mercredi 14 février 2024

 

Agriculteurs : réunion entre maquignons à Matignon...

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

 

Le 1er ministre a reçu les président de la FNSEA et des jeunes agriculteurs pour travailler à la mise en oeuvre des annonces du 1er ministre lors du mouvement social des agriculteurs. La confédération paysanne et le Modef n'étaient pas invités car minoritaires.

Lors d'une conférence de presse, les deux présidents Arnaud Rousseau et Arnaud Gaillot ont fait état d’une bonne réunion de travail, tout en indiquant qu’ils demeuraient « vigilants car il reste beaucoup à faire ».

Arnaud Rousseau a salué la décision de Bruxelles d’introduire une dérogation sur les 4 % de superficie de chaque exploitation en jachère, laquelle ne sera donc pas obligatoire cette année. Il a aussi rappelé qu’il convenait de faire fonctionner « la construction du prix en marche avant » afin de respecter les orientations de la loi Egalim.

Après avoir évoqué la future loi sur la souveraineté alimentaire que doit présenter le gouvernement, il a parlé d’un rendez-vous mensuel avec ce gouvernement sur la simplification administrative. La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs seront reçus le 20 février par le président Macron, tandis que les syndicats minoritaires le seront dès cette semaine.

Les manifestions de janvier étaient porteuses de revendications sur des prix agricoles, afin de permettre aux paysans de vivre de leur travail. Pourtant, cette question ne fut pas abordée hier soir par Arnaud Rousseau et Arnaud Gaillot dans leur conférence de presse.

Comme les prix du blé et du maïs connaissent une baisse moyenne de 30 % en février 2024 par rapport à février 2023, nous avons demandé au président de la FNSEA, lui-même céréalier, comment ce prix pouvait favoriser la rémunération de producteurs « en marche avant ». Il considère que ce prix fixé dans les salles de cotation ne peut pas être utilisé dans les négociations entre les producteurs et les transformateurs. Pourtant, à deux reprises en 2023, Bruno Le Maire promettait des baisses sensibles sur le prix des pâtes, du pain et des viennoiseries en 2024, suite aux négociations commerciales qui se sont terminées en janvier. Son seul argument portait sur la baisse du prix des céréales réduisant les coûts de production pour les transformateurs.

Par ailleurs, Eric Thirouin, céréalier comme Arnaud Rousseau, mais aussi président de l’Association générale de producteurs de blé et autres céréales (AGPB) de la FNSEA, a écrit que la forte et longue baisse du prix du blé en ces termes : « entre 2021 et 2023, les importations de blé ukrainien dans l’Union européenne ont été multipliées par vingt ». Ces importations sans droits de douane continuent et l’Europe ne cache pas que c’est une manière de soutenir l’effort de guerre de l’Ukraine. Mais la lourde facture est à payer par les producteurs de céréales dans les pays de l’Union européenne.

C’est aussi le cas des éleveurs de volailles en raison de la forte augmentation des importations de poulets ukrainiens depuis 2 ans sans droits de douane. En 2023, ils ont représenté 28 % des importations européennes contre 13 % en 2021, sans que les importations en provenance du Brésil, de la Thaïlande et du Royaume-Uni aient diminué entre ces deux dates. Une invasion qui suscite cette réaction de Jean-Michel Schaeffer, président de la Confédération Française de l’Aviculture, une fédération affiliée à la FNSEA : « nos éleveurs sont en colère. On est en train de détruire leur revenu et leur avenir et aussi notre souveraineté alimentaire ».

Tels sont les effets collatéraux du soutien à l'Ukraine et de la politique libérale de Macron. L'invasion des produits ukrainiens font baisser les prix sur les marchés que l'agrobusiness répercutent aux producteurs qui ne peuvent plus vivre de leur travail alors que les grand groupes de la distribution montent leur prix de vente aux consommateurs qui voient le coût de la vie augmenter alors que les salaires stagnent voire régressent.

Le cas du lait de vache est significatif ! En novembre 2023, alors que les négociations commerciales entre les grandes enseignes et leurs fournisseurs sur les prix d’entrée en magasin pour 2024 commençaient, les importations françaises de beurre avaient augmenté de 6 % par rapport au même mois en 2022, celles de crèmes étaient en hausse de 8 % et celles des fromages de 4 %. Selon l’Institut de l’élevage, qui vient de publier ces chiffres, « les importations de crème et de beurre pourraient être à destination de la restauration hors domicile et des produits de premiers prix vendus en magasin ».

