Esclavage ; tiré d'un journal ultra-gauchiste et subversif
appelé Ouest-France
Publié le 16 Février 2021
La beauté lumineuse
de l'horizon indépassable
du capital
C'est dans ouest France du 15 février 2021
Des ex-enfants esclaves en Côte d’Ivoire accusent les chocolatiers
Mars,
Nestlé ou encore Mondelez figurent parmi les sept multinationales mises
en cause par huit ex-travailleurs illégaux pour « complicité de travail
forcé » sur des plantations ivoiriennes de cacao.
L'article, nu, sans commentaire.
Le
jeune Malien avait 11 ans lorsqu’un homme l’a approché chez lui, à
Kouroussandougou. L’enfant, aujourd’hui un jeune adulte dont l’identité
n’a pas été dévoilée, s’est laissé convaincre de fuir la misère
familiale pour filer dans une plantation de cacao en Côte d’Ivoire.
Les recruteurs lui promettaient 25 000 francs CFA, soit 38 € par mois.
Il n’en a jamais vu la couleur.
Durant
deux ans, il a travaillé sans toucher un centime, affirme International
Rights Advocates (IRAdvocates). Vendredi 12 février 2021, l’ONG de
défense des droits humains a saisi la justice américaine au nom de ce
gamin et de sept autres Maliens, ex-enfants esclaves. Ils accusent
de complicité présumée de travail forcé les industriels du chocolat
Mars, Nestlé, Cargill, Barry Callebaut, Olam, Hershey et Mondelez.
Les
plantations ivoiriennes dans lesquelles les plaignants disent avoir été
exploités n’appartiennent pas à ces multinationales. Mais pour Terry
Collingsworth, directeur d’IRAdvocates, elles ont fermé les yeux en y
tirant profit de la vente de cacao bon marché récolté par des enfants
esclaves . Et elles continuent de tirer les prix si bas qu’ils ne
permettent pas aux producteurs de verser des salaires à des adultes .
Les
plaignants racontent avoir trimé gratuitement jusqu’à quatorze heures
par jour, le plus souvent nourris de restes. Leur calvaire a duré deux à
quatre ans, avant qu’ils ne parviennent à s’enfuir. C’est aussi pour
ceux n’ont pas eu cette chance qu’ils veulent un procès. En 2018
et 2019, selon une étude publiée en octobre par l’institut de recherche indépendant NORC (Chicago),790 000 enfants de 5 à 17 ans ont été employés illégalement pour cette production en Côte d’Ivoire . Le pays fournit 45 % du cacao mondial.
Selon NORC, 95 % des mineurs ont
aussi manié outils tranchants et produits chimiques . Un des
plaignants dit avoir pulvérisé des pesticides, sans protection. Un autre
a les bras couverts de cicatrices dues à des accidents de machettes .
En 2001, les industriels s’étaient pourtant engagés, via le protocole Harkin-Engel, à éradiquer le travail des enfants d’ici 2005… Promesse repoussée à 2025 par la Fondation mondiale du cacao, à laquelle appartiennent les sept groupes mis en cause.
Réagissant à la plainte, tous ont affirmé dans des communiqués, ce
week-end, avoir déjà mis en place des actions contre le travail des
mineurs. Nous sommes résolus à y mettre fin , écrit Nestlé.
Toutes les antennes filiales succursales de "Mars, Nestlé, Cargill, Barry Callebaut, Olam, Hershey et Mondelez"installées en France sont éligibles et bénéficient de tous les avantages et cadeaux fiscaux de sont l'objet de toute la sollicitude et la prévention de Bercy.
Mais même pour lutter contre
l'esclavage du 21e siècle aucun part politique ne propose la mise sous
séquestrte puis la réortganisdation autour d'une propriété collective
publique des avoirs et outils industriels des crapules sus nommés.
L'apport majeur de Marx à
l'économie c'est cette démonstration implacable que le Capital ce n'est
pas que de l'argent qui circule ou s'accumule mais qu'il est d'abord un
rapport social, un rapport social d'exploitation. la démonstration par
les succésseurs de la traite négrière.
Un
texte de Laurent Brun, secrétaire général des cheminots CGT, que je
fais mien. Contre cette gauche qui n'avait pas le choix d'être le gérant
loyal du capitalisme, selon les mots de Léon Blum, dirigeant national
de la SFIO, l'ancêtre du PS, et chef de gouvernement sous le Front
populaire.
