samedi 15 octobre 2022

 

Bien entendu ce chiffre additionne des données opposées. Certains attendent plus de rigueur contre les grévistes, une majorité souhaite que le conflit soit résolu,  un bon tiers soutiennent les grévistes .

Ne sous estimons pas l'évènement.  Malgré ses appels à  la division et la puissance des médias à son service Macron ne fait pas recette.  C'est la raison qui nous pousse à penser que le conflit sera victorieux pour les Total et la CGT. Et s'il s'étend ce sera un marche pied vers des négociations encore plus importantes  sur l'avenir de l'industrie française dans son ensemble.

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Sur l'assassinat de Samuel Paty, prof d'histoire à Conflans (tel publié le soir même, 16 octobre 2020)

15 Octobre 2022 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #A gerber !, #GQ, #Positions, #Ce que dit la presse, #Russie, #Mille raisons de regretter l'URSS

A l'intention des amnésiques, les portrait des enfants tués par les terroristes islamistes tchétchènes à Beslan en Russie en 2004

A l'intention des amnésiques, les portraits des enfants tués par les terroristes islamistes tchétchènes à Beslan en Russie en 2004

Publié le soir même du meurtre de Samuel Paty (16 octobre 2020), republié sans modification, avec un postscriptum.

Un professeur d'histoire a été assassiné et décapité vendredi 16 octobre à Conflans en région parisienne pour avoir montré à ses élèves collégiens des caricatures de Mahomet, dans le but de leur enseigner la tolérance. Ce crime est un de ces faits divers horribles qui se multiplient et qui montrent la déliquescence générale de notre société, à l'instar, par exemple du meurtre d'un chauffeur de bus à Bayonne l'été dernier.

Mais on voudra très certainement lui faire signifier autre chose. On se précipitait déjà le soir même à Conflans pour refaire le coup éculé de l'Union Sacrée.

Si la présentation des faits est exacte, cet enseignant est une victime de plus du terrorisme propagé dans le monde par les pétro-monarchies protégées de l'Occident et que caresse Emmanuel Macron.

Mais il s'agit aussi d'une victime de cette idéologie moralisatrice qui oblige les enseignants à entrer dans les polémiques hystériques orchestrées par les médias, au lieu de faire leur métier, qui consiste à enseigner des concepts et des savoir-faire dans une ambiance sereine.

Il est à noter que l'assassin est "né à Moscou", il s'agit donc d'un musulman de Russie fanatisé qui a trouvé refuge en France grâce à notre ostentatoire tolérance qui fait honte aux méchants Poutine et Xi Jinping ! (C'est un Tchétchène, cela aurait aussi bien pu être un Ouïghour).

J'ai exercé précisément ce métier de prof d'histoire - géo trente ans dans des quartiers présumés difficiles en banlieue parisienne, et j'ai été confronté assez souvent aux effets de la propagande des groupes intégristes pour savoir de quoi je parle. Il était jusqu'à ce jour vraiment exceptionnel que le ressentiment idéologique des élèves les pousse à la violence, mais il était contre-productif d'un point de vue éducatif de les provoquer en leur mettant sous le nez précisément ce qu'ils n'ont pas envie de voir. En ce sens, cet enseignant est aussi la victime du rôle de porte-parole du discours consensuel - et rigide - des médias et des politiques "mainstream" sur l'actualité et sur l'histoire qu'on impose en douce aux professeurs d'histoire et géographie.

Au centre de ce discours narcissique des propriétaires de la société imposé aux masses à travers les programmes scolaires, il y a justement l'injonction paradoxale à la "tolérance", qu'on oppose à la source de tous les maux, le "totalitarisme". L'injonction de la part des gens qui ont des bonnes manières d'être "Charlie" et de brandir bien haut le droit à l'insulte et à l'obscénité.

