vendredi 24 juillet 2020


Un petit tour à Tours !

par Marie Christine Burricand


Des questions sur le retour “au congrès de Tours” que certains ont depuis pas mal de temps dans le viseur? (note de Danielle Bleitrach)


Jeudi 23 juillet 2020, 


Que s’est-il passé à Tours ce mardi ? Une page entière de l’Humanité revient sur le tour de piste d’une vingtaine d’élus de grandes villes censés bâtir un réseau de partages d’idées et de projets communs. C’est le Maire de Tours qui invitait car il souhaite créer une fédération des mairies de la sociale écologie ; C’est promis, tout rapport entre cette initiative et les élections présidentielles serait fortuit !

Ce n’est pas tant l’évènement qui est intéressant mais les propos tenus et rapportés dans l’Humanité par un certain nombre d’élus présents
Commençons par le Maire de Tours, Emmanuel Denis : “Cette rencontre est une séance de préfiguration de l’avenir. les électeurs ont envoyé un message clair : ils veulent une accélération de la transition énergétique. ” Celui-là n’a pas senti les ondes venues des très nombreux abstentionnistes qui brouillent un peu la clarté du message. Apparemment, cela ne l’interroge pas. Et pourquoi passer ainsi de la transition écologique à la transition énergétique ?


Sa pensée se précise quand il envisage l’avenir : “Puisque la scission de la gauche a eu lieu en décembre 1920, nous pourrons fêter ce centenaire en l’unissant à nouveau. Une sorte de Congrès de Tours inversé.” Effacer Tours, la création du PCF et l’affirmation révolutionnaire, décidément c’est une manie !

Anne Hidalgo est elle aussi en pleine forme. : “Évidemment, cette convergence doit aussi permettre de transformer 21 voix de maires en une seule. Nous sommes des décentralisateurs. Il faut que, enfin, on sorte de cet archaïsme dans lequel notre pays est plongé depuis très longtemps, ce jacobinisme, ce colbertisme, qui fait que tout se décide au niveau des ministères parisiens” Anne Hidalgo veut-elle dire que cela suffit depuis 1789 quand les jacobins prennent une part importante dans la révolution française ? Considère t-elle qu’il faut se débarrasser de l’héritage de Robespierre ? Est-elle fâchée avec une doctrine politique qui défend la souveraineté populaire et l’indivisibilité de la république française ? Au regard de cette définition du jacobinisme, on ne voit pas trop comment rattacher ce gouvernement aux jacobins ; Il nous semblerait plus juste de pester contre ce libéralisme, ce désengagement de l’état qui laisse le pays exsangue. Pas un mot sur les responsabilités du capitalisme !S’il s’agit d’un effet de manche, il est mal venu de la Maire de Paris, ville qui a vu la prise de la bastille et la guillotine pour le roi…


En voilà donc deux et pas des moindres qui tournent le dos à ce qui fonde la gauche française, d’une part la révolution de 1789 qui met en place la nation et le principe d’égalité et de souveraineté nationale, d’autre part le congrès de Tours qui affirme dans la gauche le courant révolutionnaire et de la nécessité de son organisation. Je ne leur confierai pas l’avenir de la gauche ; Ma France, elle répond toujours du nom de Robespierre.



jeudi 23 juillet 2020

De la Russie dans la France profonde.