Avant lui, en 1914, c'est "l'Union sacrée"
des socialistes entrant au gouvernement pour mener la boucherie de la
Première Guerre mondiale, avec le soutien actif de la CGT
social-démocrate à cette époque. C'est en 1937, la "pause sociale"
décrétée par Léon Blum qui tourne le dos au programme social du Front
Populaire et la non-intervention à l'Espagne de Front Populaire attaquée
par le nazisme et le fascisme international. C'est en 1956, le PCF
votant les pleins pouvoirs au gouvernement socialiste de Guy Mollet,
dans l'espoir d'un Front unique de la gauche. Mais c'est la terrible
guerre d'Algérie qui s'amplifie avec l'envoi du contingent pour mater
les combats d'indépendance de cette colonie.
C'est aussi en 1982, la politique de "rigueur" instaurée par le premier président socialiste de la France: François Mitterrand, un an après son élection soutenu au 2e tour par le PCF.
Le texte de Laurent Brun:
Pour
redonner l'espoir à gauche, pour écarter les fascistes et leurs idées
du pouvoir, pour reprendre le stylo qui fait la loi des mains des
capitalistes, il ne suffira pas de s’attrouper ou de s’unir dans une
liste ou derrière un.e candidat.e.
Il faut reconstruire une véritable idéologie de lPour redonner l’espoir à gauche, poa transformation sociale.
Il
ne s’agit pas seulement de distribuer quelques subventions, de baisser
le prix d’un service municipal ou d’instaurer une gratuité sur tel ou
tel élément.
Il
faut transformer la manière de gérer, mener des luttes pour changer les
règles, s’approprier collectivement des outils jusque là privés pour
investir de nouveaux champs d’intervention.
Sans
cela, le pouvoir de gauche n’est qu’un simple gestionnaire. Et lorsque
l’argent vient à manquer pour satisfaire l’ensemble des besoins, on
reprend la vieille logique de la trahison « on n’a pas le choix ».
Mitterand n’a pas eu le choix du tournant de la rigueur. Jospin n’a pas
eu le choix de la privatisation d’Air France et de l’abandon des Lu.
Hollande n’a pas eu le choix de la loi travail ou du cice pour la
compétitivité... Mais aujourd’hui, la ville de Lyon n’a pas le choix
(voir article), la région occitanie n’a pas le choix de reprendre en
gestion directe des lignes de chemin de fer, le printemps marseillais
n’a pas le choix de remettre en cause le droit de grève dans les
cantine... et donc la classe ouvrière prendra le choix d’aller à la
pêche les jours d’élection car au final, ça sert à quoi des élus qui
n’ont pas le choix.
Il
va nous falloir un grand moment d’autocritique et d’analyse sur nos
pratiques de gestion si nous voulons sortir de la défiance généralisée.
Et
les arguments du style « c’est mieux que la droite », ou encore « ils
ont fait ça, mais ils ont aussi fait telle bonne mesure » n’ont
strictement aucun poids. D’ailleurs ils nous conduisent d’échec en
échec.
Non vraiment, il faut réfléchir à une véritable autre manière de faire. Sinon le pire est à venir.
Je
sais très bien qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut, qu’on ne
peut pas en un clin d’œil changer le système qui par bien des aspects
contraint les choix, et que les rapports de forces ne nous sont pas
toujours favorables. Mais je ne peux plus supporter les élus qui
expliquent qu’ils ont mener une bataille simplement parce qu’ils ont eu
une discussion soutenue avec un préfet, un employeur ou un ministre. Une
discussion, ça n’est pas une bataille ! Sauf peut être pour la CFDT.
Une bataille c’est un ensemble d’actions qui visent à mobiliser la
population ou une fraction de celle ci, à appuyer sur les contradictions
de l’adversaire (y compris quand on est dans un exécutif ou il est
majoritaire), à le forcer à se dévoiler publiquement pour être soumis au
jugement collectif... Quand on mène une vraie bataille et qu’on est
battu, on peut dire qu’on a pas le choix. Mais quand on a juste mené des
discussions, on peut dire qu’on a fait le choix. De se ranger du côté
du système.
Bref. Le syndrome de la gauche plurielle est encore bien présent.
