dimanche 10 juin 2018

UJFP

À diffuser dans vos réseaux : Lettre ouverte des femmes françaises mariées à des Palestiniens au Président de la République

Par Sept épouses françaises de Palestiniens qui craignent des représailles pour elles-mêmes et leurs familles si elles publient leurs noms.
Jérusalem, le 1er juin 2018

Monsieur le Président de la République,
A l’heure où la Palestine fait tragiquement l’actualité avec la répression sanglante des manifestations à Gaza et l’annonce de l’intensification de la colonisation en Cisjordanie, et où le comité des droits de l’homme des Nations Unies dénonce la détention administrative de notre concitoyen Salah Hamouri, nous, ressortissantes françaises mariées à des Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem, inquiètes pour l’avenir de nos onze jeunes enfants franco-palestiniens et subissant nous-mêmes des restrictions israéliennes à nos droits fondamentaux, vous exprimons notre vive émotion de vous voir recevoir le Premier Ministre israélien à l’occasion de la saison France-Israël 2018.

Permettez-nous de vous exposer un échantillon des pratiques israéliennes à l’encontre des familles franco-palestiniennes résidant en territoire palestinien occupé. Ces pratiques, qui visent avant tout nos conjoints palestiniens ne sont qu’une méthode parmi tant d’autres pour les pousser à l’exil ou les punir de leur activisme, en instrumentalisant notre nationalité française, avec des conséquences graves sur nos vies quotidiennes. Ainsi, deux d’entre nous sont actuellement bloquées à l’extérieur, sans accès à leur domicile ni perspective de retour.

Pourtant extrêmement privilégiées par rapport à notre entourage palestinien, nous sommes régulièrement traitées comme des criminelles, objets de suspicions infondées et de harcèlement administratif et moral, risquant ou subissant l’expulsion du territoire, enfant à naître compris, simplement parce que nous aspirons à vivre une vie de famille normale dans le pays de nos époux et de nos enfants. Ce harcèlement nous place régulièrement devant un choix impossible : l’éclatement de notre famille ou l’illégalité.
Qu’il s’agisse de Jérusalem-Est ou de la Cisjordanie, c’est Israël qui s’arroge la prérogative de décider d’accorder ou non le regroupement familial. En Cisjordanie, il est gelé depuis 2009, en représailles des pourparlers de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, confirmant l’affection des autorités israéliennes pour la punition collective. En pratique, ce sont des milliers de dossiers dans les limbes et autant de familles vivant dans l’instabilité des visas court séjour, aux durées aléatoires, pouvant être refusés à tout moment, souvent assortis de conditions exorbitantes.

Ainsi, celles d’entre nous mariées à des Palestiniens de Cisjordanie se voient refuser l’accès à leur consulat à Jérusalem Est et privées de leur liberté de mouvement par des visas “Judée et Samarie seulement”, pourtant illégaux au regard du droit international. Elles sont interdites de voyage par l’aéroport Ben Gourion et doivent se procurer un visa pour la Jordanie à chaque fois qu’elles souhaitent prendre l’avion. En violation du droit, les autorités israéliennes inscrivent quasi-systématiquement le numéro d’identité palestinien des enfants dans leurs passeports français, avec des conséquences réelles pour ces familles, lorsque la mère et l’enfant - même mineur - par exemple, ne sont pas toujours autorisés à sortir du territoire par le même terminal. L’ingérence israélienne dans la vie de nos familles va même jusqu’à tenter de nous priver du droit de travailler pour subvenir aux besoins de ces dernières, nous refusant des visas sur la base de contrats de travail pourtant valides en droit palestinien.
Quant à celles d’entre nous mariées à des résidents permanents de Jérusalem Est, nos familles font face à d’autres difficultés, directement liées au projet ouvertement assumé des autorités israéliennes de judaïsation de Jérusalem-Est et à la politique de révocation du statut de résident permanent de milliers de Palestiniens de Jérusalem (au moins 14 000 depuis 1967), confirmée et étendue par une loi votée par la Knesset le 7 mars 2018 qui prévoit la révocation en cas notamment de “violation de l’obligation de loyauté”, menaçant potentiellement nos conjoints et enfants. Comme les résidents palestiniens de Jérusalem, nous devons prouver que notre centre de vie se trouve “du bon côté” du mur de séparation et nous rencontrons des obstacles pour faire enregistrer les naissances de nos enfants, c’est-à-dire leur obtenir un acte de naissance et un numéro d’identité.

