mardi 14 juin 2022


Dmitry Novikov sur Channel One : “Les mercenaires condamnés dans la DNR sont à la fois des criminels et des victimes de la propagande occidentale”.

Etre communiste c’est dans le fond demeurer fidèle à la vision de la culpabilité définie par ROBESPIERRE, chacun doit être jugé dans sa véritable culpabilité et dans la manière dont la société peut se protéger du crime, les puissants sont infiniment plus dangereux que les petits qui sont coupables mais aussi leur victime. C’est à ce titre que, lui qui refuse la peine de mort; l’exige pour le roi parce que tant qu’il sera vivant un danger mortel pèsera sur la patrie: Louis Capet doit mourir parce qu’il est roi et l’impérialisme doit mourir parce qu’il est ce qu’il est. L’impérialisme n’est pas dans le box des accusés, eux ce sont des coupables et des victimes de la propagande qui à jet continue est déversée sur eux, et qui transforme le sens des mots, baptise les uns tyrans et les autres démocrates comme l’OTAN. peut-être les temps sont plus proches qu’on le croit que les véritables coupables qui se croient à l’abri payent dit en fait Novikov le vice président du Parti communiste de Russie (note de danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop pour histoire et societe)

https://kprf.ru/party-live/cknews/211352.html

La Cour suprême de la République populaire de Donetsk a puni les mercenaires étrangers qui ont commis des crimes dans le Donbas. Il serait historiquement juste que les commanditaires cyniques de leurs actions n’échappent pas également à la sanction. C’est ce qu’a déclaré le vice-président du comité central du CPRF, premier vice-président de la commission des affaires internationales de la Douma d’État, Dmitry Novikov, dans l’émission Vremya Pokazet.

2022-06-11 01:40

Dmitry G. Novikov
Vice-président du comité central du CPRF.
Le 10 juin, l’émission “Vremya Pokazet” diffusée sur la première chaîne a parlé des combats pour le village de New York dans la République populaire de Donetsk. Le village était appelé village de Novgorod jusqu’en 2021. Dans son commentaire, Dmitry Novikov a déclaré : “Si une personne fait un rêve, elle peut généralement le formuler de différentes manières. Mon rêve, par exemple, est qu’au cours de notre génération, nous puissions entendre deux fois la phrase “New York est tombée”. Dans un avenir proche, en ce qui concerne l’Ukraine et plus tard, en ce qui concerne la grande ville de New York.

Comme l’a fait remarquer le vice-président du comité central du CPRF, cela ne signifie pas que la botte du soldat russe doive fouler le sol des États-Unis. Cependant, le cours des événements historiques peut se dérouler de différentes manières : “Par exemple, une fois que le peuple insurgé des États-Unis pourra se débarrasser de son propre régime complètement pourri et corrompu.

Mais une telle chose est-elle possible ? La question se pose inévitablement, car il est extrêmement difficile d’imaginer une telle chose. Dmitry Novikov répond : “Rappelons-nous le printemps 1991, lorsqu’il y a eu le référendum sur la préservation de l’URSS. À cette époque, personne, même dans un état de délire, ne pouvait imaginer qu’à la fin de l’année, l’Union soviétique aurait disparu. Nous verrons bien ! Il y a encore beaucoup de choses curieuses à venir”.

Le 9 juin, la Cour suprême de la DNR a condamné à mort trois mercenaires étrangers. Deux d’entre eux sont des sujets de la couronne britannique et un du roi du Maroc. Auparavant, la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, avait déclaré que si des personnes souhaitaient prendre part à des opérations de combat en Ukraine, le Royaume-Uni devait les soutenir pleinement.

