Situation hallucinante du "meilleur système au monde". Alors que
les bourses connaissent un second krach boursier cette semaine et que la
grande crise du capitalisme approche, les actionnaires-parasites du CAC
40 pourront toucher des dividendes records, une situation permise par
l'injection de milliards d'euros par la BCE. La crise profite toujours à
la bourgeoisie
Durement éprouvés par le récent coup de tabac sur les marchés,
les actionnaires trouveront du réconfort avec la saison des dividendes
qui s'approche. Une nouvelle fois, elle s'annonce faste.
Les ténors du CAC 40 vont distribuer 54,3 milliards d'euros, soit
5,9% de plus que l'an dernier, selon les pointages de Factset. C'est un
record. «Les actions sont aujourd'hui un actif de rendement avec près de
3,5% pour les dividendes servis sur l'indice Euro Stoxx [3,3% pour le
CAC 40], et une certaine pérennité dans le temps, affirme Jean-Marie
Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions d'Ofi Asset
Management.
Acheter des actions pour les garder et toucher le dividende dans
cet environnement de taux obligataires quasi nuls est une option, et
constitue également un frein à la baisse des actions.»
Progression inexorable
Si le rendement facial du CAC 40 est relativement stable depuis
plusieurs années, la tendance la plus intéressante est celle de la
progression inexorable des dividendes.
Nous avons recensé 18 sociétés de l'indice qui ont fait progresser
leur coupon chaque année depuis 2015 (hors distributions
exceptionnelles) : Airbus, Axa, Danone, Dassault Systèmes,
Essilorluxottica, Hermès, Legrand, L'Oréal, LVMH..
Je
serais resté bouche bée en l'écoutant jacter si je débarquais à
l'instant de la lune, sans savoir qui parlait, les yeux dans les yeux, à
ses "chers compatriotes".
"Mes
chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons du moment
que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel
s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile au grand
jour les faiblesses de nos démocraties.
Ce
que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite,
sans conditions de revenus, de parcours ou de professions, notre État
providence ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens
précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe.
Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché".
Du
coup, on a remplacé le portrait officiel de notre révérendissime commis
du capital placé par le capital dans le palais présidentiel de la
République française:
Non,
je déconne grave, le coronavirus est bien là en France devant un
service de santé en très grande souffrance à cause du capitalovirus et
de ses politiques de régression sociales au profit du fric roi. Et le Parisien titrait en octobre 2019, sans tirer bien entendu sur l'ex-banquier d'affaires président de notre mauvais république: Hôpital : 17 500 lits de nuit fermés en six ans
Et ce sos, parmi tant d'autres, postés sur Fb:
"La
santé n’a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens
financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge
les malades, pour sauver des vies quoi qu’il en coûte", a affirmé
hier Emmanuel Macron. Le même, en avril 2018, avait assuré à une
aide-soignante qu’il ne pouvait pas faire plus pour l’hôpital en raison
de la dette publique. "Je n’ai pas d’argent magique", avait-il répondu à l’époque aux revendications du personnel de santé.
Deux ans plus tard, devant la "plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle", le même remercie, des sanglots dans la voix, "ces héros en blouse blanche, ces milliers de femmes et d’hommes admirables qui n’ont d’autre boussole que le soin".
Alors devant celui qui demande l'Union sacrée du capitalisme et de ses exploités, je réponds par le mot de Cambronne. Et hier comme aujourd'hui, et aussi demain.
A l’occasion d’une interview pour
l’agence russe Tass, le président russe est revenu sur la question du
révisionnisme historique. Il a notamment rappelé la responsabilité de
certains pays européens dans le déclenchement de la Seconde Guerre
mondiale.
Lors d’un entretien accordé à l’agence de presse russe
Tass – le dernier d’une longue série consacrée à sa présidence diffusé
le 10 mars – Vladimir Poutine a de nouveau réagi à l’adoption, le 19
septembre dernier, de la résolution européenne « sur l’importance de la
mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe ».
« Ils crient toutes sortes d’âneries au Parlement européen sur la responsabilité égale d’Hitler et de Staline
»
Ce texte qui met sur le même plan le fascisme, le
nazisme mais aussi le communisme et le stalinisme affirme notamment que
la signature du pacte germano-soviétique en 1939 y soit désignée comme
cause principale du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Une
écriture des faits historiques qui avait notamment suscité l’indignation
de nombreux historiens et eurodéputés. Elle avait également déjà fait
réagir le président russe : « On peut jeter l’anathème sur le stalinisme
[...] Mais mettre l’URSS et l’Allemagne fasciste sur le même plan ? »,
s’était-il alors interrogé qualifiant la résolution de « totalement
incorrecte ».
