jeudi 14 août 2014

PARENTIS ET QUELQUES IMAGES DU SAMEDI, AVEC LES GUARDIOLA

Sympa, le palco, mais pas sérieux. Désolé!
Primer de novillada de GUARDIOLA-FANTONI
Destoreo de Diego FERNANDEZ: à oublier....
Où est passé le "Grillo", demande Julito?
Pour Curro de la Casa
Course du Guardiola vers la querencia
Tercer de la tarde, para Cesar VALENCIA
Cargar la suerte.....
....Sans se découvrir, comme ici.
Dificil, el arte de estocar en toda ley....
Second novillo de HERNANDEZ.....
..Et le sagouin dans ses basses oeuvres: monture adossée aux bois, et carioca dans l'épaule. Mais où sont les alguaciles?
No comento: tout est dit. Pour ceux qui ne comprendraient pas, consulter  par exemple " Le toro et son combat", de Claude POPELIN

Second exemplaire de GUARDIOLA FANTONI pour Curro de la CASA
Une rouste se prépare: pas étonnant, non?
Première cogida.de Curro de la CASA....
....Et la seconde, deux minutes plus tard.
Second novillo de Cesar VALENCIA
Cesar aux palos, avant la tormenta....
....Et le même, APRÈS la tormenta
Final en apoteosis
De NÎMES à JEGUN, en passant par BORDEAUX, St GAUDENS, les aficionados, dans leur sympathique diversité

NOVILLOS DE YONNET: QUI POURRA SAUVER CE JOYAU?

CHAPEAU ET MERCI, MONSIEUR HUBERT YONNET

Vibrant et long hommage à l'institution YONNET, à Hubert YONNET ensuite, qui vient de quitter ce monde où il a tant consacré au TORO. Longs applaudissements du public, debout, souvenir remis au mayoral, séquence émotion, on a beau dire, des ganaderos de cette trempe, il n'en nait pas un tous les matins. Pour les aficionados, YONNET évoquera toujours l'aficion vraie, le profond respect du à celui qui ne s'est pas laisser entraîner sur les pentes de la facilité. Tout, sauf le mercantilisme. Les alguaciles défilèrent d'abord à pied jusqu'à la présidence, et retournèrent à la porte d'entrée pour le paseillo traditionnel, après la séquence hommage. Les novillos sont sortis avec la devise noire.

