jeudi 21 mars 2024

 

Publié par El Diablo

 

Alors que des maternités ferment par manque de gynécologues-obstétriciens, nous manquons aussi de sages-femmes dans les hôpitaux. Cela n’est pas étonnant au regard de la manière dont ce métier essentiel pour la santé des femmes est aussi peu valorisé. Si sur le papier les sages-femmes sont considérées comme du personnel médical avec des études qui durent maintenant 6 ans, le salaire d’embauche dans la fonction publique hospitalière n’est que d’un peu plus de 1 800 euros nets. Il ne faut donc pas s’étonner si nous assistons à une fuite de ces professionnelles de l’hôpital pour un exercice en libéral. Ainsi la part des sages-femmes travaillant dans les établissements hospitaliers ne cesse de baisser avec un phénomène d’épuisement professionnel inquiétant touchant près de 40 % des salariées.

Cette situation est à l’origine d’une désaffection pour ces études. En 2022, 20 % des places restaient vacantes dans cette filière de formation avec un pic à 37 % en Ile-de-France. Ce phénomène a été accéléré par la fusion de la première année d’études avec celle de médecine qui de fait institue une hiérarchie des choix en faveur de cette dernière. A cela s’ajoutent des conditions d’études très difficiles comme le montre une enquête récente de l’Association nationale des étudiant.e.s sages-femmes Elle alerte sur le coût des études avec des frais de logement et de transport très élevés. Il est ainsi estimé que les étudiantes parcourent en moyenne 25 700 km pour aller en stage durant leur cursus, ce qui représente une dépense estimée à 12 850 euros. En compensation, les étudiantes peuvent percevoir une indemnité mensuelle de 130 euros brut. Par ailleurs, seul un quart des terrains de stage propose aux étudiants un logement et seulement 18 % le font à titre gratuit. A cela s’ajoute la faiblesse des indemnités de stage qui s’établit à 3 277 bruts sur 12 mois en 4e année et à 4 034 euros brut sur 10 mois en 5e année, soit moins de 3 euros de l’heure.

Comme pour tous les autres métiers du soin, il est urgent que des mesures fortes soient prises par le gouvernement pour revaloriser celui de sage-femme pour éviter une catastrophe sanitaire. En effet, les indicateurs de santé publique de la France tant au niveau de la mortalité des mères que celle des nouveau-nés nous placent en queue de peloton des pays de l’OCDE. Par ailleurs, alors que le domaine de compétence des sages-femmes vient d’être élargi, notamment au niveau de la pratique des IVG, l’aggravation du déficit démographique renverrait l’inscription de la liberté de recourir à l’IVG à une simple déclaration d’intention sans réalité effective. Les solutions existent avec les contrats d’études assurant une rémunération pendant les études contre une obligation de servir pendant un nombre d’années défini. Par ailleurs, une durée d’études de 6 ans implique un salaire d’embauche au minimum au même niveau de ceux proposés avec un diplôme d’ingénieur ou d’une école de commerce, soit 2 600 euros nets mensuels.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier – SAMU 93

Source : Facebook

 

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Honduras : Deux ans de gouvernement socialiste et solidaire

18 Mars 2024, 17:03pm

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Publié par Bolivar Infos

 

 

Par Ezequiel Sánchez

 

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos

 

La première présidente de l'histoire du pays a donné un tour drastique aux politiques néolibérales mises en place par ceux qui l’ont précédée au pouvoir.

 

Deux ans après l'investiture de la présidente, Xiomara Castro, le gouvernement socialiste de la compagne de Manuel « Mel» Zélaya Rosales, qui a subi le coup d'état de 2009, a donner un tour drastique aux politiques  néolibérales mises en place par celui qui l’a précédée au pouvoir, Juan Orlando Hernandez, condamné il y a une semaine aux États-Unis pour avoir conspiré pour importer plus de 500 tonnes de cocaïne.

 

La première femme de l'histoire à prendre les rênes de la nation  pillée, la seconde la plus pauvre du continent après Haïti, d'où ont commencé à fuir des caravanes de migrants quand l'absence d'opportunités, la violence, ou les difficultés climatiques ont rendu impossible de vivre dignement dans ce pays, a eu une tâche titanesque.

 

À la moitié de son mandat, Castro cherche à faire monter son pays de l'enfer au purgatoire, comme disait Nestor Kirchner, avec un Etat présent et le cabinet, le plus jeune d'Amérique latine, produit du mélange entre d'anciens fonctionnaires de Zelaya et ceux qui ont commencé à militer dans les rues pendant la résistance au coup d’Etat.