Cette fois, le président russe a déclaré : « Ce ne sont
que des gens stupides qui ne savent ni lire ni écrire. Ils crient toutes
sortes d’âneries au Parlement européen sur la responsabilité égale
d’Hitler et de Staline. C’est vraiment n’importe quoi. »
Revenant sur les événements précédant la Seconde Guerre
mondiale, Vladimir Poutine a souligné que Staline n’avait jamais eu de
contacts avec Hitler contrairement à d’autres dirigeants européens :
« Il faut examiner l’évolution de la situation, depuis 1918-1919 :
comment tout cela s’est déroulé, qui a signé quel accord avec Hitler…
Peu importe le jugement que vous portez sur Staline – c’était un tyran
et ainsi de suite – mais il ne s’est jamais sali les mains par des
contacts directs avec Hitler. Il n’y a aucun document signé à la fois
par Staline et Hitler, alors que des documents ont été signés par Hitler
et le Premier ministre britannique, Hitler et le Premier ministre
français, Hitler et le dirigeant polonais. » Et d’ajouter : « Ils ont
travaillé avec lui, avec Hitler, ont eu de nombreuses réunions avec lui
et ont trahi la Tchécoslovaquie. »
« « Et puis ils veulent nous expliquer qui est coupable ! Ce sont eux qui sont coupables à partir de 1938 »
Le président russe fait ainsi référence aux accords de
Munich de septembre 1938. Signés entre l’Allemagne, la France, le
Royaume-Uni et l’Italie respectivement représenté par Adolf Hitler, Édouard Daladier, Neville Chamberlain et Benito Mussolini, ils ont
permis à l’Allemagne d’annexer la région tchécoslovaque des Sudètes
majoritairement habitée par des Allemands. S’appuyant sur les archives,
Vladimir Poutine a par ailleurs rappelé les velléités irrédentistes de
la Pologne sur la Tchécoslovaquie et de son entente secrète avec
l’Allemagne pour son partage : « La Pologne a partagé la Tchécoslovaquie
avec Hitler. Ils ont convenu d’envoyer les troupes en Tchécoslovaquie.
Hitler a émis une seule réserve : "[Ne le faites] pas le même jour que
nous, il ne faut pas se gêner les uns les autres. Nous ne revendiquons
pas ce que vous revendiquez : la Silésie de Cieszyn". C’est une
collusion manifeste ! », a-t-"il" - Poutine - analysé. « Et puis ils veulent nous
expliquer qui est coupable ! Ce sont eux qui sont coupables à partir de
1938. Ces fameux accords de Munich étaient le premier pas vers le
déclenchement de la Seconde Guerre mondiale », a-t-il conclu.
La mémoire de la Seconde Guerre mondiale constitue un
sujet de tensions entre Moscou et Varsovie depuis une dizaine d’années.
Chaque commémoration est ainsi l’occasion de nouveaux désaccords entre
les deux nations. Dernier épisode en date : le président polonais
Andrzej Duda a refusé de se rendre au Forum sur la Shoah organisé au
mémorial Yad Vashem de Jérusalem, le 23 janvier, car il était absent du
programme des prises de parole. Il s’est insurgé contre le fait de ne
pas pouvoir répliquer à une éventuelle attaque du président russe et a,
en conséquence, boudé la cérémonie. Lors de ce rassemblement, Vladimir
Poutine n’a pourtant prononcé le mot « Pologne » qu’une seule fois au
cours de son allocution principale, pour rappeler que les « peuples
slaves » avaient été eux aussi « visés par les nazis » dans leur quête
d’un espace vital à l’Est.
Cinquième assemblée des assemblées (ADA), qui se tient les 6, 7 et 8 mars à Toulouse
Pour
la cinquième assemblée des assemblées (ADA), qui se tient les 6, 7 et 8
mars à Toulouse, les participants ont choisi comme thème principal la
sortie du capitalisme. La tenue de l’ADA, son auto-organisation, la
recherche d’équité dans les débats semblent déjà constituer un début de
réponse. Reportage sur le premier jour de l’ADA.
« En un an et demi je n’ai jamais autant appris ».