Lorsque le présentateur Anatoliy Kuzichev lui a demandé de commenter les propos du chef du ministère des affaires étrangères, Dmitriy Novikov a déclaré : “Un certain environnement d’information s’est formé à l’Ouest. Sans cela, la plupart des mercenaires étrangers ne seraient pas en Ukraine aujourd’hui. Une forte campagne de propagande est en cours. Les mots forts sont entendus au niveau le plus élevé. C’est pourquoi, d’une part, les mercenaires condamnés sont des criminels, leur culpabilité a été prouvée. D’autre part, ils sont également victimes de la propagande. Il y a des individus en Occident qui sont plus coupables de ce qui se passe en Ukraine. Ils sont les véritables organisateurs des crimes de ceux qui se trouvent maintenant devant la Cour suprême du DNR. Il serait historiquement juste de condamner ces personnes également.

De plus en plus d’informations apparaissent sur le comportement rustre des réfugiés ukrainiens dans les pays européens. L’émission a diffusé une vidéo d’un citoyen ukrainien menaçant de représailles le propriétaire d’un petit café de Berlin appelé “Russia”. En réponse aux menaces, la femme avec un bébé dans les bras déclare calmement qu’elle prône l’amitié entre la Russie et l’Ukraine et qu’elle ne va pas changer le nom de son café.

En parlant de la conversation dans la rue de Berlin, le vice-président du comité central du CPRF a exhorté à regarder le visage de la jeune femme : “Il n’y a pas de peur en elle. Elle ne joue pas quand elle dit qu’elle défend l’amitié entre les Russes et les Ukrainiens. Sa volonté de défendre le nom de son café n’est pas un stratagème marketing, ni un désir d’économiser de l’argent en changeant le nom et en payant une nouvelle enseigne. Cette femme est réellement convaincue que les peuples de Russie et d’Ukraine devraient être amis. C’est la base de sa position, qui nous aidera, une fois l’opération spéciale terminée, à vivre ensemble comme des amis, en regardant l’avenir avec confiance,

Du 28 au 30 juin, Madrid accueillera le prochain sommet de l’OTAN. Ils veulent aussi y inviter Zelensky. En Occident, l’événement a déjà été qualifié d'”historique”. Comme l’a noté Dmitriy Novikov, “les gens veulent souvent élever leur rôle dans l’histoire. Parfois, ils sont très pressés de le faire. La Russie, elle aussi, avait l’habitude de flirter avec l’OTAN, de tenir toutes sortes de sommets avec les dirigeants du bloc et de spéculer sur la possibilité de créer une Europe de Lisbonne à Vladivostok.

Évaluant le rôle du sommet de Madrid, le porte-parole du CPRF a déclaré : “Dans les conditions d’une guerre de l’information, l’Occident ne limite pas son soutien à Zelensky aux seules déclarations, ni aux livraisons d’armes, ni aux allocations de fonds, qui doivent encore être ‘dilapidés’ pour que Zelensky obtienne plus pour lui-même que ce qu’il fait. Tout forum de l’OTAN suscite un grand intérêt dans la presse mondiale. Les amis mais aussi les opposants à cette structure, et ils sont nombreux, gardent un œil sur eux. C’est pourquoi, selon Novikov, la visite de Zelensky à Madrid est une raison de plus pour parler de l’Ukraine et accuser la Russie de “crimes”. Et Zelensky et ses mécènes en ont besoin.

Le 9 juin, c’était le 350e anniversaire de l’éminent homme d’État russe, l’empereur Pierre le Grand. Un média étranger n’a pas manqué de le qualifier de “tyran”. “J’ai une question”, a répondu Dmitry Novikov. – Pourquoi Pierre le Grand est-il un “tyran” pour eux ? Parce qu’il est un monarque ? Mais son adversaire, Charles XII, est aussi un monarque ! Alors c’est aussi un tyran ? Ou est-il un monarque, mais pas un tyran ? ! On retrouve ici la pratique de la substitution de notions, typique de l’Occident. Elle est utilisée de manière particulièrement active dans la guerre de l’information”.

La dernière partie du programme comprenait un reportage sur la vie des enfants au Donbas par Maryana Naumova, quatre fois championne du monde de powerlifting et membre du CPRF. Les images diffusées ont incité de nombreux téléspectateurs à vouloir saisir leur chance pour aider la nouvelle génération d'”enfants de la guerre”.