Trois de nos enfants sont ainsi non-enregistrés, alors que les estimations d’ONG israéliennes suggèrent que le phénomène touche plus de 10 000 enfants à Jérusalem Est.
Les autorités nous renvoient constamment à notre nationalité française, nous enjoignant d’enregistrer les enfants au consulat. L’enjeu est clair : il s’agit pour les autorités israéliennes d’utiliser la double-nationalité des enfants pour les priver de leur droit à être enregistrés et à vivre dans leur pays d’origine, et, par la même occasion, à pousser dehors - manu militari s’il le faut - les familles concernées.
Nous avons fait part de nos situations à M. Pierre Cochard, Consul général à Jérusalem qui, malgré ses efforts répétés, n’a pu obtenir de réponses de la part des autorités israéliennes sur nos cas. En désespoir de cause, nous avons exposé nos problèmes au Ministre de l’Europe et des affaires étrangères lors de sa visite d’avril dernier, qui s’est engagé à agir. Nous avons également écrit au Premier Ministre, et sommes régulièrement en contact avec les services consulaires et diplomatiques, sans résultats à ce jour.

Dans ce contexte, vous comprendrez, Monsieur le Président, que nous nous émeuvions de l’accueil festif réservé, sur le territoire français, à un chef de gouvernement qui soutient les tirs à balles réelles sur des enfants et des civils désarmés, et dont l’administration viole allègrement et quotidiennement les droits les plus fondamentaux des personnes protégées sous son contrôle - les nôtres et ceux de nos conjoints et enfants inclus. Puisqu’elle doit avoir lieu, nous espérons, a minima, que cette rencontre sera l’occasion pour la France de demander d’Israël le respect du droit international et notamment des droits de tous les ressortissants français concernés par les pratiques israéliennes, sans discrimination.

Sept épouses françaises de Palestiniens qui craignent des représailles pour elles-mêmes et leurs familles si elles publient leurs noms.

samedi 9 juin 2018

PIQÛRE DE RAPPEL

La démolition progressive des piliers de la sécurité sociale

C’est avec l’inversion du rapport de force de la libération, la division syndicale inspirée par les USA avec la création de FO, l’apparition de la guerre froide que les premières attaques violentes tenteront d’ébranler le nouveau système solidaire. Dès 1958, le Général de Gaulle impose le contrôle préalable des budgets, la nomination et non plus l’élection des directeurs de caisses. Cette violence atteindra son acmé en octobre 1967 avec les ordonnances Jeanneney qui sapent les piliers de l’édifice : découpe de la sécurité sociale en branches, suppression des élections et surtout imposition de ce que l’on appellera le paritarisme. Désormais, chacune des caisses sera dirigée par un conseil d’administration selon le quota des sièges suivant, 50 % aux salariés, 50 % aux patrons… Une disposition qui fera basculer la gestion de la sécurité sociale dans les mains du patronat. Ainsi, suffira-t-il qu’un syndicat salarié, même minoritaire, attentif et complaisant envers les revendications des syndicats patronaux s’associe à ces derniers pour faire basculer la gestion d’une caisse selon leurs desiderata. C’est la porte ouverte à tous les plans de casse qui vont se succéder jusqu’à nos jours, entre autres, tous les programmes de déremboursements, l’institution d’un forfait hospitalier, les dépassements d’honoraires, la lente dégradation des moyens conférés à la santé et aux hôpitaux, la hausse de la fiscalisation aux dépens de la cotisation, etc. Les conseils d’administration perdront leurs derniers pouvoirs et deviendront de simples chambres d’enregistrement avec la loi Douste Blazy d’août 2004 qui va chapeauter l’ensemble des caisses par l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie dont le directeur est nommé par l’État. Une voie grande ouverte pour faire de la sécurité sociale une coquille vide livrée au privé…

