mercredi 12 janvier 2022

Le Québec va taxer ceux qui refusent la vaccination

Montréal (AFP)
Centre de vaccination, Montréal, le 24 novembre 2021 - AFP

Ils sont un "fardeau" pour le système de santé: le Québec s'apprête à durcir les mesures contre ceux qui refusent le vaccin en mettant en place une nouvelle taxe uniquement pour les non-vaccinés.

Cette "contribution santé", le gouvernement de la province francophone du Canada durement frappée par la vague Omicron souhaite qu'elle représente un "montant significatif" qui est encore en discussion.

Selon le Premier ministre québécois François Legault, les 10% de Québécois qui n'ont reçu à ce jour aucune dose de vaccin ne doivent pas "nuire" aux 90% qui se sont fait vacciner.

"Ce n'est pas à l'ensemble des Québécois de payer", a-t-il martelé lors d'une conférence de presse parlant d'un "fardeau financier pour tous les Québécois".

Le Premier ministre québécois a expliqué que si les adultes non vaccinés ne représentent que 10% de la population, ils comptent pour 50% des personnes en soins intensifs, évoquant une situation "choquante".

Cette taxe ne concernerait pas les personnes ne pouvant pas être vaccinées pour des raisons médicales.

"Je comprends et je sens cette grogne à l'égard de la minorité non vaccinée qui vient, toutes proportions gardées, engorger nos hôpitaux", a-t-il ajouté.

Il y a quelques jours, le Québec avait déjà annoncé que certains commerces non-essentiels allaient être interdits aux non-vaccinés, à commencer par ses magasins vendant de l'alcool et du cannabis.

Dans de nombreux autres pays dans le monde, la pression sur les non-vaccinés se fait de plus en plus forte.

En France, le gouvernement veut instituer un pass vaccinal. Le président Emmanuel Macron a joué la provocation en déclarant: "Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder".

Certains pays européens ont opté pour l'obligation vaccinale - comme l'Autriche ou l'Italie pour les plus de 50 ans - et Singapour ne prend plus en charge les frais médicaux des malades atteints du coronavirus ayant refusé de se faire vacciner.

Mais le Québec, qui a de nouveau mis en place des mesures très restrictives pour lutter contre la vague Omicron, est l'un des premiers endroits à envisager une taxation spécifique pour ceux qui refusent le vaccin.

- Hôpitaux saturés -

Pour tenter d'endiguer la nouvelle vague, le Québec a réinstauré depuis le 31 décembre de nombreuses restrictions, dont le couvre-feu dès 22H00 et l'interdiction des rassemblements privés.

La province, dont les hôpitaux souffrent d'un manque chronique de personnel et sont déjà saturés, veut maintenant spécifiquement cibler les non-vaccinés.

AFP

Centre de vaccination à Montréal, le 24 novembre 2021

Au total, 2.742 personnes atteintes du Covid sont hospitalisées au Québec, qui compte environ 8 millions d'habitants et quelque 255 personnes se trouvent en soins intensifs.

Mais la stratégie du gouvernement du Québec (dirigé par la Coalition Avenir Québec) est décriée par de nombreux partis d'opposition: Eric Duhaime, le chef du parti conservateur du Québec, a estimé sur Twitter mardi que le Premier ministre continuait "de trouver des outils et même une nouvelle taxe pour diviser les Québécois".

Le parti Québec solidaire déplore une mesure qui oublie "complètement" les personnes vulnérables et la cheffe du parti libéral du Québec, Dominique Anglade, favorable à l'obligation vaccinale, évoque une "diversion".

Au Canada, le gouvernement fédéral étudie la possibilité de priver d'indemnité chômage les Canadiens sans travail qui refusent de se faire vacciner.

 

Une innovation technologique  est souvent associée à l'entreprise qui en est l'auteur ou l' a popularisée. Le frigo  remplace l'armoire frigorifique dans le vocabulaire  et Frigidaire est pourtant  une société privée, donc une marque.

Kärcher est dans ce cas qui incarne le nettoyeur à haute pression.