Publié le par Boyer Jakline Blog Bordeaux/Moscou
Le cadeau des voyages et des rencontres inattendues. 
Dans la France profonde où je suis venue passer quelques jours chez des amis,  une rencontre riche avec un créateur qui a vécu à Moscou et à  Donetsk, avant la  catastrophe,  c'est à dire  Maidan,  la guerre,  Odessa.
Nos regards se croisent.  Une connaissance de la vraie vie là bas. A Donetsk, il avait posé ses valises et ouvert son atelier. 
Il est exaspéré,  comme je le suis souvent, par les discours monochromes répandus ici. Ce qui a motivé  la création de ce blog. 
Depuis,  il ne va plus dans le Donbass. À  Kiev aussi  il avait acquis une certaine  notoriété, de nombreux passages à la télévision, sa démarche intéressait.  Avant 2014.
1-  La guerre. 
Oui, elle  continue même si elle  n'intéresse plus personne ici.
De l'aéroport de Donetsk à la ville,  il y a  20 km d'une route à 4 voies. Les hélicoptères ont craché leurs missiles  tout le long. La route était jonchée de  cadavres.  
Il raconte  et il les voient  encore. 
2- les journalistes 
Je devrais écrire  des journalistes,  par respect pour ceux qui continuent à honorer cette profession,  bien qu'ils soient moins nombreux que ceux  qui la déshonorent dans  les  "grands " médias. 
"je me suis fait plein de fric  en enjambant des cadavres" raconte, goguenard,  un journaliste français. 
3- Odessa.
2 mai 2015. J'ai raconté ce massacre dans le blog.  J'étais à Moscou  et nous étions en état de choc en voyant les images en quasi direct que diffusait la télévision. 
Lui aussi a été profondément choqué : comment peut on si rapidement attiser des haines dans une population. 
Remarque personnelle : le pouvoir de Kiev y travaille  scrupuleusement. Réécriture de l'histoire, interdiction  de la langue russe, holodomor,  culte de Bandera et des nationalistes ukrainiens  compromis avec Hitler...
Il a assisté au  défilé aux flambeaux  des néonazis dans le centre  de Kiev sur fond de Carmina Burana. "J'en ai des frissons rien qu'à le raconter "...
1er janvier 2015, et c'est une tradition désormais.

4- La Russie de Poutine. 
Il y a vécu et travaillé un an.
Incompréhension totale  entretenue chez nous  de ce qu'est ce pays et ce que sont ces gens. Ce sont des gens  de grande culture et très soucieux  de leur indépendance.  Très attachés à leur histoire, leurs racines. Ils en sont fiers. 
La religion omniprésente permet la cohésion. Sur ce point nos points de vue  se séparent.  Oui, la religion est très  présente,  joue un rôle très politique auprès de Vladimir Poutine, ce que pense aussi mon interlocuteur.  Et qu'il approuve. 
Il y a plutôt un sentiment religieux  diffus que j'analyse comme une réminiscence du paganisme animiste culturel,  très fort toujours, encouragé par  les tremblements sociaux, "quand le ciel vous tombe sur la tête".  Ainsi les expressions invoquant dieu sont omniprésentes. Dieu m'en garde, Dieu m'en préserve, grâce à Dieu, etc... etc...
Mon interlocuteur donne une analyse pertinente pour expliquer la très grande impopularité  de Vladimir Poutine en Occident, parmi  les élites et  les éditorialistes à leur solde : la Russie  n'a pas  de dettes.  Elle ne crache pas au bassinet des grandes banques...De ce point  de vue, incontournable dans ce capitalisme financier, elle est indépendante. C'est le diable. 

J'ai volontairement intitulé ces remarques  " la  Russie de Poutine " car c'est la première réaction qui m'est opposée quand j'évoque mon lien avec la Russie.  Sur tous les tons, inquiet,  ironique,  cynique... "Tu es pro-Poutine?" Je peux ainsi  mesurer l'ampleur et la force du conditionnement  à  l'oeuvre. 
Nous nous sommes séparés,  heureux de ce moment inattendu. Finalement pas si rare. Mon intérêt pour la Russie  suscite de bien belles rencontres. 