Lire l'article complet sur le  Blog : SILO AGORA DE PENSÉES CRITIQUES

vendredi 8 juin 2018

CRIMINEL ET COMPLICES

Table ouverte pour un criminel de guerre

Pour la troisième fois depuis l’élection de Macron, le criminel de guerre Netanyahu sera à Paris ce mardi. L’homme des 150 morts et milliers de blessés de Gaza en deux mois, l’homme des snipers qui ont assassiné vendredi une jeune infirmière de 21 ans, l’homme qui a pris en otage notre compatriote Salah Hamouri et la jeune Ahed Tamini, l’homme qui maintient emprisonnés des milliers de patriotes parmi lesquels Marwan Barghouti, le Mandela palestinien, l’homme qui fait procéder à des arrestations et à l’emprisonnement de plusieurs centaines d’enfants, va être une nouvelle fois reçu à l’Elysée avec tous le honneurs. Comme si de rien n’était.
Le gouvernement israélien composé d’intégristes fascisants ne se limite pas à tuer, coloniser, emprisonner, humilier. Il vient de franchir un nouveau pas dans l’abject en décidant la construction d’une barrière maritime dans le nord de la bande de Gaza en se félicitant bruyamment de la construction « d’une digue fortifiée surmontée de barbelés dans la Méditerranée, la première du genre dans le monde ». Bref, une prouesse, une performance, que dis-je un exploit.
Les extrémistes israéliens ne sont jamais à court d’idées en matière de répression : un nouveau mur, cette fois souterrain, le contrôle des airs et de la Côte déjà bouclée par des navires de guerre avec désormais un barrage maritime. Quant à l’air, il est difficilement respirable. Dans la plus grande prison du monde à ciel ouvert, il ne fait pas bon respirer après les bombardements utilisant des produits chimiques.
Près de deux millions de personnes tentent de survivre avec des rations limitées d’eau, quelques heures d’électricité par jour, des aliments au compte goutte. Le martyr quotidien infligé à ces pauvres gens est affiché comme nécessaire pour assurer la « sécurité » d’Israël, comme si les pierres et les engins artisanaux du désespoir pouvaient rivaliser avec une armée suréquipée.
La persécution des Gazaouis relève du crime contre l’humanité. Et pourtant, la prétendue « communauté » internationale, à quelques exceptions près, ne dit rien ou presque. Pire, le chef des assassins peut parader dans la capitale française.
Je veux, ce soir, présenter des excuses au peuple palestinien. Croyez bien chers amis que nous sommes beaucoup en France à condamner cette visite au moment ou vous souffrez dans votre chair la terreur et la mort.
Je vous en prie, chers amis, ne nous confondez pas avec les amis du chef des prévaricateurs, des tortionnaires et des assassins. Sachez que notre solidarité, notre amitié, notre affection vous sont acquises. Indéfectiblement.
José Fort
blog le Grand Soir 
Note de Pedrito: Netanyahu, celui qui assassine la Palestine et  les Palestiniens.....criminel de guerre et poursuivi pour corruption. Qu'est-ce qu'il leur faut, à nos justiciers qui gouvernent plus blanc que blanc?

JE NE M'EN IRAI PAS EN SILENCE( JEAN JAURÈS)


 Sans surprise, les sénateurs de droite ont voté avec les sénateurs de droite la réforme réactionnaire de la SNCF


