mercredi 23 novembre 2022

Youri Afonine : en Ukraine sévit un fascisme compradore à la Pinochet

Certes le fascisme sévit en Ukraine mais il n’est même pas “national”, il est “compradore” comme l’était celui de Pinochet ou d’autres dictatures d’Amérique latine, c’est à-dire que l’oligarchie ukrainienne comme celle de ces dictatures vend à l’étranger le patrimoine national et en reçoit le prix de cette trahison. S’agit-il seulement de l’Ukraine, ou d’un modèle applicable à tout le continent européen ? Ce n’est pas un hasard si une entente anglo-saxonne vise en priorité l’Allemagne mais aussi la France, leur économie pour que ces pays ne soient pas en état de profiter du dépeçage du continent comme l’Allemagne a prétendu le faire déjà en Ukraine, en Pologne et dans d’autres ex-pays socialistes. A l’intérieur même de “l’offensive ukrainienne” et ses développements, il y a déjà une concurrence impérialiste pour installer sa propre domination y compris celle espérée du dépeçage de la Russie. C”est du moins la mise en garde que l’on peut tirer de l’analyse du communiste russe Youri Afonine sur ce qui a été fait de l’Ukraine, non seulement une grenade dégoupillée de l’OTAN mais un far west économique dans lequel se sont rués les capitaux, ceux de l’Allemagne, qui a prétendu réaliser pacifiquement le projet hitlérien mais les Etats-Unis flanqués de la Grande-Bretagne qui eux y sont allés à la manière dont ils agissent dans le reste du monde. (note de Danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)

Source : Compte VK (VKontakte) de Youri Afonine : https://vk.com/al_feed.php

L’émission 60 Minutes a suggéré de réfléchir à ce qui arrivera à l’Ukraine si elle reste sous la coupe du régime actuel.
Je suis tombé sur des statistiques très intéressantes concernant la quantité de terres vendues aux étrangers par certains pays. Il s’avère que l’Ukraine occupe une place très élevée, en quatrième position. Seuls la République démocratique du Congo, l’Indonésie et le Cameroun ont un rang plus élevé. Alors que la RDC et l’Indonésie sont plusieurs fois plus grandes que l’Ukraine, cette dernière a toujours plus de terres vendues aux étrangers. En outre, les trois pays situés au-dessus de l’Ukraine dans ce classement sont tous des pays du tiers monde qui ont longtemps été un terrain de jeu pour les sociétés étrangères ; la vente de terrains aux étrangers y est pratiquée depuis des décennies. En Ukraine, la loi autorisant la vente de terres agricoles à des résidents étrangers n’est entrée en vigueur qu’en 2020. En deux ans seulement, l’Ukraine est devenue l’un des leaders de la vente de terres aux étrangers. Déjà 5,5 % des terres ukrainiennes appartiennent à des entreprises et des citoyens étrangers. À ce rythme, dans 20 ans, plus de la moitié de l’Ukraine appartiendra à des étrangers.
Nous qualifions à juste titre le régime actuel de Kiev de fasciste. Mais l’histoire nous montre qu’il existe différents régimes fascistes. Les régimes fascistes, comme ceux de l’Allemagne ou de l’Italie, malgré tous leurs traits horribles, étaient actifs dans le développement des économies nationales et servaient les intérêts du capital national de leurs pays. Mais il y avait aussi des variantes du fascisme qui servaient les intérêts du capital étranger et lui vendaient en fait leur pays. C’est le cas, par exemple, du régime fasciste de Pinochet au Chili, qui a ouvert l’accès le plus large possible à son pays aux entreprises étrangères, principalement américaines.
Les libéraux russes nous ont longtemps raconté des histoires sur le “miracle économique” de Pinochet. Mais les statistiques démentent complètement ces fables : si vous regardez le taux de croissance de l’économie chilienne, il a été le plus bas sous Pinochet. Avant et après lui, l’économie chilienne était beaucoup plus florissante. La seule chose qui prospérait sous Pinochet est la terreur fasciste – le meurtre et la torture des opposants au régime. Il est évident que le fascisme ukrainien est justement un tel fascisme compradore, servant les intérêts du capital étranger. Si ce régime persiste, l’Ukraine perdra sa souveraineté réelle et sera asservie économiquement.
L’Ukraine a un fascisme compradore à la Pinochet.

