dimanche 8 juillet 2018

AH !! LE TOUR !!! DU PAIN .... ET DES JEUX.... ADIEU AUX LUTTES .....


La foule des grands jours

Publié le 7 Juillet 2018 ' (°)

Ils sont venus
elles sont toutes là 
Devant leur route ou sur les bords de la télé.
Parmi eux combien auront battu le pavé pour conserver ces congés payés que 80 ans de luttes ont arrachées, développées pérennisées.
Parmi eux combien auront défilé fait grève pour conserver cette semaine de 40 h puis de 35  que 80 ans de luttes ont arrachées, développées, pérennisées.
A coup sûr il y en aura et leur plaisir ne sera pas volé.
Mais combien, plus nombreux, ces suceurs de roue  visibles ici  devant les caméra, pour encaisser les acquis des grèves où on ne les voit pas, jamais présents au moment de l'effort.
Combien de "on a gagné" exubérant après les  luttes qu'ils n'ont pas menées, pensant "ils ont perdu", accusations qu'ils portent à ceux qui ont mouillé le maillot, y ont laissé des plumes, pendant que des tribunes ils sirotaient leur bière ou leur pastis
La foule des grands jours
Les luttes vont continuer. Ceux qui luttent ont déjà gagné quelque chose d’incalculable : la dignité.
Quand aux suceurs de roue, qu'ils sirotent leur estival pastis aussi jaune que leur boulot les jours de grève. Et ces autres amateurs de colifichets publicitaires qu'ils réfléchissent. Il n'est jamais trop tard pour se reprendre.
Un jour il faudra qu'ils expliquent à leurs gosses pourquoi ceux-ci vivent moins bien que la génération de leur grand-parents.
Ceux qui se battent pourront dire aux leurs qui sont les responsables
(°)Blog de Canaille Lerouge qui a jamais sucé les roues, toujours devant

PIERRE LAURENT VA-T-IL PRENDRE ACTE DU SÉISME QUI SECOUE LE PARTI "communiste"?? ET S'EFFACER.....

Vie du PCF et du MJCF

Inédit chez les communistes : les deux hommes forts du parti, le premier secrétaire Pierre Laurent et le patron du groupe parlementaire André Chassaigne, s'affrontent en vue du Congrès extraordinaire qui se déroulera du 23 au 25 novembre


PCF : André Chassaigne défie Pierre Laurent
Président du groupe Gauche démocrate et républicain à l'Assemblée, celui des communistes, André Chassaigne a signé un texte d'orientation opposé à celui du premier secrétaire, Pierre Laurent, en vue du 38e congrès du PCF. Et avec lui, plusieurs parlementaires. Un fait inédit dans l'histoire du parti, susceptible de sérieusement bousculer la direction.

Le texte signé par le député du Puy-de-Dôme: «Un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle» doit être déposé ce vendredu au siège du PCF, place du Colonel Fabien à Paris. Il rassemble des «orthodoxes» du PCF, mais pas seulement. En octobre prochain, les adhérents se prononceront sur l'ensemble des textes et celui qui arrivera en tête orientera le congrès organisé du 23 au 25 novembre à Ivry (Val de Marne), mais aussi la direction du parti. «Je suis un militant comme un autre», explique André Chassaigne au Figaro, même s'il suffit de le voir dans les travées de la fête annuelle de L'Humanité, à La Courneuve, pour observer que sa notoriété au sein du PCF est bien réelle et très solide. Et s'il assure qu'il n'a «aucune ambition de leadership», il est aussi «persuadé que ce Congrès extraordinaire est celui de la dernière chance pour le PCF». D'où son geste exceptionnel. «Il faut des ambitions fortes pour sortir d'une stratégie d'effacement en étant nous-mêmes».

Pierre Laurent «n'entend pas assez ce qui se passe»

«Ce qui nous rassemble, c'est notre refus de voir le PCF s'effacer», insiste le secrétaire fédéral PCF du Pas-de-Calais, Hervé Poly, autre signataire de ce texte. Pour lui, le texte posé par la direction du PCF - «la base commune» sur laquelle a voté le Conseil national, le 3 juin dernier - «n'assume pas son bilan comme base de réflexion pour repartir». Et Pierre Laurent «n'entend pas assez ce qui se passe». Hervé Poly, par exemple, souhaite que Ian Brossat, qui a été désigné «chef de file» pour les européennes afin de laisser ouverte la porte à des alliances, «prenne la parole comme tête de liste communiste à la fête de l'Humanité», en septembre. Pour lui, pas question d'alliance avec Benoît Hamon, l'ex-socialiste à la tête de Génération.s, «qui a signé un certain nombre des traités actuellement en vigueur en Europe». Pas question non plus de s'allier avec Jean-Luc Mélenchon. «Nous sommes en train d'assister au début de l'effondrement de l'Europe et il faut un autre son de cloche que nationaliste ou chauviniste». Bref, les communistes doivent reprendre du poil de la bête, en solo.

