Certes le fascisme sévit en Ukraine mais il n’est même pas
“national”, il est “compradore” comme l’était celui de Pinochet ou
d’autres dictatures d’Amérique latine, c’est à-dire que l’oligarchie
ukrainienne comme celle de ces dictatures vend à l’étranger le
patrimoine national et en reçoit le prix de cette trahison. S’agit-il
seulement de l’Ukraine, ou d’un modèle applicable à tout le continent
européen ? Ce n’est pas un hasard si une entente anglo-saxonne vise en
priorité l’Allemagne mais aussi la France, leur économie pour que ces
pays ne soient pas en état de profiter du dépeçage du continent comme
l’Allemagne a prétendu le faire déjà en Ukraine, en Pologne et dans
d’autres ex-pays socialistes. A l’intérieur même de “l’offensive
ukrainienne” et ses développements, il y a déjà une concurrence
impérialiste pour installer sa propre domination y compris celle espérée
du dépeçage de la Russie. C”est du moins la mise en garde que l’on peut
tirer de l’analyse du communiste russe Youri Afonine sur ce qui a été
fait de l’Ukraine, non seulement une grenade dégoupillée de l’OTAN mais
un far west économique dans lequel se sont rués les capitaux, ceux de
l’Allemagne, qui a prétendu réaliser pacifiquement le projet hitlérien
mais les Etats-Unis flanqués de la Grande-Bretagne qui eux y sont allés à
la manière dont ils agissent dans le reste du monde. (note de Danielle
Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)
L’émission 60 Minutes a suggéré de réfléchir à ce qui arrivera à l’Ukraine si elle reste sous la coupe du régime actuel. Je
suis tombé sur des statistiques très intéressantes concernant la
quantité de terres vendues aux étrangers par certains pays. Il s’avère
que l’Ukraine occupe une place très élevée, en quatrième position. Seuls
la République démocratique du Congo, l’Indonésie et le Cameroun ont un
rang plus élevé. Alors que la RDC et l’Indonésie sont plusieurs fois
plus grandes que l’Ukraine, cette dernière a toujours plus de terres
vendues aux étrangers. En outre, les trois pays situés au-dessus de
l’Ukraine dans ce classement sont tous des pays du tiers monde qui ont
longtemps été un terrain de jeu pour les sociétés étrangères ; la vente
de terrains aux étrangers y est pratiquée depuis des décennies. En
Ukraine, la loi autorisant la vente de terres agricoles à des résidents
étrangers n’est entrée en vigueur qu’en 2020. En deux ans seulement,
l’Ukraine est devenue l’un des leaders de la vente de terres aux
étrangers. Déjà 5,5 % des terres ukrainiennes appartiennent à des
entreprises et des citoyens étrangers. À ce rythme, dans 20 ans, plus de
la moitié de l’Ukraine appartiendra à des étrangers. Nous qualifions
à juste titre le régime actuel de Kiev de fasciste. Mais l’histoire
nous montre qu’il existe différents régimes fascistes. Les régimes
fascistes, comme ceux de l’Allemagne ou de l’Italie, malgré tous leurs
traits horribles, étaient actifs dans le développement des économies
nationales et servaient les intérêts du capital national de leurs pays.
Mais il y avait aussi des variantes du fascisme qui servaient les
intérêts du capital étranger et lui vendaient en fait leur pays. C’est
le cas, par exemple, du régime fasciste de Pinochet au Chili, qui a
ouvert l’accès le plus large possible à son pays aux entreprises
étrangères, principalement américaines. Les libéraux russes nous ont
longtemps raconté des histoires sur le “miracle économique” de Pinochet.
Mais les statistiques démentent complètement ces fables : si vous
regardez le taux de croissance de l’économie chilienne, il a été le plus
bas sous Pinochet. Avant et après lui, l’économie chilienne était
beaucoup plus florissante. La seule chose qui prospérait sous Pinochet
est la terreur fasciste – le meurtre et la torture des opposants au
régime. Il est évident que le fascisme ukrainien est justement un tel
fascisme compradore, servant les intérêts du capital étranger. Si ce
régime persiste, l’Ukraine perdra sa souveraineté réelle et sera
asservie économiquement. L’Ukraine a un fascisme compradore à la Pinochet.