 

Subventions

 

Dans une situation planétaire où le monde tombe en petits un petit morceaux, la présidente a décidé de subventionner l'essence, le gas-oil et l'électricité pour amortir l'impact de leur prix international sur le panier de la ménagère bien qu'elle ait hérité d'une économie en faillite.

 

C'est pourquoi il a été vital d'ouvrir des lignes de financement hors des lignes pré existantes avec le Fonds Monétaire International. L'intégration à la Banque Inter- américaine de Développement et à Caraïbes CAF et les bonnes relations avec l'Union européenne et les pays asiatiques lui a permis d'ajouter des ressources à investir dans ses politiques publiques.

 

Au niveau géopolitique, engager des relations diplomatiques et commerciales avec la Chine (au détriment de ses relations avec Taïwan) a été, en outre, un coup pour la déjà décadente hégémonie étasunienne. Surtout si on considère que l'Amérique centrale a toujours été l’arrière-cour de Washington et le Honduras, son épicentre dans la région.

 

Les médias locaux et certains patrons ont poussé des cris au ciel en disant que le communisme isolerait le Honduras et freinerait n'importe quelle sorte d'investissement, mais même le Gouvernement nord-américain lui-même ne soutient pas ce discours de la guerre froide étant donné que la Chine et les États-Unis sont d'importants partenaires commerciaux l'un pour l’autre.

 

Justice fiscale

 

La véritable raison de la colère envers la présidente Castro réside dans sa volonté de faire approuver la loi de justice fiscale grâce à laquelle elle cherche à ce que ceux qui produisent le plus paient le plus. Le Honduras perd en exemption d'impôts environ 6 % de son PIB, l'un des taux les plus haut du continent, et était sur le point d'être déclaré par fiscal.

 

Sur le plan international, Castro a pris la présidence tournante de la Communauté des Etats Latino-américains et Caribéens CELAC, du Système d'Intégration Centraméricain SICA et de la Coalition des Nations avec des Forêts Tropicales, LEAF, présidences à partir desquels elle cherche à replacer son pays dans ce qu'on appelle le concert des Nations, après que son image ait été tellement détériorée par les dénonciations fondées de trafic de drogue du Gouvernement précédent.

 

Renouvellement du pouvoir judiciaire

 

Avec le soutien de Castro, un nouveau procureur général est en train de réouvrir d'anciennes plaintes archivées et ouvre de nouvelles lignes d'investigations contre des politiciens et des patrons corrompus qui ont été responsables ou complices du pillage systématique qui s'est produit pour, entre autres fins, financer les campagnes de 2013 et 2017 du Parti National. Le renouvellement du pouvoir judiciaire a été complété par une nouvelle Cour Suprême de tendance centre-gauche : par la loi, au Honduras, la Cour et le procureur général changent tous les 5 ans.

 

De plus, on a cherché à nettoyer les forces de police et l'armée en mettant l'accent sur les droits de l'homme. Mais pour faire baisser les indices de criminalité, on a aussi parié sur le sport comme une forme d'inclusion sociale en investissement dans la construction et la restauration de centres sportifs sur tout le territoire.

 

Les infrastructures

 

La création d'infrastructures a été un pilier important pour créer des emplois, faire bouger la micro-économie et moderniser le pays. Jamais dans l'histoire du Honduras, on n’avait asphalté tant de routes. pas seulement les artères principales, mais aussi des chemins qui, au moment des pluies étaient impraticables et isolé des communautés en rendant plus difficile aux populations de vendre leurs récoltes. En plus, on a lancé des bons d'élevage pour stimuler la production agricole dans un pays qui doit acheter des aliments.

 

D'autre part, on envisage de construire un train interocéanique qui connecte RAY, les ports des Caraïbes avec ceux du Pacifique pour transporter les marchandises de façon plus efficace. À cela s'ajoute la réparation des aéroports de San Pedro. Celui-là–le pôle économique du pays–de La Ceiba et de Roatán - l’île qui reçoit le plus de touristes–. Et le Gouvernement est en train de récupérer l'administration de l'aéroport de Tegucigalpa, qui était dans les mains du secteur privé et était seulement utilisé pour des vols de cabotage.

