lundi 6 août 2018

Arsène Robuchon-Joël Tchakarian(°)

Publié le 6 Août 2018

Paysage politico-médiatique


Arsène Robuchon-Joël Tchakarian
10 minutes en ouverture de JT pour un cuisinier certes grand, décédé à 73 ans, ami de toute la bourgeoisie réac.
7 secondes en fin de JT pour un héros de la Résistance, décédé à 102 ans, combattant pour son idéal communiste.
Comme le disait Maître Albert 
E=MC2
Quelle veulerie côté médias,
quelle misère côté politique 

Note de Pedrito:
(°)Joël TCHAKARIAN était le dernier survivant du groupe MANOUCHIAN, ce groupe de résistants Arméniens dont beaucoup donnèrent leur vie pour nous libérer du nazisme.  Des héros!!
Qu'en savent la plupart de celles et ceux qui sont sensés "INFORMER" dans nos merdias? 
"Informer" sur la bouffe, la canicule, les bouchons, les campings, les plages...... Mais sur les héros qui ont donné leur vie pour que nous vivions en paix?

vendredi 3 août 2018

LA PÈGRE BENALLA- MACRONIENNE EST PARTOUT

Extrait du "Comité Valmy"
......Mais pourquoi ? Parce que, misère du journalisme politique, ce concentrat de toutes les tares de la presse contemporaine, il est question de « l’Élysée ». Et la séquence, alors, redevient intéressante. C’est pourtant tout autre chose qui se passe depuis deux ans, autre chose que les méfaits d’un voyou monté en grade : une entreprise d’intimidation généralisée de toute opposition politique sérieuse, méthodiquement conduite par les institutions de la police et de la justice. Intimider systématiquement par la violence institutionnelle et par la violence physique : menace de la garde-à-vue dans des conditions dégradantes qui glaceraient les spectateurs d’un film sur quelque dictature d’autres latitudes, menace de la prison pour des faits inexistants : un étudiant de Paris 1 a pris de la prison (de la prison ! – 4 mois avec sursis) pour avoir simplement été pris avec dans son sac un sweat à capuche, du sérum physiologique, un masque et des lunettes de piscine, c’est-à-dire le viatique minimal pour faire face aux agissements de la police. Menace de violence institutionnelle, donc, et menace de violence ouverte, expressément faite pour que les manifestants soient envahis du sentiment de mettre en jeu leur intégrité physique au moment où ils s’apprêtent à exercer leurs droits politiques fondamentaux. Ici se pose une question lexicale presque insoluble à force de complexité : sous quelle catégorie, en « isme » par exemple, résumer les pratiques d’un pouvoir qui s’attache ainsi à méthodiquement terroriser ses citoyens ? Pour la police elle-même, c’est parfois trop : un gardé à vue d’Arago témoigne ainsi que l’OPJ auquel il avait affaire restait interloqué des consignes venues d’en-haut d’administrer pareils traitements à une poignée d’adolescents.