« Chris 32 », comme l’indique la petite étiquette qu’elle a collée sur
son gilet jaune est devenue accro à l’information depuis ce jour où elle
s’est rendue au rond point de son village pour faire autre chose qu’en
constater la laideur. Elle énumère : « Là bas si j’y suis, QG, Le Média, le Canard Enchaîné, l’Humanité »,
sur le rond-point de Gimont (Gers), c’est elle qui se charge de la
revue de presse informelle pour la dizaine de gilets jaunes qui s’y
retrouvent tous les samedi depuis plus d’un an. Le rond-point est devenu
central dans leur vie, c’est un lieu de sociabilité mais aussi de
diffusion de l’information « on ne compte plus tous les tracts qu’on a imprimés et distribués aux automobilistes », s’amuse Philippe, gilet jaune de Gimont. Venir à l’ADA c’était donc une évidence.
C’est
le rond-point des ronds-points, celui où on parle politique dans tous
les recoins pendant trois jours, du bar à prix libre, aux toilettes
sèches, là où les discussions sont plus riches encore qu’ailleurs parce
qu’on y synthétise les expériences de tous les ronds-points de France.
On y raconte aussi ce vécu commun, celui des manifs, des nasses, du gaz,
des mains, des yeux et des vies arrachés, qui incontestablement
rapproche. « On partage nos tuyaux », explique Raphaël* gilet jaune de Montpellier, « et comme on a tous les mêmes problèmes les conseils tombent souvent juste. »
Rond-point de Gimont dans le Gers / Crédit : DR
En
ce vendredi 6 mars, le hangar de la banlieue toulousaine, squatté pour
l’occasion, accueille un peu plus de 200 personnes. Les organisateurs
pensent recevoir 400 participants au plus fort de ces trois jours
d’assemblées. Dans cette ébullition politique l’ADA essaie aussi de
remettre de l’ordre, de mesurer. Que voulons nous collectivement ?
Comment le faire ?
Le capitalisme en un mot
« A Gimont on avait voté pour que ce soit la constitution qui soit le thème principal de l’ADA »,
raconte Françoise. Depuis décembre dernier, les ronds-points de France
hiérarchisent les thèmes qu’ils souhaitent voir débattus à l’ADA par
ordre de priorité.
En découle cette liste :
1 : Comment sortir du capitalisme ?
2 : Quelles stratégies de lutte pour le mouvement ?
3 : Que faire de la constitution ?
4 : Comment étendre le service public ?
5 : Comment structurer le mouvement gilets jaunes
Les
thèmes sont débattus pendant deux heures dans des petits groupes
d’environ une dizaine de personnes. Les médias ne sont pas autorisés à y
assister sauf si tous les participants donnent leur accord, ce qu’ils
font avec nous. Marthe*, gilet jaune tarbaise ancienne enseignante
engagée à Attac, consigne sur un tableau les différentes propositions
des participants. Elle doit noter ce qui fait consensus et ce qui ne le
fait pas.
Des
« facilitateurs » tournent entre les différents groupes pour veiller au
bon déroulement du débat et proposer des étapes dans la discussion. « On
vous encourage à vider votre sac avant le début de la discussion : dire
ce que vous évoque le sujet chacun votre tour pendant 2 minutes». Finalement, la consigne se transforme en : « décrivez le capitalisme en un mot ». Marthe se met alors à écrire ce que lui disent les autres gilets jaunes : « exploitation, soumission, vols, ogre insatiable, décentralisation, économie et déshumanisation ». Cette étape expédiée, chacune et chacun propose des stratégies pour sortir du capitalisme.
« La prise de conscience »
« Sur
le marché de Saint Nazaire, on aide les commerçants à déballer et en
échange ils nous donnent leur invendus. On les redistribue ce qui nous
permet de nourrir environ 600 personnes », explique Patrick de
l’association Sourie.ion. Tout le monde acquiesce, la solution, déjà
mise en application, fait consensus. « Vous vous réappropriez la distribution », commente, admiratif, Raphaël* de Montpellier. L’initiative en rappelle une autre : « Il faut développer les monnaies locales ou régionales ». Une autre conteste : « Les monnaies locales c’est très bien, mais il faut faire attention à ce qu’elles ne soient pas indexées sur l’Euro. »
Ces débats ne sont pas nouveaux pour les participants, beaucoup portent
un engagement social même lorsqu’ils enlèvent leur gilet jaune :
associations écologistes, membres d’Attac, militantes anti compteur
Linky ou encore membre d’une association qui promeut le débat libre sur
les places publiques. La politique ne les lâche plus.