Luis GERPE accueille son novillo de 7 véroniques, conclues de la media larga et d'une rebolera. Qui seront certainement ses gestes les plus taurins de la tarde. Il laisse massacrer tranquillement le YONNET, première pique trasera et pompée, seconde trasera sortie et replacée sans gêne aucune, troisième ratée. Après les banderilles, le novillo déjà laisse pendre la langue. Dès les premiers derechazos, GERPE recule, se fait accrocher le drap, ses gestes sont saccadés, sans temple. Avec la main gauche, le garçon se découvre et se fait soulever, heureusement sans grand mal. Mais c'est le signal du commencement de la fin. Rapide. Le YONNET s'est avisé, GERPE conclut sans attendre d'une entière plate, en perdant la muleta.
Très mauvaise mise en suerte du second novillo, qui prend quatre piques, la première et la dernière traseras et carioquées: pas de honte, pas de problème! Puis le garçon se découvre dès le début des hostilités, il se fait avertir par trois fois, arrache quand même quelques naturelles sans se croiser, se permet enfin un desplante de mauvaise facture en caressant le front du novillo, après quelques fioritures pour la galerie. Aucun poids sur le novillo, aucun dominio. Ce qui lui vaut une oreille, après une entière précédée de deux pinchazos. Est-il nécessaire d'aller chercher un palco à BILBAO pour laisser brader des trophées sans valeur?
Le novillo de Juan MILLAN est un negro bien armé, de peu de tamaño. Première pique dans l'épaule, les trois autres carioquées, piquero hué, chadrilla aux abois. Dès les premiers muletazos, MILLAN se fait promener, ce qui ne l'empêche pas de componer la figura pour toréer le public. Ici, on lui crie "Pico", plus loin c'est "Cruzate", il continue de faire des passes sur le voyage de l'animal qui, LUI, commande, alors que MILLAN subit. Se fait conduire. Le novillero se découvre, comme tant d'autres qui ne savent du toreo que celui de salon. Une entière sur le côté pour conclure, 131 mouchoirs, dont 25 à la musique, pas d'oreille!! Mais MILLAN sort pour saluer, fait mine de faire la vuelta, - il se croit à MARBELLA ou à CASTELLON- beaucoup de voix et d'aficionados se lèvent aussitôt pour le renvoyer au callejon, ce qu'il comprend heureusement assez vite.
Son second, le quinto de la tarde, est joli, bien que juste de trapio, noir, long, et bien armé. Il rue comme un asinien, ou comme un manso qu'il est. Première lance trasera, il s'échappe du cheval à la seconde, sans pousser, idem pour la légère troisième. MILLAN cite du centre, pour une courte série, son novillo fuit vers les planches. Les séries sont décousues, le garçon se fait désarmer, réussit 3 ou 4 naturelles sans jamais peser ni s'imposer, pasito atràs. Entière trasera, en se mettant devant, un avis, quinze descabellos environ.
Second VALENCIA de la feria, Guillermo le Colombien saura-t-il nous distiller un peu de cette tauromachie du nouveau monde, comme la veille le Vénézuélien César? Son novillo est veleto, astifino, la première pique est immédiatement levée. La seconde est une piquette pour la forme, la troisième est trasera, N.d.D. comme si çà nous avait manqué! Il manquera une rencontre à ce novillo, qui brâme comme un manso dès les premiers muletazos, mais qui prend rapidement le dessus sur le Colombien, dépassé et sans grand recours. C'est loin d'être un bonbon, comme me le susurre un voisin, ce torito qui promène VALENCIA, le désarme, jusqu'à ce qu'il le prenne et le soulève pour une impressionnante cogida, le novillero est évacué à l'infirmerie. C'est GERPE qui prend l'épée pour occire le YONNET, ce qui ne sera pas tâche facile. Une entière au cinquième essai, le novillo à genou refusant de mourir, longuement, image poignante d'un manso con casta dont Hubert aurait été très fier.
Pour l'ultime de la tarde, retour de VALENCIA, contre toute attente, tellement sa voltereta avait été impressionnante. Il y a parfois des miracles dans les ruedos, pas toujours, hélas. Le novillo prend une bonne pique, pousse et soulève la cavalerie. Remis en suerte, il accourt du centre et le piquero ajuste parfaitement pour une deuxième rencontre propre. Troisième rencontre propre à nouveau depuis le centre, peu poussée. Piquero ovationné. Premiers muletazos avec la main droite. Le novillo gratte le sol, hésite. Série de naturelles sans se croiser, puis à nouveau avec la main droite, sans se croiser. VALENCIA se fait désarmer, la musique s'arrête net. Enfin!! Le novillo ouvre la gueule, nouvelles série avec le pico, avant une entière tombée. 
Oreille de plage, le torero n'ayant incontestablement pas été à la hauteur: une vuelta aurait suffi pour récompenser son retour. De plus, truquages et trampas diverses ont eu libre cours, le novillero ayant décidé d'associer le mayoral et le piquero à sa vuelta. On continue de tout mélanger, de laisser faire ce qu'il ne faut pas, de fermer les yeux, sur tous les abus, comme si la corrida ne souffrait pas d'assez d'expédients et de coquineries de toutes sortes