Certain
considèreront que je suis un gauchiste. Pourtant, je continue d’être
discipliné et d’aller voter « pour le moins pire ». Mais j’en ai marre.
Et surtout, des milliers de nos concitoyens ne nous bousculent pas avec
des coups de gueule comme je peux le faire, ils se contentent de nous
ignorer et de ne plus voter du tout, de ne plus se battre. C’est peut
être plus agréable pour l’esprit de certain qui peuvent tranquillement
affirmer que le peuple n’a rien compris ou qu’il faut « faire de la
politique autrement » tout en continuant à tout faire pareil. Mais c’est
tout aussi dramatique. Et il faudra bien un jour qu’on en tire des
leçons.
Si
nous voulons reconstruire une organisation de masse et un rapport de
force plus conséquent, il faut reconstruire une véritable idéologie de
la transformation sociale. Et vite.
Note de Pedrito:
Je fais mien ce texte à 100/100.
Je viens de vérifier mes bulletins de retraite: depuis juillet 2020, je perçois 265 euros de moins.
Qui pourra me faire croire que je pourrai attendre n'importe quelle promesse émanant de n'importe quel candidat se réclamant d'une trompeuse "union de la gauche"?
Depuis 81 avec Mitterrand l'infâme politicien, nous avons assez donné! De même que son poulain Mélenchon, il peut aller se rhabiller, ainsi que Hidalgo et tout ce qui peut se prévaloir de l'étiquette socialiste.
Basta!! Il faut un vrai candidat de gauche écolo pour cette présidentielle. Sinon: abstention !!!!
Raphaël Glucksmann, le nouveau substitut de la cause ouïghour
ANTICONS - Observatoire du néo-conservatisme
C’est le deuxième article en quelques jours sur cet aventurier politique fait député par la grâce du PS.
Pourquoi, encore lui ? Parce qu’il le vaut bien.
LGS
Ils
sont devenus la préoccupation première des responsables politiques
américains qui jusqu’ici se souciaient peu, pour ne pas dire pas du
tout, des peuples opprimés. Selon Donald Trump des entreprises chinoises
exploitent la communauté Ouïghour. Même ton chez Joe Biden, qui parle
de répression. En France, les chantres des réseaux acquis à l’Amérique
impérialiste relaient comme ils l’ont toujours fait quel que soit le
pouvoir en place la rhétorique étasunienne sans jamais y apporter la
moindre correction.
Sur les chaînes de télévisionet dans les grands médias en général, seuls “les spécialistes” favorables aux affirmations américaines sont tolérés. Pourtant,il
existe des voix dissonantes. Le journaliste Maxime Vivas, l’un des
rares à s’être vraiment rendu sur place, publie un livre-enquête : Ouïghour pour en finir avec les fake news. L’historien André Lacroix écrit : Après le Tibet, place au Xinjiang pour discréditer la Chine.
Docteur en information et en communication, Emmanuel Wathelet, sans
toutefois nier les dérives du capitalisme chinois, revient
méthodiquement sur les mensonges d’Amnesty International sur la Chine.
Difficile pour nous de trancher définitivement, mais une chose est
sûre : les réseaux inféodés à Washington nous ont appris à nous méfier
de leurs affirmations. Quoi de plus légitime de douter d’un pays qui
dans son histoire n’a eu de préoccupations que pour l’hégémonie de son
Dollar ? Partant de ce principe, il nous a semblé, en attendant un
éventuel débat contradictoire à la télévision entre débatteurs avisés,
de revenir sur la carrière d’un supporter inconditionnel de la cause
Ouïghour si l’on s’en tient à ses dires.
La méthode à papa
Fils du nouveau philosophe André Glucksmann, Raphaël s’est
particulièrement inspiré jusqu’alors de l’approche intellectuelle de son
père. Ce dernier, qualifié par le sociologue Claude Grignonde de « révolutionnaire conservateur », qui « met
l’est à la place de l’ouest, la gauche à la place de la droite, la
droite à la gauche de la gauche […], transforme les révolutions
victorieuses en révolutions manquées et les révolutions manquées en
révolutions réussies », s’était fait remarquer dans les années
70/80 en devenant la figure de proue de l’accueil des « Boat People »
vietnamiens. Cela sans jamais rappeler que le malheur des réfugiés
vietnamiens était pour l’essentiel le fruit d’un Apocalypse créé par les
Américains. (Plusieurs millions de morts et de mutilés). Ainsi, le journaliste John Pilger
démontre avec une grande pertinence la similitude entre l’apparition
des Khmers rouges au Cambodge et celle de Daech en Irak et Syrie. Deux
sectes insignifiantes au départ qui ont émergé à la suite des désastres
engendrés par l’intervention américaine.