 

Un monument à Fidel Castro à Moscou

Le président russe Vladimir Poutine et le président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez ont inauguré un monument à Fidel Castro à Moscou, rapporté par TASS. Dans le cadre d’un voyage d’amitié mais aussi de coopération sur le plan technique, scientifique, énergétique. Après l’Algérie, l’histoire de deux pays qui conservent des liens profonds au-delà des vicissitudes de l’histoire. Peut-être aurons-nous la traduction de l’important discours que Poutine a consacré à Fidel Castro, il a raconté ses rencontres avec ce génie politique et la manière dont Fidel avait prévu la fin de l’hégémonie des USA et le rôle de nouveaux rapports sud-sud, le monde multipolaire. Poutine a ajouté que la Russie était désormais en plein dans ce combat annoncé par Fidel. Tandis qu’il parlait, au premier rang des auditeurs il y avait Ziouganov et Novikov, attentifs eux aussi à ce récit historique. En attendant voici la traduction en espagnol tel que peuvent en prendre connaissance les Cubains et les pays d’Amérique latine qui ont la chance de ne pas subir la censure existant en France.

Mais peut-être sommes-nous déjà dans une nouvelle phase de cette transition et les Cubains le savent parce qu’ils sont les meilleurs connaisseurs de l’État de l’Empire. Le choix de la tournée (Algérie, Russie, Turquie, Chine) dit peut-être celui d’un mur à ériger pour la paix, le but cubain, le nôtre. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)

Peut être une image de 11 personnes, personnes debout et plein air

Le monument d’une hauteur de trois mètres a été installé sur la place du même nom dans le quartier de Sokol. Le héros se tient sur un rocher dans lequel une carte de Cuba est stylisée.

L’image est conçue pour refléter le parcours héroïque d’un homme qui a défendu les droits et libertés des personnes dans son pays, a déclaré le Kremlin.

Photo: Sergei Savostyanov/TASS

Peut être une image de 2 personnes, monument, plein air et texte qui dit ’риа новости’

Le premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba, Miguel Díaz-Canel Bermudez, a rencontré Guennadi Andrèyevich Ziugànov, secrétaire général du Parti communiste russe, dans le cadre de sa visite officielle à ce pays.


Le président Miguel Díaz-Canel Bermúdez a ensuite rendu hommage aux soldats soviétiques tombés dans la Grande guerre patriotique. Vers 11 heures, heure locale, le chef de l’État est venu sur la tombe du soldat inconnu, située en face du mur du Kremlin.


Le président Miguel Díaz-Canel Bermúdez a également visité le siège de la chaîne RT en espagnol, qu’il a qualifié de référence pour le monde alors que rappelons-le celle-ci est interdite en France… On ne sait jamais, si le citoyen français pouvait se faire une opinion hormis la propagande qui lui tient lieu d’information.

Diaz-Canel à Moscou : un nouveau chapitre dans l’histoire d’une solide amitié

Le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, est arrivé en Fédération de Russie le 19 novembre, après 21h 30 (heure locale), pour effectuer une visite officielle dans ce pays frère, dans le cadre d’une tournée qui le mènera également en Turquie et en Chine