Le président russe Vladimir Poutine et le président cubain
Miguel Diaz-Canel Bermudez ont inauguré un monument à Fidel Castro à
Moscou, rapporté par TASS. Dans le cadre d’un voyage d’amitié
mais aussi de coopération sur le plan technique, scientifique,
énergétique. Après l’Algérie, l’histoire de deux pays qui conservent des
liens profonds au-delà des vicissitudes de l’histoire. Peut-être
aurons-nous la traduction de l’important discours que Poutine a consacré
à Fidel Castro, il a raconté ses rencontres avec ce génie politique et
la manière dont Fidel avait prévu la fin de l’hégémonie des USA et le
rôle de nouveaux rapports sud-sud, le monde multipolaire. Poutine a
ajouté que la Russie était désormais en plein dans ce combat annoncé par
Fidel. Tandis qu’il parlait, au premier rang des auditeurs il y avait
Ziouganov et Novikov, attentifs eux aussi à ce récit historique. En
attendant voici la traduction en espagnol tel que peuvent en prendre
connaissance les Cubains et les pays d’Amérique latine qui ont la chance
de ne pas subir la censure existant en France.
Mais peut-être sommes-nous déjà dans une nouvelle phase de cette
transition et les Cubains le savent parce qu’ils sont les meilleurs
connaisseurs de l’État de l’Empire. Le choix de la tournée (Algérie,
Russie, Turquie, Chine) dit peut-être celui d’un mur à ériger pour la
paix, le but cubain, le nôtre. (note et traduction de Danielle Bleitrach
pour histoire et societe)
Le monument d’une hauteur de trois mètres a été installé sur la place
du même nom dans le quartier de Sokol. Le héros se tient sur un rocher
dans lequel une carte de Cuba est stylisée.
L’image est conçue pour refléter le parcours héroïque d’un homme qui a
défendu les droits et libertés des personnes dans son pays, a déclaré
le Kremlin.
Photo: Sergei Savostyanov/TASS
Le premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba,
Miguel Díaz-Canel Bermudez, a rencontré Guennadi Andrèyevich Ziugànov,
secrétaire général du Parti communiste russe, dans le cadre de sa visite
officielle à ce pays.
Le président Miguel Díaz-Canel Bermúdez a ensuite rendu hommage
aux soldats soviétiques tombés dans la Grande guerre patriotique. Vers
11 heures, heure locale, le chef de l’État est venu sur la tombe du
soldat inconnu, située en face du mur du Kremlin.
Le président Miguel Díaz-Canel Bermúdez a également visité le
siège de la chaîne RT en espagnol, qu’il a qualifié de référence pour le
monde alors que rappelons-le celle-ci est interdite en France… On ne
sait jamais, si le citoyen français pouvait se faire une opinion hormis
la propagande qui lui tient lieu d’information.