Note de Pedrito
Il n'y a que les inconditionnels, la jeune génération de l'institutionnelle  start-up dépolitisée, alliée à la vieille droite Collombiste tout aussi institutionnelle, qui, elle, a flairé au moment opportun le canasson idéal envoyé par les banques, celui qui allait garantir les privilèges des plus riches sous le couvert de réformes, - lisez les massacres sociaux votés à la  hussarde - après Sarko et Hollande, les précédents gardiens du temple, il n'y a donc que ces jeunes godillots semblables à ceux de la génération Giscard pour ne pas s'apercevoir que "en Marche" signifie ni plus ni moins qu'un abominable rétropédalage social dont sont déjà et seront demain plus encore victimes les Français les plus pauvres, souvent ceux qui auront le plus donné économiquement et socialement parlant à leur pays dont ils ne sont pas invités à entonner la Marseillaise dans les cercles bobos macronniens: la FRANCE.
Mais ce phénomène de pleins pouvoirs et de méthodes crapuleuses n'est pas l'apanage de Macron. Toutes proportions gardées, mais avec la même violence impunie, il se passe dans des villages ruraux célèbres par leurs manifestations culturelles des choses dont ne parleront jamais ni Médiapart, ni la Dépêche, ni Libé, ni la Nouvelle République, ni aucun journal pour qui seul compte le fric, les retombées économiques pour une poignée de commerçants,  et surtout les retombées politiques pour la ....majorité(!) politique du Gers et de la Région - j'ai failli choisir un autre qualificatif, beaucoup plus significatif de ce que ressentent les nombreux habitants qui subissent  les excès provoqués par quasiment deux mois de squat de leur village livré à l'orgueil des uns, les élus,  et au pognon d'une classe dorée.
Pendant presque deux mois, -installations, 3 semaines de festival, puis démontage-  les rues sont barrées, c'est la grande pagaïe, on ne peut plus circuler, acheter le journal, se rendre au cimetière, acheter le pain, à pied, en vélo, sans être importuné par des barrages, des sens uniques, des sens interdits, des flics qui interdisent, canalisent....Évidemment, la presse locale fait les gorges chaudes de l"évènement unique", "renommée mondiale", chacun fait son fric, qui profite à quelques uns, c'est tant mieux pour eux!, mais qui emmerde combien de gens? Combien souffrent, se taisent, subissent, pour la gloriole et le fait du prince? Des princes socialistes?
J'avais fait construire une maison dans ce village où je suis né, où il faisait bon vivre autrefois, avant le grand saccage....J'ai osé critiquer l'extrême longueur de ce festival de jazz, les très - trop- nombreux désagréments. Odeurs, barrages, saletés....Jusque dans le cimetière, proche du stade, où se jettent verres et bouteilles, où la croix de la tombe de mes parents fut brisée un soir de grand vent, sans que la municipalité  ne se fende d'un mot.
 Au contraire: un matin de 2012, j'ai découvert que le grillage de la clôture qui ceint mon terrain avait été taillé à la cisaille, puis troué au ras du sol. Un gros  trou, où je découvris des poils de chien collés. Je déposai plainte, auprès des gendarmes, puis je retirai ensuite ma plainte, quand je compris qu'il s'agissait des poils du chien de mon voisin. Qui me jura ses grands dieux qu'il n'y était pour rien !!! 
Je compris par la suite pourquoi il jurait avec un tel aplomb:  le maître d'œuvre de ce forfait d'ivrognes était un adjoint au maire de mon cher village, Marciac, vous connaissez? - avec des témoins spectateurs depuis les fenêtres de la maison de retraite voisine - Marciac, mon village, le pays où je suis né, où j'étais devenu un emmerdeur qui osait critiquer la durée interminable et les nuisances du festival de mon village: un soir de beuverie, dont les deux voyous sont parait-il coutumiers, plutôt que de sonner et de me demander d'ouvrir, pour récupérer ce chien de mon voisin qui s'était introduit chez moi,
Ils ont préféré saccager l'enceinte de ma propriété. !!!
Voilà pourquoi j'ai choisi: entre l'envie de meurtre, et quitter le royaume de la maffia, j'ai choisi la seconde solution.
Mais je peux témoigner et confirmer: il n'y a pas qu'à Paris des Benalla voyous, il y en a hélas ici, dans le Gers, si prisé des touristes friqués, des élus, avec la même complicité de leurs mentors socialistes kifkif macronniens.
Ouf! çà fait du bien! Et merci la presse au seul service des mêmes, de droite ou de droche