Et utiliser les caricatures de Mahomet pour enseigner la tolérance ne peut aboutir qu'à l'échec, car tous les musulmans, pas seulement les intégristes ou les fanatiques, détestent ces pseudo-caricatures aux intentions troubles qui sont perçues par les intéressés comme pouvaient l'être par les juifs les caricatures antisémites dans la presse d'avant-guerre. Il y a quelque chose qui sonne faux dans l'idée de les montrer pour montrer la liberté de les montrer ! Comme si elle ne signifiaient rien en elles-même.

Ce que ce crime révèle aussi, c'est l'absence totale d'engagement de l'État pour défendre ses fonctionnaires contre la délinquance, dont ce terrorisme relevant de la psychiatrie est une forme typique de l'heure, au delà des belles paroles dont ils vont se gargariser. Contrairement à la Russie ou à la Chine qui le combattent véritablement, et qui sont assez critiqués pour ça.

Dans les quartiers pauvres, l'enseignant est souvent le seul représentant de l'État qui reste véritablement au contact des habitants, et il a bien d'autres chats à fouetter qu'être le garde champêtre envoyé par le gouvernement pour surveiller la pureté idéologique des âmes des adolescents. Il doit pour commencer essayer avec les moyens du bord de désembrouiller leur esprit perturbé par le spectacle marchand, et dans la mesure du possible consolider les bases branlantes de leur instruction, gâchée par toute une génération de sabotage de l'Éducation nationale.

Restent sur le carreau un père de famille de 47 ans, qui essayait de faire son métier comme on lui le lui avait prescrit, et un jeune de dix-huit ans manipulé et sacrifié par des adultes cyniques qui n'aura pas vécu.

 

GQ, 17 octobre 2020

 PS, 2 novembre 2020 : il est à peu près impossible, et spécieux, d'attendre d'enfants ou d'adolescents qu'ils puissent faire la distinction qu'il y a entre leur montrer un document pour communiquer un message, et leur montrer un document pour montrer qu'on a le droit de montrer ce document et de communiquer son message. Surtout lorsque l'on sait que ce public d'élèves a été prévenu de manière hostile contre ce message.

On leur demande de pratiquer la morale du philosophe Emmanuel Kant, pas moins, alors que dans la plupart des cas on ne leur a pas donné les moyens de comprendre le contenu d'un article de journal qui n'est pas prédigéré à leur intention.

Autrement dit, en utilisant des caricatures de Mahomet, on ne peut provoquer qu'une situation de blocage, et un rapport de force irrationnel, où l'on peut vaincre mais pas convaincre. Et vaincre, c'est vite dit, dans une situation générale de l'Éducation nationale où l’autorité des enseignants a été minée par leur propre encadrement de tutelle depuis au moins deux générations.

 

SALAUDS DE GRÉVISTES!

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Salauds de grévistes!

La téloche et la presse ne cessent pas d'aboyer sur des travailleurs en grève, jamais sur les super-profits de leurs patrons. Et la Cfdt, fidèle à elle-même depuis belle lurette, persiste à proclamer qu'une augmentation salariale ne s'obtient que par la gentille négociation entre gens de bonne compagnie, jamais si on se porte gréviste. Ah bon?

Bref, de quoi formater l'opinion publique en moutons de Panurge, c'est à dire de suivre aveuglement et de critiquer fortement sans chercher à se forger sa propre opinion.

Et du côté du Rn, l'héritier du parti lepéniste, qui combat soi-disant pour le pouvoir d'achat, c'est le calme complet. Mais pas avant la tempête, de tous temps, l'extrême droite est un porte-flingue du Capital. Et dernièrement, à l'Assemblée nationale, ses députés ont voté contre l'augmentation substantielle du Smic.

Bon, TotalEnergies a engrangé 19 milliards de bénéfices en six mois et ExxonMobil 19 milliards en trois mois. Les hausses de salaires exigées représentent à peine  150 millions d'euros ! Mais salauds de grévistes tout de même!