Diaz-Canel à Moscou : un nouveau chapitre dans l’histoire d’une solide amitié
Le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste et
président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, est
arrivé en Fédération de Russie le 19 novembre, après 21h 30 (heure
locale), pour effectuer une visite officielle dans ce pays frère, dans
le cadre d’une tournée qui le mènera également en Turquie et en Chine
MOSCOU, Fédération de Russie, – La Havane – si loin et pourtant si
proche de cette terre bien-aimée – était encore illuminée par le soleil
du couchant ce 19 novembre, lorsque l’avion transportant le Premier
Secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la
République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, atterrissait à
l’aéroport international Vnoukovo 2 de Moscou, peu après 21 h 30. C’est
la troisième fois que Miguel Diaz-Canel Bermudez se rend en Russie en
tant que chef d’État. Auparavant, il s’y était rendu en 2018 et en 2019. Au
terme d’un voyage de plus de 4 000 kilomètres, il laissait derrière lui
les souvenirs précieux d’une visite attachante en République algérienne
démocratique. Une fois en Russie, ce pays qui est lié par tant de
fils au cœur de l’Île des Caraïbes, le président et la délégation qui
l’accompagne ont été accueillis dans le hall de l’aéroport par le
vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie,
Sergueï Riabkov. Ils ont avancé sur le tapis rouge, et passé en revue
la garde d’honneur. Puis, les hymnes des deux pays ont été joués – deux
airs magnifiques et émouvants. Ce fut alors le début d’une visite
officielle qui durera jusqu’au 22 novembre et qui, pour les Russes et
les Cubains, représente un chapitre parmi tant d’autres d’une amitié qui
a transcendé tous les défis de l’histoire. La délégation officielle
cubaine pour cette deuxième étape de la tournée est composée de Bruno
Rodriguez Parrilla, membre du Bureau politique et ministre des Relations
extérieures de la République de Cuba ; des vice-Premiers ministres
Ricardo Cabrisas Ruiz et Alejandro Gil Fernandez, également ministre de
l’Économie et de la Planification, ainsi que des ministres du Commerce
extérieur et des Investissements étrangers, Rodrigo Malmierca Díaz, et
de Vicente de la O Levy, ministre de l’Énergie et des Mines.
Photo : tirée du Twitter de la présidence cubaine
Précédant l’arrivée du président Diaz-Canel à Moscou, la 19e
Commission intergouvernementale s’était réunie le 18 novembre en Russie,
afin de discuter de la coopération économique-sociale et
scientifique-technique entre Cuba et la Russie. Les principaux sujets
abordés ont porté sur la coopération bilatérale et les projets communs
entre les deux pays dans le domaine de l’énergie. Au cours de la
réunion, présidée par le vice-Premier ministre cubain Ricardo Cabrisas
Ruiz et son homologue russe Dmitry Chernychenko, l’expansion de la
coopération commerciale, économique, de crédit, financière et bancaire,
la mise en œuvre de projets prioritaires dans l’industrie, la science et
la numérisation, les transports, la culture et le sport, entre autres,
ont été abordés. L’importance de renforcer la coopération dans le
domaine de la santé et de promouvoir l’interaction dans le domaine des
technologies de l’information et de la communication a également été
soulignée. Le programme de travail de la délégation cubaine en
Fédération de Russie prévoit, entre autres, une rencontre officielle
avec le président Vladimir Poutine, des échanges avec la mission
diplomatique cubaine dans ce pays, ainsi que des espaces pour rendre
hommage à l’histoire des deux nations.
Note de Pedrito
Qui pourrait encore douter que le monde change, inexorablement? Le vieux monde capitaliste n'en a pas fini de s'éteindre, mais les prémices s'accumulent, rien ne sera plus comme avant. L'impérialisme finira par capituler devant la montée des peuples qui se libèrent de leurs chaines qui les liaient au dollar et au "libéralisme"....
Ce sera long, sans doute. Et nous n'en sommes qu'au début.
Qui peut croire encore aux États-Unis ?
24/05/2022 Dombass Insider
Dans les questions qui reviennent souvent parmi les
lecteurs, celles dubitatives concernant l’implication des États-Unis
avec les néonazis en Ukraine est révélatrice de la désinformation que
nous subissons. Lorsqu’elle est posée, c’est toujours dans le doute que
les États-Unis, les hommes du débarquement en Normandie, le pays de la «
Démocratie » puissent avoir la faiblesse de travailler, utiliser,
protéger et même privilégier des partis ou des régimes d’extrême droite
ou dictatoriaux à travers le monde. La grande ignorance vient à la fois
du fait des intenses propagandes menées depuis 70 ans, mais aussi de
l’idée, à travers par exemple le cinéma, que l’Américain est forcément
toujours « le gentil ». Les Américains ne nous ont-ils pas sauvé à la
fois du nazisme, puis du communisme durant la Guerre froide ? Que
serions-nous sans les Américains ?