 

8M

 

En ce qui concerne les droits des femmes, on espérait fortement que la situation s'améliorerait avec le Gouvernement de Castro, bien que le Honduras soit un pays conservateur où les religions ont un poids énorme dans l'opinion publique. Le 8M passé, on a légalisé la pilule contraceptive d'urgence, interdite depuis le coup d'Etat, et ce 8M, le Congrès a approuvé la loi des « maisons-refuges » pour les survivantes de violences. Mais les députés hommes n'ont pas donné le quorum pour d'autres demandes féministes.

 

La présidente a affirmé que 2024 serait l'année de la santé de l'éducation, deux piliers de celui qui s'intitule lui-même, « Gouvernement socialiste et solidaire. » Au niveau sanitaire, on a annoncé la construction de 8 hôpitaux dispersés dans tout le pays. Trois d'entre sont déjà en construction et on s’attend à ce qu'ils soient inaugurés l'année prochaine. On projette aussi de créer un laboratoire de médicaments pour ne pas dépendre exclusivement des importations.

 

En ce qui concerne l'éducation, on a restauré beaucoup d'écoles publiques qui  étaient au bord de l'abandon et on a créé un programme de bourses pour toutes les étapes de la formation. Pour encourager la présence à l'école, on a lancé une campagne d'alimentation qui couvre presque 97 % des centres éducatifs. La campagne a été reconnue internationalement dans un pays où l'absence de ressources empêche un grand nombre d'enfants d'aller à l’école.

 

L’avenir

 

Au Honduras, la réélection est interdite bien que l'ancien président trafiquant de drogue Hernandez l’ait obtenue par la fraude en 2017. Pour rendre les élections de l'année prochaine transparentes, la présidente Castro a déjà prévenu que celui qui voudrait être candidat pour son Parti Libre devrait renoncer à sa charge de fonctionnaire pour ne pas profiter de l'appareil d’État.

 

C'est celle qui est actuellement l'ancienne ministre des finances Rixi Moncada, une cadre qui a accompagné Zélia pendant son mandat et qui a le soutien de la famille, qui a pris cette initiative. Mais pour que la première dame présidente du pays mette l'écharpe présidentielle a eu une autre femme, il reste encore des mois–les élections internes auront lieu dans un an exactement–pendant lesquelles la bonne gestion du gouvernement de Castro sera la meilleure propagande possible, même si l'on ne peut pas sortir de l'enfer du jour au lendemain.

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2024/03/16/honduras-dos-anos-de-gobierno-socialista-y-solidario/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2024/03/honduras-deux-ans-de-gouvernement-socialiste-et-solidaire.html

mercredi 20 mars 2024

 


Sur le pied de guerre

 

Le bruit des bottes.

 

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Notre guide suprême dans son intention de plus en plus affirmée de laisser une trace dans l'histoire, non seulement de la France mais dans sa mégalomanie galopante, sur celle du Monde, entend réaliser son fantasme suprême. Déjà par deux fois, il avait donné dans le registre belliciste ou belliqueux, n'hésitant pas un seul instant à déclarer la guerre aux gilets jaunes avant de la poursuivre avec la pandémie.

C'est en guerroyant que l'on devient illustre, l'adage vaut la plupart du temps pour les grands hommes qui ont laissé une trace sanglante dans l'Histoire. Il se trouve toujours des gens parmi ceux qui ont échappé à la tuerie pour vanter leurs mérites, chanter leur gloire et célébrer leur mémoire. Notre bon Monarque aspire à pareille récompense en frappant un plus grand coup encore.

L'ambition allant, il a singulièrement haussé le niveau de ses exigences. Après s'être fait la main sur les pauvres gueux de son royaume puis sur toute la population qu'il a asservi le temps des confinements sanitaires, son regard tel l'aigle Corse, se porte désormais sur la Russie. Il ne faut jamais reculer même si l'obstacle parait insurmontable surtout quand ce sont les autres qu'on envoie au casse-pipe.

Notons au passage sur ce dossier, qu'après s'être rêvé futur prix Nobel de la paix en tentant de jouer les intercesseurs ou l'intermédiaire essentiel, il a changé son fusil d'épaule en mettant en branle une toute autre stratégie. Son destin passera par une hécatombe, un désastre pour notre nation mais tout aussi sûrement, un coup d'éclat pour la fin de son mandat et peut-être de notre nation.

Rien n'est trop beau pour lui ni trop terrifiant pour son peuple. Une bonne guerre ça vous remet les idées en place, l'économie à flot tout en élimant tous ceux qui médisent de lui. Une bonne loi martiale et sa cote de popularité retrouvera les sommets tandis que la patrie en danger se rangera sans rechigner derrière son chef suprême.