Des millions sombrent dans la pauvreté à cause de la pandémie, la flambée des prix et la récession

Voilà les cavaliers de l’apocalypse du capitalisme à son stade ultime de l’impérialisme, parce que derrière les effets de la pandémie, il y a la manière dont celle-ci a été gérée, en fonction du profit, en aggravant les inégalités partout. Ce sauve qui peut a montré la réalité du monde, fragilisé toutes les valeurs dites “démocratiques” de domination avec le peu de prix accordé à la vie, la concurrence dans le pillage, la guerre, tout ce qui commence à peine à mordre l’Europe dévore à pleine dents la planète et des milliards d’êtres humains. C’est déjà l’heure des comptes et comme le dit justement Olivier Todd, “sommée de choisir entre nous et les Russes, il est vraisemblable que la planète risque de choisir les Russes”. Le vrai problème ici comme partout y compris en IRAN est l’absence de forces politiques capables de prendre la tête d’une lutte pour la survie qui ne soit pas simple cataclysme supplémentaire. Et si nous ne sommes pas d’accord sur tout avec nos trotskistes favoris de WSWS qui ont produit cet état des lieux, ils ont raison d’en appeler à la renaissance non pas d’une internationale mais d’un échange indispensable entre forces progressistes et communistes dans un monde qui va vers le multipolaire mais où concurrences, guerres paraissent le moyen de dessiner de nouvelles forces alors qu’il faudrait la paix et la coopération (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Nick Beams il y a un jour

Le rapport de la Banque mondiale sur la croissance de la pauvreté dans le monde a été publié en début de semaine. Il présente une image saisissante de l’impact dévastateur de la pandémie de COVID-19 sur des centaines de millions de personnes dans les pays les plus pauvres du monde. Cet impact est exacerbé par la hausse de l’inflation et le basculement de l’économie mondiale dans la récession.

Selon le rapport, la pandémie a porté le plus grand coup à la réduction de la pauvreté depuis des décennies. Le nombre de personnes poussées dans l’«extrême pauvreté», c’est-à-dire recevant moins de 1,90 dollar par jour, a augmenté de 70 millions pour atteindre un total de 700 millions, soit 9,3 pour cent de la population mondiale en 2020.

De l’eau est distribuée dans un camp de personnes déplacées à la périphérie de Dollow, en Somalie, le mercredi 21 septembre 2022. La Somalie est en proie à la pire sécheresse dont on puisse se souvenir. Une rare déclaration de famine pourrait se faire dans quelques semaines. Le changement climatique et les retombées de la guerre en Ukraine en sont en partie responsables. (AP Photo/Jerome Delay)

Dans un contexte d’inflation croissante, exacerbée par la guerre entre les États-Unis et l’OTAN contre la Russie en Ukraine et le mouvement à la baisse des devises des marchés en développement causé par les hausses des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine, la situation ne montre aucun signe d’amélioration.

D’ici la fin de l’année, pas moins de 685 millions de personnes pourraient encore vivre dans l’extrême pauvreté. Cela ferait de 2022 la deuxième pire année pour la réduction de la pauvreté en deux décennies, après 2020.

La pandémie, comme dans tant d’autres domaines de la vie économique et sociale, est un élément déclencheur qui a accéléré des processus déjà en cours.

Le rapport indique que, au cours des cinq années précédentes, la réduction de la pauvreté a ralenti et, en 2020, «le monde s’est considérablement écarté de l’objectif mondial qui consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030». Selon le rapport, si la tendance actuelle se poursuit, 7 pour cent de la population mondiale – 574  millions de personnes – vivront toujours dans l’extrême pauvreté à la fin de la décennie.

Avant même que la pandémie ne frappe, près de la moitié de la population mondiale (47 %) vivait dans la pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 6,85 dollars par jour.

