les autres, les colonisateurs et leurs complices, regarder la vérité en face, et mettre un terme à leurs crimes qui nous déshonorent?   Avec un brin de sagesse, d'ailleurs, l'Algérie aurait pu rester un pays frère, dans lequel auraient pu continuer de vivre en paix la plupart des "pieds noirs" de condition modeste! Les tueurs de l'OAS , les amis de le Pen, ne l'ont pas voulu.
Vous croyez pour çà que j'aime le rap? Peut-être aussi pensez-vous que j'ai de la sympathie pour les petites crâpes qui font régner la terreur dans nos cités? Je n'aime pas  le rap, çà n'est pas ma culture, mais j'ai surtout horreur des crapules qui vivent du gangstérisme, de la drogue, des armes. 
Et là, il y a beaucoup pas faire, mais pas avec la démagogie du Fn


 
 L'INIMITABLE  SOURIRE DU POÈTE DE LA GÉGÈNE

vendredi 2 mars 2018

DANS LES STARTING-BLOCKS !

SNCF : COMMUNIQUE UNITAIRE DES ORGANISATIONS SYNDICALES CGT, UNSA, SUD-RAIL, CFDT

DANS LES STARTING-BLOCKS !

Communiqué unitaire

 | Espace presse
Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT se sont réunies le 27 février 2018.
Ensemble, elles ont confronté leurs analyses des annonces faites par le Premier ministre le lundi 26 février dernier.
Le gouvernement fait le choix de reprendre de nombreuses propositions du rapport Spinetta.
Elles expriment unitairement un large rejet des mesures et de la méthode annoncées qui, si elles étaient inscrites dans la loi, porteraient un coup sévère au service public ferroviaire.
Les organisations syndicales ont convenu de se rendre aux concertations organisées par le gouvernement dans les prochains jours pour porter leur refus du démantèlement du service public ferroviaire et du recours aux ordonnances.
Une Démarche de Concertation Immédiate unitaire (alarme sociale) a été déposée ce jour et un courrier unitaire va être adressé au ministère des Transports.
Une nouvelle interfédérale se tiendra le 15 mars prochain à l’issue du conseil des ministres et de la présentation du projet d’entreprise.
Les organisations syndicales décideront alors des suites à donner au processus revendicatif unitaire afin de préparer une riposte à la hauteur des attaques.
Si le gouvernement devait choisir le passage en force, elles appelleraient les cheminots à agir par la grève et le Premier ministre porterait alors toute la responsabilité du conflit dur qui s’en suivrait!

POUR NOTRE SANTÉ, DE BONNES NOUVELLES DE NOS ABEILLES


La nouvelle vient de tomber, et je te tiens à la partager avec vous en avant-première : l’intégralité des amendements que nous avons fait déposer au Parlement européen, pour protéger l’abeille locale et faire interdire les pesticides tueurs d’abeilles, ont été votés par les eurodéputés !

C’est une victoire exceptionnelle, pour l'abeille noire et les autres abeilles locales européennes, pour les apiculteurs qui prennent soin d’elles, pour les scientifiques qui tiraient la sonnette d’alarme depuis si longtemps sans être écoutés par les responsables politiques, et pour tous les citoyens qui se sont mobilisés, encore et encore, pour exiger la protection de ces petites butineuses indispensables à notre environnement et notre chaîne alimentaire.

Ici chez POLLINIS, c’est l’effervescence : avec l’adoption de ces amendements, ce sont des mois et des mois de travail acharné qui sont enfin récompensés !

Ces derniers jours ont été d’une intensité peu commune pour notre petite équipe. Notamment pour Fanny, Marion et Valentine, du Pôle Abeilles, qui n’ont pas lâché leur téléphone depuis une semaine, appelant coup sur coup chacun des 751 députés européens qui siègent dans l’hémicycle pour les convaincre de soutenir et voter nos amendements.