Les propositions fusent, des plus précises : « remettre sur pied l’inspection du travail en recrutant des fonctionnaires, au plus vague » : récupérer notre temps. Le groupe, d’accord sur à peu près tout, multiplie les propositions au pas de charge : « consommer autrement, faire des jardins partagés, pas de création de capital sur les bien communs, pas de brevet sur le vivant ». Même la perspective finale de tout cela : « Abolir l’argent et retourner au troc », fait consensus. Marthe remplit la feuille à fond la caisse.
« Mais si on veut retourner au troc, on n’a plus besoin d’inspection du travail », oppose tout de même une participante. « C’est vrai mais il y a des étapes avant d’en arriver là, faire fonctionner l’inspection du travail, c’en est une »,
lui répond-on. Pour clarifier sa stratégie et parce qu’il reste encore
du temps avant la fin des deux heures, le groupe décide donc de dégager
les étapes de sortie du capitalisme. « En premier il faut sortir de la sur consommation ! », assure une gilet jaune enthousiaste et approuvée. « Non moi je ne pense pas que ce soit la première étape », doute Raphaël. « Ah bon. C’est quoi alors selon toi ? » « La première étape c’est la prise de conscience par la population… »
Marthe note doctement : ETAPE 1 prise de conscience.
Guerre contre le djihadisme au Sahel : le départ de la France est la condition de son succès !
Par IBRAHIMA SENE En effet, la Presse Française reconnait l’existence de Jihadistes
Français à Idlep dans la bataille contre le gouvernement Syrien et la
Russie, mais le gouvernement Français se refuge de les combattre, ne
serait- ce qu’en soutenant l’intervention Syrienne et Russe contre eux. Pis encore, elle n’exige même pas d’Erdogan de les neutraliser ! C’est la preuve que le Gouvernement Français ne combat pas contre les
dihadistes, mais pour ses intérêts économiques et géostratégiques, que
nos amis du Mali, du Burkina, et du Niger devraient prendre en
considération, pour obtenir le retrait de celle-ci du Sahel. Surtout que le gouvernement du Mali a décidé d’ouvrir des
négociations de paix et de réconciliation avec ces djihadistes, comme
les Américains sont parvenus à le faire avec les djihadistes Talibans
proches de Al Qaida en Afganistan. Au Sahel, les Américains qui le savent si bien, ont décidé de laisser
la France seule en face de ses objectifs propres au Sahel, en décidant
de ne plus engager ses Forces dans cette guerre de la France au Sahel. Pour avoir le cœur net sur la politique du gouvernement Français dans
la lutte contre le djihadisme, je vous donne ci-dessous le reportage de
France 24 àà Idlep en Syrie. Le voici : Syrie : des jihadistes français actifs dans la bataille d’Idleb Publié le : 28/02/2020 France 24 révèle que des jihadistes français sont actifs dans la
bataille d’Idleb contre le régime syrien. Ils obéissent sur place aux
ordres du recruteur de jihadistes français Omar Omsen, qui revendique
son indépendance par rapport à l’organisation État islamique et
Al-Qaïda.
Plusieurs
dizaines de jihadistes français sont actifs en Syrie dans la bataille
d’Idleb, révèle France 24, vendredi 28 février, images de combats à
l’appui. Dans une vidéo d’une quarantaine de secondes, on peut voir
trois combattants retranchés derrière une barricade échangeant des tirs
de mitrailleuse et s’exprimant en français. “Ce sont quelques dizaines de personnes présentes sur zone depuis
2013 et qui ont constitué un camp à la frontière turco-syrienne”,
détaille le journaliste Wassim Nasr, spécialiste des réseaux jihadistes,
qui s’est entretenu durant deux heures, via Skype, avec le recruteur
français Omar Omsen, à la tête de ce groupe jihadiste. Femmes et enfants
sont également sur place et l’un des fils d’Omar Omsen fait partie,
selon Wassim Nasr, des combattants sur la vidéo. Ayant prêté allégeance à Al-Qaïda à son arrivée en Syrie, ces
jihadistes français ont “repris leur indépendance en 2018”, selon Omar
Omsen. Ce dernier entretient des relations compliquées avec les leaders
jihadistes locaux et tient des positions paradoxales, selon Wassim Nasr.
“Il s’est prononcé contre les attentats de Nice qui ont touché des
civils, mais soutient que l’attentat de Charlie Hebdo était légitime”,
souligne notamment le journaliste de France 24. “La France a mis ma tête à prix”, affirme Omar Omsen. “Je n’ai
pourtant jamais appelé à faire des attentats en France et j’en ai même
empêché”, assure le recruteur jihadiste