C’est une façon pour les grandes enseignes, de dire aux fournisseurs hexagonaux que la possibilité d’importer permet de se passer partiellement de la production nationale faute d’obtenir des prix bas.

Du coup, Lactalis, N° 1 mondial dans la transformation du lait de vache, a fait passer son prix de base des 1 000 litres de lait de 405 € à 420 € au départ de la ferme en 2024 provoquant la colère des producteurs car cette hausse minimum ne peut couvrir l’augmentation de coûts de production sur douze mois qu'ils supportent. Le Modef réclame lui 500€ considéré comme le minimum pour que les producteurs de lait de vache puissent vivre de leur travail.

Sources Une tribune de Gérard Le Puill publiée dans l'Humanité

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Pétain, Laval et le droit du sol

De 1940 à 1945, le gouvernement français de Pétain collabore dans tous les domaines avec l'occupant nazie. Dans ses années noires, Pierre Laval, son chef du gouvernement, assure un rôle primordial en revendiquant la victoire de l'Allemagne hitlérienne.

On essaie de nous faire oublier aujourd'hui l'action de l'extrême droite dans la France pétainiste, notamment que les Juifs algériens ne sont plus français et qu'en métropole, les enfants nés de parents étrangers n'ont plus la nationalité française. Aujourd'hui, sous les bravos de la droite sarkozyste et de l'extrême droite, Gérald Darmanin, ministre de la police et des frontières, remet en cause le droit du sol existant dans le département français de Mayotte.

Mais il faut aussi savoir qu'actuellement, sous les ors du ministère de la Justice, au milieu des ministres anciens en charge de la Justice, s'expose le portrait de Pierre Laval à ce poste de 1934 à 1936. Néanmoins, les services de la Chancellerie ont apposé dessous la mention: "Convaincu d’indignité nationale, Pierre Laval a été condamné à la dégradation nationale le 9 mars 1945".

C'est un peu court dans le pays des droits de l'homme et du citoyen. Pierre Laval, chef du gouvernement pétainiste, a aussi été condamné à être exécuté pour haute trahison et complot contre la sûreté intérieure de l’État. Il sera fusillé le 15 octobre 1945.

CQFD

 

L’israélisme s’oppose à la foi aveugle dans l’occupation israélienne, l’apartheid et le “Disneyland juif”

11 FÉVRIER 2024

On peut mentir mais il est impossible de le faire tout le temps sans révéler les bases réelles de votre discours. Aux Etats-Unis un nombre grandissant de “juifs et de Palestiniens” se définissant comme “Israéliens” dénoncent la manière dont l’extrême-droite israélienne et les Etats-Unis, les “démocrates” en particulier mettent en péril ce qu’Israël aurait pu avoir de plus prometteur (c’était la vision d’Einstein) face à la crise de l’occident, un nouveau Cordoue. L’idée est que ce que représente le monde arabe, islamique comme le monde juif, dans ce qu’ils ont de plus rationnel, de plus progressiste, sont capables ensemble de s’opposer à ce qui a engendré le nazisme dans le monde capitaliste mais aussi puritain, tartuffe, occidental. L’existence d’un tel courant ne date pas d’aujourd’hui il avait été un peu affaibli par l’intervention russe en Ukraine mais il a repris de la force face à la propagande totalement mensongère des bellicistes en particulier dans le camp démocrate (ici Nancy Pelosi dont les intérêts personnels en matière de “semiconducteurs” sont connus et expliquent ses provocations à Taïwan et ici face à la Russie). Le discours de Poutine, le rétablissement des FAITS s’adresse en priorité à ceux qui sont capables de mettre en cause censure, et manipulation des faits comme des buts. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Le contre-discours

PAR ED RAMPELLFacebook (en anglais seulementGazouillerSur RedditMessagerie électronique

Toujours de l’israélisme.

L’israélisme s’oppose à la foi aveugle dans l’occupation israélienne, l’apartheid et le « Disneyland juif »

Sans présenter la moindre preuve, la représentante Nancy Pelosi a récemment affirmé sur CNN que les manifestants qui contestent les politiques américaines et israéliennes à Gaza obéissent aux ordres du Kremlin. « Qu’ils appellent à un cessez-le-feu, c’est le message de M. Poutine. Ne vous y trompez pas, c’est directement lié à ce qu’il aimerait voir… Je pense que certains de ces manifestants sont spontanés, organiques et sincères. Certains, je pense, sont liés à la Russie. Et je dis qu’après avoir regardé cela pendant longtemps maintenant… Je pense qu’il faudrait étudier certains financements. Et je veux demander au FBI d’enquêter là-dessus », a crié Pelosi. (Appel à Joe McCarthy !)

