mardi 20 juin 2023

Faire trois mandats successifs - Le songe de Macron, la main de Ferrand...

par gruni    agoravox
lundi 19 juin 2023


Richard Ferrand souhaiterait changer la Constitution et revenir sur la limitation à deux mandats présidentiels consécutifs, et ainsi en finir avec l'article 6 de la Constitution. Réalisée en 2008, cette réforme de nos institutions, avait germé dans l'esprit énervé de Nicolas Sarkozy l'Américain. Certains y ont vu un rapprochement avec le vingt-deuxième amendement des États-Unis.

D'après L'ancien président de l'Assemblée Nationale, "Changeons tout cela" car nous sommes là face à un corsetage de "notre vie publique dans des règles qui limitent le libre choix des citoyens". Personne ne pourrait douter que pour Monsieur Ferrand, seul l'intérêt du peuple compte. Seulement, cette idée pour le moins inattendue d'un retour en arrière ne se fera pas sans l'accord des 3/5ᵉ des Parlementaires. Mais, elle peut en cacher une autre. Non, pas un référendum qui serait perdu d'avance !

 

La réaction pleine d'imagination et d'un brin de consternation de la Présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale ne s'est pas fait attendre :

Mathilde Panot

"Et pourquoi pas restaurer l’Empire avec Macron 1er ? Richard Ferrand, le visage de la dérive autocratique de la Macron"

 

Allons donc Mme Mathilde Panot ! Un Empire se veut héréditaire. Nous aurait-on caché une maîtresse d'Emmanuel Macron enceinte de son futur successeur, avec bien sûr l'accord de Brigitte, son épouse ?

En réalité, plutôt qu'un empereur, nous irions plutôt vers un système autocratique poutinien à la française. Mais, qui accepterait de jouer les Medvedev pour le bonheur de l'actuel président de la République. Il faudrait un homme sûr de la Macronie qui une fois élu ne ferait qu'écouter sagement la voix de son maître qui serait devenu pour cinq ans 1er ministre ?

Tout le monde imagine aisément que quelque que soit le vainqueur de l'élection présidentielle en 2027, Emmanuel Macron décidera de se représenter en 2032. En admettant qu'en 2027 le nouveau président élu soit du Parti renaissance ou d'Horizon, il faudrait qu'en 2032 le président sortant accepte de ne pas se représenter pour laisser la place libre à Macron. Nous nageons là en pleine politique fiction. Le Français électeur n'est pas si naïf que cela pour ne pas voir l'insupportable comédie électorale.

Pas si vite, il existe une troisième option. Celle du ballon d'essai lancé par Macron avec le coup de main de Ferrand.

Pour quoi faire me direz-vous, eh bien pour observer la danse du ventre des ambitieux qui rêvent de devenir calife à la place du calife ?

Surtout que personne ne sait encore comment sera désigné le futur candidat du Parti Renaissance. Macron, sera-t-il le faiseur de roi, celui qui pousse les pions dans une compétition sans merci entre les prétendants au sacre. Pourrait-on envisager une sorte de pacte avec l'un des candidats pour organiser le passage de relai en 2032. Qui donc pourrait y croire ? "Impossible n'est pas français" aurait dit Napoléon 1ᵉʳ, un modèle de notre Macron bonapartiste. Dans le cas qui nous occupe, la parole de Ferrand serait plutôt du niveau d'un petit Machiavel, mais sûrement pas du hasard.

Note de P.

Et les Français deux fois floués par le culot du tyran?

Gageons que dans tous les cas, soit le peuple martyrisé par la folie destructrice sociale de Jupin, soit les ventres mous de la gauche, finiront bien par se réveiller, et s'unir pour trouver la solution et faire gicler le despote du palais républicain où il a installé impunément son trône!!

lundi 19 juin 2023

 

 

Le membre du Bureau politique et Premier ministre cubain Manuel Marrero Cruz a rencontré le président russe Vladimir Poutine

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Moscou, Fédération de Russie - L'entretien très familier et fructueux qui a eu lieu le 14 juin 2023 entre le membre du Bureau politique et Premier ministre Manuel Marrero Cruz et le Président russe Vladimir Poutine a confirmé la volonté de renforcer les relations « à long terme » entre deux nations ayant un « caractère spécial d'alliés ».

Lors d'un échange avec le chef du gouvernement cubain au Kremlin, le président russe a assuré que les liens « se développent, malgré toutes les difficultés », ajoutant que le pays eurasien « a toujours adopté une attitude particulière à l'égard de l'île de la liberté, et il continue de le faire ».