Face à cette tentative de putsch plus ou moins déguisée, la direction cherche à dédramatiser. Porte-parole du parti, Olivier Dartigolles reconnaît qu'il y a quelques années «la nouvelle aurait fait sensation». «C'est un fait, dit-il, cela ne s'est jamais vu. Mais André Chassaigne est dans son droit comme n'importe quel adhérent. Et il avait déjà fait part de ses critiques sur la stratégie lors des dernières élections». Lors de la présidentielle, André Chassaigne estimait ainsi qu'un ralliement à Jean-Luc Mélenchon porterait un «coup fatal» au parti. Dartigolles espère que «les débats des semaines à venir permettront le rassemblement».

Sous couvert d'anonymat, un cadre du PCF soutient que «les réflexes de la direction nationale ne sont pas les bons depuis trop longtemps». «Il y a eu des alertes mais elles n'ont pas été entendues, et André Chassaigne a pu, à juste titre, sentir son courant méprisé». «C'est la panique au 5e étage», assure-t-il, en référence aux bureaux de la direction du PCF, place du Colonel Fabien.

samedi 7 juillet 2018

LE CAPRICE DU PRINCE


Le caprice du prince

Après avoir été confortablement élu à la présidence de la République avec le concours de la quasi-totalité des médias français, M. Emmanuel Macron exige que sa majorité parlementaire lui concocte une loi contre la diffusion de « fausses informations » en période électorale. Peut-être prépare-t-il déjà sa prochaine campagne.
Le texte qui devrait être bientôt voté trahit à la fois la cécité des gouvernants quant aux contestations qu’ils affrontent et — en même temps — leur inclination à imaginer sans cesse des dispositifs coercitifs pour y remédier. Il faut en effet avoir la vue basse pour croire encore que la victoire des candidats, des partis ou des causes « antisystème » (M. Donald Trump, le Brexit, le référendum catalan, le Mouvement 5 étoiles en Italie…) serait due, même marginalement, à la dissémination de fausses nouvelles par des régimes autoritaires. Depuis plus d’un an, la presse américaine s’acharne à démontrer, sans éléments probants, que le président des États-Unis doit son élection aux fake news fabriquées par M. Vladimir Poutine ; M. Macron paraît habité par le même type d’obsession.
Au point d’espérer la conjurer par un dispositif inutile autant que dangereux. Inutile : consulté sur le sujet, le Conseil d’État a rappelé le 19 avril dernier que « le droit français contient déjà plusieurs dispositions visant, en substance, à lutter contre la diffusion de fausses informations ». En particulier la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui permet de réprimer la diffusion de fausses nouvelles et les propos diffamatoires ou injurieux. Dangereux : la proposition parlementaire demanderait à un juge d’agir dans les quarante-huit heures pour « faire cesser la diffusion artificielle et massive (…) de faits constituant des fausses informations ». Pourtant, relève encore le Conseil d’État, ceux-ci « sont délicats à qualifier juridiquement, à plus forte raison lorsque le juge saisi doit statuer à très brefs délais ». Enfin, le dispositif imaginé par M. Macron renforce démesurément le « devoir de coopération » avec les autorités publiques des fournisseurs d’accès à Internet et des hébergeurs, puisqu’il étend à toute « fausse information » une contrainte qui au départ visait à prévenir… « l’apologie des crimes contre l’humanité, l’incitation à la haine ainsi que la pornographie enfantine ».
La détention des médias par des milliardaires amis du président de la République, l’intoxication publicitaire, l’étouffement financier des chaînes de télévision publiques ne font pas, eux, l’objet d’une proposition de loi. Et puis, pourquoi réserver un attirail judiciaire aux seules périodes électorales ? Pour s’en tenir aux dernières décennies, presque chaque guerre — celles du Golfe, du Kosovo, d’Irak, de Libye — a vu proliférer les mensonges et les manipulations de l’information. Non pas à cause de Moscou, de Facebook ou d’autres réseaux sociaux, mais parce que des maîtres de la démocratie et du journalisme en étaient les auteurs : les plus grands quotidiens occidentaux, le New York Times en tête, la Maison Blanche, les grandes capitales européennes. Sans oublier le gouvernement ukrainien le mois dernier, qui annonça la fausse mort d’un journaliste russe. Si un juge devait un jour mettre la main au collet des criminels qui ont propagé toutes ces fausses nouvelles, au moins connaîtrait-il déjà leur adresse…
Serge Halimi
Le Diplo de Juillet 2018
Note de P.
Les manigances du monarque élu président sont aujourd'hui devenues tellement nombreuses, énormes, que la gauche elle-même semble anesthésiée , inconsciente du coup d'état qui nous était concocté et que subit chaque jour plus notre démocratie déchirée. Pourtant, les hurlements hystériques du candidat Macron au cours de ses meetings paraissaient beaucoup plus qu'inquiétants: tellement dangereux....
"PARCE QUE JE LE VEUX !!!" hurlait -il devant ses jeunes groupies bourgeoises galvanisées par son culot d'enfant gâté de droite décomplexée
Qu'attend la vraie gauche pour se ressaisir? Pas la gauche caviar réformiste! 
La GAUCHE!!!

vendredi 6 juillet 2018

RUFFIN : UN DÉPUTÉ QUI BOUGE.......