Merci à Hacène de POLLINIS qui a entraîné toute la petite équipe derrière lui, merci aux membres de la Fédération européenne des Conservatoires d'abeille noire et à tous les scientifiques et associations qui se démènent depuis des années pour sauver les abeilles locales, et qui ont bien voulu harceler les membres du Parlement européen avant le vote – une magnifique coalition de 40 organisations engagées dans la protection des pollinisateurs, de scientifiques et d’apiculteurs partout en Europe, qui ont interpellé et rallié les députés à leurs arguments !

Merci surtout à vous qui vous êtes mobilisé aux côté de l'équipe, et aux centaines de milliers de membres de POLLINIS qui ont fait la différence avec leurs pétitions et leurs incessants rappels à l'ordre adressés aux politiques.

Un énorme merci à l’équipe pour ce travail de titan, qui a permis de mettre, un par un, suffisamment de députés de notre côté pour obtenir le vote de ces amendements salutaires pour les abeilles et la nature.

Il y a encore une semaine, la bataille était loin d’être gagnée.

Nos amendements demandant la protection de l’abeille locale avaient été retoqués par les députés de la Commission Agriculture, et il restait peu d’espoir de les réintroduire avant le vote final du texte…

… mais c’était sans compter sur la ténacité de la petite équipe du Pôle Abeilles, qui a réussi, à force de les harceler de mails et de coups de fil, à convaincre 86 députés de déposer l’amendement in extremis – seulement un quart d’heure avant la clôture !

Pour rallier les autres, il a fallu batailler et organiser en parallèle une gigantesque mobilisation des citoyens pour qu’ils sentent la pression monter : et ça a fonctionné !

Aujourd’hui, l’ensemble de nos amendements demandant la protection juridique de l’abeille locale et la fin des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en Europe a été voté.

Avec notre amendement StopNeonics, nous avons obtenu grâce à vous et aux centaines de milliers de signataires des pétitions adressées aux députés, un engagement ferme du Parlement européen demandant officiellement l'interdiction totale de TOUS les néonicotinoïdes en Europe !

C’est une avancée extraordinaire dans notre lutte pour débarrasser nos territoires des pesticides tueurs-d'abeilles. Et je voudrais vous remercier encore pour ça, vous et toutes les personnes qui se sont mobilisées aux côtés de POLLINIS pour pousser les députés à adopter nos amendements. Et tout particulièrement les membres donateurs de POLLINIS, sans qui tout ce travail n’aurait jamais abouti.

C’est parce que des personnes profondément engagées dans le combat pour la protection des abeilles nous soutiennent financièrement, que notre petite équipe qualifiée et ultra-motivée peut agir efficacement et obtenir de belles victoires.

Sans ces personnes, POLLINIS n’existerait pas. Et il n’y aurait eu personne, au Parlement européen, pour demander la protection des abeilles comme nous l’avons fait.

Alors, fêtons ensemble cette victoire, et encore un grand merci !

Bien cordialement,

Nicolas Laarman
Délégué général de POLLINIS

POLLINIS est une association loi 1901 qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe. Nous garantissons notre liberté de parole et d’action en étant totalement indépendants de toute entreprise, syndicat, groupement ou parti politique. Nos actions sont financées exclusivement par les dons des citoyens : si vous souhaitez nous soutenir, cliquez ici

mercredi 28 février 2018

LES ORIGINES D'UN HOMME CONNU SANS TÊTE NI MÉMOIRE



 
Friedrich est né à Kallstadt, dans le royaume de Bavière, le 14 mars 1869. À la mort de son père, Johannes, alors qu’il n’a que 8 ans, c’est sa mère, Katharina, et ses cinq frères et sœurs qui héritent des vignes familiales et d’un bon paquet de dettes.
Katharina, jugeant Friedrich trop chétif pour le dur labeur des champs, décide d’en faire un barbier. Mais ce n’est pas à Kallstadt, modeste bourgade de mille âmes, que le garçon pourra exercer son art et ce, d’autant plus que l’âge de la conscription dans l’armée impériale allemande approche. Friedrich, qui n’a alors que 16 ans, décide d’émigrer aux États-Unis.