Dans la période post 11-Septembre qui a fait sombrer indéniablement
le monde dans l’idéologie bushiste, la famille Glucksmann, André en
tête, a contribué à légitimer l’idéologie néo-conservatrice. Partisans
zélés de l’interventionnisme américain, le père, le fils Glucksmann, et
leurs amis de la mouvance atlantiste seront à l’origine d’un projet
politique qui prendra la forme d’une revue intitulée ”Le Meilleur des mondes”.
Impulsée par le Cercle de l’Oratoire, un think tank acquis à l’Amérique
imperialiste, cette publication s’avérera être le porte-voix de la
propagande des va-t-en guerre, avec le résultat que l’on sait : plus
d’un million de morts. Ce chiffre hallucinant et non définitif émane
d’un rapport publié par un groupe de médecins lauréats du prix Nobel. La « guerre mondiale contre le terrorisme » a tué plus d‘un million de civils.
Le conseiller de Sarkozy
En 2019, lors de l’élection européenne, Raphaël Glucksmann assure
qu’avec lui « La gauche n’est pas morte” et qu’ “il y a une opportunité
historique qu’elle gagne au niveau européen ».
Dans la campagne qui précéda un échec qui était quasi certain (6,19 %),
Raphaël Glucksmann, affaibli par son parcours politique sinueux, refusa
que l’on évoque sa proximité avec Nicolas Sarkozy en 2007.
Néanmoins, contacté par France Inter, l’entourage de l’époque de
Nicolas Sarkozy affirma que Raphaël Glucksmann et l’ancien président
“s’appréciaient”. “Ils s’entretenaient régulièrement et Raphaël
Glucksmann le conseillait sur la Géorgie.” Nous les voyons même ensemble
sur des photos en 2008.
A vrai dire Raphaël Glucksmann connaissait les rouages atlantistes, jusqu’à devenir en 2009 conseiller du chef d’État géorgien, Mikheïl Saakachvili.
Qui est donc Monsieur Saakachvili ? Dans le genre aventurier sans
scrupule, l’ancien président géorgien se pose là. En 2008, il fait
pénétrer son armée dans Tskhinvali, la petite capitale de la région
séparatiste d’Ossétie du Sud qualifiée en occident de “pro-russe”. Au bout de 24 heures
les troupes géorgiennes refluent en désordre balayées par les troupes
Russes. Résultat : Le cessez-le-feu intervient 3 jours plus tard avec le
retrait des troupes russes. Saakachvili fut lui aussi un bushiste
convaincu. D’ailleurs il enverra ses soldats aux côtés des américains en
Irak. Expulsé de Géorgie en 2013 où il est passible de prison pour
quatre chefs d’accusation, nous retrouvons comme par enchantement
Mikheïl Saakachvili recyclé par un truchement mystérieux en gouverneur
de la région d’Odessa en Ukraine.
Une femme sous influence
En Ukraine, Raphaël Glucksmann a également ses entrées. Après le
putsch du Maïdan, sous couvert de rétablir la démocratie, il devient
l’un des nouveaux préposés en charge du catéchisme libéral-fasciste ukrainien. Libéral, car totalement inféodé au capitalisme occidental.
Fasciste, car pour parvenir à leurs fins, les dirigeants se sont
agglomérés à des miliciens d’extrême droite. Des activistes
ultra-violents qui depuis 2014 font régner la terreur en Ukraine. Ukraine : une milice d’extrême droite détruit un camp de Roms à la hache.
Or qui était l’épouse de Raphaël Glucksmann de 2009 à 2014, lors de cette période de violence en Ukraine ? Eka Zgouladze,
celle-là même qui, de décembre 2014 à mai 2016, allait devenir
vice-ministre de l’Intérieur de l’Ukraine. Lorsqu’elle rencontre Raphaël
Glucksmann, elle est vice-ministre de l’Intérieur de Géorgie, alors
dirigée par l’atlantiste Saakachvili (2005-2012) dont Raphaël Glucksmann est un conseiller officieux depuis 2004.