Voir le discours du Havre
Après notre proposition de loi sur le financement de la psychiatrie (refusée), en décembre, après la grève de la faim mettant en danger les soignants de l'hôpital du Rouvray, à Rouen (consultez notre question à la Ministre), j'étais en déplacement à l'hôpital Pierre Janet, au Havre, pour rencontrer les grévistes "perchés" et visiter l'établissement.
Cette visite, je n'aurais pas dû la faire, trimballant journaux, radios et caméras entre les couloirs, d'un pavillon à un autre. C'est la directrice de l'ARS qui aurait dû être à ma place. Avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Et son Premier ministre, ancien maire du Havre, Edouard Philippe. Qu'ils voient comme j'ai vu. Comme France 3 a vu. Comme Ouest-France a vu. Comme l'AFP a vu.
Des chambres prévues pour deux accueillant trois patients. Des lits dans les salles de télévision. Dans les couloirs. Des vêtements entassés dans les salles de soin, par manque d'armoires. Des patients qui ne trouvent plus de place après leur sortie du weekend. L'absence d'activités sportives, culturelles, de loisirs, même au sein de l'établissement.
Et encore, il leur aurait manqué ce qui est invisible : la fin des activités de musique, d’art, de cuisine. Les 40 médecins qui manquent. Les infirmiers et infirmières en sous-effectifs, qui courent entre l'ouverture des portes, les repas, l'assistance. Qui, bien obligés, remédient à l'urgence par la chimie : et la psychiatrie, thérapie par la parole, devient une affaire cachetons. Quand ce ne sont pas eux-mêmes qui les prennent, pour tenir.
Ces décisions, prises à des centaines, des milliers de kilomètres de là, les dirigeants économiques ne les voient pas. Voilà notre défi : leur mettre le nez dedans. Qu'ils se rendent compte de la maltraitance budgétaire qu'ils infligent.
Leur mettre le nez dans le caca
On ne cesse de le dire : il nous faut une autre politique de santé pour les malades psychiatriques. Mais l'urgence, d'abord : nos hôpitaux psychiatriques subissent depuis 10 ans le gel de leur budget. Comment penser à la réinsertion des plus fragiles de notre société quand on ne peut même pas prendre en charge le moment de la crise ? 
Madame Buzyn, Monsieur Philippe aurait pu voir, apprendre tout ça. S'ils étaient venus à Pinel à Amiens. Au Rouvray à côté de Rouen. A Janet, au Havre. Mais ils ne sont pas venus. Ils n'ont pas vu. Par lâcheté.
Cédric Herrou et les civilisés des Alpilles
imposent un Waterloo
à Manu El Monarc
Une baffe dans la tronche de l'axe brun

Le "délit de solidarité" censuré par le Conseil constitutionnel au nom du "principe de fraternité"

Une victoire pour Cédric Herrou, l'agriculteur devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne.

Collomb, Ciotti, Wauquiez Morano &C° toutes leurs camarillas rass'istes et autres sont hors la loi !

« la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ». est un droit constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel a censuré le principe du "délit de solidarité" en décrétant ce vendredi 6 juillet qu'une aide désintéressée au "séjour irrégulier" ne saurait être passible de poursuites au nom du "principe de fraternité". En conséquence, les Sages ont abrogé des dispositions du Code de l'entrée et du séjour des étrangers, donnant raison aux associations qui dénonçaient une législation migratoire confondant aide humanitaire et passeurs.
"En réprimant toute aide apportée à la circulation de l'étranger en situation irrégulière", le Conseil constitutionnel estime que le législateur n'a pas respecté l'équilibre entre "principe de fraternité" et "sauvegarde de l'ordre public". Il censure donc partiellement l'article L 622-4, sortant du champ des poursuites toute aide humanitaire au "séjour" comme à la "circulation" des migrants. En revanche, "l'aide à l'entrée irrégulière" reste sanctionnée.
Concernant les conditions d'immunité listées dans ce même article, le Conseil constitutionnel émet une "réserve d'interprétation", c'est-à-dire qu'il précise le sens que l'on doit donner au texte: ainsi, l'immunité devrait s'appliquer aux situations énumérées (conseils juridiques, soins médicaux...) mais aussi "à tout autre acte d'aide apporté dans un but humanitaire".
Blog de Canaille Lerouge