Vladimir Poutine a adressé ses salutations au général d'armée Raul Castro Ruz et ses meilleurs vœux au Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez. Il a ensuite évoqué l'agenda chargé du Premier ministre dans la capitale moscovite et dans la ville de Sotchi, et a salué l'avancement des travaux de la Commission intergouvernementale Cuba-Russie.

Il a également qualifié l'interaction bilatérale d'intéressante, précisant qu'elle devrait être développée dans tous les domaines. À cet égard, il a mentionné le tourisme, l'énergie et d'autres secteurs prioritaires.

À propos du blocus que subit Cuba depuis plus de 60 ans, le président Poutine a souligné que le peuple cubain est capable de faire face à cette adversité. Pour notre part, a-t-il dit, « nous ferons tout notre possible pour que notre engagement économique contribue à surmonter ces difficultés imposées de l'extérieur ».

Je suis porteur des salutations chaleureuses du général d'armée et d'une lettre du président Diaz-Canel, a indiqué le Premier ministre au dirigeant russe, qu'il a remercié pour l'hospitalité reçue lors de sa première visite officielle dans ce pays slave, en sa qualité de chef de gouvernement.

Marrero Cruz a évoqué la participation de la délégation cubaine, en mode présentiel, aux activités qui se sont déroulées la semaine dernière dans la ville de Sochi, et a souligné le potentiel d'expansion du commerce bilatéral entre les pays de l'Union économique eurasiatique.

« Si Fidel était ici, il dirait à tout le monde : restez unis, car l'union fait la force », a-t-il souligné, faisant référence au travail de la Russie pour consolider l'unité régionale en ces temps difficiles.

Il a ajouté que Cuba maintient une position ferme contre les sanctions unilatérales de l'Occident, ainsi que contre ses tentatives d'isoler la Russie des organisations internationales et de mettre en œuvre une sorte de russophobie ; cependant, « l'Occident n'a pas été en mesure de faire plier la Russie ».

Selon Manuel Marrero Cruz, cette visite s'inscrit dans la continuité des accords signés entre les présidents des deux pays, à partir desquels « un vigoureux processus d'échanges a été lancé, et nous entrons déjà dans la phase de matérialisation de projets concrets mutuellement bénéfiques ».

« Nous nous félicitons des progrès des négociations et de la coopération, dans le but de mettre les relations économiques et commerciales sur un pied d'égalité avec les relations politiques. »

Cette réunion a marqué la fin du programme d'activités à Moscou dans le cadre de la visite officielle du Premier ministre, qui a débuté le 6 juin et se poursuit ce jeudi avec sa participation au 25e Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

SOURCE :

 


Missak, Mélinée Manouchian et le bal des hypocrites

lundi 19 juin 2023 par Charles Hoareau (ANC)

Les réactions se succèdent depuis l’annonce par « Sa Suffisance » de faire entrer au Panthéon Missak et Mélinée Manouchian.
Évidemment l’ANC ne peut qu’approuver une telle décision même si on ne croit pas un seul instant à la sincérité des intentions de l’annonceur de cette nouvelle.

On ne peut que l’approuver et notre histoire en témoigne.
En 2009, nous étions alors sous la présidence Sarkozy et voulions créer une association d’éducation politique populaire.
Nous disions que nous étions alors en résistance (nous le sommes toujours) face à ceux qui veulent casser tous les droits conquis en particulier à la Libération et nous pensions que les questions d’immigration étaient au cœur du combat de classe, de cette résistance face aux casseurs.
Elles le sont toujours.

La preuve par la loi séparatisme, les licenciements au lycée Victor Hugo à Marseille où la question du racisme et de l’islamophobie sont en bonne place et par le fait qu’à chaque fois que cela est possible, un élément de la vie sociale est utilisé pour dénoncer les migrants (ou français qui ne « sont pas de souche »).

Dans ce contexte le choix du nom à donner à cette association de formation à la lutte s’imposait : ce fut celui de Manouchian.

Il s’impose encore aujourd’hui et la décision de la Panthéonisation des époux Manouchian ne peut que nous donner raison.

Les résistantes et résistants d’aujourd’hui, des Vert Baudet aux camarades de l’énergie, des grévistes de la chimie à celles et ceux qui foulent le pavé et se mobilisent sans relâche depuis des années contre toutes les saloperies que ce gouvernement au service du grand capital nous pond en permanence, ils et elles sont les enfants des Manouchian.