LE RÉSULTAT DE 47 ANNÉES D'"ALTERNANCE" PS/ DROITE



Les 500 grandes fortunes françaises possèdent 30 pour cent du PIB français

Par Kumaran Ira
25 juillet 2018
Depuis le krach de 2008, les Français les plus riches ont triplé le pourcentage de l’économie qu’ils détiennent personnellement. De 2009 à 2018, leur fortune collective est passée de 10 à 30 pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, atteignant un niveau record de 650 milliards d’euros, selon le classement 2018 du magazine Challenges. La production nationale, quant à elle, n’a crû que de 12 pour cent.
Ce montant cumulé des 500 plus grandes fortunes de France est le produit de l’austérité sociale menée par les gouvernements successifs depuis 2008, pour détruire les acquis sociaux obtenus par les travailleurs à la Libération de l’Occupation nazie et du régime de Vichy.
L’accumulation de telles fortunes réfute tous les arguments selon lesquels il faudrait attaquer les salaires et les acquis sociaux parce qu’ils coûtent trop cher et qu’il n’y a pas assez d’argent. En fait, les réductions de salaires et la détérioration des conditions de travail ont servi à bâtir les fortunes obscènes d’une haute aristocratie financière ultra-réactionnaire.
Macron agrandit leurs fortunes en foulant aux pieds l’opposition de l’écrasante majorité des Français à sa politique de casse des services publics, de la santé, de l’éducation, des statuts des cheminots et des fonctionnaires, et des salaires et de l’emploi dans les entreprises via la loi travail. Sa dénonciation du « pognon de dingue » que la France dépenserait sur les services sociaux reflète l’arrogance et le sans gêne des banquiers et des ultra-riches qui dominent la France et l’Europe.
Selon un rapport publié par Bloomberg en mai, les treize personnes les plus riches de France se sont enrichies de 23,67 milliards d’euros depuis le début de 2018. Depuis janvier, les milliardaires français ont accru leur richesse de 12,2 pour cent et les 100 premières fortunes ont vu une hausse d’environ 15 pour cent en un an.
Parmi les milliardaires, on retrouve pour la deuxième année consécutive Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, en tête du classement, dont la fortune est passée de 18 à 73,2 milliards entre 2008 et 2018. Sa fortune est la première d’Europe et la quatrième mondiale. Arnault a vu sa fortune s'accroître de 19,1 milliards d'euros en un an, soit 52 millions d'euros par jour.
Avec 40 milliards d’euros, Alain et Gérard Wertheimer, les deux propriétaires de Chanel, passent de la 6ème à la 2ème place. Suivent ensuite les fortunes d’Axel Dumas, le gérant d’Hermès (39,6 milliards) et Françoise Bettencourt-Meyers, la propriétaire du groupe l’Oréal (39,3 milliards). En cinquième et sixième position, on retrouve Gérard Mulliez pour le groupe Auchan (38 milliards) et François Pinault (groupe de luxe Kering, 30,5 milliards).
Ces milliardaires ont bénéficié de réductions importantes de l’Impôt sur la fortune et de subventions de l’État au détriment des travailleurs qui créent les richesses.
La famille Arnault, qui a commencé par diriger une entreprise régionale de bâtiment, a constitué sa fortune en se servant de ses relations politiques et des subventions publiques pour restructurer et attaquer l’industrie du textile. Elle a finalement acquis LVMH dans les années 1980, laissant dans son sillage un cortège d’usines fermées et de communautés dévastées à travers le nord de la France. Cette région est devenue une base électorale du Front national néo-fasciste.
Arnault, qui est devenu fabuleusement riche en acquérant une marque de mode et de luxe après l’autre, a soutenu Macron l’année dernière.
La concentration historiquement sans précédent de la richesse au sommet de la société est un phénomène international. En 2017, 82 pour cent des richesses créées dans le monde ont été récupérées par les 1 pour cent les plus riches de la population mondiale; la moitié la plus pauvre de l'humanité n'a vu aucune augmentation de sa richesse.
Un rapport de Wealth-X montre que la population mondiale de milliardaires a augmenté de 15 pour cent depuis 2016, pour s’établir à 2.754 personnes, et que la richesse de ces milliardaires «a bondi de 24 pour cent à un niveau record de 9.200 milliards de dollars». C’est 12 pour cent du PIB annuel de toute la planète.
Par contre, partout dans le monde, les travailleurs et les masses démunies sont exclus des processus décisionnels des gouvernements. Alors que les États adoptent des politiques qui enrichissent des milliardaires, des millions de personnes passent sous le seuil de la pauvreté chaque année.
En 2010 déjà, en France, 62 pour cent des richesses était aux mains des 10 pour cent les plus riches des Français; les 50 pour cent les plus pauvres ne se partageaient que 5 pour cent du gâteau.
Un sondage Ifop pour Atlantico a découvert que plus d'un Français sur deux craint de tomber dans la pauvreté et que 55 pour cent des Français redoutent encore plus que par le passé de tomber sous le seuil de pauvreté. Selon Christophe Boutin, un politologue cité par Atlantico, « ce sont les retraités, avec leur score particulièrement bas, qui amènent ce résultat de 55 pour cent pour l’ensemble des Français, alors que les Français qui travaillent seraient plus proches d’une moyenne de 60 pour cent. » Cette proportion atteint 82 pour cent chez les chômeurs.
Le rapport de Challenges souligne que le capitalisme français — malgré ses prétentions à être un ordre social moins dur, plus prévenant et plus réglementé — est déchiré par les mêmes contradictions sociales insolubles que le capitalisme mondial dans son ensemble.
Source: World Socialist Web Site