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs


Ben oui, les sénateurs de Sarkozy-Wauquiez-Larcher ont voté comme les sénateurs de l'Elysée dont il y a peu certains étaient socialistes. Et lorsque ceux-ci étaient encartés au Parti de François Hollande et de Manuel Valls, ils avaient voté le découpage en 3 du rail public, comme leurs potes députés dont nombre ont également troqué leurs casaques roses contre les ors de la république d'un ex-banquier d'affaires. J'espère que vous suivez.
Sinon, comme le dit la CGT-Cheminots:
Les présidents Pepy et Jeantet ont beau crier dans tous les médias que la loi est définitivement votée, il reste 80 % de la réforme à écrire :
  • Modalités de transfert des personnels, des matériels roulants et des ateliers ;
  • Tarification, billettique, régulation ;
  • Négociation collective ;
  • Péages et contrats de performance, organisation, missions, gestion des gares, gouvernance du groupe SNCF.
Le calendrier unitaire avait anticipé ces pièges. En obligeant le gouvernement à organiser une première table ronde tripartite mi-juin (ministre/patronat/organisations syndicales), la mobilisation doit nous permettre de donner une consistance au slogan « CCN de haut niveau et amélioration du service public ». Ainsi, il lui faudra revenir sur les 3 dogmes du gouvernement (fin du recrutement au Statut, ouverture à la concurrence, transformation du GPF en une holding de société anonyme).
Notre rapport de force reste à un niveau exceptionnel après 26 jours de grève, et il est en capacité de rebondir à nouveau lors des prochains temps forts. Le gouvernement, dans un affichage de fermeté, cherche en réalité les portes de sortie. Notre lutte l’oblige à rendre des comptes, désorganise son calendrier. Insistons encore et ensemble pour le contraindre à faire ses premiers reculs. La reprise de 35 milliards de dette ne peut pas suffire.
Convainquons les cheminots que l’issue du conflit dépendra de notre détermination !

L'OTAN, CETTE VERRUE DE LA GUERRE FROIDE........


Publié par El Diablo

L’OTAN accusée de crimes en Serbie en 1999
Belgrade, 6 juin 2018 (Prensa Latina) L'enquêteur italien Domenico Leggiero a déclaré que l'OTAN avait perpétré un assassinat silencieux et cruel en 1999 en Serbie en le bombardant d'uranium appauvri, et mis à la disposition de Belgrade la documentation des preuves.

Dans une interview exclusive publiée aujourd'hui par le journal Vecernje Novosti, le membre de l'organisation Observatorio Militar a déclaré qu'il voulait aider les collègues serbes et faciliter toutes leurs études.

Leggiero, selon le journal, a subi des attaques et des accusations pour leurs efforts à essayer de montrer que c'était cette substance nocive responsable des décès et des maladies d'un grand nombre de participants soldats italiens dans les opérations de l'Organisation du Traité de l' Atlantique Nord (OTAN ) au Kosovo.

Pendant 78 jours consécutifs, l'aviation de ce pacte belliqueux a bombardé la Yougoslavie d'alors et a utilisé des armes avec de l'uranium appauvri, avec une plus grande intensité dans le territoire kosovar et dans certains endroits de la Serbie.

Les efforts de Leggiero pour établir la vérité ont conduit à une commission parlementaire italienne qui a démontré la corrélation entre la toxicité de ce minéral et les troupes italiennes contaminées par le fait de ne pas être équipées des moyens de protection que possédaient les soldats américains.

Garantit dans ses remarques que depuis la guerre en Irak au début des années 90 , le Pentagone connaissait des effets de ce type de munitions et des mesures adoptées pour protéger ses forces, mais l' OTAN a fait la même chose avec ses troupes quand il est intervenu au Kosovo après des bombardements.

À la fin du mois de mai, l'Assemblée nationale (parlement) de Serbie a approuvé la création d'une commission, dirigée par le député et docteur en sciences médicales, Darko Laketic, pour enquêter sur ces effets sur la population serbe.

A cette occasion, le scientifique dit que le premier travail se fera dans la municipalité de Vranje, 345 km de Belgrade sur la pointe sud - est de la Serbie, à l'attaque intense , il a souffert et continue dans neuf autres à proximité au Kosovo.

Le premier rapport de la commission, complété par six législateurs de différents partis politiques, devrait être prêt d'ici 2020.

Pendant l'intervention militaire, sans l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU, l'OTAN a effectué 38 mille incursions aériennes, une moyenne de 200 par jour. 30 navires et sous-marins ont également participé.

Les pertes humaines sont estimées à mille quatre cent quatre mille morts, dont plus de 500 civils, et les dommages à l'économie de la Yougoslavie d'alors (Serbie et Monténégro) s'élevaient à 100 milliards de dollars. 


tgj / rmh
SOURCE EN ESPAGNOL :