Aussi lorsque Valérie Pécresse " estime à maintes reprises nécessaire de ressortir le Kärcher remisé à la cave pour nettoyer les quartiers"  le géant allemand des nettoyeurs appelle  les candidats à l'élection présidentielle française à ne plus utiliser  son nom dans le débat politique.  Il juge  avec raison  que cela "porte atteinte à sa marque et aux valeurs de l’entreprise".

Si  les propos de Pécresse  sont infâmants  pour l'entreprise, que dire pour  les valeurs de la République  dont son parti porte le nom !

 
Published by PCF Littoral

 

Janvier 2022 Blog de Roger Colombier

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Rappel, c'est le premier ministre, le socialiste Lionel Jospin, qui a fait voter par sa majorité godillots à l'Assemblée nationale la suppression du septennat présidentiel et son remplacement par le quinquennat.

De ce fait, l'élection présidentielle précède de quelques jours  celle des députés: une majorité absolue dans le camp du vainqueur pour gérer loyalement le capital, Sarkozy président, Hollande président et aujourd'hui Emmanuel Macron.

Autrefois, sous le septennat, l'élection intermédiaire des députés pouvait permettre l'élection d'une autre majorité. Certes, avec toujours un président de la République ne rendant compte à personne sous sous cette mauvaise Ve République.

Dès lors aujourd'hui, en notre démocratie(sic) et pour tous les sujets, cette capture d'écran:

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

Pour l'éducation nationale, dont les personnels sont appelés à la grève le 13 janvier 2022:

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

Et finalement:

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

Pendant ce temps:

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

NB: Aviez-vous remarqué que tous les élus de la nation n'étaient pas présents à l'Assemblée nationale qui adopta le pass vaccinal?

Parce que normalement, ils sont 577 pour légiférer à temps complet. Or, lors du vote, il y eut 214 voix en faveur du texte, contre 93 et 27 abstentions. Peut-être pour ces derniers des partisans du ni-ni cher à Yannick Jadot, candidat du tournesol à la présidentielle. Non?

Du coup, cette image pour résumer cette absence sur les travées du Palais Bourbon:

 

Aujourd'hui, dimanche 9 janvier du quinquennat Macron

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vendredi 7 janvier 2022

QUI A DIT EMMANUEL MACRON N'EST PAS INTELLIGENT......?

.....La RÉPONSE AUJOURD'HUI
UN REGARD JURIDIQUE SUR L'ACTUALITÉ AVEC RÉGIS DE CASTELNAU
Blog de Jean LÉVY

 

L’interview donnée par Emmanuel Macron au Parisien est lunaire, mais elle a un mérite. Alors bien sûr, il y a l’infatuation, le mépris, la provocation, la grossièreté, les insultes adressées à ceux qui ne pensent pas comme lui, mais toutes ces choses sont finalement habituelles. En faire l’exégèse n’a pas grand intérêt, même si avec la déchéance de citoyenneté proclamée pour une partie des opposants à sa stratégie sanitaire, on est monté d’un cran. Les petits télégraphistes médiatiques du macronisme se contorsionnent pour faire avaler l’insupportable, mais là aussi, ce jeu de rôle routinier est sans intérêt.

Concernant le mérite, c’est que formulée à trois mois de l’échéance présidentielle, cette interview oblige à se poser sur Emmanuel Macron, les seules questions qui vaillent : « qui est ce type ? Et comment se fait-il qu’il occupe le sommet de l’État ? » Et comme on les formule cinq ans après son arrivée et à trois mois de l’échéance présidentielle, cela oblige à regarder en face ce qui nous est arrivé. Et à en dresser le bilan pour que le seul enjeu du 26 avril prochain soit de mettre fin à cette expérience désastreuse.

Emmanuel Macron, parfait inconnu, a été élu par effraction au printemps 2017. Grâce à un coup d’État initié par la haute fonction publique, soutenu par l’oligarchie et finalisé par la magistrature. Sur ce dernier point, l’auteur de ces lignes le rabâche depuis le premier jour.

Les Français ne savaient pas qui il était, mais après cinq ans ils l’ont appris.

