Quand le brûlot de Hulot est plus que falot
Publié le 28 Août 2018
"Décision courageuse" dit la presse.
Plutôt l'expression caricaturale
de comportement
et trajectoire intéressés
« Je souhaite que personne, personne ne fustige le gouvernement ».
Déclaration de Nicolas Hulot, au moment même où il quitte le
gouvernement. Ce qui s'appelle donner des gages pour se préserver
l'avenir.
Manu El Monarc arme les chasseurs, et Hulot "l'anti-chasse" tire ...sa révérence, mais garde sa déférence.
Notons que dans les raisons analysées de son départ pas un mot sur les conséquences du tout à la route par la casse du trafic marchandise de la SNCF, pas un mot sur le basculement des TER sur la Route, sur la chute drastique des moyens d'entretient des réseaux ferrés, canaux et voies navigables, routiers qui imposent limitations de vitesse ou abandons de dessertes et itinéraires. Silence sur le désengagement de l'état dans la recherche et mise en route de la filière hydrolienne.
Donc pour lui, non seulement il assume mais comme pour les perturbateurs endocriniens, le CETA ou le Glyphosate, "il ne faut pas fustiger le gouvernement". Il affiche ainsi complicité et les limites politicardes de sa prise de tangente.
Disons que par peur du combat et des coups qui peuvent venir, il déserte le champ de bataille après avoir aidé aux conditions des conflits et se réfugie sur les coffres forts de sa fondation portée par des lobbyistes mondialisés.
Vous appelez cela du courage ?
Manu El Monarc arme les chasseurs, et Hulot "l'anti-chasse" tire ...sa révérence, mais garde sa déférence.
Notons que dans les raisons analysées de son départ pas un mot sur les conséquences du tout à la route par la casse du trafic marchandise de la SNCF, pas un mot sur le basculement des TER sur la Route, sur la chute drastique des moyens d'entretient des réseaux ferrés, canaux et voies navigables, routiers qui imposent limitations de vitesse ou abandons de dessertes et itinéraires. Silence sur le désengagement de l'état dans la recherche et mise en route de la filière hydrolienne.
Donc pour lui, non seulement il assume mais comme pour les perturbateurs endocriniens, le CETA ou le Glyphosate, "il ne faut pas fustiger le gouvernement". Il affiche ainsi complicité et les limites politicardes de sa prise de tangente.
Disons que par peur du combat et des coups qui peuvent venir, il déserte le champ de bataille après avoir aidé aux conditions des conflits et se réfugie sur les coffres forts de sa fondation portée par des lobbyistes mondialisés.
Vous appelez cela du courage ?
Les militants du PCF étant absorbés par la préparation de leur congrès, une piqûre de rappel s'impose à ceux qui prendraient au sérieux ces enfantillages.
Rappel de la décision du 15/12/2014 :
"Réveil Communiste" ne publiera plus à l'avenir de compte rendu d'intervention au CN du PCF, car il est contreproductif de faire croire que ce lieu est un réel forum de discussion et d'expression démocratique. Les membres du CN représentant l'opposition y sont neutralisés et finissent par servir de faire valoir pseudo-démocratique, tandis que leurs interventions ne sont jamais rapportées ni commentées dans les médias liés au parti.
Commentaire :
Le PCF dans la mesure où il existe encore est maintenant très majoritairement animé par des cadres qui ont été formés à l'image des idées du groupe dirigeant postcommuniste, et dont l'idéologie se situe quelque part dans ce qu'on appelait autrefois le marais, ou le "centre-gauche", avec un vernis bariolé postmoderne et il ne va pas changer de sitôt, s'il change jamais. Le PCF actuel est beaucoup plus à droite que la plateforme de Mélenchon pour les présidentielles. Il peut survivre dans cet état encore cent ans, en appoint à qui voudra bien de son soutien opportuniste en échange de places et d'élus, et même survivre au PS, comme l'a fait le Parti radical de Clemenceau qui existe encore.
Comme on dit, on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif. Mais on peut aussi décider de cesser de servir de caution. En 2014, certains militants oppositionnels du PCF auraient bien voulu boycotter les européennes, mais il ne l'ont pas osé pour préserver leur chances d'intervention dans ce cénacle, notamment à l'occasion de la conférence nationale du 8 novembre 2014 que l'Univers attendait avec impatience. On a vu le résultat. C'est à dire que comme d'habitude on n'a rien vu.
Les congrès du PCF sont des impasses politiques. Après plus de dix ans d'expérience de la question, j'en suis venu à penser que la participation aux congrès du PCF aboutit quelque soit le contenu du débat à renforcer la légitimité identitaire d'un groupe dirigeant inamovible, qui est en pratique ultra-droitier, quoi qu'il dise, tout en s'éloignant du débat public pour plonger dans un entre-soi militant où l'on se sent en sécurité à l'abri du regard du prolétariat.(°)