Ça n'empêche pas Nicolas

Guide voyages Vietnam: conseils sanitaires et transports au ...
Vietnam, les limites d'un pays cité en exemple face au coronavirus ...
La réaction des autorités politiques et sanitaires vietnamiennes devant la menace venue du géant voisin fut rapide, vigoureuse, systématique. L’annonce par l‘Organisation mondiale de la santé de l’émergence de la maladie date du 10 janvier 2020. Or, dès le 11 janvier – le jour où le gouvernement chinois annonce son premier mort de la maladie -, le gouvernement vietnamien organise une surveillance rigoureuse de ses frontières. Tous les passagers des aéroports internationaux sont soumis à une recherche de suspicion de la Covid-19 et ceux provenant de régions à haut risque sont soumis à une quarantaine obligatoire et conduits directement en bus à la sortie de l’avion dans des centres isolés. Cette surveillance des frontières restera très stricte en février et mars, avec des fermetures de lignes aériennes en provenance des régions à risques et quarantaines pour toutes les arrivées, sans s’arrêter aux conséquences économiques en particulier sur le tourisme dont le rôle est pourtant croissant dans les revenus des populations vietnamiennes.
Tests massifs
Dès le 15 janvier, le ministère de la santé décide d’une stratégie de lutte, en coopération avec l’OMS. Un comité scientifique de prévention de l’épidémie est constitué. L’une des premières mesures sera la fermeture des écoles. Les mesures de confinement local sont décidées sur la base des tests : le premier confinement est décidé à la mi-février pour 20 jours et concerne une population rurale de 10 000 habitants après la détection de 7 cas.  En avril, les trois premières semaines voient un confinement national décidé par le gouvernement.
La stratégie suivie est fondée sur des tests massifs, dès que le pays en a réuni les moyens. Dès la fin avril, le Vietnam peut tester 27 000 personnes par jour et environ 1000 personnes sont testées pour chaque cas détecté. Un taux plus élevé que des pays comme la Nouvelle-Zélande. Les personnes mises en quarantaine sont testées en début et fin, les populations jugées à risques sont massivement testées.
Traçage systématique
Le traçage de tous les contacts des personnes détectées positives est systématisé à l’aide de 63 centres provinciaux, 700 centres de districts et 11.000 dispensaires de santé. Les médias informent les populations où des personnes ont été détectées positives afin qu’elles se présentent aux centres de tests. L’objectif est de tester, à partir de chaque cas confirmé – et donc mis en quarantaine et non renvoyés chez eux comme en France – les contacts des contacts des contacts de cette personne (trois degrés de proximité).

La mobilisation des populations dans une action présentée comme une « guerre contre le virus » se fait par des moyens de communication de toutes  sortes : journaux, télévision, radio, internet… Une vidéo et une chanson en vietnamien expliquant le mode de propagation du virus et les gestes barrières a été vue plus de 53 millions de fois…


La précocité, la rapidité, la vigueur et la rigueur de la réaction gouvernementale, ainsi que l’efficacité des mesures prises avec une population participante, ont permis au pays de bloquer la propagation du virus. De sorte que le coût économique de la crise sanitaire est resté plutôt bas si l’on compare aux pays d’Europe de l’ouest par exemple, car la période de confinement a pu rester limitée.
Sylvestre Huet

mercredi 22 juillet 2020

Racket, pillage et flibuste d'état(s)

Publié le 21 Juillet 2020

L'assistanat existe ;
la preuve est là !

750 milliards d'euros,
dont 390 milliards de subventions
à répartir entre les 27 pays membres
Empruntés par l'U.E. sur les marchés.

Racket, pillage et flibuste d'état(s)

Des centaines de milliards pour les grands groupes empruntés à ces banques que les fonds européens des pays membres et leurs banques centrales avaient renflouées en une nuit. (Fonds refusés à la Grèce hors étranglement social et sous forme de prêts usuraires).
Des centaines de Milliards empruntés avec garanties positives de remboursement aux banques mais selon Macron, demander des masques gratuits, c'est de l'assistanat.
Le social laminé les profits dopés ! le credo des gaveurs et des gavés.

Racket, pillage et flibuste d'état(s)

A quoi serviront ces 390 milliards de fonds ? 
A la recherche ? à la santé publique? à la prévention ? Vous n'y êtes pas. "Pour relancer l'économie" lire "essentiellement organiser des cadeaux fiscaux, à l'indemnisation de pertes de profits.
Remboursés comment ? Par le travail de ceux qui ne sont pas éligibles aux cadeaux fiscaux qui ne subissent pas de pertes de profits mais à qui "on" propose de baisser salaires et pensions et de travailler 60h00 par semaine hors réglementation sociale.
Le reste du fonds de relance est dédié à divers programmes gérés directement par l'Union, dans les domaines de la recherche (5 milliards d'euros) et du développement rural (7,5 milliards) ou encore via le Fonds de transition juste (10 milliards) consacré au soutien des régions les plus en retard dans la transition énergétique. La recherche  voit sa part diminuer, tout comme le programme Erasmus pour les étudiant.e.s ou encore l'innovation. D'autres ont carrément disparu, comme le programme de santé (EU4Health),

E=MC2
E=MC2

mardi 21 juillet 2020

LA PHRASE DU JOUR .