 

Catherine Liu : Autocritique de classe

Zone critique , offre des articles toujours passionnants sur la littérature contemporaine, celui-ci est plus “sociologique” puisqu’il s’agit d’un livre qui témoigne de l’incapacité des “élites” de la culture et de l’université à produire une critique radicale. La description ne concerne pas que les Etats-Unis, on s’y croirait. (Note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Posted by Juliette Josset on mercredi, juin 8, 2022

Catherine Liu : Autocritique de classe – ZONE CRITIQUE (zone-critique.com)

© Droits réservés

Ils sont journalistes, universitaires ou encore cadres en entreprise ; ils affichent de nobles idéaux mais ont délaissé les classes populaires. Dans son essai Le Monopole de la vertu (Virtue Hoarders. The Case against the Professional Managerial Class), paru en avril 2022 aux Éditions Allia, Catherine Liu, professeure au département des études cinématographiques et visuelles et directrice du centre des sciences humaines de l’université de Californie, épingle les membres de cette gauche progressiste qui marche main dans la main avec le capitalisme. 

Son essai est donc une critique virulente à l’égard de la « Professional Managerial Class », terme forgé par les auteurs John et Barbara Ehrenreich, traduit en français par l’acronyme CPIS (Cadres et professions intellectuelles supérieures).

Histoire d’une trahison

De l’éclosion de la contre-culture hippie, de l’apparition des cultural studies et des théories poststructuralistes au sein du paysage universitaire à l’élection de Donald Trump, elle revient sur les mouvances et les évènements qui ont façonné le paysage politique américain et les guerres culturelles actuelles.

Dans la première moitié du XXème siècle, la classe managériale américaine soutenait le militantisme ouvrier et l’intervention de l’Etat dans les domaines de l’économie, du travail ou de l’éducation. Elle s’est aujourd’hui ralliée au capitalisme et aux grandes entreprises, tout en affichant une posture transgressive et des idéaux progressistes. Catherine Liu retrace la genèse et l’histoire de ce volte-face qui débute dans les années 1960. De l’éclosion de la contre-culture hippie, de l’apparition des cultural studies et des théories poststructuralistes au sein du paysage universitaire à l’élection de Donald Trump, elle revient sur les mouvances et les évènements qui ont façonné le paysage politique américain et les guerres culturelles actuelles.

La crise des subprimes qui a éclaté en 2007 fait figure de tournant. En effet, il s’agissait d’une occasion pour la classe managériale de prendre une posture résolument critique vis-à-vis du monde capitaliste. Or, selon l’auteure, le mouvement Occupy Wall Street, composé majoritairement de membres de la classe supérieure intellectuelle menacés de déclassement, a échoué, par hypocrisie et manque de revendications politiques concrètes, à prendre une réelle position de contestation vis-à-vis du capitalisme. Les CPIS s’en sont ainsi tenus à de vagues postures progressistes, sans réellement tenter d’inverser les rapports de force économiques qui traversent la société. Une des raisons de cet échec est la réticence de la classe managériale à aborder les problèmes sociaux en termes de classe : « Dans les cercles progressistes, parler de classe ou de conscience de classe avant toute autre forme de différence n’est pas seulement matière à polémique : c’est une hérésie »

Pourtant, la classe managériale s’envisage comme une force motrice de l’histoire, porteuse d’une révolution. En effet, héritière des idéaux hédonistes de la contre-culture des années 1960 et 1970, elle affiche son rejet de certaines normes, jugées conformistes, et se donne le beau rôle dans des luttes sociétales, qui, selon l’auteure, oblitèrent les inégalités économiques réelles : « Les membres de la classe managériale se voient comme des précurseurs vertueux, détachés des structures et des conditions historiques, transgressant les frontières pour inventer de nouveaux modes de pensée et d’existence ». En réalité, les valeurs affichées par les CPIS sont simplement des habitudes et des goûts érigés au rang de vertus.

Hypocrisies de classe

Catherine Liu évoque notamment longuement le cas des universités, qui sont devenues des terrains de luttes sociétales, alors que la recherche publique et l’autonomie des chercheurs s’affaiblissent progressivement.