Néanmoins, sans se laisser décourager, deux cinéastes juifs américains d’une trentaine d’années ont réalisé Israelism, un documentaire qui est le pire cauchemar idéologique pour le camp pro-israélien sans cervelle. Erin Axelrod et Sam Eilertsen démentent habilement la propagande unilatérale sur les Palestiniens avec laquelle les Juifs américains et d’autres ont été endoctrinés au sujet de l’occupation israélienne, de l’apartheid et d’autres politiques déshumanisantes, dans un film de non-fiction primé de 80 minutes habilement rendu. Défiant le mythe pro-israélien dominant, les activistes juifs et palestiniens américains, ainsi que le candidat indépendant à la présidence/universitaire Cornel West et l’intellectuel Noam Chomsky, exposent les mensonges qui ont été perpétrés et perpétués par le régime militariste ultra-sioniste et ses partisans, menaçant leur mainmise sur les cœurs et les esprits des Juifs et des autres Américains.

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Ed Rampell a été nommé d’après le légendaire présentateur de CBS Edward R. Murrow en raison de ses révélations télévisées sur le sénateur Joe McCarthy. Rampell s’est spécialisé en cinéma au Hunter College de Manhattan et est un historien et critique de cinéma basé à Los Angeles qui a co-organisé la commémoration du 70e anniversaire de Blacklist en 2017 au théâtre Writers Guild de Beverly Hills et a été modérateur du festival du film et de la conférence « Blacklist Exiles in Mexico » de 2019 au San Francisco Art Institute. Rampell a co-présenté la série de films « The Hollywood Ten at 75 » à l’Academy Museum of Motion Pictures et est l’auteur de Progressive Hollywood, A People’s Film History of the United States et co-auteur de The Hawaii Movie and Television Book.[Archives du bulletin du CP numéros 1993-2012-400] [Fracturation nucléaire[Avantages


 

La débâcle d’une retraite semblable à celle des Afghans se profile dans les îles du Pacifique

Washington ne peut pas se donner la peine d’allouer 120 millions de dollars par an aux alliés du Pacifique pour fortifier les défenses de la chaîne des îles contre la Chine vu le rapport qualité-prix… Il faut bien mesurer à quel point le cirque électoral et les joutes vaines alors même que les “candidats” ne sont pas vraiment dans le goût de l’électorat, se déroulent sur un fond de débâcle digne de ce qui s’est passé au Vietnam, en Afghanistan et comme le souligne Franck Marsal cette débâcle se heurte à la Chine qui propose de résoudre les problèmes économiques et sociaux, sans exiger d’armement. Rien de tel que de lire le diagnostic que refusent d’envisager Macron-Attal-Séjourné, il est vrai que leur propre situation en Afrique par exemple va dans le même sens. Jusqu’à quand la propagande dont nous sommes victimes sera-t-elle entérinée par notre “représentation nationale”? (note et traduction de Danielle Bleitrach histoireetsociete)

Par GRANT NEWSHAM 13 FÉVRIER 2024


Vous pensez que le départ de l’Amérique d’Afghanistan était mauvais ? Quelque chose d’encore pire est en train de se produire dans le Pacifique, bien que plus discrètement. Les défenses américaines en Asie-Pacifique sont centrées sur une ligne de défense allant du Japon aux Philippines en passant par Taïwan et Bornéo. Ce que l’on appelle la première chaîne d’îles.

Essayez de vous défendre contre la Chine le long de la première chaîne d’îles sans zone arrière sécurisée dans le Pacifique central. Et supposons que les Chinois soient à l’arrière.

Le contrôle américain sur le Pacifique central dépend de traités – connus sous le nom de Pactes de libre association (COFA) – avec trois nations : les Palaos, les États fédérés de Micronésie et la République des Îles Marshall.

Ces nations et leur immense territoire maritime constituent la majeure partie d’un corridor est-ouest allant d’Hawaï à l’extrémité ouest du Pacifique, ce qui est essentiel pour le contrôle et les opérations militaires des États-Unis dans la région.