Auteur: Yaima Puig Meneses | internet@granma.cu

21 novembre 2022 08:11:04

Photo : compte Twitter de la présidence cubaine

MOSCOU, Fédération de Russie, – La Havane – si loin et pourtant si proche de cette terre bien-aimée – était encore illuminée par le soleil du couchant ce 19 novembre, lorsque l’avion transportant le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, atterrissait à l’aéroport international Vnoukovo 2 de Moscou, peu après 21 h 30.
C’est la troisième fois que Miguel Diaz-Canel Bermudez se rend en Russie en tant que chef d’État. Auparavant, il s’y était rendu en 2018 et en 2019.
Au terme d’un voyage de plus de 4 000 kilomètres, il laissait derrière lui les souvenirs précieux d’une visite attachante en République algérienne démocratique.
Une fois en Russie, ce pays qui est lié par tant de fils au cœur de l’Île des Caraïbes, le président et la délégation qui l’accompagne ont été accueillis dans le hall de l’aéroport par le vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Riabkov.
Ils ont avancé sur le tapis rouge, et passé en revue la garde d’honneur. Puis, les hymnes des deux pays ont été joués – deux airs magnifiques et émouvants.  Ce fut alors le début d’une visite officielle qui durera jusqu’au 22 novembre et qui, pour les Russes et les Cubains, représente un chapitre parmi tant d’autres d’une amitié qui a transcendé tous les défis de l’histoire.
La délégation officielle cubaine pour cette deuxième étape de la tournée est composée de Bruno Rodriguez Parrilla, membre du Bureau politique et ministre des Relations extérieures de la République de Cuba ; des vice-Premiers ministres Ricardo Cabrisas Ruiz et Alejandro Gil Fernandez, également ministre de l’Économie et de la Planification, ainsi que des ministres du Commerce extérieur et des Investissements étrangers, Rodrigo Malmierca Díaz, et de Vicente de la O Levy, ministre de l’Énergie et des Mines.

Photo : tirée du Twitter de la présidence cubaine


Précédant l’arrivée du président Diaz-Canel à Moscou, la 19e Commission intergouvernementale s’était réunie le 18 novembre en Russie, afin de discuter de la coopération économique-sociale et scientifique-technique entre Cuba et la Russie. Les principaux sujets abordés ont porté sur la coopération bilatérale et les projets communs entre les deux pays dans le domaine de l’énergie.
Au cours de la réunion, présidée par le vice-Premier ministre cubain Ricardo Cabrisas Ruiz et son homologue russe Dmitry Chernychenko, l’expansion de la coopération commerciale, économique, de crédit, financière et bancaire, la mise en œuvre de projets prioritaires dans l’industrie, la science et la numérisation, les transports, la culture et le sport, entre autres, ont été abordés.
L’importance de renforcer la coopération dans le domaine de la santé et de promouvoir l’interaction dans le domaine des technologies de l’information et de la communication a également été soulignée.
Le programme de travail de la délégation cubaine en Fédération de Russie prévoit, entre autres, une rencontre officielle avec le président Vladimir Poutine, des échanges avec la mission diplomatique cubaine dans ce pays, ainsi que des espaces pour rendre hommage à l’histoire des deux nations.

 Note de Pedrito

Qui pourrait encore douter que le monde change, inexorablement? Le vieux monde capitaliste n'en a pas fini de s'éteindre, mais les prémices s'accumulent, rien ne sera plus comme avant. L'impérialisme finira par capituler devant la montée des peuples qui se libèrent de leurs chaines qui les liaient au dollar et au "libéralisme".... 

Ce sera long, sans doute. Et nous n'en sommes qu'au début.

Qui peut croire encore aux États-Unis ?

Dans les questions qui reviennent souvent parmi les lecteurs, celles dubitatives concernant l’implication des États-Unis avec les néonazis en Ukraine est révélatrice de la désinformation que nous subissons. Lorsqu’elle est posée, c’est toujours dans le doute que les États-Unis, les hommes du débarquement en Normandie, le pays de la « Démocratie » puissent avoir la faiblesse de travailler, utiliser, protéger et même privilégier des partis ou des régimes d’extrême droite ou dictatoriaux à travers le monde. La grande ignorance vient à la fois du fait des intenses propagandes menées depuis 70 ans, mais aussi de l’idée, à travers par exemple le cinéma, que l’Américain est forcément toujours « le gentil ». Les Américains ne nous ont-ils pas sauvé à la fois du nazisme, puis du communisme durant la Guerre froide ? Que serions-nous sans les Américains ?