1. DES MIGRANTS JEUNES, CÉLIBATAIRES ET PAUVRES
Nous sommes en 1885. Après une traversée de 12 jours à bord du Eider, le jeune Friedrich arrive au Castle Garden le 19 Octobre avec un bon millier de ses compatriotes.
Comme tous les migrants depuis la nuit des temps, ce sont majoritairement des hommes, ils sont jeunes, célibataires et plutôt pauvres. Friedrich n’échappe à aucune de ces règles mais il peut compter sur sa sœur et son beau-frère, qui vivent à New-York depuis déjà deux ans : avoir des contacts sur place, c’est une chance.
De fait, quelques heures à peine après avoir débarqué, il rencontre un barbier germanophone qui, coup de chance, cherche justement à embaucher. Le lendemain, Friedrich est déjà à l’œuvre et le voilà qui taille des barbes dans Little Germany, le quartier allemand de Manhattan.

2. SE REGROUPER POUR MIEUX S’INTÉGRER
Ça aussi c’est une constante de l’histoire des migrants : de tout temps et à chaque fois que ça a été possible, ils se sont regroupés entre eux le temps d’adopter la langue, la culture et les codes de leur pays d’acceuil.
Six années plus tard, avec quelques centaines de dollars d’économies en poche, Friedrich repart à l’aventure. Nous sommes en 1891 et le jeune Allemand déménage de l’autre côté des États-Unis, à Seattle, et se lance dans une nouvelle carrière : il sera désormais restaurateur. Il ouvre un restaurant dans le quartier chaud de la capitale du tout nouvel État de Washington ; restaurant qui, dans ses publicités, faisait état de ses « chambres pour dames » c’est-à-dire qu’il faisait aussi office de bordel.

3. L’HOSTILITÉ DES NATIVISTES
C’est à Seattle que Friedrich devient officiellement citoyen des États-Unis et, par la même occasion, se renomme Frederick pour essayer de faire oublier ses origines allemandes qui, à l’époque, lui valaient les foudres des « nativistes ». C’est, là encore, une constante de l’histoire des migrations qui transcende les pays d’accueils et les pays d’origines : parce qu’ils sont généralement pauvres raison pour laquelle ils quittent leur terre natale et peu éduqués les immigrés sont toujours, aux yeux d’une part incompressible de la population, la source de tous les maux.
Toujours est-il qu’en 1892, sept ans après avoir débarqué du Eider, notre nouveau citoyen des États-Unis d’Amérique participe à l’élection de Benjamin Harrison ; laquelle, d’ailleurs, fût quelque peu mouvementée puisque son opposant Démocrate avait remporté le vote populaire mais perdu celui du collège électoral ce qui n’est pas sans rappeler une affaire plus récente.

4. ENFIN LE SUCCÈS
À partir de 1894, Frederick modifie son business model : il restera hôtelier, restaurateur et accessoirement tenancier de maison de joie, mais tentera désormais de faire cela dans les villes minières qui se développent un peu partout, à chaque ruée vers l’or. Après une première tentative avortée à Monte Cristo et un bref retour à Seattle, il participe à partir de 1898 à la ruée vers l’or du Klondike en ouvrant, avec son associé Ernest Levin, l’hôtel-restaurant Arctic à Bennett, en Colombie Britannique.
Cette fois-ci c’est la bonne. Si l’Artic n’est, au tout début, qu’une modeste tente, il va connaître un succès phénoménal qui permettra à Frederick d’en ouvrir d’autres et de diversifier ses activités prostitution, jeux d’argent et vente d’alcool jusqu’à constituer une véritable petite fortune. Mais en 1901, les autorités ayant manifestement l’intention de mettre fin à ce type d’activités, il décide de tout vendre… et de rentrer à Kallstadt en homme riche.