Si l’on ajoute les 20 millions de personnes qui, selon les estimations, sont mortes à cause de la pandémie et les millions de personnes qui continuent d’être infectées, ainsi que les millions d’autres qui souffrent des effets débilitants du COVID long, l’augmentation de la pauvreté est une expression supplémentaire de l’ampleur du crime social commis par les gouvernements capitalistes du monde entier en refusant de prendre les mesures de santé publique nécessaires pour éliminer le virus de la population humaine.

Ce n’était pas parce que c’était impossible à faire – l’expérience en Chine montre que c’est éminemment faisable – mais à cause de l’impact négatif que cela aurait sur les marchés boursiers, gonflés à des niveaux extraordinaires par les milliers de milliards de dollars fournis par la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales.

Maintenant, les agences du capital financier commettent de nouveaux crimes. Pour tenter d’écraser le mouvement des travailleurs et des masses opprimées dans le monde entier face à la plus forte inflation depuis quatre décennies, les banques centrales relèvent les taux d’intérêt afin de provoquer une récession.

L’impact se trouve déjà ressenti par les populations les plus pauvres du monde. Les monnaies des pays moins développés ont chuté de manière spectaculaire, entraînant une escalade des prix des denrées alimentaires et de l’énergie dans la monnaie locale.

L’expérience du Ghana est un exemple de ce processus. Au cours de l’année écoulée, le prix du pétrole en dollars a augmenté de 12 %. Mais au cours de la même période, la monnaie, le cedi, a chuté de 40 % par rapport au dollar américain. Cela signifie qu’un baril de pétrole qui coûtait 475 cedis ghanéens il y a un an coûte maintenant plus de 900 cedis, soit presque le double.

Cette expérience se répète pays après pays pour les denrées alimentaires, l’énergie, les fournitures médicales et d’autres importations vitales.

Dans le même temps, un nombre croissant de pays sont au bord du défaut de paiement des dettes qu’ils doivent aux agences gouvernementales et au capital financier international. On a déjà répertorié qu’au moins 10 pays se trouvent en situation de stress extrême à cause se leur endettement et beaucoup d’autres suivront.

Les programmes de «restructuration» dictés par le Fonds monétaire international (FMI) signifient que l’expérience du Sri Lanka, qui a déjà fait défaut et déclenché une attaque à grande échelle contre la classe ouvrière pour payer les vautours du capital financier international, va se répéter partout dans le monde.

La Banque mondiale appelle à une série de réformes pour aider les pauvres, tout en sachant que les gouvernements n’ont pas l’intention de faire quoi que ce soit.

En fait, les hausses des taux d’intérêt instituées par la Réserve fédérale américaine conduisent le monde à la récession, comme l’a déjà reconnu la Banque mondiale ainsi que l’Organisation mondiale du commerce, les Nations unies et une pléthore d’économistes.

Lors de sa réunion semestrielle qui se tiendra à Washington la semaine prochaine, le FMI révisera à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, pour la quatrième fois, comme l’a indiqué jeudi dans un discours la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva.

Le FMI estime que les pays qui représentent environ un tiers de l’économie mondiale connaîtront au moins deux trimestres consécutifs de contraction cette année ou l’année prochaine. Et même lorsque la croissance sera positive, «elle sera ressentie comme une récession en raison de la diminution des revenus réels et de la hausse des prix».

La perte totale de la production mondiale entre aujourd’hui et 2026 devrait être d’environ 4.000 milliards de dollars. «C’est la taille de l’économie allemande – un recul massif pour l’économie mondiale», a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que « le plus probable est que la situation s’aggrave ».

La chef du FMI n’en avait pas l’intention, mais ses remarques étaient une mise en accusation de la politique menée par les supposés gardiens de la stabilité de l’économie capitaliste mondiale, avant tout la politique que les gouvernements ont menée sur le COVID.

Après une croissance de 6,1 % en 2021, a-t-elle déclaré, « la plupart des économistes, y compris au FMI, pensaient que la reprise se poursuivrait et que l’inflation se résorberait rapidement. C’est en grande partie parce que nous pensions que les vaccins aideraient à maîtriser les perturbations du côté de l’offre et permettraient à la production de rebondir. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé ».