La drôle d’alliance « éternelle » entre la France et les États-Unis d’Amérique. C’est oublier l’histoire agitée des relations entre nos deux pays. S’il y eut dans le monde un pays redevable de la France, ce sont bien les États-Unis. Sans la flotte française, les manufactures d’armes qui produisirent à crédit celles dont avaient besoin les insurgés américains, la révolte américaine serait restée dans l’histoire comme une insurrection écrasée. Cette guerre coûta à la France l’équivalent du prix de trois châteaux de Versailles, une somme colossale qui ne fut jamais remboursée. Pire encore, elle aggrava la situation économique de la France, jusqu’à l’éclatement de la Révolution française. Les traités de commerce et d’alliance éternels signés par les États-Unis avec la France furent dénoncés par les Américains, dès l’appel à l’aide contre l’Angleterre (1793). Malgré un convoi de blés, resté fameux, qui sauvant sans doute la France révolutionnaire (1794, ce dernier ayant été payé rubis sur l’ongle), l’Amérique penchait dangereusement dans le camp de la perfide Albion. Il en découla une guerre franco-américaine larvée, qui fut notre récompense pour notre aide (1798-1800). Cette guerre exclusivement navale, fit le bonheur des corsaires français qui ravagèrent les rangs de la flotte de commerce américaine, près de 2 000 navires furent pris par la France… contre seulement 22 perdus pour les Français. Ce fut Bonaparte, Premier Consul qui en termina, avec un traité de paix signé par son frère Joseph à Mortefontaine (30 septembre 1800), puis pour éviter une guerre future, préféra leur vendre la Louisiane (1803, immense territoire composé de plus d’une dizaine d’états américains actuels), contre argent… dégrevé du prix des fameux navires. Les Anglo-saxons ne perdent jamais le Nord… du dieu argent.

Au secours de La Fayette… si vous payez l’addition. Les droits de l’Homme et le respect des traités signés par les États-Unis s’arrêtent toujours à leurs intérêts marchands. Toute l’histoire de ce pays le démontre avec éclat, l’incident des sous-marins français devant être vendus à l’Australie, le prouve hélas de nouveau (automne 2021). Il n’y a pas d’alliés pour les USA, seulement des serviteurs ou des territoires à exploiter. C’est ainsi que les traités signés avec les Amérindiens furent dénoncés et que l’ensemble de leurs terres furent volées, tandis que les différents peuples furent quasiment exterminés, durant la longue conquête de l’Ouest. Les États-Unis étaient également absents en 1914, tout au plus quelques dizaines de pilotes volontaires dans une escadrille et se fut tout jusqu’en 1917. Lorsque les Américains chantèrent « La Fayette nous voilà ! », la France était au bord de la rupture et manqua bien d’être vaincue, surtout après la Révolution en Russie, qui mit hors de combat l’allié russe. Ils n’entrèrent en guerre qu’après la naissance de la menace des sous-marins allemands et des incidents maritimes notables (torpillage du Lusitania). Si les USA avaient « fini par y aller », ce n’était pas politiquement de bon cœur. Leur intervention eut un prix, le matériel et les usines américaines ne tournèrent pas à plein régime comme nos manufactures de 1780, sans compensation financière… Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, 80 % des stocks d’or du Monde qui se trouvaient en Europe, principalement entre Londres, Paris et Berlin se retrouvèrent entre les mains des États-Unis. Un coup de maître pour les USA, devenant dès lors la première puissance économique mondiale.