jeudi 2 août 2018

LA CHUTE FINALE POUR LE VERSAILLAIS HURLEUR?

La popularité d'Emmanuel Macron est en forte baisse (-5 points) début août, selon un sondage YouGov réalisé en pleine affaire Benalla, et diffusé jeudi.

Avec 27% de jugements positifs sur son action, le chef de l'État est à son plus bas niveau dans ce baromètre depuis son entrée en fonction, et 62% (+3) des Français interrogés jugent désormais négativement son action.

Il perd notamment 18 points en un mois auprès des sympathisants des Républicains (LR), et 4 auprès de ceux du Parti socialiste et des écologistes, selon cette enquête pour le HuffPost et CNews.

Serait-ce le début du commencement de la chute finale, pour notre "jupi t'es rien"  roitelet aux méthodes fascisantes, qui qualifie de tempête dans un verre d'eau les milliers de réactions politiques des élus et responsables de tous bords, mais surtout les protestations citoyennes de millions  de Français mécontents des mesures  réactionnaires qu'il leur impose depuis son couronnement,- c'est plus un monarque qu'un élu de la République"-  au seul profit des plus riches, autant que de ses comportements et de ses méthodes populistes que lui-même prétendait vouloir combattre chez ses adversaires ou concurrents politiques?
Il y a dans la manière opaque de gouverner du fondé de pouvoir des banquiers Manu Premier des méthodes inquiétantes, dignes d'un dictateur. Une petite équipe inconnue jusqu'à aujourd'hui était chargée par ce tout puissant monarque président de gérer tout ce qui peut l'être, mais le plus discrètement possible, sans faire de vagues, et ces gens-là sont tellement inféodés à sa Suffisance Manu Premier qu'ils n'ont même pas mesuré la gravité du cas Benalla, ce gorille grassement payé par la République pour servir son chef, en devenir son ami, au point qu'il put s'équiper d'un tas d'armes et de passe-droits pour s'autoriser à évoluer à travers les policiers et  cogner sur les  manifestants du 1° MAI.
Passe-droits, voitures, girophares, armes, appartement réservé, salaire à SIX FOIS LE SMIC, port d'armes, insignes, casques et vêtements de policier....Et Macron qui voudrait faire avaler aux Français que tout çà est très banal.... L'avènement du roitelet devait signifier la fin des méthodes exécrables de la cinquième République. Alors que çà continue, çà s'aggrave, et ses députés godillots qui ne voient rien venir.....Et qui font bloc autour du petit roi et de ses méthodes pourtant très rances. Rien voir, rien entendre, rien dire..... Faire applaudir le gorille par une petite assemblée privée en leur faisant chanter la Marseillaise ( sic !!!) Qu'est-ce que notre hymne national avait à voir dans cette mascarade de réunion partisane? Ne sommes-nous pas Français, nous qui réclamons vérité et sanctions sur ces magouilles abjectes? Mais de quoi sont faits ces esclaves qui prétendent vouloir servir la République, et qui restent couchés devant ce matamore Versaillais aux méthodes clairement révoltantes ?
Tout çà sent la maffia. Les manœuvres obscures. Pour imposer sa vérité, assurer l'impunité pour les coupables de dangereux méfaits, Macron ne recule devant aucun stratagème belliqueux, mensonger, malsain, il dresse les citoyens les uns contre les autres pour camoufler ses peu ragoûtantes manœuvres. Cela rappelle un certain Benito Mussolini, un Adolf Hitler, leurs inconditionnels leur pardonnaient tout...
...Jusqu'au jour où éclata la sinistre vérité sur leurs desseins criminels! 
A moins que les Français qui majoritairement ont fini par ouvrir les yeux prennent la décision qui s'impose: destituer le monarque usurpateur?