Catherine Liu s’attache ainsi à montrer que derrière les principes moraux défendus par les CPIS se cachent en réalité des intérêts de classe : « …les CPIS surent se distinguer de ceux qui leur étaient économiquement inférieurs de façon moralement justifiable. »  Les CPIS  investissent en effet certains domaines, comme la parentalité, l’éducation, la culture ou encore la sexualité, pour mieux afficher leur supériorité vis-à-vis des classes populaires : « Lire des livres, élever des enfants, se nourrir, rester en bonne santé ou faire l’amour ont constitué autant d’occasions de démontrer qu’on faisait partie des individus les plus évolués de l’histoire humaine, tant sur le plan affectif que culturel. » Certains de ces domaines, notamment la puériculture et l’éducation, correspondent d’ailleurs à des sphères où l’influence de l’Etat s’est progressivement délitée au profit d’institutions privées et des catégories les plus favorisées de la société : « Nul besoin d’être socialiste pour constater que la puériculture, la santé et l’éducation constituent les domaines où les privilèges de classe sont reproduits de la manière la plus extrême et la plus spectaculaire ». Catherine Liu évoque notamment longuement le cas des universités, qui sont devenues des terrains de luttes sociétales, alors que la recherche publique et l’autonomie des chercheurs s’affaiblissent progressivement. La classe managériale fait par exemple front contre les violences sexuelles à l’université mais ne lutte jamais contre l’insécurité professionnelle et les inégalités économiques qui sont souvent à l’origine de ces violences : « En matière de sexe, il ne peut exister aucun plaisir ni aucune liberté tant que nous ne serons pas affranchis de l’angoisse économique que représente la survie au quotidien… ».

Catherine Liu replace ainsi les engagements et les valeurs des CPIS, qui prônent souvent une neutralité vertueuse, dans une perspective économique et pointe le conservatisme réel qui se cache derrière ces valeurs. A travers son portrait de la classe managériale, elle fait également un état des lieux d’une société américaine rongée par les inégalités, et en appelle à un changement de paradigme: « Dans un pays qui, plus qu’aucun autre, se croyait capable de niveler tous les préjudices sociaux, de créer une réelle égalité des chances pour un formidable éventail de personnes de tous les genres, de toutes les races, sexualités, identités de genre, etc., les institutions américaines récompensent de plus en plus l’intelligence et le dur labeur d’une poignée d’élus dans le mépris total des souffrances et de l’exclusion du plus grand nombre. »

De la nécessité d’une autocritique

L’attitude arrogante et hypocrite de la classe managériale est une des raisons expliquant la défaite d’Hillary Clinton face à Donald Trump  en 2017. En effet, Hillary Clinton, progressiste et libérale, incarnait totalement les valeurs des CPIS : « La défaite de Clinton ne porta pas seulement un coup d’arrêt à la tendance centriste : ce rejet viscéral visait également l’hypocrisie des classes supérieures dans leur ensemble ». Alors que les colères des classes populaires ont permis la montée en puissance d’un populisme réactionnaire, il est indispensable, selon Catherine Liu, d’imaginer d’autres perspectives politiques : « Pour vaincre les politique réactionnaires qui se cachent sous le masque du populisme, il nous faut mener à gauche une lutte des classes contre les CPIS et refuser cette politique des identités qui leur permet d’exhiber leur vertu ».

Sa critique volontairement virulente de la classe managériale est donc motivée par un désir de refondation d’une société faisant face à une multitude de crises, politiques, environnementales et sociales : « J’écris cette critique afin d’identifier les politiques de monopole de la vertu qui, ancrées dans un contexte historique, manifestent ce refus de la part des CPIS d’adopter et de soutenir les changements sociopolitiques dont nous avons si urgemment besoin ». Catherine Liu assume ainsi pleinement la dimension pamphlétaire et la finalité idéologique de son essai. Néanmoins, elle reconnaît faire partie de façon ambivalente de la catégorie de population qu’elle vise. Son livre fait ainsi figure d’auto-critique salutaire, à laquelle elle invite tout membre de la classe managériale : « L’autocritique doit être le point de départ de tout engagement politique. » L’auteure épingle l’individualisme forcené des catégories supérieures de la population pour proposer à la place un sens de la communauté et un partage de valeurs : « Je suis déterminée à lutter pour redonner une dimension commune à toutes les choses que la classe managériale cherche à monopoliser : la vertu, le courage, la détermination, l’érudition, les connaissances spécialisées, le prestige et le plaisir, ainsi que le capital culturel et le capital réel ».