Aussi comprenons que notre donneur de leçons en série fut marié à une
femme qui allait devenir ministre à la tête d’une véritable organisation
militaire et maffieuse parallèle, capable d’employer des régiments néonazis pour ses basses œuvres et ainsi faire basculer la pseudo-révolution de l’Euro-maïdan dans le camp atlantiste.
L’indignation à géométrie variable
Raphaël Glucksmann soutient également
la cause des Tchétchènes, nous dit-il. Dans le même temps, il soutient
aussi l’ultranationaliste Alexeï Navalny, crédité de 2 à 3 % d’intentions de vote
en 2017. Nos médias nous le présentent toujours comme l’unique opposant
à Poutine en omettant constamment de parler du Parti Communiste russe,
qui est en fait le véritable principal parti d’opposition avec 11,7 %
des voix obtenues par son candidat Pavel Groudinine
en 2017. Ceci étant, le cas “Navalny coqueluche des occidentaux” est
intéressant pour plusieurs raisons dont nous retiendrons ici la plus
significative : Dans une vidéo de 2018, Navalny s’est en effet exhibé
avec un pistolet automatique pour promouvoir l’autorisation d’utiliser
les armes à feu contre les Tchétchènes, qu’il a comparés à des cafards. Alexeï Navalny et les cafards Tchétchènes.
Nous sommes donc face à un cas d’école du “paradoxe néocons” : D’un
côté tenir un discours empreint de « droitdelhommisme » et de l’autre
copiner avec les pires extrémistes, du moment qu’ils servent les
intérêts américains. Avez-vous déjà entendu Raphaël Glucksmann
s’exprimer sur
les drones secrets du tandem Obama/Biden qui leur ont permis
d’assassiner au nom de la Sécurité nationale des milliers d’innocents ? Et là, une fois encore il s’agit d’informations prouvées et même confessées, accessibles à tous.
Il n’y a donc aucune originalité dans le « procès néocons » que
Raphaël Glucksmann livre contre la Chine. Sa démarche consiste à
constamment stigmatiser les cibles désignées au préalable par
l’administration américaine, la Chine nous avons vu, mais aussi la
Russie, Cuba, l’Iran, ou le Venezuela, tout en omettant de mentionner
des informations capitales sur les dérives autoritaires de nombreux
alliés de l’Amérique. En conformité avec le logiciel atlantiste, Raphaël
Glucksmann délaisse volontairement les dérives et bavures du Pentagone
et de la CIA à qui l’appareil politico-économique demande de conduire
des guerres pour des motifs extrêmement contestables.
Pleutre et minimaliste
A contrario, prenons deux exemples
emblématiques : Bien qu’il ait été présenté lors de la campagne des
élections européennes de mai 2019 comme la “tête de gondole” du groupe
de “l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates” au Parlement
européen, Glucksmann, l’auto proclamé défenseur des opprimés, ne semble
pas réagir immédiatement à la famine au Yémen qui est créée de toute
pièce par Washington et Riyad, nous explique le magazine américain Counterpunch. A la question “Doit-on
vendre des armes à l’Arabie saoudite, un état qui pratique la charia en
étant un allié indéfectible des puissances dites démocratiques ?” Raphaël Glucksmann se contente dans un communiqué lapidaire de demander timidement au président de la République “de « faire toute la « transparence »
(…) sur les exportations d’armes françaises et sur les liens de la
France avec les régimes autoritaires comme l’Arabie saoudite et
l’Egypte.”
De la transparence et pas plus pour contenter Raphaël, alors qu’une
ONG pourtant acquise aux intérêts de l’occident comme Human Rights Watch
déclare « Le gouvernement ne peut plus nier le risque de complicité dans des crimes de guerre ».
Depuis 2015, la guerre au Yémen a fait au moins 10.000 morts, et poussé
des millions de Yéménites à la famine. La question sera d’ailleurs complètement éclaircie par Amnesty
International, une autre ONG à la solde de l’occident, qui malgré tout
nous signale que la France « pays des droits de l’Homme » est l’un des
plus gros fournisseurs d’armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes
unis. La transparence est assurément faite, et visiblement elle suffit à
Raphaël Glucksmann.
