samedi 22 avril 2023

 

Publié par El Diablo

 

 

Alors que se poursuit la puissante mobilisation populaire contre la loi qui impose aux salariés de sacrifier les deux plus belles années de leur retraite, en portant l'âge de départ à 64 ans, les syndicats, au niveau des entreprises, se sont trouvés privés d'un de leurs moyens d'action, le Code du Travail, réduits drastiquement dès l'été 2017, par Emmanuel Macron fraichement élu à l'Elysée.

En effet, sa première réforme a visé le Code du Travail, dont il a supprimé les articles les plus positifs quant au niveau des interventions des élus salariés dans l'entreprise, et leur nombre en regroupant un certain nombre de ces instances (Délégués du Personnel, Comités d'Entreprise, CHSCT), dont les élus par les salariés disposaient chacun d'un contingent d'heures libérées, et payées, pour accomplir leur mission. Plus un délégué nommé par le syndicat, représentant celui-ci, protégé par la loi et disposant également de temps comme pour les Délégués.

Ainsi, Emmanuel Macron a choisi de désarmer juridiquement les salariés, en réduisant nombre d'élus et leur capacité d'intervention.

Ce massacre du Code du travail fut pour le Président une tâche prioritaire, en accord, bien sûr, avec le patronat, impatient de rayer de la carte toute avancée sociale qui pouvait les gêner.

Imaginons aujourd'hui, dans les entreprises, des représentants élus du Personnel au contact quotidien avec les salariés. Pour les informer à longueur de journée afin de les mobiliser dans cette bataille contre la réforme Macron-MEDEF, réduisant de deux années une retraite bien gagnée...

On aurait pu penser que les syndicats, que la CGT, fassent de l'élaboration d'un nouveau Code du Travail, reprenant l'ancien pour l’améliorer, un aspect majeur de leur activité.

Espoir déçu, le sujet semble abandonné.

Ni même la CGT, lors de son dernier congrès, ni les politiques, qu'ils se prétendent communistes ou jacobins, aucun de leurs partis n'a inclus dans son programme, l'élaboration d'un nouveau Code du Travail, pour en faire une revendication sociale essentielle, une arme de défense prioritaire dans les combats de tous les jours, comme dans les grands embrasements ouvriers

Une omission, qu’elle soit syndicale ou politique, est préjudiciable au combat de classes que le capital nous mène et auquel nous répliquons.

JEAN LÉVY

 

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