La drôle d’alliance « éternelle » entre la France et les États-Unis d’Amérique. C’est
oublier l’histoire agitée des relations entre nos deux pays. S’il y eut
dans le monde un pays redevable de la France, ce sont bien les
États-Unis. Sans la flotte française, les manufactures d’armes qui
produisirent à crédit celles dont avaient besoin les insurgés
américains, la révolte américaine serait restée dans l’histoire comme
une insurrection écrasée. Cette guerre coûta à la France l’équivalent du
prix de trois châteaux de Versailles, une somme colossale qui ne fut
jamais remboursée. Pire encore, elle aggrava la situation économique de
la France, jusqu’à l’éclatement de la Révolution française. Les traités
de commerce et d’alliance éternels signés par les États-Unis avec la
France furent dénoncés par les Américains, dès l’appel à l’aide contre
l’Angleterre (1793). Malgré un convoi de blés, resté fameux, qui sauvant
sans doute la France révolutionnaire (1794, ce dernier ayant été payé
rubis sur l’ongle), l’Amérique penchait dangereusement dans le camp de
la perfide Albion. Il en découla une guerre franco-américaine larvée,
qui fut notre récompense pour notre aide (1798-1800). Cette guerre
exclusivement navale, fit le bonheur des corsaires français qui
ravagèrent les rangs de la flotte de commerce américaine, près de 2 000
navires furent pris par la France… contre seulement 22 perdus pour les
Français. Ce fut Bonaparte, Premier Consul qui en termina, avec un
traité de paix signé par son frère Joseph à Mortefontaine (30 septembre
1800), puis pour éviter une guerre future, préféra leur vendre la
Louisiane (1803, immense territoire composé de plus d’une dizaine
d’états américains actuels), contre argent… dégrevé du prix des fameux
navires. Les Anglo-saxons ne perdent jamais le Nord… du dieu argent.
Au secours de La Fayette… si vous payez l’addition. Les droits
de l’Homme et le respect des traités signés par les États-Unis
s’arrêtent toujours à leurs intérêts marchands. Toute l’histoire de ce
pays le démontre avec éclat, l’incident des sous-marins français devant
être vendus à l’Australie, le prouve hélas de nouveau (automne 2021). Il
n’y a pas d’alliés pour les USA, seulement des serviteurs ou des
territoires à exploiter. C’est ainsi que les traités signés avec les
Amérindiens furent dénoncés et que l’ensemble de leurs terres furent
volées, tandis que les différents peuples furent quasiment exterminés,
durant la longue conquête de l’Ouest. Les États-Unis étaient également
absents en 1914, tout au plus quelques dizaines de pilotes volontaires
dans une escadrille et se fut tout jusqu’en 1917. Lorsque les Américains
chantèrent « La Fayette nous voilà ! », la France était au bord
de la rupture et manqua bien d’être vaincue, surtout après la Révolution
en Russie, qui mit hors de combat l’allié russe. Ils n’entrèrent en
guerre qu’après la naissance de la menace des sous-marins allemands et
des incidents maritimes notables (torpillage du Lusitania). Si
les USA avaient « fini par y aller », ce n’était pas politiquement de
bon cœur. Leur intervention eut un prix, le matériel et les usines
américaines ne tournèrent pas à plein régime comme nos manufactures de
1780, sans compensation financière… Entre la Première et la Seconde
Guerre mondiale, 80 % des stocks d’or du Monde qui se trouvaient en
Europe, principalement entre Londres, Paris et Berlin se retrouvèrent
entre les mains des États-Unis. Un coup de maître pour les USA, devenant
dès lors la première puissance économique mondiale.