Ford, eugénisme et nazisme. L’intervention dans la Seconde Guerre mondiale fut encore plus tardive, et le fait par ailleurs, de l’attaque japonaise de Pearl Harbour (7 décembre 1941), et d’une déclaration de guerre de l’Allemagne hitlérienne (12 décembre). Sans cela, nous pouvons légitimement nous demander, si les Américains seraient finalement intervenus. Avant la guerre, une importante frange du peuple américain, par ailleurs liée à l’Allemagne, avait de fortes sympathies avec l’Allemagne nazie. Rappelons simplement Ford et son amitié pour Adolf Hitler, ou encore les théories communes de l’eugénisme dans les deux pays, le parti fasciste américain à l’influence réelle, et enfin l’importante diaspora allemande. La suite nous la connaissons, la victoire, le plan Marshall, la Guerre froide, des guerres par procuration partout dans le monde, la création de l’OTAN (1947). Prenant fermement le rôle de gendarme de l’Humanité, les États-Unis n’ont dès lors cessé d’interférer dans toutes les parties du globe, souvent militairement, à chaque fois pour des raisons économiques, de maintien de leur hégémonie, politiques ou stratégiques. Ces raisons d’État ont même été la cause des ratlines américaines, à savoir le recyclage de plus de 20 000 nazis et collaborateurs européens, sans parler de l’accueil ou l’organisation de la fuite de dizaines de milliers d’autres.

Le recyclage systématique des élites nazies par les USA. Partout, elles furent réutilisées, au niveau de la recherche et des sciences, citons simplement Wernher von Braun (1912-1977), le père des fusées américaines, nazi notoire qui termina directeur de la NASA. Mais aussi des spécialistes des services secrets, comme Reinhard Gehlen (1902-1979), nazi, chef des services allemands sur le front de l’Est, bientôt chef des services secrets de l’Allemagne de l’Ouest, ou encore Klaus Barbie (1913-1991), chef de la Gestapo de Lyon, meurtrier, réutilisé par la CIA dans ses actions souterraines en Amérique du Sud, notamment comme spécialiste de la torture. Otto von Bloschwing (1909-1982), nazi et SS, agent des services secrets de la SS, le SD, recyclé par la CIA et opérant ensuite Europe, décédé en Californie. Que dire encore de Wilhelm Höttl (1915-1999), également SS, travaillant dans le contre-espionnage pour le RSHA (énorme organisation de police politique nazie), lui aussi recyclé comme agent de la CIA (1947-1949), ou Guido Zimmer (1911-1977), officier SS du SD, criminel de guerre impliqué dans des massacres et l’Holocauste, lié également aux services américains et qui échappa toujours à la justice grâce à eux. Plus de 20 000 nazis de cette sorte, imaginez l’énorme dictionnaire qu’il faudrait faire pour en étaler l’histoire et la teneur… Car après la vitrine des procès autour de Nuremberg (1945-1949), les États-Unis ne se privèrent pas dans leur lutte contre l’URSS d’employer des milliers de nazis. Ils ne furent pas seulement Allemands ou Autrichiens, mais aussi Croates, Hongrois, Roumains, Bulgares et bien sûr Ukrainiens. Le principal repli des partisans de Bandera et Choukhevytch fut justement l’Europe occidentale et surtout le Canada et les États-Unis. Les membres de l’UPA furent massivement employés comme Yaroslav Stetsko (1912-1986), lieutenant de Bandera, mouillé dans les massacres de Juifs et de Polonais (1941-1944), qui fonda aux USA l’ABN, le Bloc des nations anti-bolcheviques. Ainsi les États-Unis ne cessèrent jamais d’employer des nazis, puis des fanatiques religieux, des régimes militaires ou dictatoriaux. Nous pouvons d’ailleurs repérer quatre phases distinctes.