Ainsi, cet essai, quoique caricatural dans sa dénonciation d’une certaine catégorie de la population, n’en est pas moins intéressant dans sa peinture des fractures de classe qui traversent la société américaine – et sûrement l’ensemble des sociétés occidentales – et des hypocrisies qui les masquent.

 

Police républicaine

Ne pas fuir le problème

mais l'affronter

Police républicaine

D'abord rappeler à ceux qui l'auraient oublié et aux plus jeunes qui ne le savent pas, mais jusqu'à la fin des années 90, en gros avant le Ts-Hue-nami qui a ravagé le PCF, existait une commission "Police Armée Nation" qui réunissait souvent très discrètement des militaires d'active et de réserve, des policiers, et gendarmes, des élus locaux, des parlementaires, des syndicalistes, tous très pointus sur ces questions. Ils contribuaient à élaborer une doctrine politique du PCF concernant la question de "l'ordre républicain", de la défense nationale et des libertés. On peut être d'accord ou contester ses travaux mais au moins cela évitait les réactions spontanées et permettait des ripostes argumentées pour rassembler face à l'autoritarisme des gouvernements. 

 

La crise, sa dimension morale et structurelle, institutionnelle, les fractures avec les repères républicains non seulement n'épargnent pas la police mais elles en sont des révélateurs trop souvent sanglant.

Qui prétend participer à diriger le pays n'a pas le droit de tracer le cap de façon impulsive. Les phrases à l'emporte pièce en la matière masque souvent la faiblesse de la réflexion politique collective sur la question.

La déclaration du premier dirigeant du P"c"F à la phrase du Bruant Badinguet Boulangiste à propos des agissements trop souvent létaux de la police française démontre à l'évidence que la réflexion collective, pas plus que chez LFI, n'est dans le lexique de cette organisation.

Partons d'un constat : si nous devons revendiquer l'existence d'une police citoyenne c'est bien parce qu'actuellement elle ne l'est pas. Cette non citoyenneté se traduit par une accumulation de pratiques qui blessent, mutilent, voir tuent des personnes qu'elle a pour première mission de protéger, au besoin de déférer vivant devant les juges. Ces agissements s’accélèrent de nouveau avec Darmanin.

Cela s'inscrit dans une période historique de 1945 à 2022, allant de J Moch, à Darmanin en passant par Frey, Marcelin, Poniatowski, Pasqua,  Sarkozy et Valls,  les  pierres tombales des victimes des forces dites de l'ordre s'alignent le long du chemin. Octobre 61, Charonne , Sochaux, Malik Oussekine pour ne citer que ceux là en témoignent .

Si Joxe ou Defferre était plus orientés sur la répression frontale des luttes sociales, les autres n'en rabattant pas sur ce point ont ouvert le droit à cogner voir tirer tout azimut, armant à tout va avec des outils toujours plus mortels. Les cérémonies hommages aux victimes qui s'égrènent toujours plus nombreuses montrent bien que des mineurs de 47 à nos jours, oui la police tue.

Les bavures-mortes et mutilés qui s’égrènent dans les ZUP depuis des années, ce ne sont pas des inventions. Si nous comparons des pays à régimes équivalents sur le continent européen pourquoi cette sinistre singularité française ? Choix politique, critères de recrutement, qualité et orientation de la formation, dilution du lien républicain tout est à revoir.

Mais de même qu'on peut dire que si la SNCF est responsable de la catastrophe de Bretigny, ce n'est pas s'en prendre au cheminots, dire que la grande distribution s'assoie de plus en plus sur les règles d'hygiène ce n'est pas accuser les salariés du commerce ou de l'agro-alimentaire, dire que la police tue est un fait, cela ne concerne pas globalement tous les policiers.