Ford, eugénisme et nazisme. L’intervention dans la Seconde
Guerre mondiale fut encore plus tardive, et le fait par ailleurs, de
l’attaque japonaise de Pearl Harbour (7 décembre 1941), et d’une
déclaration de guerre de l’Allemagne hitlérienne (12 décembre). Sans
cela, nous pouvons légitimement nous demander, si les Américains
seraient finalement intervenus. Avant la guerre, une importante frange
du peuple américain, par ailleurs liée à l’Allemagne, avait de fortes
sympathies avec l’Allemagne nazie. Rappelons simplement Ford et son
amitié pour Adolf Hitler, ou encore les théories communes de l’eugénisme
dans les deux pays, le parti fasciste américain à l’influence réelle,
et enfin l’importante diaspora allemande. La suite nous la connaissons,
la victoire, le plan Marshall, la Guerre froide, des guerres par
procuration partout dans le monde, la création de l’OTAN (1947). Prenant
fermement le rôle de gendarme de l’Humanité, les États-Unis n’ont dès
lors cessé d’interférer dans toutes les parties du globe, souvent
militairement, à chaque fois pour des raisons économiques, de maintien
de leur hégémonie, politiques ou stratégiques. Ces raisons d’État ont
même été la cause des ratlines américaines, à savoir le recyclage
de plus de 20 000 nazis et collaborateurs européens, sans parler de
l’accueil ou l’organisation de la fuite de dizaines de milliers
d’autres.
Le recyclage systématique des élites nazies par les USA. Partout,
elles furent réutilisées, au niveau de la recherche et des sciences,
citons simplement Wernher von Braun (1912-1977), le père des fusées
américaines, nazi notoire qui termina directeur de la NASA. Mais aussi
des spécialistes des services secrets, comme Reinhard Gehlen
(1902-1979), nazi, chef des services allemands sur le front de l’Est,
bientôt chef des services secrets de l’Allemagne de l’Ouest, ou encore
Klaus Barbie (1913-1991), chef de la Gestapo de Lyon, meurtrier,
réutilisé par la CIA dans ses actions souterraines en Amérique du Sud,
notamment comme spécialiste de la torture. Otto von Bloschwing
(1909-1982), nazi et SS, agent des services secrets de la SS, le SD,
recyclé par la CIA et opérant ensuite Europe, décédé en Californie. Que
dire encore de Wilhelm Höttl (1915-1999), également SS, travaillant dans
le contre-espionnage pour le RSHA (énorme organisation de police
politique nazie), lui aussi recyclé comme agent de la CIA (1947-1949),
ou Guido Zimmer (1911-1977), officier SS du SD, criminel de guerre
impliqué dans des massacres et l’Holocauste, lié également aux services
américains et qui échappa toujours à la justice grâce à eux. Plus de 20
000 nazis de cette sorte, imaginez l’énorme dictionnaire qu’il faudrait
faire pour en étaler l’histoire et la teneur… Car après la vitrine des
procès autour de Nuremberg (1945-1949), les États-Unis ne se privèrent
pas dans leur lutte contre l’URSS d’employer des milliers de nazis. Ils
ne furent pas seulement Allemands ou Autrichiens, mais aussi Croates,
Hongrois, Roumains, Bulgares et bien sûr Ukrainiens. Le principal repli
des partisans de Bandera et Choukhevytch fut justement l’Europe
occidentale et surtout le Canada et les États-Unis. Les membres de l’UPA
furent massivement employés comme Yaroslav Stetsko (1912-1986),
lieutenant de Bandera, mouillé dans les massacres de Juifs et de
Polonais (1941-1944), qui fonda aux USA l’ABN, le Bloc des nations
anti-bolcheviques. Ainsi les États-Unis ne cessèrent jamais d’employer
des nazis, puis des fanatiques religieux, des régimes militaires ou
dictatoriaux. Nous pouvons d’ailleurs repérer quatre phases distinctes.
Au nom de la lutte contre le communisme, le « spécialiste » nazi au cœur des services américains. La
première commença dès avant 1945, et perdura jusque dans les années 70.