Au nom de la lutte contre le communisme, le « spécialiste » nazi au cœur des services américains. La première commença dès avant 1945, et perdura jusque dans les années 70. Elle consistait à recycler et utiliser les nazis dans toutes les parties du monde. en Europe particulièrement, afin de lutter contre l’Union soviétique dans l’âpre combat de la Guerre froide. Ils participèrent à du renseignement, à la formation de réseaux, au recrutement d’agents, de saboteurs, d’hommes de main. Ils furent très actifs dans les pays du Pacte de Varsovie, dans les Balkans, en Grèce, en Europe Centrale et de l’Est. Mais ils furent aussi utilisés en Amérique du Sud ou dans les Caraïbes (assassinat de Trujillo en Républicaine Dominicaine, avec l’aide de la CIA, en 1961). Sur le continent sud-américain, ils installèrent ou supportèrent des régimes militaires et fascisants et différentes dictatures, verrouillant l’Amérique du Sud, terrain propice à la propagation du communisme avec la proximité de Cuba. Très soucieuse de ne pas voir tomber la zone sous l’influence soviétique, les Américains fermèrent les yeux sur les exactions terribles des différents régimes, commises parfois avec leur aide, comme le prouve Naomi Klein dans sa Stratégie des chocs (2007). Partout, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay, au Chili, en Bolivie, au Brésil, des agents nazis ou fascistes, Allemands, Autrichiens, Italiens, Hongrois, Croates furent à la base des polices secrètes, des méthodes concentrationnaires, d’interrogatoires et de tortures, d’assassinats. Avec le temps, ces régimes furent abandonnés, les sbires nazis autrefois d’utiles agents, finalement lâchés et parfois poursuivis. Ce fut le cas par exemple de Klaus Barbie. Les USA se débarrassaient alors de tout un système afin de laver ses écuries et se donner bonne conscience.

Réseau Gladio, financement du terrorisme d’extrême-droite et supports aux dictatures dans le monde. Dans cette deuxième phase qui commença au début des années 70, les néonazis furent employés sans vergogne. Ce fut le cas de Stefano Delle Chiaie (1936-2019) un militant italien néofasciste utilisé ainsi que beaucoup d’autres, pour mener des actions terroristes financées et pilotées par la CIA, dans le cadre de la stratégie de la tension. Il s’agissait ici de terroriser la population en maintenant une pression avec des attentats meurtriers (années de plomb), soit mis sur le dos de mouvements terroristes d’extrême-gauche, soit pour montrer le danger de la montée des forces d’extrêmes gauches. L’exemple italien ne fut pas isolé, cette stratégie, pouvant d’ailleurs être couplée avec celle du choc (soutien à des régimes dictatoriaux meurtriers). Cette dernière fut déployée par les USA partout dans le monde, en Amérique du Sud (assassinat du président Allende au Chili, le 11 septembre 1973, par exemple), mais aussi en Afrique (avec le soutien à Mobutu au Zaïre, des années 60 à 80), au Moyen Orient (soutien aux islamistes contre le Shah d’Iran dont le régime prit fin en 1979), et en Asie (financement des premiers fanatiques religieux, comme en Afghanistan de 1979 à 1989). Elle fut généralisée et permis la construction de digues contre le communisme, le contrôle des électorats, la mainmise sur des économies et des richesses stratégiques. A la fin de l’Union soviétique, l’écroulement du bloc de l’Est et la disparition du Pacte de Varsovie, cette deuxième phase se termina, ayant donné lieu aussi à l’infiltration des syndicats comme en France (Trotskistes, révolution de 1968). La chute de l’URSS lança bientôt les États-Unis dans des opérations militaires de contrôles directs de différents pays.