GRÈVE A LA TOUR EIFFEL



LES RAISONS D'UNE COLÈRE


 
Grève annoncée à la tour Eiffel le 1er août

Depuis le 2 juillet dernier, un dispositif de prévente permet aux visiteurs d'accéder à la tour Eiffel « sur rendez-vous » —à des créneaux horaires choisis. Déployé par la Société d'Exploitation de la Tour Eiffel (SETE), le projet vise à répondre à la volonté de la Ville de Paris d'un meilleur accueil des visiteurs de la tour (réduction des temps et files d'attente, satisfaction client). Seulement voilà : depuis son lancement, c'est l'inverse qui se produit : le process mis en œuvre par la SETE génère des files d'attentes parfois monstrueuses —et souvent totalement déséquilibrées. Au-delà du gâchis généré en termes d'efficacité (insatisfaction des visiteurs…) —et cela à l'une des périodes les plus importantes de l'année en termes de fréquentation—, les agents d'accueil sont à bout. Ce raté manifeste n'est pourtant pas une fatalité. Différentes solutions et options existent pour « corriger le tir ». Depuis plusieurs semaines, la CGT les défend. La direction de la SETE les refuse, persistant dans un process rigide démontrant jour après jour son inadaptation opérationnelle. Au bout du rouleau, les salariés de la tour Eiffel ont, par le biais de leurs organisations syndicales représentatives, déposé un préavis de grève pour le 1er août.

Détails.
En soi, le projet était défendable : ouvrir 50% de la billetterie de la tour Eiffel à un système de prévente en ligne. L'idée : permettre aux intéressés de planifier leur visite par l'achat de billets prépayés les invitant à se présenter le jour dit à un horaire précis —formule censée leur éviter d'importants temps et files d'attente. Malheureusement, la solution mise en œuvre par la SETE depuis le 2 juillet dernier ne fonctionne pas. Ou, plus exactement, n'est pas adaptée aux contraintes d'exploitation du monument.

Explications :
Le principe retenu par la direction consiste à dédier l'un des deux piliers d'accès à la tour (le pilier nord) aux seuls billets achetés en prévente, et un second pilier (le pilier ouest) à tous les autres visiteurs(1) .

Problème :
dès le 2 juillet, jour de lancement, de très importantes distorsions apparaissaient dans les deux files d'attente. Loin d'être équivalents, les flux de visiteurs respectivement dédiés aux piliers nord et ouest génèrent depuis —et quotidiennement— de véritables inepties opérationnelles. A savoir : - certains créneaux horaires (soirée et début d'après midi) étant très peu réservés par la prévente, il est fréquent de voir l'ascenseur dédié monter quasiment à vide, alors même que des files d'attente parfois interminables se constituent sur le pilier ouest (jusqu'à trois heures d'attente) —voir vidéo jointe. - à l'inverse, lorsque certaines tranches horaires successives sont vendues « à plein » en prévente (en surcapacité évidente), c'est cette fois l'ascenseur du pilier nord qui est dans l'incapacité d'absorber le flux auquel il doit faire face. Les clients qui disposent de billets prévendus doivent ainsi souvent patienter plus d'une heure —et cela alors même qu'un système de rendez-vous sans file d'attente leur a été promis.