Récemment sur RMC, à la question “La France doit-elle accueillir Julian Assange ?”, le journaliste lanceur d’alertes emprisonné et torturé dans les geôles de l’occident, Glucksmann répond oui en précisant toutefois qu’ “il
n’a aucune sympathie pour Julian Assange qui travaille pour la chaine
TV Russia Today et qui en plus a une mentalité un peu complotiste“.
Cette discussion avec Bourdin se conclut d’ailleurs par un lapsus oh
combien révélateur : Glucksmann confond l’organisation WikiLeaks fondée
par Julian Assange qui nous informe sur les bavures américaines, avec
l’encyclopédie Wikipédia “noyautée par la CIA” nous dit le journal 20minutes. Une information édulcorée mais malgré tout présente aussi sur le site du Nouvelobs.
Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : Pour que Glucksmann nous
sorte quelques mots sur les crimes de guerre au Yemen ou sur
l’acharnement tortionnaire que subit Julian Assange, il faut les lui
arracher de la bouche.
Jeter le discrédit sur quelqu’un en le traitant de complotiste est, comme nous venons de le voir, une autre spécificité de Glucksmann.
Ainsi nous avons écrit en préambule qu’il s’était surtout fait
connaître en tant que contributeur de la revue néocons / atlantiste “Le
Meilleur des Mondes”. Or le bien fondé de cette publication s’appuyait
sur le fait que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive et
qu’il avait l’intention de les utiliser. Ce mensonge vendu à l’époque
par Colin Powell, secrétaire d’État des États-Unis, fut à l’origine de
la destruction de l’Irak. Dès lors, ouvrons les yeux et comprenons qu’il
s’agit là de l’une des pires théories du complot, puisque ce mensonge à
caractère paranoïaque a eu pour conséquence d’occasionner la
destruction d’un pays dont la population et singulièrement ses enfants,
étaient déjà ravagés par un strict embargo imposé par les mêmes
Etats-Unis.
Conclusion
Il fit ses premiers pas aux côtés des membres du Cercle de
l’Oratoire, la principale structure de rayonnement de la propagande
néocons en France. Il fut ensuite le collaborateur de Saakachvili, un
pantin à la solde de l’Amérique. Aujourd’hui il cautionne les
allégations de Trump et Biden. Bref, à l’instar de Robert Ménard qui fut
à la pointe de la campagne anti-JO de Pékin, Raphaël Glucksmann a
résolument orienté sa carrière vers les intérêts américains. Si les
Ouïghours ont vraiment besoin d’un porte parole crédible, il va sans
dire qu’avec Raphaël Glucksmann leur avocat commis d’office, il n’ont
pas touché le gros lot.
Habitué aux semblants de débats dépourvus de contradicteurs, notre
homme évolue depuis toujours dans un entre-soi qui lui procure
l’assurance de ne jamais être vraiment mis en difficulté. Or sans
opposer les différents points de vue pour démêler le vrai du faux, il
est difficile de pouvoir valider ou pas les différentes déclarations sur
la question des conditions de vie des Ouïghours en Chine. Surtout quand
les accusations viennent d’un camp qui au nom des droits de l’homme a
plongé des parties importantes du monde dans un chaos indescriptible.
Une chose est certaine, l’ascension fulgurante de la Chine ne plaide pas
en sa faveur.
Ainsi, les vociférations de Raphaël Glucksmann sont en accord avec la
position commune des pays occidentaux à l’égard du pouvoir politique
chinois. Elles se propagent parallèlement au fond ancestral de racisme
anti-asiatique qui puise sa force dans l’histoire sordide de nos guerres
coloniales. Il est préoccupant de constater combien les messages
haineux d’incitation à la violence envers la Chine se multiplient. Ainsi
l’Association des Jeunes Chinois de France (AJCFt),
nous alertait dernièrement que “les chinois” sont accusés entre autres
d’être à l’origine de la propagation du nouveau coronavirus.
( Blog Le Grand Soir )
Biden veut «faire payer la Russie»,
le Kremlin lui répond
Par Anna Dedkova
Le
Kremlin a dénoncé «une rhétorique très agressive» dans le récent
discours de Joe Biden, lequel a promis de ne pas «se soumettre face aux
actes agressifs de la Russie» et de la «faire payer.»
Le
Kremlin considère comme inacceptables les «notes d’ultimatum» dans les
déclarations sur la Russie du Président américain, a déclaré le
porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’un point de presse.