Pour autant, les rambos nostalgiques des djebels et autres campagnes coloniales, les tatoués à images identitaires existent dans la police et ne sont pas chassés de ses rangs. Ils y trouvent leur compte et savent profiter de la protection politique et juridique de leur hiérarchie.

Dans ce contexte, la déclaration à l'emporte pièce de F Roussel face à une interpellation s'appuyant sur une réalité n'aide pas le débat

 


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Oyez, oyez: "Espèce d'anarchiste d'extrême-gauche", dixit Amélie de Montchanin, présentement ministre de l'écologie chère à Macron bis

La gente dame cherche à retrouver son siège de députée de l'Essonne. Sinon coiuc. En effet battue lors du second tour, le locataire de l'Elysée la balance du conseil des ministres.

Bon, on ne va pas en faire tout un fromage bio. Macron bis a toute une ribambelle pour la remplacer sur l'un des strapontins à ses côtés.

Mais ça vole bas dans la bande à Macron bis et  madame Amélie de Montchanin, l'une des figures les plus talentueuses de Lrem selon le Monde, n'est pas la seule à s'égosiller ainsi à hue et à dia sur la Nupes. Mais c'est elle qui est la plus vue sur les chaines d'infos libres et non faussées comme il se doit.

La diatribe mensongère n'est pas nouvelle. Dans la campagne présidentielle de 1981, qui a vu la victoire de Mitterrand, les mêmes qu'aujourd'hui prédisaient l'arrivée de chars soviétiques sur la place de la Concorde.

Mais pour aller à l'essentiel, une formule pas très catholiques je l'avoue, de mon grand-père: "si un jours les cons volaient, je n'aurais jamais assez de cartouches".

Frédéric Dard avait lui une formulation plus poétique: "Si les cons volaient, il ferait nuit".

Et pour les réactionnaires à tous crins

Oyez, oyez: "Espèce d'anarchiste d'extrême-gauche", dixit Amélie de Montchanin, présentement ministre de l'écologie chère à Macron bis

 

S’cusez le coup de gueule...

samedi 11 juin 2022 par Segundo Cimbron blog ANC

"Il y a des choses que je ne peux pas accepter, c’est qu’on insulte celles et ceux qui risquent leur vie pour protéger la nôtre" a lancé aujourd’hui Macron.
(En l’occurrence, le risque, c’est une jeune fille qui l’a appris sans le savoir, et elle l’a payé de sa vie, monsieur le président...)

Et moi, ce que je ne parviens pas à accepter, c’est qu’on ne puisse pas manifester dans ce pays sans craindre de se faire nasser, gazer, tabasser, arracher une main par une grenade ou crever un œil par un tir de LBD de la police.

Ce que je ne parviens pas à accepter, c’est qu’une charge de la police noie un jeune dans la Loire parce qu’il faisait la teuf le jour de la fête de la musique.

Ce que je ne parviens pas à accepter, c’est qu’un refus d’obtempérer devienne passible de la peine de mort décidée et appliquée par des policiers.

Et ce que je n’accepterai jamais, c’est qu’un président de la république couvre de tels agissements qui déshonorent "celles et ceux qui risquent leur vie pour protéger la nôtre" au lieu de les condamner et d’en chercher les causes pour y remédier.

"Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur."

Que vaudraient les éloges plus que justifiés à des Arnaud Beltrame qui honorent la gendarmerie, sans la liberté de blâmer ceux dont la gâchette trop facile déshonore la police en mettant en danger les citoyens qu’ils sont sensés protéger ?

Vous confondez insulter la police et dénoncer ses dérives antirépublicaines, monsieur le président.

Quand ils risquent leur vie pour nous protéger : Respect.

Quand ils prennent nos vies ou pire, celles de nos enfants : Pas de respect.

C’est aussi simple que cela, et pour le comprendre, il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’ENA, il suffit d’un peu de ce qui vous manque le plus : De l’humanité.