De multiples chocs, dont la guerre en Ukraine, « ont complètement changé la donne économique » et « loin d’être transitoire, l’inflation s’est enracinée ».

Mais alors même que la politique sur le COVID a produit un désastre, de nouveaux désastres sont en cours.

Approuvant la hausse des taux d’intérêt, Georgieva a déclaré qu’un « resserrement insuffisant » entraînerait un « désancrage et un enracinement de l’inflation ». C’est le langage codé des cercles dirigeants et de leurs agences économiques pour désigner une situation dans laquelle la classe ouvrière s’efforce de défendre son niveau de vie par des grèves et des luttes sociales.

La suppression de ce mouvement est la priorité numéro un des élites financières même si, comme elle l’a reconnu, cela pourrait « pousser de nombreuses économies dans une récession prolongée ».

Le rapport de la Banque mondiale et la nouvelle dévastation qui se déroule actuellement doivent être l’occasion pour la classe ouvrière de faire sobrement le point sur la situation à laquelle elle fait face immédiatement et sur la nature des luttes qui se développent déjà.

Les développements aux États-Unis, le centre de l’impérialisme mondial, sont particulièrement significatifs. Après des décennies de suppression de la lutte de classe, des centaines de milliers de travailleurs, avec des millions d’autres derrière eux, entrent en lutte et sont de plus en plus réceptifs à un programme socialiste.

Deux programmes opposés sont sur une trajectoire de collision. L’économie politique de la classe dirigeante capitaliste est basée sur la recherche du profit, quel qu’en soit le coût en vies humaines et en dévastation économique.

L’économie politique de la classe ouvrière est basée sur l’utilisation des vastes ressources économiques que son travail a créées pour l’avancement du bien-être humain. Il n’y a pas de juste milieu ou de voie réformiste ici. Les intérêts matériels des deux principales classes de la société capitaliste sont irréconciliablement opposés.

Les intérêts vitaux de la classe ouvrière, la masse de la population mondiale, ne peuvent être défendus que par une lutte politique internationale unifiée contre toutes les agences du capital, surtout les bureaucraties syndicales, pour la prise du pouvoir afin de réaliser la transformation socialiste de l’économie mondiale.

La condition préalable à sa réalisation, alors que le capitalisme mondial plonge d’un désastre à l’autre, est la construction du parti mondial de la révolution socialiste, le Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI), pour fournir la direction nécessaire aux luttes qui éclatent actuellement.

 

 

Merci Macron, disent les Chinois…

Les pulls à col roulé fabriqués en Chine gagnent en popularité en Europe grâce à Macron, remercient les Chinois face à la relance de leurs productions contre le froid. Après la carte de remerciement invraisemblable du régime ukrainien qui exige plus en chantant “je t’aime moi non plus” tout en faisant tonner les canons Caesar voici les Chinois qui n’en finissent pas de se moquer de nos macronnades et nous reconnaissent le rôle de “lanceur” de mode. Faut-il en rire avant que d’en pleurer? Mais comment voulez-vous qu’un président qui est incapable d’imposer l’intérêt général dans son propre pays soit apte à le faire au plan international, là aussi dire tout et n’importe quoi pour finir par s’aligner sur la seule défense du capital ne trompe plus personne et entraîne le mépris. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Par les journalistes du personnel de GTPublié: Oct 14, 2022 07:24 PM   

Hausse des prix de l’énergie dans l’UE Illustration: Liu Rui/GT


Après que le président français et le ministre de l’Économie aient tous deux porté des pulls à col roulé, la tendance du col roulé est devenue un succès hivernal après les couvertures électriques en Europe, et les exportateurs de vêtements d’hiver en Chine font des heures supplémentaires pour rattraper les commandes européennes.