Les COFA donnent aux États-Unis l’autorité légale d’opérer librement et d’empêcher les armées d’autres pays d’entrer. En d’autres termes, l’accès et le contrôle militaires.

Dans le cadre de ces accords, les trois pays reçoivent un soutien financier de la part des États-Unis, y compris le droit de leurs citoyens de résider et de travailler en Amérique. Et il ne faut jamais oublier que les citoyens des États COFA servent dans l’armée américaine à des taux par habitant plus élevés que les résidents de presque tous les États américains.

Les accords COFA doivent être renouvelés, et ils ont passé la tortueuse douzaine de comités et n’ont plus qu’à être votés et adoptés. Il n’y a aucun doute là-dessus.

L’un d’eux concerne les crédits compensatoires de 2,3 milliards de dollars. Cela signifie que pour financer les COFA, 2,3 milliards de dollars doivent provenir du budget fédéral ailleurs. Les 2,3 milliards de dollars s’étendent sur 20 ans, ce qui représente en moyenne environ 40 millions de dollars par année pour chaque pays. Oui, 40 millions de dollars. Une demi-heure de fraude à Medicaid.

Nous avons soufflé un ou deux trillions de dollars en Afghanistan. Et nous nous plaignons de 120 millions de dollars par année ?

Tout le monde blâme tout le monde. Le Congrès blâme d’autres parties du Congrès et la Maison-Blanche. La Maison-Blanche accuse le Congrès. La Maison-Blanche pourrait trouver l’argent si elle le voulait. Ce n’est pas le cas.

Il y avait, en fait, un « tsar de l’Asie » au Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, Kurt Campbell, qui aurait dû faire de l’adoption des COFA sa mission. C’était le tsar, après tout. Au lieu de cela, il s’est déconsidéré et a échoué à gravir les échelons – il vient d’être confirmé au poste de secrétaire d’État adjoint. C’est normal à Washington que de récompenser l’incompétence.

Le Congrès pourrait aussi trouver l’argent, s’il le voulait. Ce n’est pas le cas – il est distrait par « la frontière », l’Ukraine, Gaza et un certain nombre d’autres choses qui l’occupent.

Peut-être que le Département de la Défense (DOD) – qui doit faire le dur travail de défense de l’Asie-Pacifique – pourrait faire preuve d’initiative et d’imagination et proposer de rediriger l’argent d’ailleurs dans son gros budget.

Seulement 120 millions de dollars par année ? C’est facile. Réduire les programmes de diversité, d’équité et d’inclusion au sein du ministère de la Défense et de toute personne qui y est liée. Réduire de 10 % le nombre de FOGO, c’est-à-dire « les officiers généraux, les officiers généraux ». Cela vous permettrait d’obtenir facilement de l’argent – et personne ne remarquerait que les drapeaux manquent.

Pire encore, en dépit d’un large soutien bipartite, les accords COFA ont en fait été retirés de l’examen de manière opaque l’autre jour. Personne ne sait pourquoi, bien qu’une rumeur prétende qu’il s’agissait d’un sénateur « soucieux de son budget », même si le projet de loi dans lequel il figurait n’aurait même pas nécessité de compensation. Aujourd’hui, un grand groupe d’autres sénateurs, menés par les sénateurs Risch et Hirono, se battent contre la montre pour tenter de convaincre leurs dirigeants de le remettre en place.

Si nous perdons le Pacifique central, nous nous défendrons contre Hawaï et la Californie du Sud, tandis que tous les pays qui comptaient sur nous – le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, les Philippines, l’Australie et d’autres – commenceront à couvrir leurs paris.

Carte : Service de référence du Congrès

La Chine va adorer cette nouvelle séquence. La RPC a déjà une forte présence commerciale et politique dans les États de la COFA (et à peu près tous les autres pays insulaires du Pacifique) et s’emploie à les éloigner des États-Unis.

Et c’est avec succès. Parmi les approches les plus courantes, on trouve les paiements financiers, l’aide économique, les pots-de-vin aux fonctionnaires, la facilitation de l’entrée du crime organisé chinois et même l’encouragement des mouvements sécessionnistes pour affaiblir les gouvernements fédéraux récalcitrants.