Discours de Biden
S’exprimant
au département d'État dans un discours d'ouverture sur la politique
étrangère, il a déclaré que les États-Unis feraient «payer» la Russie
pour ses actions.
«J’ai
clairement dit au Président Poutine, d’une façon très différente de mon
prédécesseur, que le temps où les États-Unis se soumettaient face aux
actes agressifs de la Russie [...] était révolu», a-t-il déclaré. «Nous
n'hésiterons pas à faire payer la Russie et à défendre nos intérêts
vitaux et notre peuple, et nous serons plus efficaces dans nos relations
avec la Russie lorsque nous travaillerons de manière coalisée et en
coordination avec d'autres partenaires partageant les mêmes idées».
M.Biden
n'a pas annoncé de mesures concrètes visant Moscou, mais a multiplié
les mises en garde et a appelé à la libération d'Alexeï Navalny. Le 2
février, un tribunal de Moscou avait annulé la peine avec sursis de
l'opposant dans l'affaire Yves Rocher, la remplaçant par 3,5 ans de
prison.
Réponse du Kremlin
Le porte-parole du Kremlin a dénoncé vendredi les propos «très agressifs» du nouveau Président américain.
«C'est une rhétorique très agressive et non constructive, nous le regrettons», a-t-il déclaré.
Il
a cependant dit espérer qu'il resterait «une base pour de la
coopération, malgré l'énorme quantité de différends et de différences
sur des sujets clés».
«Les
notes d'ultimatum sont généralement inacceptables pour nous. Nous avons
déjà dit que nous ne tiendrions pas compte de telles déclarations,
d'une sorte de déclarations de mentor», a déclaré le Kremlin.
Blog de Nicolas
Note de Pedrito:
Après le temps trop bref du rêve, la réalité est de retour: l'aigle impérialiste américain montre déjà ses serres. Il restera encore longtemps aux peuples à conquérir la PAIX du monde
lundi 25 janvier 2021
A la hâte à propos des textes qui circulent pour les régionales…
Quelques camarades de la région Paca m’ont interrogée sur la
circulation de textes en appelant aux adhérents du PCF des Bouches du
Rhône et de la région PACA.
Il y a eu un premier texte qui en appelait à la constitution d’une
liste du PCF de large rassemblement mais qui n’envisageait d’union avec
les partis de gauche, si nécessaire, qu’au second tour et sur un
programme clair alors que les proposition du PCF seront connues et
discutées.
L’initiative qui a été suivie d’un second texte dont l’esprit est
totalement différent puisqu’il prône une union avec le PS et d’autres
forces dès le premier tour, mais qui crée la confusion formelle par la
reprise quasiment à l’identique de certains termes. Ce second texte
émane de la direction fédérale dont on connait le choix de ralliement à
Pierre Laurent, avec des unions tactiques avec les refondateurs, ce qui a
donné le printemps marseillais et ses appels à la base pour mieux
opérer des retours à des manoeuvres de sommet. Le texte en effet auquel
se seraient ralliées 250 signatures a été envoyé à un certain nombre
d’adhérents sous la responsabilité du responsable aux élections de la
fédération. On ne sait pas qui sont les signataires s’ils sont ou non
tous membres du parti ou si selon une vieille méthode il s’agit d’une
pression exercée totalement déjà de l’extérieur sur les adhérents à qui
l’on propose de joindre leur signature à celle émanant du niveau
fédéral.
Voici en effet ce qu’ont reçu un certain nombre d’adhérents (pas tous) :
Vous trouverez ci-joint l‘Appel unitaire “Il est temps” aux
citoyens.ne.s, aux partis et organisations, pour un rassemblement des
écologistes, des forces sociales et de la gauche aux élections
régionales 2021.
Cet appel a été présenté à la presse ce jour et est cosigné par 250 premières personnes .
Nous vous demandons de le co-signer et de le faire signer autour de vous. Plus nous serons, plus la victoire sera possible.
Co mptant sur vous, fraternellement. Paul Sabatino Pour la fédération PCF 13Responsable aux élections
Il est incroyable qu’une fédération fasse un tel aveu de faiblesse en
renonce à organiser une véritable discussion des militants sur les
bases statutaires. Il est probable que cela va se reproduire dans chaque
circonstances y compris pour les présidentielles. C’est un aveu de
faiblesse et cela prouve à quel point ils sont conscients de la prise de
conscience des militants. Il faut donc détruire les organisations
collectives et imposer des choix décidés au sommet hors du parti.