« Les recherches de cols roulés pour hommes ont été multipliées par 13 au cours des 30 derniers jours dans la boutique en ligne de notre société », a déclaré Luo Jun, responsable de Xiamen Premium Import & Export Co, au Global Times vendredi.

« Des vêtements d’hiver tels que des manteaux et des pulls à col roulé sont expédiés et arriveront bientôt en Europe », a-t-il ajouté.

Selon Luo, dès avril de cette année, certaines entreprises de commerce extérieur dans les provinces du Fujian et du Guangdong ont prédit cette vague de ventes de pulls à col roulé et ont tenté de faire pression sur les importateurs européens pour eux.

« Nous avons fourni des échantillons et accepté des commandes en avril, et avons commencé à faire des heures supplémentaires en mai et juin, alors il serait possible de rattraper le boom des ventes », a-t-il déclaré.

Les données de la plate-forme internationale de commerce électronique chinoise AliExpress ont montré que le volume de recherche de « pull / polo » sur AliExpress a atteint la première place dans la catégorie des vêtements pour hommes au cours du mois dernier.

On pense que le président français Emmanuel Macron était derrière la fièvre du col roulé.

Macron est apparu arborant ce qui est en train de devenir la tendance de la mode automnale la plus en vogue dans le gouvernement français, le pull à col roulé, qui est devenu un symbole des efforts pour économiser sur le chauffage, selon l’AFP le 3 octobre.

La semaine précédente, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait lancé la tendance du col roulé en troquant sa chemise et sa cravate contre ce vêtement.

En plus du pull à col roulé, d’autres vêtements que les Chinois aiment porter pour l’hiver, tels que les sous-vêtements thermiques et les doudounes, sont également populaires en Europe.

Les ventes de sous-vêtements thermiques en Europe ont augmenté de 246% par rapport au mois précédent, a annoncé vendredi AliExpress, ajoutant que la France avait connu la plus forte croissance de 372%, suivie de l’Italie à 365% et de 362% pour l’Allemagne.

En outre, les ventes de pyjamas en flanelle de style chinois ont également augmenté en Europe, les ventes de pyjamas en flanelle à travers l’Europe ayant augmenté de 95% d’un mois sur l’autre depuis octobre, tandis que les ventes de bouillottes ont augmenté de 300% d’un mois sur l’autre depuis octobre.

Avant même début octobre, les ventes de petits appareils de chauffage ont également triplé en Europe, a déclaré AliExpress, ajoutant que pour le prochain gala de shopping Double 11, les vêtements chauds et les petits appareils de chauffage à faible consommation d’énergie seront les articles les plus vendus.

Dans le contexte d’un approvisionnement limité en gaz naturel et de la flambée des prix, afin de survivre à l’hiver, en plus des chaussures et des vêtements chauds, les équipements de chauffage tels que les couvertures électriques sont également devenus des éléments essentiels de l’hiver pour les Européens.

Au cours des huit premiers mois de cette année, Yiwu, une ville de la province du Zhejiang, dans l’est de la Chine, qui est également le plus grand marché de gros au monde pour les petits produits de base, a exporté pour 190 millions de yuans (26,5 millions de dollars) d’équipements de réchauffement tels que des climatiseurs, des pompes à chaleur, des chauffe-eau et des couvertures électriques, en hausse de 41,6% sur une base annuelle, selon les données fournies par les douanes de Yiwu au Global Times mardi.

Parmi eux, 648 000 unités ont été exportées vers l’UE, soit une augmentation de 114,6%, selon les données.

Le géant de la fabrication d’appareils électriques Midea Group a organisé vendredi une cérémonie d’inauguration des travaux d’une base de pompes à chaleur en Italie. Avec un investissement de 60 millions d’euros (58,3 millions de dollars), la base ouvrira ses portes au deuxième trimestre 2024. La base disposera de lignes de production, d’installations de soutien et d’un centre de recherche et développement, selon Midea.