Elle consistait à recycler et utiliser les nazis dans toutes les
parties du monde. en Europe particulièrement, afin de lutter contre
l’Union soviétique dans l’âpre combat de la Guerre froide. Ils
participèrent à du renseignement, à la formation de réseaux, au
recrutement d’agents, de saboteurs, d’hommes de main. Ils furent très
actifs dans les pays du Pacte de Varsovie, dans les Balkans, en Grèce,
en Europe Centrale et de l’Est. Mais ils furent aussi utilisés en
Amérique du Sud ou dans les Caraïbes (assassinat de Trujillo en
Républicaine Dominicaine, avec l’aide de la CIA, en 1961). Sur le
continent sud-américain, ils installèrent ou supportèrent des régimes
militaires et fascisants et différentes dictatures, verrouillant
l’Amérique du Sud, terrain propice à la propagation du communisme avec
la proximité de Cuba. Très soucieuse de ne pas voir tomber la zone sous
l’influence soviétique, les Américains fermèrent les yeux sur les
exactions terribles des différents régimes, commises parfois avec leur
aide, comme le prouve Naomi Klein dans sa Stratégie des chocs (2007).
Partout, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay, au Chili, en Bolivie,
au Brésil, des agents nazis ou fascistes, Allemands, Autrichiens,
Italiens, Hongrois, Croates furent à la base des polices secrètes, des
méthodes concentrationnaires, d’interrogatoires et de tortures,
d’assassinats. Avec le temps, ces régimes furent abandonnés, les sbires
nazis autrefois d’utiles agents, finalement lâchés et parfois
poursuivis. Ce fut le cas par exemple de Klaus Barbie. Les USA se
débarrassaient alors de tout un système afin de laver ses écuries et se
donner bonne conscience.
Réseau Gladio, financement du terrorisme d’extrême-droite et supports aux dictatures dans le monde. Dans
cette deuxième phase qui commença au début des années 70, les néonazis
furent employés sans vergogne. Ce fut le cas de Stefano Delle Chiaie
(1936-2019) un militant italien néofasciste utilisé ainsi que beaucoup
d’autres, pour mener des actions terroristes financées et pilotées par
la CIA, dans le cadre de la stratégie de la tension. Il s’agissait ici
de terroriser la population en maintenant une pression avec des
attentats meurtriers (années de plomb), soit mis sur le dos de
mouvements terroristes d’extrême-gauche, soit pour montrer le danger de
la montée des forces d’extrêmes gauches. L’exemple italien ne fut pas
isolé, cette stratégie, pouvant d’ailleurs être couplée avec celle du
choc (soutien à des régimes dictatoriaux meurtriers). Cette dernière fut
déployée par les USA partout dans le monde, en Amérique du Sud
(assassinat du président Allende au Chili, le 11 septembre 1973, par
exemple), mais aussi en Afrique (avec le soutien à Mobutu au Zaïre, des
années 60 à 80), au Moyen Orient (soutien aux islamistes contre le Shah
d’Iran dont le régime prit fin en 1979), et en Asie (financement des
premiers fanatiques religieux, comme en Afghanistan de 1979 à 1989).
Elle fut généralisée et permis la construction de digues contre le
communisme, le contrôle des électorats, la mainmise sur des économies et
des richesses stratégiques. A la fin de l’Union soviétique,
l’écroulement du bloc de l’Est et la disparition du Pacte de Varsovie,
cette deuxième phase se termina, ayant donné lieu aussi à l’infiltration
des syndicats comme en France (Trotskistes, révolution de 1968). La
chute de l’URSS lança bientôt les États-Unis dans des opérations
militaires de contrôles directs de différents pays.