Eux seuls peuvent s’en réclamer et les honorer sans être soupçonnés de rentrer dans le bal des hypocrites qu’ouvre celui qui règne sur la France avec mépris, arrogance et inhumanité.
Celui qui, pour ne prendre qu’un exemple a ri des morts des kwassa-kwassa avant d’ordonner plus tard la destruction des habitations « d’immigrés » comoriens que les gouvernements de notre pays ont fabriqués en fracturant un pays entier au mépris des résolutions de l’ONU.

Pour terminer je voudrais juste citer Mourad Laffitte lui qui dans ses films a porté à plusieurs reprises cette question de la résistance et du rôle des immigrés durant cette période.

« On ne peut que se réjouir de l’entrée de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon. A travers cette panthéonisation, c’est la résistance communiste, Francs-tireurs et partisans - main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) unités de la Résistance communiste fondées en avril 1942 pour conduire la guérilla urbaine – J’ai une pensée pour Julien Lauprêtre, dernier résistant à l’avoir rencontré, à Arsène Tchakarian, du groupe Manouchian, à Léon Landini qui œuvre depuis plus de soixante-dix ans pour la reconnaissance de ses camarades. A celles et ceux qui ont permis cette entrée au Panthéon.

Raymond Aubrac m’avait dit un jour : « peut-il y avoir un esprit de résistance sans projet politique ? ». Nous y sommes ! J’imagine, moi, modeste réalisateur qui a travaillé vingt-cinq ans sur cette question, qui a eu la chance de rencontrer la majorité des survivants, ce 21 février 2024, jour de la commémoration, remontant la rue Soufflot un cortège d’hypocrites et de fourbes, ceux-là mêmes qui piétinent au quotidien les valeurs de la résistance, son esprit et son programme.

On va honorer à bon escient un poète résistant qui a fui le génocide arménien et qui contribuera à la libération au prix de sacrifices et dans le même temps, durcir le droit d’asile, [renforcer] la stigmatisation de l’Etranger.

Missak Manouchian fut l’une des premières victimes des lois Daladier (lois qui en 1938 facilitent les expulsions et ouvrent des “camps de concentration” selon le terme de l’époque, pour les étrangers “indésirables” que l’on ne peut renvoyer dans leur pays)
On va honorer un résistant étranger dans un pays où l’extrême-droite a pignon sur rue, se livrant à toutes sortes d’exactions. Dans un pays qui compte 88 députés fascistes. N’oublions jamais que Missak Manouchian que nous allons honorer était en tête de cortège de la manifestation du 9 février 1934 en réaction à la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934, conduite par les ligues d’extrême-droite. »

Panthéoniser et rendre inoffensif ?


Une première réponse pourrait nous venir de l’analyse de Lénine qu’il exprime dans son introduction de l’État et la Révolution publié en 1917 :

Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies. Après leur mort, on essaie d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, d’entourer leur nom d’une certaine auréole afin de “consoler” les classes opprimées et de les mystifier ; ce faisant, on vide leur doctrine révolutionnaire de son contenu, on l’avilit et on en émousse le tranchant révolutionnaire.
(JP-ANC)

 

Pourquoi pas la Paix ? - « Nous ne condamnons pas la Russie même si nous ne soutenons pas la guerre. Nous ne remplaçons pas l’effet par la cause »

lundi 19 juin 2023 par Magyar Békekör Blog ANC

Discours d’un représentant de l’association hongroise Cercle de la Paix Hongrois et du mouvement Forum for Peace au “Sommet de la Paix” de Vienne.

Vienne, le 10 juin 2023

Mesdames et Messieurs ! Cher Sommet de la Paix !

Merci pour votre invitation et votre aimable hospitalité !

J’ai lu vos suggestions, notamment en ce qui concerne l’appel à la paix que le Bureau international de la paix envisage de lancer lors du sommet de la paix.

La Communauté hongroise pour la paix et le Forum hongrois pour la paix, que je représente, sont prêts pour une diplomatie civile de paix avec vous, étant donné que depuis 2014, nous avons accumulé une expérience sérieuse dans nos discussions avec les ambassadeurs accrédités à Budapest sur la nécessité de créer une société juste et une paix durable. Nous leur avons demandé de respecter les besoins de sécurité des Russes, car l’intervention militaire russe en Ukraine a été déclenchée par le fait qu’ils n’ont pas été respectés, mais au contraire, en violant le gentlemen’s agreement de Gorbatchev et de Bush à Malte, l’OTAN s’est étendu à l’Est et maintenant il veut intégrer l’Ukraine lors du sommet de Vilnius.