On dit que le président de chaque pays de la COFA a un chèque en blanc de la Chine sur le bureau. Les chèques n’ont pas été encaissés, tant leur attachement aux États-Unis est profond. Mais leur patience n’est pas illimitée, et quand leur ancien ami les néglige, ils le remarquent. En effet, ils sont sacrément en colère – même s’ils ne le montreront pas.

Imaginez que vous êtes président d’un État insulaire du Pacifique et que vous avez passé une grande partie de votre mandat à négocier un accord avec les États-Unis que vous et Washington avez finalement signé. Ensuite, vous devez dire à vos citoyens, des mois plus tard, que les dirigeants du Congrès s’en soucient si peu qu’ils l’ont retiré d’un projet de loi sans débat et que nous ne sommes pas sûrs qu’il sera un jour soumis au vote. Nous n’avons donc pas d’argent pour les bureaux de poste, les écoles, les retraites ou les médicaments – et les impôts vont devoir augmenter.

Et, pendant ce temps, la Chine propose de résoudre tous vos problèmes.

C’est sérieux. Le prix à payer pour ne pas renouveler les COFA – et ne pas continuer à faire le nécessaire pour maintenir nos liens avec ces nations – sera payé par de nombreux militaires américains morts.

On aimerait que le commandant du Commandement indo-pacifique des États-Unis, l’amiral John Aquilino, mette ses « étoiles sur la table » et démissionne à cause de ce spectacle de clowns.

Le fera-t-il ? Bien sûr que non. Ce genre de choses n’arrive plus. Le public actuel n’est pas le même que celui de Nimitz, Halsey et Spruance.

Et en parlant de nos amis de la région Asie-Pacifique, peut-être le Japon pourrait-il intervenir et offrir de payer ? Ce ne serait pas la première fois que Japan Inc sortirait son chéquier lorsqu’elle verrait ses intérêts menacés.

Stratégie de la chaîne d’îles. Carte : ResearchGate

Elle paie près de 2 milliards de dollars par an pour soutenir la présence militaire américaine au Japon, dont dépend la sécurité de la nation.

Et alors que le système financier américain implosait en 2008, une grande banque japonaise – vraisemblablement à la demande du gouvernement japonais – a fait un chèque de 9 milliards de dollars pour maintenir Morgan Stanley (et le système financier américain) à flot.

Un accord encore meilleur pour le Japon serait de 120 millions de dollars par an pendant 20 ans (2,3 milliards de dollars au total).

Si le gouvernement américain n’y parvient pas, peut-être que Tokyo l’aidera. Sinon, nous méritons de perdre.

Grant Newsham est un officier des Marines américains à la retraite et un ancien diplomate américain. Il est l’auteur du livre When China Attacks : A Warning To America.

Cet article a été publié pour la première fois par JAPAN Forward et est republié avec autorisation.


 

La Russie développe le réseau ferroviaire de l’Eurasie

La Russie développe le réseau ferroviaire de l’Eurasie. Tandis que l’occident global tente de créer partout les conditions de la guerre et d’une crise économique, sociale, environnementale il est tout de même rassurant de mesurer à quel point sa stratégie est impuissante à s’opposer à ce qui nait même si partout, il ne reste plus à l’occident global et à nos gouvernants impuissants qu’à tenter de provoquer guerre, destruction, un autre monde est en train de naître. Ici l’exemple de la manière dont la Russie qui a dû faire pivoter son économie vers l’Asie recrée le continent eurasiatique que les guerres type celle de l’Afghanistan, la création de réseaux terroristes n’arrivent pas à empêcher (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

01jeudiFév 2024

Posted by Groupe Gaulliste Sceaux in Débats,Décryptage,OpinionsEconomieInternational

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échanges commerciauxchemins de ferChinecontinent eurasienRussie

Vladimir Mozhegov

« Le développement des corridors de transport est une question très importante. Tous les corridors … augmentent. L’Est – plus 5 % en général, les exportations – plus 7 %. Par ailleurs, le transport avec la Chine se distingue. Vous avez remarqué que le chiffre d’affaires des échanges avec la Chine va augmenter – plus de 200 milliards [de dollars]. Nous le constatons dans le volume du trafic. C’est en ces termes qu’Oleg Belozerov, directeur des chemins de fer russes, a décrit, lors d’une réunion avec le président russe Vladimir Poutine, la croissance du chiffre d’affaires du fret en direction de l’Est d’ici à la fin de 2023.

