Parti communiste du Québec (PCQ)
Vers l'indépendance et le socialisme !
www.pcq.qc.ca - Parti communiste du Québec (PCQ)
Texte mis à jour la dernière fois le:
29 janvier 2022
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Notre camarade et rédacteur en chef du site Internet du Parti communiste du Québec (PCQ), Michel P. Brunet, donne ici son commentaire sur le fameux « convoi de la liberté », parti des 4 coins du Canada et qui doit converger à partir d'aujourd'hui, à Ottawa, pour une très grosse manifestation devant le Parlement Fédéral demain.
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Par Michel P. Brunet,
Rédacteur en chef du site du PCQ
D'aucune manière le Parti communiste du Québec et ses membres ne devraient cautionner ce mouvement. Ses initiateurs, de même que les différentes forces politiques s'étant depuis rangés derrière ce mouvement, ont su très habilement profiter du ras-le-bol assez généralisé, qui peut exister de plus en plus, dans de larges sections de la population, tantôt pour de très bonnes raisons et tantôt aussi pour de nettement moins bonnes raisons, aussi bien ici, qu'ailleurs au Canada.
Ce mouvement est devenu, en très peu de jours, une sorte de symbole pour tous ceux et celles qui sont de plus en plus choqués de tout ce qui peut se passer dans notre société, mais qui -- et cela, il ne faudrait pas le sous-estimer -- se laissent aussi de plus en plus attirés par les mouvements de droite et même d'extrême-droite.
Ce qui frappe dans tout cela réside dans le fait que pendant qu'on répète sans cesse les mêmes discours anti-mesures sanitaires, tendant en même temps de plus en plus vers les mêmes théories complotistes, très à la mode dans certains milieux, depuis maintenant près de 2 ans, il y a pleins d'autres questions et sujets qui devraient bien plus nous inquiéter, y compris pour ce qui est de la détérioration plus récente des conditions de travail de bien des camionneurs, par les grosses compagnies, ainsi que le manque de ressources sur lesquels ils peuvent s'appuyer, mais on nd parle presque jamais de tout cela. Cela ne fait pas non plus partie du discours des organisateurs, derrière ce mouvement.
Ces derniers préfèrent répéter leur credo, consistant à dire que l'abolition de toutes les mesures sanitaires au grand complet, sans autre considération, nous permettra ensuite de régler la plupart des problèmes, comme par enchantement, et de faire en sorte de ramener le Canada à ce qu'il devrait, selon eux, être, soit d'être le plus beau pays au monde, puisque tel serait leur objectif au fond, à entendre bon nombre d'entre eux.
D'où aussi la surabondance, ici et là, de drapeaux canadiens.
De manière plus globale, la plupart de ces gens aimeraient que les différents paliers de gouvernements interviennent le moins possible, surtout si c'est pour finalement affecter ce qu'ils perçoivent comme étant leur droit à faire, pour eux-mêmes, ce qu'ils considèreraient comme étant le mieux pour eux. Quand l'État fédéral décide en même temps d'intervenir contre les peuples autochtones ou contre le Québec, ainsi que son droit de décider de son propre avenir, alors et soudainement, ils ne diront rien ou applaudiront.
Le fait qu'Éric Duhaime, avec son Parti conservateur du Québec, aient officiellement donné son plein appui à ce mouvement ne devrait surprendre personne. Même chose pour le parti de Maxime Bernier, le Parti Populaire du Canada, ainsi que les représentants des ailes les plus à droite au sein du Parti conservateur du Canada. C'est un mouvement qui fut très rapidement largement instrumentalisé, pratiquement depuis ses tous débuts.
Toute la matinée, de vendredi, on pouvait voir, au départ des différents sous-convois, en provenance de différents régions du Québec, ainsi que plus tard, tout le long de leur parcours vers Ottawa, sur les viaducs surplombant les autoroutes, toutes sortes de gens, avec des drapeaux du Canada, mais aussi du Québec, et même des Patriotes de 1837-1838, crier le mot Liberté, ce qui reflète en même temps le caractère très fourre-tout de ce mouvement.
Cela fait en même temps ressortir, jusqu'à un certain point, l'extrême confusion pouvant toujours exister autour de ce mouvement, en même temps que l'opportunisme de plusieurs, qui auraient décidé finalement de se joindre à ce mouvement.
Tout cela nous rappelle en même temps combien, ce n'est pas parce que des gens se mettent à manifester dans les rues ou sur les routes, et/ou en venir à des actions de types plus directes, que cela est pour une bonne cause. En n'ayant de cesse que de répéter le mot Liberté, la plupart de ces gens pensent surtout et d'abord, une fois encore, à leur propre liberté, toute individuelle, et non au bien commun d'abord.