• Emmanuel Macron n’est pas intelligent, c’est une imposture que de le prétendre. Ou bien c’est se laisser intimider par son diplôme de l’ENA, ou par une certaine capacité de séduction comment en disposent tous les imposteurs. Son léger vernis de culture masque en fait un vide consternant.

• Emmanuel Macron n’a rien fait dans la vie, n’a aucune expérience sociale réelle, il n’a jamais milité, ne s’est jamais investi dans la vie publique, n’a jamais exercé de responsabilités professionnelles véritables, ne s’est investi dans aucun projet, n’a écrit ni un livre ni un article notable. Entre deux magouilles financières chez Rothschild ou à l’Élysée sous François Hollande, il s’est contenté d’aller jouer au tennis au Touquet.

• Le profil psychologique d’Emmanuel Macron s’approche de celui d’un pervers narcissique, nous disent les spécialistes. Il est manifestement obnubilé par son nombril et dépourvu d’affects en dehors de sa propre personne. Que ses satisfactions égotiques se fassent au détriment des intérêts de son pays ne lui pose aucun problème.

• Nous avons aussi appris (merci Jérôme Sainte-Marie) que le « bloc élitaire » arc-bouté sur ses intérêts de classe le soutiendrait quoi qu’il arrive.

On ne voit pas, comment l’enjeu de l’élection présidentielle pourrait être autre chose que : « Macron, stop ou encore ? » Finalement, la survie de notre pays est en cause, et il sera difficile d’échapper au « tout sauf Macron ».

Mais si nous parvenons à en débarrasser notre pays, il faudra que ceux qui ont favorisé et organisé ce coup d’État rendent des comptes.

Pour ce qui nous est infligé depuis cinq ans.

 

MANIPULÉS. L'HORRIBLE VÉRITÉ SUR FACEBOOK

L’horrible vérité de Facebook

De CUBA, cette description de la réalité de facebook, mais peut-être un des aspects les plus nocifs de cette entreprise de destruction mentale n’est-il pas mis en évidence, l’incapacité à penser un raisonnement complexe et sur le long terme. Les utilisateurs des réseaux sociaux sont affligés d’un vice de la pensée, attendre un résultat immédiat de leurs agissements… Le réflexe du chien de PAVLOV en politique, l’impossibilité de faire un effort en continu et d’avoir la moindre stratégie. Cela va avec l’incapacité totale à lire autre chose qu’un post et des slogans. le rôle du cliché à tous les sens du terme. (note et traduction pour histoireetsociete)

Par :Rosa Miriam Elizalde

Personne ne doute que Mark Zuckerberg fait de grands efforts pour réinventer son monopole. Assiégé pendant des années pour avoir spéculé avec les données des utilisateurs de Facebook, permis la circulation de théories du complot, encouragé le génocide, diffusé des massacres en direct et manipulé des adolescents pour qu’ils ne puissent pas quitter l’écran, même si cela les affecte, l’homme d’affaires tente de changer l’axe de la controverse, sans toucher au modèle économique qui a commencé il y a 18 ans et qui l’a transformé en l’un des hommes les plus riches du monde.

La société Facebook a changé son nom en Meta et a annoncé en grande pompe un énorme investissement pour construire le Metaverse, un espace de réalité virtuelle dans lequel tout pourrait être fait, comme si vous étiez physiquement à l’endroit de votre choix.

Pourquoi ce changement ? Sans y faire directement allusion, la réponse se trouve dans un livre qui vient de sortir en espagnol, par les journalistes du New York Times Sheera Frenkel et Cecilia Kang, Manipulated. La bataille de Facebook pour la domination du monde (Editorial Debate, 2021). Une vérité laide: à l’intérieur de la bataille de Facebook pour la domination.

Dans les océans d’encre qui ont été consacrés à la plate-forme, c’est la première fois que plus d’un millier d’heures d’entretiens ont été documentées avec des cadres, des employés anciens et actuels et les parents, amis et camarades de classe de Zuckerberg, ainsi que des investisseurs et des conseillers de Facebook, et des avocats et des activistes qui se sont longtemps battus contre l’entreprise. Les auteurs ont de meilleures sources que tous leurs prédécesseurs dans le genre et parviennent à briser le modèle économique délibérément conçu pour anéantir la concurrence et presser un tiers des habitants de la planète, avec des bénéfices de 85 900 millions de dollars en 2020, et une valeur marchande de 800 milliards.