La croissance des échanges commerciaux entre la Russie et la Chine a depuis longtemps démontré la nécessité d’accroître la capacité des voies ferrées. Cet objectif a été fixé au milieu des années 2010. Mais à cette époque, alors que les principaux intérêts commerciaux de la Russie se situaient en Europe, la direction asiatique semblait d’une importance secondaire. En outre, à l’époque de la mondialisation, le principal flux de marchandises de la Chine vers la Russie passait par la mer, via le canal de Suez et les plates-formes européennes, et non par le rail.

Tout a changé après le lancement du système d’échange de quotas d’émission et l’imposition de sanctions antirusses par l’Union européenne. La connectivité des transports intérieurs par voie terrestre s’est avérée essentielle pour les échanges commerciaux sur le continent eurasien. Les chemins de fer en sont le principal outil.

Au cours des deux dernières années, le réseau ferroviaire russe s’est à nouveau rapidement orienté vers l’est, en direction de la Chine. Les deux autoroutes les plus importantes – le BAM et le Transsibérien – justifient pleinement les fonds énormes consacrés à leur construction depuis l’époque de la Russie impériale. La route terrestre vers la Chine, basée sur le BAM et le Transsibérien, est devenue une artère clé du commerce extérieur russe. Toutefois, la croissance du trafic de marchandises est entravée par un certain nombre de contraintes objectives. La Russie les surmonte avec tous ses voisins de l’Est en développant son réseau ferroviaire.

Voies existantes

À l’heure actuelle, les communications ferroviaires entre la Russie et la Chine s’effectuent le long de cinq itinéraires principaux. Ces itinéraires sont les suivants

  • le transit par le Kazakhstan
  • le transit par la Mongolie ;
  • la traversée du territoire chinois à la ville de Zabaikalsk (branche du Transsibérien) ;
  • pont ferroviaire sur le fleuve Amour au point de passage de Nizhneleninskoye-Tongjiang (ouvert au printemps 2022) ;
  • passage à niveau à Ussuriysk près de l’extrémité orientale du Transsib.

La mise en service du pont sur l’Amour a immédiatement multiplié par cinq le trafic de marchandises dans cette direction. Selon Kirill Dmitriev, directeur du Fonds russe d’investissement direct, qui a financé le projet, dans un avenir proche, cette direction représentera 10 % du chiffre d’affaires total du fret russo-chinois.

À cela s’ajoute le passage de la ville russe de Blagoveshchensk à la rive chinoise du fleuve Amour – à la ville de Heihe. Un pont autoroutier sur le fleuve a été inauguré en mai 2022. Des voies ferrées s’approchent du poste-frontière des deux côtés de la frontière, de sorte que ce point de contrôle est déjà devenu très important pour le trafic de marchandises entre les deux pays.

Les possibilités de développer le transit de marchandises chinoises par le Kazakhstan ont été épuisées en 2021, lorsque plus de 15 000 trains ont été envoyés de Chine au Kazakhstan, puis en Russie et en Europe. L’augmentation de la capacité des itinéraires ferroviaires alternatifs est d’une importance capitale.

C’est pourquoi la modernisation du BAM et du Transsibérien est devenue l’un des principaux projets d’infrastructure du pays. Cependant, nous ne parlons pas seulement de l’expansion des autoroutes vers les ports de l’Extrême-Orient russe, mais aussi du début de la formation d’embranchements à partir de ces autoroutes, y compris à l’extérieur de notre pays. En d’autres termes, la création d’un réseau de transport intra-eurasien à part entière. Il permettra d’assurer la connectivité globale de l’ensemble du continent par des voies terrestres.


Projets de développement du réseau ferroviaire

La capacité du poste frontière ferroviaire de Zabaikalsk est actuellement en cours d’extension – elle sera portée à 32 paires de trains par jour. Il est prévu de construire un deuxième poste frontière ferroviaire vers la RPC à Starotsuruhaitui, situé à l’est. Il est également prévu de moderniser le poste frontière Solovyevsk-Erentsav vers la Mongolie, ce qui créera une autre voie de transit vers la Chine à travers ce pays.

La construction du chemin de fer Lesozavodsk – Hulin dans le kraï de Primorsky est à nouveau à l’ordre du jour. Elle pourrait être demandée pour les cargaisons chinoises devant être acheminées par la route maritime du Nord.

Il est également prévu de rouvrir le poste frontière Dzhalinda – Mohe dans la région de l’Amour. Dzhalinda est relié au chemin de fer transsibérien par la station de jonction de Skovorodino, qui est elle-même reliée au BAM.