Pour faire simple :
à une période où la tour Eiffel accueille 25000 visiteurs par jour, il n'est pas rare de voir l'un des deux ascenseurs ne transporter que 35% d'entre eux (et cela en montant quasiment à vide plusieurs heures par jour). A charge alors pour le second d'assurer, lui, la montée des 65% restants dans de bonnes conditions —ce qui est évidemment impossible.

Au-delà de l'inefficacité de la solution déployée et des sentiments de gâchis, de frustration et d'insatisfaction qu'elle génère (parmi les visiteurs de la tour comme chez ses salariés), deux autres décisions de la SETE nourrissent également la déception et la colère des agents d'accueil(2) : - la suppression de la « caisse groupe », qui permettait auparavant de fortement faciliter l'accueil et la gestion des groupes(3) . - la réduction de la cellule dédiée au service et à l'accompagnement client sur site (c'était évidemment tout l'inverse qu'il aurait été judicieux d'anticiper et d'engager, ne serait ce que pendant la phase transitoire de calage et de consolidation de la nouvelle formule).

Que faire ?
Loin de remettre en cause le principe même de la prévente, la CGT a, depuis plusieurs semaines, émis à la direction de la SETE plusieurs propositions : - D'abord, revenir sur le principe de séparation des deux flux—structurellement inadapté aux contraintes d'exploitation du monument. Comment ? En permettant à la totalité des visiteurs (billets prévendus ou non) d'accéder aux deux piliers —et cela avec une file prioritaire dédiée aux clients munis de billets achetés en prévente. - Ensuite, remettre à nouveau en place une caisse dédiée à l'accueil des groupes. - Enfin, renforcer l'équipe des agents d'accueil chargée du support et de l'assistance client sur le parvis.

Face aux refus réitérés de la direction de la SETE de revoir le dispositif opérationnel, les organisations syndicales représentatives ont déposé un préavis de grève pour le 1er août. Ce préavis a volontairement été déposé très en avance, afin de laisser à la direction une grande latitude pour réagir. Encore une fois, le but n’est pas de revenir sur le principe d’une augmentation des ventes sur internet, mais bien de trouver des solutions opérationnelles permettant d’accueillir dignement nos visiteurs(4) —ce qui est l'essence même du projet souhaité par la Ville de Paris. La qualité d’accueil à la tour Eiffel est primordiale : elle est une vitrine hautement significative et symbolique du tourisme en France.

(1) Trois des quatre piliers de la tour Eiffel sont équipés d'un ascenseur. En haute saison, les visiteurs sont accueillis et transportés au sein de deux de ces trois piliers. Le troisième reste alors « en secours » si nécessaire (panne d'un ascenseur, notamment).

(2) Malgré beaucoup de bonne volonté, les agents d'accueil ne parviennent pas à gérer sereinement et efficacement les deux flux de visiteurs. Engagée suite à un droit d’alerte des délégués du personnel, une enquête conduite par la direction courant juillet a démontré l’état d'extrême fatigue physique et/ou morale des salariés en charge de l'accueil. (3) La suppression de la « caisse groupe » a notamment eu pour conséquence que les groupes sont désormais condamnés à stagner et patienter dans la file d'attente générale. Leur présence et leurs tailles parfois conséquentes impactent ainsi fortement l'accès de tous les autres visiteurs à l'ensemble des caisses (quatre caisses par pilier).

(4) Au-delà des dysfonctionnements déjà évoqués, le dispositif actuel présente également l'inconvénient de renforcer la constitution de longues files d’attente à l’extérieur du périmètre de sécurité —générant ainsi des problèmes significatifs de sécurité et de nuisances pour les riverains. A signaler : contrairement à une explication relayée par la presse courant juillet, les importants travaux d'aménagement actuellement conduits (l'édification du mur de sécurité en verre dressé autour du parvis, notamment) ne sont en rien responsables des distorsions considérables existant entre les deux flux de files d'attente (prévente et vente directe).