Des interventions militaires à la multiplication des révolutions colorées. C’est
donc au début des années 90 que commença la troisième phase. Ce fut le
cas au Moyen Orient avec l’intervention au Koweit (1990), la
déstabilisation puis la destruction de la Yougoslavie (1991-2001, dont
la guerre du Kosovo, 1998-1999), suivie de l’intervention en Somalie
(1993), l’invasion de l’Afghanistan (2001-2021), puis de l’Irak
(2003-2011), le soutien et le financement d’une révolution colorée en
Géorgie (2003), puis de la Révolution Orange en Ukraine (2004), d’un
coup d’État militaire à Haïti (2004), d’une révolution colorée au
Kirghizistan (2005), d’une autre avortée en Biélorussie (2005), de celle
dite du Cèdre au Liban (2005) et de celle de Jasmin en Tunisie (2005),
d’opérations militaires de nouveau en Somalie (2006-), puis de
l’invasion de la Libye (2011), de la tentative de destruction de la
Syrie (2011-2018). La liste donne déjà le tournis et ne doit pas faire
oublier que dans le monde arabe, les USA étaient à l’œuvre depuis
longtemps. Ils soutinrent dans le passé des régimes, comme celui de
l’Irak dans sa lutte contre l’Iran (1980-1988), qu’ils allaient ensuite
détruire. Les Américains ont ainsi réalisé dans le monde musulman la
même chose qu’ils avaient faite avec les nazis : supporter et armer les
islamistes à des fins machiavéliques visant à atteindre des objectifs
concrets de contrôles de points stratégiques et de ressources capitales
pour le virage du XXIe siècle. Ces plans se sont jusqu’alors en partie
réalisés, alors que les États-Unis prenaient quasiment le contrôle de
l’Union européenne en passe de vassalisation totale.
Une révolution colorée de trop, la révolution du Maïdan et l’écueil russe. C’est
la réapparition de la Russie dans le jeu international, concurrente de
nouveau gênante, qui a entamé la quatrième phase de cette longue liste
de manipulations et d’agressions à l’internationale. Pour frapper la
Russie, les États-Unis ont imaginé refaire le coup des révolutions
colorées, quasiment réussies partout, en visant l’Ukraine. Ce pays
apparaissait comme une cible de choix, car elle comprenait une
composante néonazie très importante. En renouant avec les stratégies du
temps passé, les USA pouvaient espérer faire tomber le pion ukrainien en
utilisant toute la violence et force des nombreux réseaux et milieux
néonazis en Ukraine. Ce fut la Révolution du Maïdan (2013-2014),
commencée alors que la Russie était sur le point de fonder l’Union
Eurasiatique, s’étant d’ailleurs rapprochée de pays non-alignés comme le
Venezuela, le Brésil, l’Inde ou la Chine. En Ukraine, les Américains
n’ont donc eu aucun scrupule, à financer et utiliser les partis néonazis
comme le Parti National-Socialiste d’Ukraine, Svoboda, et d’autres
groupuscules émergeant, comme le Pravy Sektor (Secteur Droit), le
Marteau Blanc et autres. En se cachant derrière une pléiade de
politiciens et oligarques corrompus (Porochenko, Timonchenko, Zelensky),
qui apportaient une couleur légale, européiste et sociale-démocrate,
cette dernière révolution fut en partie un échec. Les mercenaires,
l’argent, les bataillons néonazis, rien ne put empêcher le rattachement
de la Crimée à la Russie (mars 2014), puis l’insurrection du Donbass
(avril-mai 2014), conduisant cette fois-ci à une guerre larvée de huit
ans, puis à l’intervention russe (24 février 2022).
Historiquement, il n’y a donc aucune impossibilité aux Américains de
faire alliance avec des néonazis. La realpolitik américaine depuis
l’indépendance du pays en 1776 a été construite sur les seuls intérêts
américains, envers et contre tous. Les États-Unis furent le dernier pays
esclavagiste occidental, la terre de création du Ku Klux Klan, des
ségrégations raciales, mais aussi la mère des théories eugénistes et
récemment de celles du Gender. Elle fut aussi à l’origine de
l’extermination systématique des Amérindiens, la mère de la bombe
atomique et seule nation l’ayant utilisée contre d’autres hommes, en
l’occurrence seulement des civils. En faudrait-il plus pour démontrer
que le gouvernement américain a toujours été prêt à tout ? Qui peut
croire encore à la bienveillance des États-Unis, à sa parole donnée, à
ses bonnes intentions et au fait que selon nos médias occidentaux, il
n’y a pas de néonazis en Ukraine, encore moins au service des USA ? Qui ?