 FAIRE  PAYER LES MASQUES, C'EST COMME FAIRE PAYER LES DROITS D'ENTRÉE DANS UN ABRI ANTI-AÉRIEN DANS UN BOMBARDEMENT

(ZIOUGANOV, Président des communistes Russes)

 Quand Aurélien Barrau s’adresse aux anti-masques, il ne passe pas par quatre chemins

Je n’ai qu’une chose à ajouter à ce texte, il faut que les masques soient remboursés comme le réclame le PCF.
Ignorer les gestes sanitaires, notamment le port du masque, ce n’est pas faire acte de résistance. Aurélien Barrau argumente avec virulence.Par Axel Leclercq -20 juillet 2020
Certains, trop nombreux, en sont convaincus : refuser de porter un masque serait un geste synonyme de courage, de bon sens et de résistance. Il n’en fallait pas davantage pour faire réagir Aurélien Barrau. Ce lundi 20 juillet, le scientifique a tenu à remettre les points sur les « i » dans un post virulent, essentiel et limpide.
Pour le désormais célèbre astrophysicien, ce refus de respecter les gestes sanitaires est tout simplement « le symptôme du refus de toute forme de soucis du bien commun. »
Voici son texte :
« La désobéissance civile est un geste fort. Il y a peu, des milliers de scientifiques ont appelé à y recourir face à la catastrophe écologique en cours. C’est, à ma connaissance, sans précédent. D’autres causes immenses méritent sans doute que soit envisagée cette forme radicale de résistance. Il y a là matière à penser et à agir. Avec solennité.
Mais comment n’être pas triste de constater que le refus des gestes sanitaires de base – qui ne sont qu’un infime effort d’intelligence collective élémentaire – soit aujourd’hui revendiqué comme une telle résistance ? Il me semble que cette obstination à mettre en danger la vie d’autrui relève en réalité plutôt de la bouderie presque obscène d’un enfant gâté paranoïaque qui ne veut rien, jamais, sacrifier de son confort. Fut-ce en faisant courir à d’autres un risque vital.
Et, une dernière fois, pour rappel :
1) « Masquer » la population ne fait pas les affaires de l’Etat : rien ne fait plus peur à une société de contrôle que des citoyens non identifiables !
2) Nous avons réclamé – à juste titre – ces masques quand ils manquaient. Refuser de les utiliser quand ils sont disponibles est totalement incohérent.
3) Nombreux sont ceux qui dénoncent les enjeux de pouvoir et d’argent des laboratoires pharmaceutiques. Raison de plus pour endiguer l’épidémie à moindre frais et sans médicament !
4) Que le virus soit plus petit que les mailles du masque ne dit évidemment pas que ces derniers ne servent à rien : les gouttelettes qui portent une bonne partie des agents pathogènes sont arrêtées.
5) Oui, il y a d’autres maladies graves actuellement à l’œuvre dans le monde. Et alors ? Que la seconde guerre mondiale ait été plus meurtrière que la première signifie-t-il que cette dernière soit anodine ?
6) Oui, nous pouvons – et c’est mon cas ! – avoir de nombreux griefs contre ce gouvernement et sa politique. Et alors ? En quoi cela nous autorise-t-il à mettre en danger la vie des plus fragiles ?
7) J’ai souvent lu ces derniers jours que « bien respirer est essentiel à la santé ». Certes. Bien boire aussi. Pour autant, quand l’eau de la marre est empoisonnée mieux vaut se retenir quelques minutes et aller à une source pure, non ?
8) Franchement, face à la souffrance des malades intubés – ici et ailleurs -, le refus de l’infime effort dont il est ici question n’a-t-il pas quelque chose d’indécent ? Comme le symptôme du refus de toute forme de souci du bien commun. »
Bien dit.