Il conviendra de profiter bien vite de cet état de grâce car en face, l'agresseur, le méchant, le diable qu'il espère ramener à la raison, se fera un plaisir de balayer l'agité et ses troupes. L'armée française restera dans sa tradition des défaites cinglantes, celle-ci avec le risque prévisible de rayer de la carte ce pays qui ignore qu'il n'est plus grand chose dans la cacophonie des nations.

Seul notre grand timonier pense encore que la grandeur de la France lui donne une place dans ce cirque planétaire. Il roule des épaules, fait de grands moulinets de bras, parle fort, se hausse sur ses talonnettes pour tenter d'impressionner le maître du Kremlin. L'autre de se gausser de ce pantin dérisoire, marionnette pathétique des puissants de l'économie qui baisseront eux aussi pavillon devant l'immense force de frappe.

Il suffira d'une chiquenaude pour mettre à terre une armée qui n'a plus les moyens de ses ambitions, qui ne dispose plus de matériel de projection en état et qui n'a presque plus d'armes en stock. Les effets de manche du général en chef n'y changeront rien. Il se contentera d'amuser la galerie avant que le méchant Vladimir sonne la fin de la récréation.

En espérant qu'il se montre assez patient pour lui donner le temps de rétablir la situation plus que critique pour les élections européennes et qu'il daigne patienter pour que les JO « olympitres » constituent son bâton de maréchal délogé, avant que de prendre la porte sous les sifflets de la foule. Si ce n'est pas le cas, nous devons nous attendre à verser des larmes et des torrents de sang dans des sillons qui se contenteront de notre sang. 

Quand on n'est pas de taille à jouer les va-t-en-guerre, il est prudent de savoir rester à sa place. Hélas, ce triste personnage n'a jamais su le faire et s'apprête à mettre un point fatal à son effroyable règne.

Nabum

 

Publié par El Diablo


 

Alors que Macron vient de répéter dans la presse tchèque son intention d’envoyer des troupes de l’OTAN pour affronter directement la Russie, des officiers généraux français, rassemblés dans le « Cercle de réflexion interarmées », sauvent l’honneur. Ils lancent un appel ouvert au cessez-le-feu en Ukraine, que nous reproduisons intégralement. Manifestement, les positions extrémistes de Macron (évoquées par ailleurs par Jacques Myard) sont en train de fracturer l’armée.

Les propos sont clairs : des officiers généraux ne cachent plus, désormais, leur hostilité à la politique guerrière de Macron. Dans la pratique, l’appel à l’intervention en Ukraine relève de la folie militaire et de la course à la destruction.

Ne manquez pas l’interview de Jacques Myard sur le même sujet (ci-dessous):

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Passeport Educfi pour les collègiens en classe de 4e: qu'es aco?

En partenariat avec l'Education nationale, la Banque de France, par Marguerite Collignan de Durand, sa directrice de l'éducation financière, 750 000 élèves de quatrième vont recevoir une formation pour apprendre à gérer un budget.

"Il n’est jamais trop tôt pour parler d'argent aux enfants", a estimé sans rire la gente dame lundi 18 mars sur France  inter. "On peut même commencer à la petite souris", a-t-elle rajouté sur le même ton.

C'est dans le cadre de la "Semaine de l'éducation financière", organisée par la Banque de France. Pas par une grande banque d'affaires dont le locataire réélu à l'Elysée était dans les hautes sphères directoriales.

Le module de formation dure deux heures et est dispensé par un enseignant du collège. Les professeurs de n'importe quelles matières peuvent s'emparer de ce module sur la base du volontariat. Parce que les enseignant n'ont rien d'autre à faire au collège ?

"On est à peu près sûr qu'au bout de deux heures, [les élèves] vont s'y intéresser et être capables de décrypter les premières questions financières qu'ils vont devoir se poser dans leur vie. Mais il va falloir que derrière, ils aient encore des formations et des sensibilisations", énonce Marguerite Collignan de Durand, directrice de l'éducation financière de la Banque de France. Ben dis donc!

Et à la Bourse de Paris, ils participent aussi à la"Semaine de l'éducation financière"?

 

Note de Pedrito

Comment faire devenir adepte du capitalisme avant que d'assurer aux enfants une éducation humaine et sociale qui les préparerait à la citoyenneté universelle? Économique, écologique, fraternelle.....

"Le monde sera beau, je l'affirme et je signe.....". Jean FERRAT