Des interventions militaires à la multiplication des révolutions colorées. C’est donc au début des années 90 que commença la troisième phase. Ce fut le cas au Moyen Orient avec l’intervention au Koweit (1990), la déstabilisation puis la destruction de la Yougoslavie (1991-2001, dont la guerre du Kosovo, 1998-1999), suivie de l’intervention en Somalie (1993), l’invasion de l’Afghanistan (2001-2021), puis de l’Irak (2003-2011), le soutien et le financement d’une révolution colorée en Géorgie (2003), puis de la Révolution Orange en Ukraine (2004), d’un coup d’État militaire à Haïti (2004), d’une révolution colorée au Kirghizistan (2005), d’une autre avortée en Biélorussie (2005), de celle dite du Cèdre au Liban (2005) et de celle de Jasmin en Tunisie (2005), d’opérations militaires de nouveau en Somalie (2006-), puis de l’invasion de la Libye (2011), de la tentative de destruction de la Syrie (2011-2018). La liste donne déjà le tournis et ne doit pas faire oublier que dans le monde arabe, les USA étaient à l’œuvre depuis longtemps. Ils soutinrent dans le passé des régimes, comme celui de l’Irak dans sa lutte contre l’Iran (1980-1988), qu’ils allaient ensuite détruire. Les Américains ont ainsi réalisé dans le monde musulman la même chose qu’ils avaient faite avec les nazis : supporter et armer les islamistes à des fins machiavéliques visant à atteindre des objectifs concrets de contrôles de points stratégiques et de ressources capitales pour le virage du XXIe siècle. Ces plans se sont jusqu’alors en partie réalisés, alors que les États-Unis prenaient quasiment le contrôle de l’Union européenne en passe de vassalisation totale.

Une révolution colorée de trop, la révolution du Maïdan et l’écueil russe. C’est la réapparition de la Russie dans le jeu international, concurrente de nouveau gênante, qui a entamé la quatrième phase de cette longue liste de manipulations et d’agressions à l’internationale. Pour frapper la Russie, les États-Unis ont imaginé refaire le coup des révolutions colorées, quasiment réussies partout, en visant l’Ukraine. Ce pays apparaissait comme une cible de choix, car elle comprenait une composante néonazie très importante. En renouant avec les stratégies du temps passé, les USA pouvaient espérer faire tomber le pion ukrainien en utilisant toute la violence et force des nombreux réseaux et milieux néonazis en Ukraine. Ce fut la Révolution du Maïdan (2013-2014), commencée alors que la Russie était sur le point de fonder l’Union Eurasiatique, s’étant d’ailleurs rapprochée de pays non-alignés comme le Venezuela, le Brésil, l’Inde ou la Chine. En Ukraine, les Américains n’ont donc eu aucun scrupule, à financer et utiliser les partis néonazis comme le Parti National-Socialiste d’Ukraine, Svoboda, et d’autres groupuscules émergeant, comme le Pravy Sektor (Secteur Droit), le Marteau Blanc et autres. En se cachant derrière une pléiade de politiciens et oligarques corrompus (Porochenko, Timonchenko, Zelensky), qui apportaient une couleur légale, européiste et sociale-démocrate, cette dernière révolution fut en partie un échec. Les mercenaires, l’argent, les bataillons néonazis, rien ne put empêcher le rattachement de la Crimée à la Russie (mars 2014), puis l’insurrection du Donbass (avril-mai 2014), conduisant cette fois-ci à une guerre larvée de huit ans, puis à l’intervention russe (24 février 2022).

Historiquement, il n’y a donc aucune impossibilité aux Américains de faire alliance avec des néonazis. La realpolitik américaine depuis l’indépendance du pays en 1776 a été construite sur les seuls intérêts américains, envers et contre tous. Les États-Unis furent le dernier pays esclavagiste occidental, la terre de création du Ku Klux Klan, des ségrégations raciales, mais aussi la mère des théories eugénistes et récemment de celles du Gender. Elle fut aussi à l’origine de l’extermination systématique des Amérindiens, la mère de la bombe atomique et seule nation l’ayant utilisée contre d’autres hommes, en l’occurrence seulement des civils. En faudrait-il plus pour démontrer que le gouvernement américain a toujours été prêt à tout ? Qui peut croire encore à la bienveillance des États-Unis, à sa parole donnée, à ses bonnes intentions et au fait que selon nos médias occidentaux, il n’y a pas de néonazis en Ukraine, encore moins au service des USA ? Qui ?