L’augmentation des livraisons de produits russes à la Chine rend nécessaire de penser non seulement à la modernisation des anciennes routes, mais aussi à la mise en place de nouvelles routes. En octobre 2023, la Russie a annoncé son intention de construire deux nouvelles voies ferrées vers la Chine.

L’un d’eux partira de Kyzyl pour rejoindre la Mongolie, où il se divisera en deux parties : la branche orientale ira jusqu’à Erlian et la branche occidentale jusqu’à Urumqi. Le second partira de Biysk (territoire de l’Altaï) et rejoindra également Urumqi. Selon les spécialistes, ce projet est d’une ampleur comparable au BAM, mais le délai de mise en œuvre est beaucoup plus court. La construction de ces autoroutes est incluse dans le plan de mise en œuvre de la stratégie de développement socio-économique du district fédéral de Sibérie jusqu’en 2035.

La République populaire de Chine a déjà réalisé une grande partie des travaux de construction de sa section de la ligne Biysk – Urumqi. Wang Wen, doyen exécutif de l’Institut d’études financières Chongyang de l’Université populaire de Chine (RDCY), affirme que « le nouveau chemin de fer contribuera de manière significative au développement régional de la Russie et de la Chine ». Actuellement, le centre de gravité de l’économie russe se situe à l’ouest de l’Eurasie, tandis que le centre de gravité économique de la Chine se trouve à l’est du continent. Le chemin de fer jouera un rôle important dans le rééquilibrage du développement économique des deux pays ». En d’autres termes, l’ouest de la Chine et l’est de la Russie bénéficieront d’un élan de développement supplémentaire grâce aux nouvelles liaisons ferroviaires.

Ensemble avec les partenaires

La Chine et la Russie ne sont pas les seules à construire activement des chemins de fer le long de cet axe. Par exemple, des préparatifs sont en cours pour construire une voie ferrée allant du nord-est du Kazakhstan au nord-ouest de la Mongolie, en passant par la région autonome ouïgoure du Xinjiang (XUAR) de la République populaire de Chine.

En outre, en 2022, Alexei Shilo, directeur adjoint de JSC « Russian Railways », a déclaré qu’ »avec des partenaires kazakhs, nous travaillons sur le projet d’une nouvelle ligne ferroviaire Ayagoz – Bakhty avec un nouveau point de contrôle à la frontière kazakho-chinoise ». Et avec la Mongolie, « nous travaillons à la reconstruction de la ligne Solovyevsk – Choibalsan, et de là, à la construction d’une nouvelle ligne jusqu’à la frontière entre la Mongolie et la Chine ».

En septembre 2023, le directeur des chemins de fer iraniens, Miad Salehi, a déclaré que l’Iran préparait « les bases d’une augmentation du volume du trafic ferroviaire de marchandises vers la Chine ». Il est prévu que le transit ferroviaire passe par le poste frontière de Sarakhs, à la frontière entre l’Iran et la Turkménie. Il ne fait aucun doute que ce bond sera également garanti par l’achèvement d’un autre axe ferroviaire clé dans la région : le corridor entre l’Azerbaïdjan et l’Iran le long de l’axe Resht-Astara. La construction de cet embranchement devrait débuter prochainement. Ce tronçon constituera le dernier fragment du corridor de transport international Nord-Sud.

1234Le monde multipolaire a changé le statut de l'Extrême-Orient La section détruite du BAM a été restaurée en un temps recordDes experts expliquent les avantages de routes supplémentaires pour le commerce avec l'Asie du Sud-Est et l'Asie centrale

La coopération entre la Russie et la Chine dans le développement du réseau ferroviaire montre clairement le degré de rapprochement économique entre Moscou et Pékin. Tant qu’il s’agissait principalement du transit de marchandises chinoises vers l’Europe, des lignes ferroviaires latitudinales ont été développées. Mais aujourd’hui, alors qu’une intégration plus poussée des économies des deux pays est à l’ordre du jour, il est devenu nécessaire de compléter les lignes latitudinales par un réseau plus dense. L’inclusion d’autres pays membres des BRICS et de l’OCS dans ces processus renforce encore la position géopolitique de la Russie. Le réseau ferroviaire à grande échelle en cours de création confirme le statut de la Russie en tant que centre d’intégration de l’Eurasie.

VZ