9/10 ème d'arène.
J'ai compté 20 rencontres avec la cavalerie, certaine avortée, beaucoup de crapuleuses.
Il a suffi qu'un braillard près de nous, gueule "musica", quand nous critiquions les passes dans le vent, pour que le palco "de Bilbao" déclenche la cacophonie. Ainsi, les gogos de PARENTIS sont maitres "chez eux", comme ils  le aiment le clamer. Ils n'ont pas besoin des "estrangès"...
Lot de YONNET régulier, bien présenté, un peu faible, malgré un fonds de caste évident, et beaucoup d'intérêt et de plaisir pour l'aficionado. Spectaculaires à la pique. Peu maniables pour les toreros un peu verts qui les affrontaient, l'attrait de la course ne faiblit jamais. Très loin des coursiquettes à une piquette du mono- encaste en vogue chez les enterreurs de la FIESTA BRAVA
Mesdames et messieurs les organisateurs, surtout persister dans le choix de ne plus primer les piqueros: il y en a peu d'honnêtes, et la majorité d'entre eux se satisfait probablement des primes que leur versent les toreros pour assassiner ou invalider les toreros. La solution viendra peut-être un jour de séparer les picadors du gros des cuadrillas, et de les engager individuellement. Pourquoi pas?
Enfin, ici comme ailleurs, beaucoup trop de monde dans les callejons, plein de gens qui sont vos amis, certes,  ou les amis de vos amis, mais qui n'ont rien à y faire: çà se montre, çà bouge sans arrêt, çà distrait les toros, et çà tente d'influencer le palco, ce qui est anormal, pour des gens qui ne passent pas à la taquilla
Fin de la feria 2014 de PARENTIS

PARENTIS EN BORN: MATINÉE, AVEC LES ALBASERRADAS

Tulio SALGUERO nous a fait une grosse impression....de toreo ventajista. Negro, bien armé, bien roulé, son novillo est sévèrement châtié d'une trop longue pique trasera abondamment pompée, dont il sort sur les rotules. Deuxième pique en partant du centre. Puis un recorte un peu trop bas, trop violent(?), et le novillo s'affale. Il brâme ensuite sous la morsure des bâtonnets, il s'agenouille dès les premiers muletazos. Quelques séries croisées de la droite, avant le retour au destoreo de profil. Un essai avec la main gauche, et le novillo s'effondre. Rien à en tirer. Le garçon persiste, les peons bêlent leurs "bièènn", sans souci pour le mal qu'ils font à la corrida, nous sommes aburridos, ni eux ni leur petit maître ne le comprennent. Interminable faenita dont on ne retiendra que les gestes et le bagage insignifiants de SALGUERO. Pinchazo et entière. OUF!
Deuxième novillo pour le Pacense: première pique de zagouin, ou de crapule, comme on voudra, idem pour la seconde. Comme son frère, le novillo gueule sous la morsure des bâtonnets, se couche au sortir d'une passe de poitrine. SALGUERO lui sert quelques derechazos, évidemment sans se croiser ni charger la suerte, séance de destoreo fuera de cacho, aux "bièènnn" des peons depuis les burladeros répondent les "bièènnn" des aficionados sur les gradas, pour une "faenita" inconsistante, sans couleur ni saveur, seconde séance d'aburrimento total, avant une épée entière tombée ladeada qui couche l'animal.
Auparavant, deux pinchazos sans s'engager, sur le périph, avaient fait dire à un aficionado nîmois plein d'humour, derrière nous: "Ce garçon est précautionneux!!"
Daniel CRESPO complétait ce duo émérite. Son premier novillo s'abime une corne. Il s'échappe au cheval, en sort seul. Charge la cavalerie une deuxième fois eten sort seul. A la troisième rencontre, le piquero prend bien soin de forcer sur la dose. Le novillo accuse le coup et ouvre tôt la bouche. CRESPO l'entreprend sans se croiser, tantôt avec la main droite que de naturelles, il recule, se fait régulièrement accrocher la flanelle. Il y a un boulevard entre le novillo et le "faiseur de passes", comme l'appelle une aficionada du Sud Est. Encore des "bièènn", "bièènn", sur les gradas, qui montrent aux pâles actuants qu'on n'apprécie pas leurs comportements. Avant une entière dans l'épaule, qui tombe l'ALBASERRADA.
Astifino, long, beau, belle estampe, le second novillo s'avère vite supérieur à CRESPO, bien au-dessus en tout cas des possibilités du jeune torero. Il prend une première ration de fer trasera, pompée, revient pour une seconde pique, en sort vite, puis repart pour une troisième, il pousse la cavalerie contre les planches. Il humilie ensuite avec la muleta, ne peut cacher sa faiblesse, cornes frisant le sable, CRESPO le fait passer loin, très loin de lui, il prend bien soin de ne pas salir son costume. Depuis les tendidos, on lui crie "Sitio", mais le garçon ne l'entend sans doute pas, ne veut pas entendre, à court de bagage, il n'a cure d'étaler la pauvreté de son toreo, il assure le minimum syndical, sans s'engager, ni livrer bataille, sans rien transmettre au public que son apathie, dans cette dernière séance d'aburrimiento qui gagne les arènes. Pinchazos dans le cou, toujours en prenant le périphérique, entière caida. 
Ouf! Ouf! 
¡ A comer, muchachos, a comer !