Il est tout aussi intéressant de voir que la plupart des travailleurs-camionneurs, à l'emploi des différentes grosses compagnies de camionnage, n'appuient pas ce mouvement et que ceux qui y participent sont d'abord et avant tout des camionneurs, propriétaires de leur propre camion, ou encore les patrons de toutes sortes de petites compagnies, ayant en même temps encouragé leurs employés à suivre ce mouvement. Le tout était, du reste, confirmé, toujours vendredi, par un représentant du syndicat des Teamsters, pas plus tard que ce matin, ce syndicat représentant la majeure partie des camionneurs syndiqués, aussi bien au Québec, que dans le reste du Canada.
La très grande majorité des camionneurs, au Québec, comme dans le reste du Canada, sont déjà vaccinés, qui plus est.
Une des principales revendications mises de l'avant par au moins 1 des groupes derrière cette mobilisation, consiste à réclamer que la nouvelle Gouverneure-Générale du Canada et représentante officielle de la Reine d'Angleterre au Canada, Mary Simmons, démette carrément le gouvernement Trudeau, pour ensuite agir comme seule nouvelle autorité, avec le concourt du Sénat canadien qui, rappelons-le est uniquement formé de gens non-élus ! Le tout était relayé, samedi, sur le site de Radio-Canada, juste avant que la manifestation devant le Parlement Fédéral, à Ottawa, ne commence officiellement.
L'attitude de la plupart des grands médias, dans toute cette histoire, est également intéressante. Depuis le début, la plupart des médias se sont montrés très critiques face à ce mouvement, ce qui ne les empêcha pas, du même souffle, de leur donner tellement de place, au niveau de leur propre couverture des événements, qu'ils auront finalement contribué, à leur manière, au relatif succès de celui-ci, ce qui est plutôt triste quand on y pense, même si on ne saurait en même temps vraiment s'en surprendre.
Tout cela démontre, on ne peut plus, l'importance que les idées, ainsi que les différentes propositions contenues dans le programme politique d'organisations comme le Parti communiste, qui offrent clairement une autre voie que celles prônées par les différentes organisations de la droite ainsi que de l'extrême-droite, soient nettement plus connues, dans le grand public, question aussi de ne pas laisser tout le terrain à cet autre courant. Le tout en comptant d'abord sur nos propres moyens, parce qu'on ne devrait pas vraiment se fier plus aux grands médias.
Très bientôt, nous aurons l'occasion de revenir sur notre propre vision de comment, désormais, nous devrions plus concevoir la lutte contre la pandémie actuelle, en espérant que cela permettra aussi de clarifier certaines choses. Il y a de cela déjà quelques temps, nous l'avions promis; j'avais moi-même signé un texte à ce propos; cela s'en vient.
Nous en profitons, en même temps, pour réitérer que le Parti communiste n'a évidemment aucun lien, ni non plus la moindre similitude, autant sur le plan programmatique, que sur le plan de nos méthodes de travail, avec une organisation comme le Parti conservateur du Québec, même si tous les deux avons le même acronyme maintenant. En passant, le PCQ existe aussi depuis bien plus longtemps que cet autre parti.
Un tout dernier point : ceux ou celles qui continuent à dire que les idées de droite et d'extrême-droite seraient surtout présentes au Québec, bien plus qu'au Canada-anglais, devraient aller refaire leurs devoirs parce que ce mouvement est d'abord parti au Canada-anglais et demeure encore aujourd'hui, dans une très large mesure, un mouvement se rattachant d'abord au Canada-anglais, bien plus qu'au Québec.

/https://www.thestar.com/content/dam/thestar/news/canada/2019/02/19/protesters-greet-alberta-organized-convoy-on-parliament-hill/yellow_vest_flag.jpg)
754-02/02/2022 Depuis fin janvier, le groupe ORPEA fait la une de tous les médias. Dès l’annonce de la parution du livre « Les fossoyeurs » du journaliste Victor Castanet, l’action ORPEA dévissait à la Bourse de Paris.