Frenkel et Kang démontrent que les méga-profits du réseau social se sont produits à plusieurs reprises au détriment de la vie privée et de la sécurité des consommateurs et de l’intégrité des systèmes démocratiques. Cependant, cela ne l’a jamais empêché de réussir. Sa position privilégiée est due à la vision globale offerte par la plate-forme à ses gestionnaires, avec une équipe de renseignement sur les menaces qui « a déjà travaillé à la National Security Agency, au FBI et dans d’autres agences gouvernementales, étudiant précisément les pirates informatiques et autres ennemis qu’ils ont maintenant sous surveillance ».

L’une des révélations surprenantes du livre est qu’il y a plus de critiques au sein de l’entreprise que nous ne le pensons. De nombreux employés de Facebook ont tenté sans succès d’alerter leurs supérieurs des catastrophes causées par des algorithmes obsédés par la croissance et le profit de la plate-forme. Certains ont même mis en garde contre la catastrophe du Myanmar.

Les dirigeants de l’entreprise ne savaient rien de ce pays, sauf que c’était un nouveau territoire à conquérir. En entrant au Myanmar, Facebook a lancé une allumette allumée sur des décennies de tensions raciales latentes, puis a détourné le regard alors que les militants soulignaient que la fumée suffoquait lentement le pays, indique le livre. En fin de compte, l’ONU a déclaré que les tensions ethniques avaient conduit à un génocide à part entière avec la contribution substantielle de la compagnie du pouce bleu. Il a estimé que 24 000 Rohingyas ont été tués et que 700 000 musulmans ont fui vers le Bangladesh.

Au moment où cela s’est produit, la rhétorique incendiaire des 18 millions d’utilisateurs du réseau social qui n’étaient surveillés que par cinq locuteurs birmans natifs, dont aucun ne vivait au Myanmar, était en hausse. (Il y a deux semaines, il est apparu que des dizaines de milliers de réfugiés rohingyas ont poursuivi Facebook – maintenant Meta – aux États-Unis et au Royaume-Uni, pour avoir promu des discours de haine.)

Le livre démontre que ce cas est peut-être l’exemple le plus extrême de la façon dont les algorithmes de la plate-forme privilégient l’extrémisme, mais pas le seul. Plus de 90% des utilisateurs actifs de Facebook vivent en dehors des États-Unis et du Canada, et l’entreprise ferme souvent les yeux sur les discours de haine car ils stimulent la croissance des utilisateurs, en particulier dans les zones sombres de la planète qui arrivent tard et mal sur Internet.

Mais l’assaut contre le Capitole à Washington il y a un an a placé le problème chez eux, quelque chose dont les Cubains ont également souffert en raison des politiques dures envers l’île qui règnent en Floride et des profondes lacunes de sécurité de la plate-forme sociale.

Le livre montre l’incapacité linguistique à comprendre, et donc à modérer, des millions de messages d’utilisateurs dans des communautés non anglophones; l’incompréhension de leurs propres algorithmes; l’inaction lorsqu’il s’agit d’intervenir là où les programmes d’intelligence artificielle n’atteignent pas (l’entreprise n’adopte que des mesures comprises entre 3% et 5% des cas de discours de haine, et dans 0,6% des publications de contenu violent); et une insouciance palpable, voire une négligence, lorsqu’il s’agit de répondre aux plaintes des utilisateurs.

Ainsi, la triste vérité de Facebook est l’entreprise toxique d’une société privée prête à maintenir son hégémonie et sa domination sur des millions de sujets numériques à tout prix. L’une des personnes interrogées par les journalistes commente que le problème de Facebook est Facebook. Faux. Le problème de Facebook est le système conçu pour que ces monopoles non seulement prospèrent, mais changent même de nom pour se perpétuer. La question posée par Frenkel et Kang semble alors pertinente : qu’allons-nous faire face à cette réalité ?

(Publié à l’origine par La Jornada, Mexique)