Ben oui, mesdames et messieurs qui me lisez! Après le Canard enchaîné, qui l’accusait la semaine dernière d’avoir embauché son ex-épouse "dans des conditions pénelopesques" entre 2007 et 2016, voilà que Libération en remet une couche. Son ex-épouse aurait bossé aussi pour des potes politiques à son mari.
Tellement
que le taulier des députés LR dit que le Parquet national financier,
qui ouvre une enquête sur les soupçons de détournements de fonds
publics, serait une manigance de Satan à l'encontre du député de son
coeur: Eric Ciotti.
Ben
oui, pourquoi en faire un fromage après tout? L'ex-épouse du député ne
cumulait que plusieurs contrats pour 94.500 euros de revenus bruts pour
la seule année 2009. Cette année-là, aux 20.000 euros comme
collaboratrice de son mari député, se sont ajoutés 62.800 euros de la
mairie de Nice et 11.700 euros de la communauté urbaine Nice-Côte
d’Azur. Evidemment qu'elle n'était pas technicienne de surface! Et
alors, quand on aime, est que l'on compte?
Surtout, comme l'indique dans un communiqué Eric Ciotti, "bassement attaqué " parce qu'il veut devenir Calife de LR, jamais son ex-épouse n'a dépassé les 44 heures par semaine prévues par la loi. Non Mais!
"Bassement attaqué"? Cela nous rappelle quelque chose....Celui qui a été battu aux présidentielles américaines, qui se prétend toujours victime des magouilles de ses adversaires démocrates, de tricheries imaginaires mais sans cesse avancées avec des médias complices, et qui n'hésite pas à tenter de soulever ses partisans aussi débiles que lui pour reprendre la main et le pouvoir, même au risque de créer une guerre civile.
Pour continuer de dominer le monde et fomenter partout sur la planète des coups d'état, des dictatures, en y installant leurs marionnettes tout à la solde du dollar impérialiste.
On voit là la "grandeur" de certains hommes politiques: se montrer, durer, passer à tout prix, pour au moins tenter de mieux faire oublier leurs manigances, leurs crimes.....FILLON, CIOTTI......A qui le tour?
Aviez-vous remarqué qu'un Français vivant hors de son pays natal est gentiment dénommé "expatrié"? Au Qatar, les 86% de sa population totale sont des travailleurs "migrants". Ils resteront des "migrants"
à vie, jusqu'à la mort pour certains, notamment dans la construction du
Mondial 2022 en plein désert. Et bien le bonjour à la Cop 27!
Face à ces "migrants",
300 000 Qataris. Grâce aux robinets de gaz naturel qui crachent des
milliards de dollars chaque jour que Dieu fait, un revenu est versé à
chaque Qatari de sa naissance à son trépas. Cela augmente au fil des
années. Aucun impôt pour un Qatari. La Sécu offerte, comme une parcelle
de terrain et la luxueuse maison qui va avec. Et des dollars pour
sous-payer le personnel à leurs bottes. Allah est grand et misécordieux
au Qatar, mais uniquement pour les 300 000 Qataris.
Pour
faire bien, le Qatar a admis un bureau de l'Organisation internationale
du travail, sans reconnaître aucun syndicat. Pas d'indemnité non plus
pour les migrants tués ou au turbin ou les invalides, à construire
stades et luxueuses infrastructures touristiques qui vont avec le
Mondial 2022,.
Mais
Gianni Infantino, patron de la FIFA, vient de se faire le VRP du Qatar.
Le sang et les larmes sèchent vite au Qatar. Quant à l'exploitation des
autres "migrants" au service des Qataris!
Si, par le plus grand hasard, on avait désiré rendre hommage aux 7 000 "migrants"
tués pour construire cette hérésie écologique et sportive, par une
minute de silence, le coup d'envoi du match Qatar-Equateur aurait été
bigrement reporté à un autre jour et pas à 17H. Mais cela aurait bêta
pour les télés et la pub qui font leurs choux gras sur cet évènement
footballistique mondial. Non?