Un petit tiers d'arènes, palco plus sérieux que le samedi, il nous a épargné les canards de "brutéféraillo"
Public averti, heureusement que les aficionados lointains étaient là pour garnir un peu mieux les tendidos clairsemés.
ALBASERRADAS bien présentés, mansos, faiblards, sans transmission, au diapason des novilleros. DIX rencontres avec la cavalerie, c'est tout de même mieux que les six piquettes couramment servies dans les pseudo "grandes arènes" où le mono-encaste doméquisé et ses petites vedettes milliardaires sont roi.

PARENTIS EN BORN: LA CASTE DES GUARDIOLA-FANTONI

GUARDIOLA-FANTONI: UN PARFUM DE FERIA DE TOROS

Et pourtant, elle n'avait pas très bien commencé, la San Bertomeu, avec ce premier exemplaire manso et sans jus, à l'image de DIEGO FERNANDEZ sans autre recours que le pico et les coups de torchon de profil, et avec le second GUARDIOLA qui cherchait la sortie dès son entrée en piste, et passa son temps à prendre querencia aux planches, malgré les efforts de CURRO de la CASA pour le ramener au centre du ruedo.
Joli berceau de cornes, certes, mais grande mansedumbre et peu ou pas de jus. Ce premier novillo pose trop de problèmes à FERNANDEZ qui a oublié - si tant est qu'il ne les ait jamais appris - les fondamentaux de la lidia. Depuis les tendidos, une voix lui rappelle qu'il doit "cargar la suerte", mais c'est peine perdue pour le chaval, qui égrène des passes de profil conclues d'un tiers d'épée dans le cou, avant la même en pire, avec  2/3 d'acier au même endroit interdit. Ni toréer de verdad, ni tuer proprement, le novillero fut sans envie ni technique, il lui reste tout à apprendre.
Avec le quatrième novillo, changement de partition, mais hélas le musicien reste le même. L'animal provoque un batacazo contre les planches, cet épisode émouvant dont rêvent les aficionados, non pas pour le plaisir de voir s'effondrer la forteresse, mais pour cette image impressionnante de la charge violente d'un vrai toro de combat de plus en plus rarissime, le GUARDIOLA ira quatre fois au cheval pour quatre piques de salopard, sans être mis une seule fois correctement en suerte, le novillero restant aux abonnés absents, lorgnant le plus souvent vers la pointe de ses zapatillas. Quelques muletazos ensuite sur le passage du convoi, et la musique....
La musique!!! Assourdissante autant qu'injustifiée pour ce genre de démonstration de destoreo!! Abominable, messieurs du palco, même si l'on vous aime bien, parfois, de déclencher la fanfare avant même que le novillero dépassé ait tenté UNE SEULE NATURELLE, alors que ce garçon torée le public! Il n'y a pas que des festayres, dans l'arène de PARENTIS, au contraire, et vous devez le savoir et en tenir compte, il y a aussi des aficionados, certains qui viennent de très loin pour voir autre chose qu'une parodie de lidia, et qui donc savent reconnaître et apprécier ce qui est mérité et ce qui ne l'est pas. Et un palco d'aficionados à PARENTIS se doit d'être un peu plus sérieux que dans certaines plazas et placitas à touristes. FERNANDEZ fait passer son noble et encasté novillo avec le pico, sans jamais mandar, ni templar, ni parar, avant un tiers de lame et de très nombreux descabellos ratés, jusqu'aux trois avis du déshonneur, logique conclusion, qui était prévisible, de la pâle prestation de FERNANDEZ que l'on aurait au moins pu dispenser de cette musique inappropriée. 