Nous ne voyons pas comment la paix pourrait résulter de votre appel à la paix, puisque dans sa première phrase vous condamnez la Russie, qui a le même droit de vivre en sécurité que n’importe qui d’autre.
Par conséquent, nous ne signons pas cet appel et n’y ajoutons pas nos noms.

Quel genre de paix voulez-vous si vous condamnez celui avec qui vous voulez faire la paix ?

Voulez-vous frapper à la porte des ambassadeurs russes avec une déclaration condamnant la Russie ?
Avez-vous réfléchi au type de réponse auquel vous pouvez vous attendre ?
La Russie ne doit pas être condamnée, mais on doit reconnaître sa volonté d’une Ukraine démilitarisée et neutre à côté d’elle.

Nous ne condamnons pas la Russie même si nous ne soutenons pas la guerre.

Nous savons exactement pourquoi c’est arrivé. Nous ne remplaçons pas l’effet par la cause.
L’action militaire russe a été provoquée par le rejet par les États-Unis et l’OTAN des demandes légitimes de sécurité de la Russie. Si l’OTAN n’avait pas agi ainsi, mais avait été honnête à ce sujet, il n’y aurait pas de guerre maintenant ! Vous savez exactement de quoi je parle : la note diplomatique de Moscou à Washington et Bruxelles du 15 décembre 2021, qui contenait point par point les demandes de la partie russe.

Lorsque le Kremlin s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas arriver à ses exigences de sécurité par des négociations, il a eu recours à des moyens militaires pour les faire respecter. On peut s’y opposer, mais on ne peut pas contester le droit d’un pays à vivre en sécurité.

Un sommet de la paix ne peut s’associer à ceux qui nient le principe d’indivisibilité de la sécurité. Que personne ne peut garantir sa propre sécurité aux dépens des autres.
Comme l’OTAN le fait contre la Russie.

(…) Nous sommes convaincus qu’une diplomatie civile sérieuse ne peut pas ignorer des accords internationaux d’une importance aussi fondamentale que ceux signés aussi par la partie occidentale et puis jetés. Je fais référence à la Charte de Paris pour une nouvelle Europe signée le 21 novembre 1990 et au sommet de l’OSCE à Istanbul en novembre 1999.

Si le Sommet de la paix n’en attend pas la réalisation pratique, il construira son aspiration sur un terrain fragile et mettra un obstacle sur la voie de ses propres aspirations pacifiques.

Nouvelles de l’association hongroise du Cercle de la Paix

 

Xi Jinping appelle à ce qu’un État de Palestine devienne «membre à part entière de l’ONU»

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par Mehdi Messaoudi

Le président chinois Xi Jinping a réitéré ce mercredi devant son homologue palestinien Mahmoud Abbas son appel à ce qu’un État de Palestine devienne «membre à part entière de l’ONU».

Le dirigeant chinois réaffirme la position de son pays déjà exprimée, en décembre dernier lors de son voyage en Arabie saoudite. Mais ce nouvel appel intervient au moment où Pékin entend renforcer son rôle de médiateur dans les différends au Moyen-Orient.

«La Chine soutient la Palestine afin qu’elle devienne membre à part entière de l’ONU», a affirmé Xi Jinping lors d’une rencontre à Pékin avec Mahmoud Abbas, actuellement en visite dans le pays, selon la télévision publique chinoise CCTV.

«La solution fondamentale à la question palestinienne réside dans l’établissement d’un État palestinien indépendant avec pleine souveraineté, sur la base des frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale», souligne le président chinois.

«Justice doit être rendue à la Palestine au plus vite» et Pékin souhaite «renforcer la coordination et la coopération» avec les autorités palestiniennes en vue d’un «règlement rapide, global, juste et durable» du conflit, dira Xi Jinping.

Et d’ajouter : «La Chine est prête à jouer un rôle proactif dans les efforts déployés par la Palestine pour parvenir à une réconciliation interne et promouvoir les pourparlers de paix».

Pékin reconnaît la Palestine comme un État et soutient traditionnellement une solution à deux États.

La diplomatie chinoise, qui revient en force a déjà réussi cette année a facilité plus tôt cette année un spectaculaire rapprochement entre l’Iran et l’Arabie saoudite, et compte apporter sa contribution au processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis 2014.