ORPEA, cible de l’ouvrage, c’est, derrière Korian, un des plus grands
groupes capitalistes dans le secteur de l’accueil des personnes âgées
dépendantes. Le sujet touche à la famille proche donc à l’émotionnel et
les chœurs scandalisés se lamentent tous azimuts. Ce livre révèle-t-il
d’horribles réalités totalement ignorées de tous ? Pas du tout puisque
régulièrement des situations graves de maltraitances sont dénoncées par
les familles des résidents, par les personnels souvent maltraités
eux-aussi, par leurs syndicats là où ils ont réussi à résister à la
répression des patrons de secteur qui leur préfèrent clairement le
syndicat-maison joliment nommé « Arc en ciel ». Des reportages,
la presse ont déjà évoqué les maigres repas indignes, les défauts de
soins, d’hygiène et de surveillance, le manque d’animations sous les
mines contrites des responsables de cette situation. Quelles suites ?
quelles mesures ? aucune. Il aurait fallu parler du capitalisme et de
ses ravages. Le marché des maisons de retraite a été ouvert aux
entreprises privées dont le but est de faire le profit maximum, voilà le
résultat Ils se font des milliards sur le dos des retraités, des
familles, de la Sécurité Sociale et des contribuables
ORPEA, c’est 1156 établissements dans le monde, surtout en Europe,
c’est 116 514 lits dans 23 pays. Ce sont bien sûr des établissements
privés comme 20% des EPHAD puisque depuis 1997, les pouvoirs publics ont
ouvert cette activité aux fonds privés. 29 % sont privés à but non
lucratif et 51 % relèvent du secteur public. Les premiers cités se
trouvent dans les grandes villes ou dans des zones attractives telles
que le Sud, les littoraux, Paris, là où l’immobilier de luxe est très
présent, argument majeur de leur publicité. Les établissements publics
sont généralement construits là où se concentrent les populations et
donc les besoins, en zones rurales ou dans les quartiers populaires. Les
tarifs suivent les mêmes règles géographiques : de 1600 € par mois dans
les régions rurales non touristiques à 10 000 voire 12000 euros sur la
Côte d’azur. Le tarif pratiqué n’est pas synonyme de présence accrue de
personnel : le public emploie en moyenne 70,6 salariés pour 100
résidents contre 50,3 dans le privé lucratif. La nécessité de servir
toujours plus les actionnaires écrase le niveau des salaires du
personnel, les mal-nommées « charges ». La décision de 1997
d’offrir ce secteur au capital autorisait toutes les dérives au nom du
profit et les offres aux candidats investisseurs promettaient de
fabuleux retours, promesse tenue. Chacun savait au prix de quelles
souffrances des résidents se paieraient ces dividendes. Xavier Bertrand
ministre de la Santé à cette époque est resté très attaché à ces
investisseurs, continuant de leur faciliter la tâche et les gains grâce à
ses amis politiques. On se souvient de l’expression « sylver economy »,
sous ce vocable, les gouvernements faisaient miroiter des gisements
d’affaires à réaliser avec les personnes âgées, du moins celles qui en
ont les moyens. Ils ne sont plus que des comptes bancaires à récupérer.
Les maîtres mots des décideurs sont alors réduction drastique des coûts,
rationalisation , rationnement, tout est bon pour le profit tant pis
pour la santé et la dignité des résidents. La presse économique présente
toujours les investissements dans le secteur du vieillissement comme
parmi les plus rentables, avec toujours un rapport à deux chiffres,
évoquant un rendement de 40 00 à 50 000 euros par lit, par an ! A ce
prix-là, on ne peut pas faire dans la philanthropie. Ce qui n’empêche
pas de se masquer derrière un label de critères Environnementaux,
Sociaux et de bonne Gouvernance !
Macron
avait promis une loi grand âge sur la perte d’autonomie, nous avons eu
une cinquième branche de la sécurité sociale, financée non plus sur le
travail mais par les salariés et les retraités eux-mêmes. La ministre
Brigitte Bourguignon annonce qu’elle va frapper fort, mais sur qui ? un
fusible a sauté, un ou deux autres vont suivre jusqu’à la reprise des
affaires. L’ancien patron avait d’ailleurs pris soin de se délester de
milliers de ses actions avant la sortie du livre. Il faut donc arracher
ces structures d’accueil aux vautours du capitalisme. La vieillesse, la dépendance, qui relèvent de la solidarité nationale, doivent totalement revenir dans le secteur public
Le
secteur public n’est certes pas exempt de reproches mais les causes
sont bien différentes : nul ne bâtit sa fortune sur la maltraitance, la
volonté politique suffirait pour augmenter les crédits alloués,
embaucher des personnels formés dans toutes les catégories, augmenter
massivement les pensions pour que les anciens travailleurs puissent,
parvenus à la retraite choisir sereinement et sans contrainte cette
nouvelle étape de leur vie. Dans l’immédiat, nous réclamons que la
lumière soit faite sur la réalité dans les EPHAD et qu’enfin une
politique du troisième âge soit menée pour les personnes âgées. Dès
maintenant, les moyens existent pour assurer aux personnes dépendantes
des soins de qualité respectueux de leur situation. C’est seulement par
la lutte unie avec les personnels que nous y parviendrons dans une
société bâtie pour le bien-être de tous. Cette lutte, urgente, est aussi
celle que nous menons avec notre candidat Louis Daniel Gourmelen, le
seul qui fasse de la destruction du capitalisme et de la construction
d’une société socialiste la base de tout changement.