Le second novillo de la tarde cherche la sortie. Une seule pique correcte  sur les trois rencontres avec la cavalerie, - lors de la première il y a un mètre entre le novillo et le cheval !!- peons postés près du cheval, le novillo reste indécis et distrait. Curro l'entraîne ensuite au centre, en musique - ENCORE !!!- il se fait désarmer, et le palco décidément à l'unisson laisse la banda musicale continuer son vacarme alors qu'il doit cesser dès le désarmé, la suite est du même tonneau, le novillero un peu trop vert s'envoie le novillo dessus, se fait poursuivre et dominer. Un golletazo pour conclure. Avec le cinquième, premier désarmé avec le capote. Le novillo prend trois piques correctes - à souligner, par ces temps de saigneurs !- , la dernière en partant de 15 mètres. Puis cite de face et loin, Curro met ainsi en valeur la charge de son novillo, qui répond sans se faire prier, avant de désarmer et de bousculer le piéton. Le GUARDIOLA reste solide, bouche fermée, il répond aux cites de la muleta avec noblesse et entrain, l'accroche aussi à maintes reprises. De la CASA garde le cap et nous offre de belles naturelles, alterne passes croisées, accrochages et désarmés, avant de céder aux vieux démons du profil: ce sera la faute de trop, prélude à deux cogidas spectaculaires qui le laissent un moment groggy, deux cogidas que nous sentions venir avec cet encasté qui n'avait rien d'un mouton, malgré la noblesse de ses embestidas. Entière, la conclusion qui tarde, et deux avis! 
Le troisième de la tarde, le premier pour le jeune Vénézuélien  César VALENCIA - 19 ans - part du centre de l'arène pour malmener la cavalerie. Avec du jus et de la caste à revendre, il repart du centre pour deux autres rencontres avec le picador. Olé! Ensuite, il accompagne jusqu'aux tablas le banderillero qui vient de clouer les bâtonnets sans qu'il l'y ait invité. Troisième paire de banderilles clouées au balcon. Olé! VALENCIA cite ensuite de face, en se croisant, pour une série de la droite, deuxième série un peu plus serrée, puis tentative à gauche et désarmé dès la seconde série. Son  GUARDIOLA ne s'en laisse pas compter non plus, il prend le dessus sur le novillero qui a recours à quelques passes de châtiment, avant de recevoir l'entière un peu tombée qui le couche. Une oreille ne m'aurait pas choqué, pour les gestes, le courage, le pundonor du novillero, le public reste coi. Même pas appelé à saluer, les valeurs se perdent partout, même dans les temples du toro.
L'ultime de la tarde va lui aussi donner du fil à retordre au Vénézuélien. Quatre rencontres avec le varilarguero, les plus sérieuses la première et la quatrième, les deux autres en poussant peu ou pas. VALENCIA banderille lui-même, il le fait bien. Le novillo étale sa caste, à voir maintenant sa noblesse. Erreur de VALENCIA, qui veut débuter au centre avec un pendule "castellaniste", et se fait cueillir de plein fouet. Après la rouste, il choisit la méthode "au goût du jour": le profil. Il se fait promener et bousculer au cours d'une faenita sans attrait et sans rapport avec sa première prestation, beaucoup plus engagée.  Une épée entière et deux oreilles tombent simultanément du palco, dont une de trop, celle du courage suffisait. Peut-être le président a-t-il voulu récompenser la première faena?
Il n'empêche, deux mouchoirs simultanés, encourage les quémandeurs d'oreillettes de pacotille. Quand à la vuelta du mayoral avec le novillero, c'est encore une ficelle dont abusent de nombreux tricheurs. J'eusse préféré la vuelta du mayoral seul, beaucoup plus méritée que celle du novillero.