C’est une pratique dont malheureusement cette fédération est
coutumière et qui a donné son maximum lors des dernières élections
municipales avec un secrétaire fédéral de plus en plus absent du débat
et de l’activité de sa fédération sous prétexte de sa récente charge
d’élu au sénat. Est-ce que cet envoi a son assentiment?
Je dirais que je ne signerai aucun de ces textes. D’abord parce que
je ne suis plus que sympathisante et cette affaire devrait concerner les
adhérents. Mais même si j’étais adhérente je ne signerais aucun texte.
Il existe des situations par exemple celle de la région parisienne et
du Val de Marne où l’on tente d’imposer des choix aux militants sans
les consulter, ce déni de démocratie exige de la part des militants des
pratiques de rupture avec la démocratie interne du parti parce que
celle-ci a été violée par les dirigeants fédéraux qui étaient sensés en
assurer le respect.
Mais tant que cela est possible je préfère que les communistes travaillent dans leurs instances et les respectent.
Il est clair que je partage beaucoup de réflexions et d’analyses des
camarades qui ont publié le premier texte sur la nécessité d’une liste
de rassemblement des communistes, ils se situent dans l’esprit de ce qui
a été décidé au 38 e congrès. Je partage le fond de ce qu’ils disent
ici : Cantonner le débat stratégique aux questions d’alliances
empêche de poser des questions fondamentales. Les communistes doivent
avoir d’autres exigences démocratiques pour leur parti, car seul le
débat fraternel et la discussion la plus large permettront de répondre à
toutes ces questions.
Mais tant que d’autres ne lancent pas pétitions et autres pratiques
de division de leur propre chef sans tenir compte de la libre discussion
des cellules (quand elles existent), des sections, des fédérations, je
suis pour que l’on respecte le processus de la démocratie des
communistes, sans adopter des moeurs qui sont celles des sociaux
démocrates de tout type. On l’a vu avec Mélenchon s’autoproclamant
candidat. On l’a vu avec la direction de la région parisienne
organisant la promotion du vide sidéral que représente Clémentine
Autain, sans consultation des militants. Le danger donc est grand
d’ouvrir les vannes avec les meilleurs sentiments du monde. Le meilleur
débat fraternel c’est le respect des instances et de ne pas aider ceux
qui ont coutume de le faire à continuer à liquider le parti.
En matière de manoeuvres, on peut reprocher beaucoup de choses à la
fédération des Bouches du Rhône mais pas celle de renoncer à manipuler,
détourner la légitimité et la confiance des adhérents, ce n’est pas la
peine de lui en donner l’occasion et bien évidemment avec ce second
texte on voit qu’ils ne renoncent pas à mépriser leur propre
responsabilité et ce qu’ils doivent aux militants.
Bref je donne ici ma position, celle qui m’a contrainte au silence.
Elle est sans doute inspirée par ma nostalgie du temps où existait le
respect de l’adhérent militant, où il n’était pas considéré comme un
simple distributeur de tracts autour de l’élection d’une personnalité
choisie dans des tractations de sommet, ce qu’on appelait le centralisme
démocratique. C’était le temps où les cadres du parti avaient certes
leur opinion mais ils étaient aussi garants que chaque communiste
comptait pour un. Je suis tout à fait consciente que la situation s’est
dégradée… mais en ce qui me concerne je pense qu’il ne faut pas les
aider à aller toujours plus loin dans la voie de la
social-démocratisation même avec les meilleures intentions du monde. Il
n’y a dans cette remarque aucune critique de camarades qui veulent
appliquer ce qui a été décidé au 38 e congrès et qui en cherchent les
moyens.
Si j’étais encore membre du parti, désormais confronté à l’attitude
de la fédération des Bouches du Rhône qui viole ouvertement la
démocratie dont elle devrait être garante en appelant à des signatures
autour d’un choix étranger à ce qui a été décidé au congrès, je
refuserais de signer et j’en discuterais dans ma section. Le véritable
problème est là…
Danielle Bleitrach
PS. Voici en lien une appréciation que je partage sur ce qui se passe
en île de France… Cette multiplication de coups d’Etat contre la
démocratie du parti n’est sans doute pas le fruit du hasard.