5. L’INSTALLATION À NEW YORK
Ce retour aux origines ne durera qu’un an, juste le temps d’épouser Elisabeth Christ, la fille d’un voisin, avant de retourner s’installer à New York, mais dans le sud du Bronx cette fois. C’est là que naîtra leur fille aînée ; mais, Elisabeth ayant le mal du pays, la petite famille tentera un retour en Allemagne en 1904 ; retour qui s’avèrera impossible puisque Frederick y est désormais considéré comme un déserteur. Bref, le 30 juin 1905, ils s’installent définitivement à New-York où naissent leurs deux fils : Fred (1905) et John (1907).
Frederik poursuivra sa carrière d’hôtelier dans la grande pomme, faisant au passage l’acquisition de plusieurs biens immobiliers quand le sentiment anti-allemand, cette fois-ci à cause de la première guerre mondiale, le lui permettait jusqu’au 27 mai 1918, date à laquelle il succombe, comme des millions d’autres, à la grippe espagnole. On estime aujourd’hui qu’à sa mort, il avait accumulé une petite fortune immobilière de près d’un demi-million de dollars actuels
Ce que Frederik ne pouvait pas savoir, c’est que son fils Fred, aidé de sa mère, reprendrait le flambeau paternel et développerait le petit patrimoine immobilier familial jusqu’à en faire une fortune colossale.
Il ne pouvait pas deviner, non plus, que 132 ans après qu’il ait débarqué du Eider, le 45ème président des États-Unis serait élu sur un programme visant, entre autres,  à rejeter les émigrés comme lui à la mer. Et il pouvait encore moins deviner que ledit président ne serait autre que son petit-fils… 
Donald Trump.
 (Texte reçu de mon ami Aureilhanais François)

LA LUTTE DES CLASSES N'EXISTE PLUS !!!!!!!!!!


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

CAPTURE D'ECRAN
Figurez-vous que la lutte des classes n'existe plus en France, mais aussi dans le monde. Cette lamentable fable a disparu avec la chute du mur de Berlin. Voilà, c'est dit. De ce fait, il ne reste plus que des méchants, envieux et privilégiés, et des gentils qui mouillent la soie de leur chemise ou le beau tissu de leur tailleur d'un grand couturier pour notre bien commun et l'avenir de notre pays.
Et tous ces gentils, qu'ils soient dans la politique politicienne, dans les médias, dans les entreprises, experts ex cathedra ou ailleurs, toujours pour le bien public, de crier haro sur le contrat de travail à vie dans le secteur privé, dans la fonction publique ou pour les agents à statut tels les cheminots. Le contrat de travail à durée indéterminée, voilà la tare de notre société qui se ferme ainsi à des lendemains qui chantent!.
Par contre, aucun défaut dans l'argent public déversé à flots dans les caisses du patronat. Les méchants ne sont pas non plus les actionnaires qui se gavent tant et plus. Et l'UE, cette organisation immaculée du capitalisme sur notre vieux continent, ne détient aucun paradis fiscaux en son sein et de ce fait, aucune force de l'argent ne fraude le fisc de sa patrie.
Didier Migaud appartient lui aussi au camp des gentils. Socialiste depuis toujours, ancien député du même barbelé, il fut bombardé par Sarkozy patron de la Cour des comptes. La gôche de Hollande l'a évidemment conservé à ce poste éminent de la très très haute fonction publique.
Et ledit Migaud, toutes les semaines ou presque, monologue dans un rapport de fermer écoles, hôpitaux et autres services publics, de punir les collectivités, de vanter la précarité pour tous et d'assassiner ce qui reste d'agents  à statut, notamment les cheminots. Plus d'emploi à vie donc pour ce chantre du camp des gentils.
Mais figurez-vous que monsieur Migaud est nommé à vie comme big boss de la Cour des Comptes. Mais c'est vrai, il est dans le clos des gentils.
Autre personnage éminent dans ce bord: Nicole Notat, ex-cheffe de la Cfdt. Aujourd'hui, avec le patron de Michelin, elle rend un rapport à Macron en vue de la future loi entreprise à la sauce patronale.
Merde, souriez ! Sinon, vous ne serez jamais comptabilisés dans les rangs des gentils. Non mais!