4/5 èmes  d'arène. 
19 rencontres avec les piqueros !!
Excellente entrée en matière, avec ce bel et bon lot de GUARDIOLA-FANTONI
Ailleurs, il y aurait certainement eu une, deux, peut-être trois, mouchoirs bleus. Ici, pas une vuelta al toro. Le sixième, au moins, aurait du être honoré, pour l'ensemble du lot, qui méritait plus que la vuelta du mayoral dont profita le novillero. 
RIEN! Pas un mouchoir bleu pour l'ensemble, du moins pour quatre novillos qui possédaient la caste ! Avare d'hommages mérités, Didier GODIN, hélas plus que de cette musique tonitruante, que ne réclament que les ....gogos!!


jeudi 7 août 2014

QUI TUE LA CORRIDA? SÛREMENT PAS LES ANTIS....

Des aficionados de plus en plus nombreux dénoncent le mal qui frappe la corrida.

Ici, en France et aussi en Espagne! 

Il y a ceux qui ont pris le train de l'Observatoire en marche, et font mine de s'offusquer, après avoir bâillonné et méprisé les courageux qui, contre vents et marées, tiraient la sonnette d'alarme: ils vivent de la corrida.

Et puis il y a ceux qui passent à la taquilla POUR vivre chèrement leur passion, ils ne vivent pas d'un fonds de commerce taurin, ils ne rendent de compte à personne, ils exigent une corrida intègre, avec des toros intègres.

Le ver est dans le fruit! L'ennemi est dans les ruedos! Ce sont les taurinos qui organisent des spectacles indignes d'être désignés "corridas de toros", ainsi que les prétendues vedettes qui sont payées très cher pour se prêter à ces parodies de corrida, où les fauves sauvages ont été remplacés par des perri-toros et des toros-crabas dociles et faiblissimes.

Bondadosos, précise l'article ci-dessous. Est-il utile de traduire ce cri d'alarme on ne peut plus clair, d'y adjoindre des précisions?

 

Miércoles, agosto 06, 2014

Fiesta antitaurina en Vitoria

Los taurinos se han encargado en los últimos años de vaciar los tendidos  de Vitoria. Ahora Serolo parece que ha venido a apuntillar la plaza y para ello nada mejor que empezar por una juampedrada de Albarreal.
Copio de la crónica de Barquerito:
Seis toros de Albarreal, en tipo Juan Pedro Domecq, terciados, justos de fuelle, muy bondadosos.(...)
 El tronco se llama Juan Pedro Domecq. Es decir, el toro que en las hechuras se retrata con el gesto. El gesto de bondad, que no se hizo, por cierto, esperar apenas, pues el primero de los seis de esta baza fue un toro de carril, casi de encargo..
¿Alegría? Parecía feliz al embestir. Fijeza en los engaños, compasito al tomarlos, docilidad al repetir. No se podía mezclar tanta dulzura con una sola gota de fiereza. Para torear de salón.(...)
 No hicieron falta los picadores(...)
 Embestida pautada, automática, predecible e inocua.(...)
¿Quién dijo emoción? Nadie lo dijo. El segundo de corrida asomó desmochado e inerme.(...)
Iñigo Crespo escribe :
Para empezar una corrida noble pero sin fuerza de Albarreal.Encierro de pobre nota que ha carecido de raza para sostenerse y que ha obligado a pulsear mucho a unos animales carentes de fuelle. Deslucida corrida. De muy pocas opciones por su falta de codicia, de clase y de fondo.


Nota: En esa fiesta antitaurina junto a Serolo y la ganadería de Albarreal estaban Castella, Fandiño y Talavante