Afghanistan, Irak, Libye, Syrie... et maintenant Ukraine et Chine ?
le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage
Vous nous avez fait la guerre d’Afghanistan et vous l’avez livré aux talibans
Vous nous avez fait la guerre d’Irak et nous avons eu Al Quaida et Daesch
Vous avez détruit la Libye et nous avons eu les trafiquants de migrants et AQMI
Vous avez fait la guerre en Syrie pour laisser les puits de pétrole à Daesh
Et maintenant, vous voulez faire la guerre contre la Russie en Ukraine, contre la Chine dans le Xinjiang, contre la Chine avec l’Australie en mer de Chine ?
Nous ne vous laisserons pas faire !
A chaque fois, vous avez parlé de droits de l’homme, de démocratie, de crimes perpétrés par ceux que vous attaquiez.
A chaque fois, on a découvert après coup vos mensonges, repris par tous les médias occidentaux, par tous les gouvernements des pays capitalistes ; le faux charnier de Timisoara, les armes de destruction massives inventées, l’armée française qui n’a pas vu le massacre des tutsis, le silence sur les crimes néonazis dans le maïdan ukrainien.
Aujourd’hui, vous nous mentez sur l’Ukraine, sur le Xinjiang, sur la mer de Chine !
A chaque fois, vous avez laissé les pays envahis dans la misère, la corruption et la guerre. Vous avez détruit la Libye, qui était un des pays les plus développés d’Afrique, vous avez détruit la Syrie et refuser toujours d’en sortir, vous avez livré l’Afghanistan aux talibans et affaibli durablement ce pays en le privant de ses forces progressistes. Vous avez fait régresser l’Ukraine qui a perdu 10 millions d’habitants, appauvrie, toujours livrée aux oligarques, fracturée par les violences.
Cuba, Nicaragua, Vénézuela, Bolivie, Viet-nam, les pays qui vous ont résisté ont soufferts, mais grâce à leur indépendance, grâce aux développements des relations entre eux, sans passer par la finance mondiale des pays capitalistes, grâce à la Chine et sa puissance économique, ils se reconstruisent, se développent et font la démonstration que l’avenir de la planète et de l’humanité passe par le refus de la domination impérialiste de quelques grandes puissances du passé.
Vous avez tenté à de multiples reprises de détruire Cuba, ce petit pays socialiste qui assure l’école, la santé, la culture à tous, développe ses propres vaccins et fait mieux que tous les pays de l’OTAN pour la vaccination, malgré le blocus de plus en plus agressif qu’il subit.
Les bruits de botte en Ukraine, les manœuvres militaires en mer de Chine ne sont que l’expression de l’agressivité de l’impérialisme US en perte de vitesse, des contradictions entre puissances capitalistes dans le partage entre gaz russe, US et du moyen-orient. C’est pour cela que les USA ont relancé la course aux armements, avec des dépenses qui ont doublé en vingt ans, exigeant de leurs alliés une forte hausse de leur dépenses militaires.
Nous refusons les discours de guerre, de confrontation. Nous dénonçons les discours de haine, les insultes contre les dirigeants des pays qui vous déplaisent, comme ce dramatique chef de la diplomatie US inventé par Trump et maintenu par Biden qui veut "triompher" de la tyrannie chinoise. Nous dénonçons les pousse-au-crime de l’assemblée nationale et de l’union européenne qui voteront demain les crédits de guerre comme ils l’ont fait en 1914 !
Nous ne renverrons pas dos à dos les agresseurs et les agressés. Ni la Chine, ni la Russie, ni l’Iran n’installent de bases militaires et de missiles autour des USA ou d’un autre pays de l’OTAN. Ce sont bien les USA qui multiplient les bases et les missiles autour de la Russie et de la Chine !
Nous appelons tous les peuples, à commencer par le peuple de France, à dire NON à la guerre, à exiger l’interdiction des armes nucléaires, à se battre pour un désarmement qui doit être imposé à ceux qui poussent les dépenses militaires à la hausse, à commencer par les USA, qui représentent à eux seuls la moitié des dépenses militaires mondiales.
Nous appelons à la solidarité internationaliste, à la rencontre des peuples, à construire un réseau d’information militante indépendant des grands groupes de médias capitalistes et de la propagande occidentale au service de l’OTAN.
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