Laurent Brayard pour le Donbass Insider

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Ben oui, mesdames et messieurs qui me lisez! Après le Canard enchaîné, qui l’accusait la semaine dernière d’avoir embauché son ex-épouse "dans des conditions pénelopesques" entre 2007 et 2016, voilà que Libération en remet une couche. Son ex-épouse aurait bossé aussi pour des potes politiques à son mari.

Tellement que le taulier des députés LR  dit que le Parquet national financier, qui ouvre une enquête sur les soupçons de détournements de fonds publics, serait une manigance de Satan à l'encontre du député de son coeur: Eric Ciotti.

Ben oui, pourquoi en faire un fromage après tout? L'ex-épouse du député ne cumulait que plusieurs contrats pour 94.500 euros de revenus bruts pour la seule année 2009. Cette année-là, aux 20.000 euros comme collaboratrice de son mari député, se sont ajoutés 62.800 euros de la mairie de Nice et 11.700 euros de la communauté urbaine Nice-Côte d’Azur. Evidemment qu'elle n'était pas technicienne de surface! Et alors, quand on aime, est que l'on compte?

Surtout, comme l'indique dans un communiqué Eric Ciotti, "bassement attaqué " parce qu'il veut devenir Calife de LR, jamais son ex-épouse n'a dépassé les 44 heures par semaine prévues par la loi. Non Mais!

#Politique

 Note de Pedrito

"Bassement attaqué"?  Cela nous rappelle quelque chose....Celui qui a été battu aux présidentielles américaines, qui se prétend toujours victime des magouilles de ses adversaires démocrates, de tricheries imaginaires mais sans cesse avancées avec des médias complices, et qui n'hésite pas à tenter de soulever ses partisans aussi débiles que lui pour reprendre la main et le pouvoir, même au risque de créer une guerre civile. 

Pour continuer de dominer le monde et fomenter partout sur la planète des coups d'état, des dictatures, en y installant leurs marionnettes tout à la solde du dollar impérialiste.

On voit là la "grandeur" de certains hommes politiques: se montrer, durer, passer à tout prix, pour au moins tenter de mieux faire oublier leurs manigances, leurs crimes.....FILLON, CIOTTI......A qui le tour?

 

lundi 21 novembre 2022

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Capture d'écran

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Aviez-vous remarqué qu'un Français vivant hors de son pays natal est gentiment dénommé "expatrié"? Au Qatar, les 86% de sa population totale sont des travailleurs "migrants". Ils resteront des "migrants" à vie, jusqu'à la mort pour certains, notamment dans la construction du Mondial 2022 en plein désert. Et bien le bonjour à la Cop 27!

Face à ces "migrants", 300 000 Qataris. Grâce aux robinets de gaz naturel qui crachent des milliards de dollars chaque jour que Dieu fait, un revenu est versé à chaque Qatari de sa naissance à son trépas. Cela augmente au fil des années. Aucun impôt pour un Qatari. La Sécu offerte, comme une parcelle de terrain et la luxueuse maison qui va avec. Et des dollars pour sous-payer le personnel à leurs bottes. Allah est grand et misécordieux au Qatar, mais uniquement pour les 300 000 Qataris.

Pour faire bien, le Qatar a admis un bureau de l'Organisation internationale du travail, sans reconnaître aucun syndicat. Pas d'indemnité non plus pour les migrants tués ou au turbin ou les invalides, à construire stades et luxueuses infrastructures touristiques qui vont avec le Mondial 2022,.

Mais Gianni Infantino, patron de la FIFA, vient de se faire le VRP du Qatar. Le sang et les larmes sèchent vite au Qatar. Quant à l'exploitation des autres "migrants" au service des Qataris!

Si, par le plus grand hasard, on avait désiré rendre hommage aux 7 000 "migrants" tués pour construire cette hérésie écologique et sportive, par une minute de silence, le coup d'envoi du match Qatar-Equateur aurait été bigrement reporté à un autre jour et pas à 17H. Mais cela aurait bêta pour les télés et la pub qui font leurs choux gras sur cet évènement footballistique mondial. Non?